Les signes de reprise se multiplient

Julie Pariente, Insee

Au cours du premier trimestre 2016, l’économie de la Bourgogne-Franche-Comté commence à profiter de la croissance régulière de l’activité constatée au niveau national depuis trois trimestres. L’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands bénéficie du dynamisme des services marchands hors intérim et se stabilise par rapport au trimestre précédent malgré le repli de l’intérim. Le taux de chômage ainsi que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en fin de trimestre dans la région diminuent. Le nombre de créations d’entreprises augmente et celui des défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois reprend sa baisse. Le secteur de la construction se redresse légèrement avec une progression des mises en chantier de logements. La fréquentation touristique dans l'hôtellerie se maintient toujours à un bon niveau.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 04
Paru le : 12/07/2016

L’emploi salarié se maintient

Au premier trimestre 2016, la région compte 589 200 emplois salariés dans les secteurs principalement marchands, soit un niveau globalement stable par rapport au trimestre précédent (cf.avertissement). Toutefois, la région ne suit toujours pas la tendance à la hausse constatée dans la plupart des autres régions métropolitaines. L’écart par rapport à l’évolution de l’emploi salarié en France métropolitaine continue ainsi de s’accroître ce trimestre. Sur un an, l’emploi salarié marchand en Bourgogne-Franche-Comté progresse de 0,1 %, soit 430 emplois salariés supplémentaires tandis qu’en moyenne en France métropolitaine, la hausse est de 1,1 % sur la même période (figure 1).

Par département, les évolutions par rapport au trimestre précédent divergent : l’emploi salarié continue d’augmenter ce trimestre dans le Doubs et repart à la hausse dans le Jura. Il se stabilise en Côte-d’Or. En revanche, l’emploi salarié se replie légèrement en Haute-Saône, en Saône-et-Loire et dans le Territoire de Belfort. La Nièvre et l’Yonne enregistrent des baisses plus prononcées.

En augmentation de 0,3 % sur un an dans la région, la croissance du nombre de travailleurs frontaliers occupant un emploi en Suisse continue de s’infléchir. En effet, la détérioration du climat conjoncturel suisse depuis le début de l’année, notamment dans l’industrie, pénalise les frontaliers de la région, majoritairement employés dans ce secteur. Cette situation conduit à un ralentissement plus important du nombre de frontaliers travaillant en Suisse que dans les autres régions, où les frontaliers sont davantage employés dans le secteur des services, moins touché. Ainsi, au premier trimestre 2016, 33 200 habitants de Bourgogne-Franche-Comté occupent un emploi en Suisse soit à peine une centaine de plus qu’un an plus tôt.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,07
T3 2005 99,79 100,18
T4 2005 99,67 100,34
T1 2006 99,45 100,45
T2 2006 99,57 101
T3 2006 99,67 101,36
T4 2006 99,68 101,46
T1 2007 100,31 102,26
T2 2007 100,13 102,5
T3 2007 100,34 102,82
T4 2007 100,31 103,03
T1 2008 100,84 103,35
T2 2008 100,42 102,91
T3 2008 99,96 102,63
T4 2008 98,53 101,82
T1 2009 97,03 100,78
T2 2009 96,42 100,3
T3 2009 96,19 100,05
T4 2009 96,03 100,12
T1 2010 95,72 100,02
T2 2010 95,51 100,05
T3 2010 95,62 100,31
T4 2010 95,79 100,52
T1 2011 95,98 100,8
T2 2011 96,04 101,05
T3 2011 95,92 100,99
T4 2011 95,72 100,95
T1 2012 95,48 100,97
T2 2012 94,96 100,82
T3 2012 94,53 100,61
T4 2012 93,96 100,35
T1 2013 93,68 100,34
T2 2013 93,31 100,02
T3 2013 93,31 100,22
T4 2013 93,2 100,34
T1 2014 92,86 100,19
T2 2014 92,65 100,19
T3 2014 91,91 99,88
T4 2014 91,92 99,97
T1 2015 91,74 99,9
T2 2015 91,82 100,15
T3 2015 91,82 100,38
T4 2015 91,85 100,68
T1 2016 91,81 100,94
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Dynamisme des services marchands hors intérim

Au premier trimestre 2016, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le nombre d’emplois salariés hors intérim augmente légèrement par rapport au trimestre précédent (+ 200) en raison du dynamisme du secteur des services marchands hors intérim ainsi qu’à une atténuation de la baisse des effectifs dans les autres secteurs.

Parmi l’ensemble des secteurs d’activité, seul celui des services marchands hors intérim enregistre des créations nettes d’emplois. Après plusieurs trimestres consécutifs de relative stabilité, les effectifs régionaux de ce secteur progressent de 0,4 % ce trimestre, soit près d’un millier d’emplois supplémentaires. À l’inverse, les autres secteurs d’activité de la région enregistrent de nouveau des destructions nettes d’emplois même si ces dernières sont moins nombreuses que celles enregistrées les trimestres précédents. L’emploi salarié dans la construction reste en recul affichant une baisse de 0,5 %, plaçant ainsi la région en dixième position parmi les régions métropolitaines. Dans l’industrie, les effectifs diminuent de 0,1 %, positionnant la région au cinquième rang des treize régions. Le secteur du commerce perd des emplois pour le deuxième trimestre consécutif (– 0,2 % après – 0,4 %). Cette baisse place la région en dernière position parmi les régions métropolitaine (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,19 99,19 100,15 100,1
T3 2005 101,94 98,33 100,26 100,2
T4 2005 102,57 97,36 100,49 100,33
T1 2006 103,58 96,64 100,33 100,1
T2 2006 104,31 96,01 100,56 100,49
T3 2006 105,07 95,26 101,12 101,03
T4 2006 106,33 94,91 101,12 100,58
T1 2007 106,71 94,55 101,49 101,12
T2 2007 107,41 94,1 101,71 101,35
T3 2007 108,88 93,74 102,23 101,91
T4 2007 110,23 93,28 102,17 101,87
T1 2008 110,8 92,69 103,06 102,42
T2 2008 111,02 92,27 103,42 102,42
T3 2008 111,66 92,07 103,44 102,14
T4 2008 110,69 91,41 103,4 101,52
T1 2009 110,23 90,02 102,98 100,95
T2 2009 109,59 88,45 102,69 100,28
T3 2009 109 87,21 102,63 99,91
T4 2009 107,9 85,83 102,76 99,77
T1 2010 107,29 84,95 102,48 99,79
T2 2010 106,59 84,23 102,28 99,66
T3 2010 105,7 83,64 102,5 99,68
T4 2010 105,02 83,42 102,48 99,62
T1 2011 104,55 83,59 102,76 99,65
T2 2011 103,86 83,33 102,96 99,9
T3 2011 103,48 83,04 103,2 99,77
T4 2011 102,9 82,85 103,43 99,98
T1 2012 102,02 82,43 103,42 99,59
T2 2012 100,96 82,11 103,44 99,73
T3 2012 100,18 81,74 103,35 99,69
T4 2012 99,39 81,41 103,1 99,66
T1 2013 97,9 80,82 102,71 99,3
T2 2013 97,84 80,21 102,38 98,88
T3 2013 97,27 79,8 102,44 98,96
T4 2013 96,16 79,57 102,59 99,04
T1 2014 95,64 79,36 102,37 98,84
T2 2014 94,61 78,78 102,31 98,66
T3 2014 93,43 78,2 101,91 98,13
T4 2014 92,35 77,61 102,06 98,29
T1 2015 91,41 77,15 102,24 98,6
T2 2015 89,98 76,98 102,38 98,89
T3 2015 88,96 76,71 102,49 99,37
T4 2015 88,55 76,43 102,41 98,99
T1 2016 88,08 76,33 102,62 98,8
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Après avoir soutenu l’emploi régional durant les deux trimestres précédents, les effectifs intérimaires se replient légèrement par rapport au trimestre précédent (– 1,5 %) (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,14 99,86
T3 2005 101,77 101,93
T4 2005 102,92 102,6
T1 2006 103,27 101,7
T2 2006 106,92 107,36
T3 2006 107,2 107,31
T4 2006 107,61 105,31
T1 2007 118,95 114,94
T2 2007 114,83 112,47
T3 2007 113,66 110,87
T4 2007 114,63 109,72
T1 2008 119,51 114,35
T2 2008 109,68 106,28
T3 2008 99,92 99,93
T4 2008 76,95 86,9
T1 2009 61,12 73,86
T2 2009 64,45 75,59
T3 2009 70,51 79,59
T4 2009 78,18 84,27
T1 2010 82,25 88,79
T2 2010 86,78 93,33
T3 2010 92,8 97,12
T4 2010 99,56 100,81
T1 2011 100,21 101,31
T2 2011 102,51 101,53
T3 2011 100,29 100,54
T4 2011 96,13 96,4
T1 2012 95,97 95,18
T2 2012 89,25 91,82
T3 2012 85,2 88,16
T4 2012 79,96 85,7
T1 2013 85,44 88,45
T2 2013 85,78 87,21
T3 2013 89,23 89,11
T4 2013 89,24 91,06
T1 2014 87,05 89,18
T2 2014 89,35 91,33
T3 2014 84,75 87,84
T4 2014 89,65 90,86
T1 2015 89,22 89,87
T2 2015 93,34 93,2
T3 2015 96,01 96,22
T4 2015 100,37 99,44
T1 2016 98,87 99,78
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Baisse du taux de chômage dans la région

À l’instar du trimestre précédent, le taux de chômage de la Bourgogne-Franche-Comté est orienté à la baisse au premier trimestre 2016 avec une diminution de 0,1 point et s’établit à 9,1 %. En moyenne en France métropolitaine, le taux de chômage reste stable à 9,9 %. La région continue d’afficher un taux de chômage plus faible qu’en moyenne en Métropole (figure 4).

Dans cinq départements sur les huit que compte la région, le taux de chômage se contracte de 0,1 point (en Côte-d’Or, dans l’Yonne, en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort) à 0,2 point (dans la Nièvre) par rapport au trimestre précédent. Les départements de la Saône-et-Loire, du Doubs et du Jura conservent, quant à eux, un taux de chômage identique à celui du quatrième trimestre 2015. La hiérarchie des territoires reste identique à celle du trimestre précédent avec des taux de chômage de 7,7 % pour le Jura, 8,6 % pour la Côte-d’Or, 9,2 % pour la Saône-et-Loire, 9,3 % pour le Doubs, la Nièvre, et la Haute-Saône, 9,6 % pour l’Yonne et 11,1 % pour le Territoire de Belfort.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,8 8,6
T4 2005 7,8 8,7
T1 2006 8,0 8,7
T2 2006 7,9 8,6
T3 2006 7,9 8,5
T4 2006 7,4 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,4 7,1
T1 2008 6,1 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,5 7,1
T4 2008 6,9 7,4
T1 2009 8,0 8,2
T2 2009 8,6 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,8 9,1
T1 2010 8,7 9,0
T2 2010 8,6 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,1 8,8
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,4 9,1
T2 2012 8,6 9,3
T3 2012 8,8 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,5 10,0
T2 2013 9,4 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 9,0 9,8
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,0 9,8
T3 2014 9,3 10,0
T4 2014 9,4 10,1
T1 2015 9,3 10,0
T2 2015 9,3 10,1
T3 2015 9,4 10,2
T4 2015 9,2 9,9
T1 2016 9,1 9,9
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Des demandeurs d’emploi moins nombreux

Fin mars 2016 en Bourgogne-Franche-Comté, 216 800 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Leur nombre a diminué de 0,8 % par rapport à la fin décembre 2015, soit plus fortement qu’en moyenne en France métropolitaine (– 0,4 %).

De nouveau, le nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans diminue notablement par rapport au trimestre précédent (– 1,7 %). Les demandeurs d’emploi de longue durée sont également moins nombreux que trois mois plus tôt (– 0,3 %). En revanche, la situation des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus et celle des demandeurs d’emploi de longue durée ne cesse de se détériorer avec des augmentations respectives de + 1,5 % et + 1,3 % dans la région.

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C progresse de 3,6 % dans la région et de 5,0 % en France métropolitaine.

Redressement des mises en chantier

En cumul annuel, entre le 1er avril 2015 et le 31 mars 2016, 9 500 permis de construire ont été délivrés dans la région, soit une baisse de 1,1 % par rapport à la situation constatée un an auparavant (+ 8,2 % en France métropolitaine) (figure 5).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,25 100,47
mars 2005 103,37 101,51
avril 2005 103,37 102,29
mai 2005 103,37 102,78
juin 2005 105,06 104,17
juil. 2005 107,87 105,05
août 2005 109,55 105,5
sept. 2005 113,48 106,35
oct. 2005 112,92 106,5
nov. 2005 113,48 106,97
déc. 2005 117,42 108,38
janv. 2006 120,22 109,42
févr. 2006 121,35 110,69
mars 2006 119,66 112,42
avril 2006 121,91 113,4
mai 2006 121,91 114,81
juin 2006 123,6 115,55
juil. 2006 123,6 116,39
août 2006 123,6 117,06
sept. 2006 121,35 116,57
oct. 2006 122,47 118
nov. 2006 126,97 118,96
déc. 2006 123,6 118,49
janv. 2007 124,16 117,9
févr. 2007 123,6 117,92
mars 2007 125,84 118,39
avril 2007 124,16 117,86
mai 2007 124,16 117,55
juin 2007 120,79 116,8
juil. 2007 119,66 117
août 2007 117,42 116,82
sept. 2007 120,22 116,53
oct. 2007 119,1 115,79
nov. 2007 113,48 113,69
déc. 2007 113,48 112,44
janv. 2008 111,24 112,22
févr. 2008 108,43 111,89
mars 2008 105,06 110,28
avril 2008 103,93 109,5
mai 2008 102,25 108,32
juin 2008 102,81 106,11
juil. 2008 101,12 103,66
août 2008 100,56 101,23
sept. 2008 94,94 99,67
oct. 2008 93,82 97,49
nov. 2008 93,26 95,63
déc. 2008 89,33 92,83
janv. 2009 87,64 90,05
févr. 2009 85,96 86,45
mars 2009 85,96 83,57
avril 2009 83,71 81,3
mai 2009 80,9 78,65
juin 2009 76,97 76,73
juil. 2009 79,21 75,6
août 2009 77,53 74,74
sept. 2009 76,4 74,11
oct. 2009 75,84 73,21
nov. 2009 74,72 73,38
déc. 2009 73,6 74,09
janv. 2010 73,6 74,74
févr. 2010 74,72 76,48
mars 2010 75,84 78,99
avril 2010 75,84 80,94
mai 2010 78,65 83,02
juin 2010 80,9 85,37
juil. 2010 78,65 87,56
août 2010 80,34 88,9
sept. 2010 79,78 90,44
oct. 2010 81,46 91,09
nov. 2010 80,9 91,6
déc. 2010 81,46 92,81
janv. 2011 80,9 94,32
févr. 2011 81,46 94,52
mars 2011 81,46 94,01
avril 2011 83,71 93,93
mai 2011 84,83 95,42
juin 2011 84,27 95,77
juil. 2011 84,83 96,34
août 2011 85,39 97,59
sept. 2011 90,45 99,35
oct. 2011 89,33 100,04
nov. 2011 91,01 101,12
déc. 2011 91,01 102,17
janv. 2012 91,01 101,98
févr. 2012 93,26 102,15
mars 2012 92,13 101,86
avril 2012 89,33 102,19
mai 2012 85,96 100,76
juin 2012 85,96 100,37
juil. 2012 84,27 99,53
août 2012 83,15 99,61
sept. 2012 82,02 97,59
oct. 2012 82,58 97,04
nov. 2012 83,15 96,02
déc. 2012 82,02 94,3
janv. 2013 84,27 94,48
févr. 2013 82,58 96
mars 2013 83,15 96,53
avril 2013 82,58 94,97
mai 2013 80,9 92,99
juin 2013 77,53 91,25
juil. 2013 74,72 89,25
août 2013 73,03 86,35
sept. 2013 68,54 84,74
oct. 2013 67,98 84,23
nov. 2013 64,61 83,39
déc. 2013 62,92 82,61
janv. 2014 60,11 80,51
févr. 2014 57,87 77,42
mars 2014 56,18 76,36
avril 2014 55,06 75,19
mai 2014 55,62 75,21
juin 2014 57,3 75,15
juil. 2014 59,55 75,44
août 2014 58,43 75,23
sept. 2014 58,99 75,42
oct. 2014 56,18 74,4
nov. 2014 57,3 73,54
déc. 2014 56,18 73,38
janv. 2015 55,62 72,97
févr. 2015 55,06 72,42
mars 2015 53,93 71,54
avril 2015 55,62 72,09
mai 2015 54,49 71,6
juin 2015 55,62 72,33
juil. 2015 53,37 72,11
août 2015 52,81 72,72
sept. 2015 51,69 73,09
oct. 2015 51,69 73,38
nov. 2015 51,69 74,85
déc. 2015 52,81 75,7
janv. 2016 52,81 76,05
févr. 2016 52,81 77,09
mars 2016 53,37 76,95
avril 2016 53,93 77,79
mai 2016 56,18 79,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

En revanche, sur la même période, le nombre de mises en chantier dans la région bondit de 8,2 %, soit beaucoup plus qu’en moyenne en France métropolitaine (+ 3,4 %) (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,32 101,6
avril 2005 102,65 102,22
mai 2005 105,3 104,47
juin 2005 105,96 105,5
juil. 2005 104,64 105,82
août 2005 107,28 106,49
sept. 2005 110,6 108,07
oct. 2005 112,58 109,18
nov. 2005 115,23 109,28
déc. 2005 115,23 110,64
janv. 2006 115,23 110,86
févr. 2006 117,88 111,53
mars 2006 117,22 112,31
avril 2006 117,88 113,43
mai 2006 118,54 113,77
juin 2006 122,52 114,96
juil. 2006 122,52 115,35
août 2006 123,18 115,92
sept. 2006 122,52 115,7
oct. 2006 125,17 116,44
nov. 2006 123,84 117,42
déc. 2006 125,17 117,05
janv. 2007 124,5 117,08
févr. 2007 124,5 117,05
mars 2007 125,83 116,78
avril 2007 125,17 116,49
mai 2007 125,17 116,04
juin 2007 121,85 115,75
juil. 2007 125,17 117,3
août 2007 123,84 116,56
sept. 2007 122,52 116,49
oct. 2007 121,19 117
nov. 2007 121,85 116,36
déc. 2007 121,19 116,16
janv. 2008 120,53 115,89
févr. 2008 117,88 115,84
mars 2008 113,91 114,44
avril 2008 114,57 113,15
mai 2008 111,92 111,38
juin 2008 110,6 109,23
juil. 2008 105,3 106,32
août 2008 103,97 105,4
sept. 2008 103,31 103,36
oct. 2008 100 100,22
nov. 2008 96,69 96,99
déc. 2008 94,7 94,6
janv. 2009 92,05 91,31
févr. 2009 90,07 88,01
mars 2009 89,4 85,81
avril 2009 85,43 83,96
mai 2009 84,11 81,98
juin 2009 82,78 80,5
juil. 2009 83,44 80,53
août 2009 82,78 80,63
sept. 2009 78,81 79,37
oct. 2009 78,15 78,75
nov. 2009 80,13 80,16
déc. 2009 79,47 82,35
janv. 2010 80,13 82,45
févr. 2010 80,79 82,95
mars 2010 81,46 84,21
avril 2010 82,12 84,87
mai 2010 82,12 86,3
juin 2010 82,12 87,54
juil. 2010 84,11 88,2
août 2010 84,77 89,04
sept. 2010 89,4 91,44
oct. 2010 89,4 94,3
nov. 2010 88,74 96,84
déc. 2010 91,39 98,45
janv. 2011 91,39 99,8
févr. 2011 92,05 100,77
mars 2011 93,38 101,7
avril 2011 92,72 101,92
mai 2011 94,7 102,99
juin 2011 93,38 101,73
juil. 2011 92,72 101,26
août 2011 92,05 100,69
sept. 2011 89,4 100,2
oct. 2011 88,08 99,14
nov. 2011 88,74 100,99
déc. 2011 89,4 102,37
janv. 2012 88,74 101,8
févr. 2012 89,4 101,78
mars 2012 87,42 102,15
avril 2012 87,42 100,99
mai 2012 85,43 99,01
juin 2012 86,75 99,36
juil. 2012 86,09 98,99
août 2012 85,43 98,62
sept. 2012 84,11 97,14
oct. 2012 84,11 96,5
nov. 2012 81,46 92,74
déc. 2012 82,12 91,88
janv. 2013 82,78 92,2
févr. 2013 82,12 92,89
mars 2013 84,77 92,52
avril 2013 86,09 93,95
mai 2013 85,43 94,87
juin 2013 84,77 94,92
juil. 2013 82,78 94,72
août 2013 82,78 94,2
sept. 2013 82,12 94,08
oct. 2013 80,13 92,74
nov. 2013 80,13 91,73
déc. 2013 76,16 89,07
janv. 2014 74,83 88,38
févr. 2014 74,83 86,65
mars 2014 70,86 84,95
avril 2014 66,89 83,96
mai 2014 65,56 82,7
juin 2014 64,9 81,98
juil. 2014 62,91 81,69
août 2014 62,91 81,47
sept. 2014 60,93 80,8
oct. 2014 60,93 80,48
nov. 2014 58,94 80,53
déc. 2014 60,26 81,12
janv. 2015 59,6 80,63
févr. 2015 58,94 80,73
mars 2015 57,62 80,58
avril 2015 58,28 80,03
mai 2015 58,94 79,81
juin 2015 57,62 80,23
juil. 2015 59,6 80,03
août 2015 60,93 80,38
sept. 2015 60,93 81,27
oct. 2015 60,26 81,59
nov. 2015 61,59 81,76
déc. 2015 60,93 82,38
janv. 2016 60,26 82,75
févr. 2016 60,26 83,32
mars 2016 62,25 83,24
avril 2016 61,59 83,61
mai 2016 60,93 84,33
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Bonne santé confirmée de la fréquentation touristique

Avec 1 352 600 nuitées enregistrées durant le premier trimestre 2016, la fréquentation hôtelière en Bourgogne-Franche-Comté augmente de 5,8 % par rapport au premier trimestre 2015. Cette hausse s’inscrit dans la dynamique observée depuis plusieurs trimestres consécutifs. Dans le même temps, en moyenne en France métropolitaine, la fréquentation dans les hôtels progresse également (+ 1,9 %) (figure 7).

Dans la région, la croissance de la fréquentation hôtelière observée ce trimestre s’explique une nouvelle fois davantage par l’augmentation des nuitées d’affaires (+ 6,8 %) que par celle des nuitées d’agrément (+ 4,5 %). Ainsi, la part de la clientèle professionnelle est en légère hausse par rapport au premier trimestre 2015 (+ 0,5 point), pour s’établir à 59,0 % des nuitées totales.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2011 0,4559851028950692 2,2455296988236904
T2 2011 -0,23443042660168137 3,118357539041192
T3 2011 -0,023630386989781774 3,0256743767917547
T4 2011 1,6055571469493035 4,643769783473398
T1 2012 -0,16001901215985914 2,3624045764267207
T2 2012 -3,7818590318358476 -0,7817130068028603
T3 2012 -2,33236397708998 -0,7592137658719297
T4 2012 -4,129487884298214 0,30393408277045164
T1 2013 -3,745050899367612 -0,39239682185379654
T2 2013 -1,1257558148876108 -0,7465023691316598
T3 2013 -2,2960142782442645 0,09029170044515399
T4 2013 -0,3036251222219852 -0,5644496415199138
T1 2014 0,2538887011284798 -2,85235793715239
T2 2014 1,8048175411798322 -0,7980936572239198
T3 2014 0,7147659318495388 -1,6063850425588522
T4 2014 3,0049406385959907 -0,7375650233675307
T1 2015 5,1043816446172885 2,4484776357299944
T2 2015 4,162831406392173 1,9306724791269951
T3 2015 5,62792045813864 3,301374690924051
T4 2015 5,322690338976977 -1,2733203931827362
T1 2016 5,813234868457076 1,9023637524163426
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Créations d’entreprises en hausse et défaillances en baisse

Au cours du premier trimestre 2016, 4 061 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit un volume en hausse de 4,5 % par rapport au trimestre précédent. Le nombre de créations sous le régime de micro-entrepreneur rebondit (+ 12,1 %). L’augmentation du nombre de créations dites « classiques » s’interrompt ce trimestre dans la région (– 0,5 %) contrairement au niveau national où elle se poursuit (+ 1,6 %). Au total, la hausse du nombre de créations d'entreprises y compris micro-entrepreneurs est plus importante au niveau métropolitain qu’au niveau régional (+ 5,1 % contre + 4,5 %) (figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bourgogne-Franche-Comté y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 96,07 95,23 118,71 117,71
T3 2009 90,17 93,61 105,3 108,11
T4 2009 102,62 99,46 121,29 119,91
T1 2010 98,94 96,2 135,83 134,24
T2 2010 101,77 99,75 110,56 118,84
T3 2010 102,52 98,3 104,29 108,74
T4 2010 97,08 97,29 107,17 114,4
T1 2011 95,26 96,15 99,87 108,67
T2 2011 91,68 94,34 97,87 105,28
T3 2011 93,04 96,22 92,41 100,01
T4 2011 96,02 96,55 97,39 105,73
T1 2012 86,54 91,86 103,03 112,65
T2 2012 86,54 88,45 98,2 105,29
T3 2012 89,26 89,58 92,83 100,28
T4 2012 89,76 90,6 98,02 102,55
T1 2013 91,98 97,12 99,75 107,54
T2 2013 94,2 97,81 97,64 102,99
T3 2013 95,51 98,87 90,75 98,73
T4 2013 96,77 101,94 92,81 104,96
T1 2014 92,23 100,16 99,91 109,55
T2 2014 90,07 100,53 92,23 104,91
T3 2014 90,32 99,68 92,81 103,27
T4 2014 92,64 101,02 95,19 106,93
T1 2015 103,23 107,19 91,13 103,63
T2 2015 104,79 112,74 83,76 99
T3 2015 107,06 115,93 83,56 99
T4 2015 113,46 118,15 87,26 103,18
T1 2016 112,91 120,07 91,22 108,46
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CVS-CJO), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Le nombre de défaillances d’entreprises (cumulées sur douze mois) enregistré à la fin du premier trimestre 2016, recule par rapport au trimestre dernier (– 2,6 %), tout comme en France métropolitaine (– 3,1 %) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,52
mars 2005 99,44 100,57
avril 2005 100,62 101,22
mai 2005 103,27 102,01
juin 2005 104,12 102,31
juil. 2005 104,57 102,08
août 2005 104,4 101,95
sept. 2005 105,7 102,18
oct. 2005 103,95 101,8
nov. 2005 104,18 101,61
déc. 2005 105,42 101,36
janv. 2006 104,57 100,49
févr. 2006 104,63 99,45
mars 2006 104,4 98,95
avril 2006 102,43 97,81
mai 2006 100,79 97,16
juin 2006 102,48 96,75
juil. 2006 101,02 96,78
août 2006 101,81 97
sept. 2006 103,22 97,05
oct. 2006 107,45 97,57
nov. 2006 109,37 98,29
déc. 2006 110,39 98,95
janv. 2007 114,68 99,82
févr. 2007 118,29 101,14
mars 2007 118,75 102
avril 2007 119,82 102,72
mai 2007 119,25 103,16
juin 2007 119,31 103,95
juil. 2007 121,74 105,07
août 2007 121,23 104,94
sept. 2007 121,29 104,96
oct. 2007 119,2 105,76
nov. 2007 119,82 105,6
déc. 2007 120,05 105,6
janv. 2008 117,5 105,64
févr. 2008 115,13 106,13
mars 2008 115,58 105,69
avril 2008 117,17 107,12
mai 2008 117,45 106,87
juin 2008 118,92 106,86
juil. 2008 119,42 107,4
août 2008 120,78 107,64
sept. 2008 122,47 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 123,43 111,76
déc. 2008 124,79 114,05
janv. 2009 128,12 115,7
févr. 2009 130,32 117,52
mars 2009 134,33 121,05
avril 2009 134,78 122,8
mai 2009 136,98 124,71
juin 2009 138,96 126,52
juil. 2009 140,37 128
août 2009 140,65 128,98
sept. 2009 139,3 130,67
oct. 2009 139,47 130,38
nov. 2009 141,22 130,96
déc. 2009 140,26 130,57
janv. 2010 137,94 130,72
févr. 2010 135,06 130,53
mars 2010 135,52 130,65
avril 2010 134,44 129,35
mai 2010 133,09 129,3
juin 2010 131,17 129,4
juil. 2010 129,81 128,48
août 2010 130,72 128,63
sept. 2010 132,19 127,41
oct. 2010 131,06 126,45
nov. 2010 130,49 125,86
déc. 2010 128,74 124,77
janv. 2011 131,45 124,84
févr. 2011 133,03 124,8
mars 2011 130,72 123,95
avril 2011 131,23 123,42
mai 2011 133,94 125,01
juin 2011 132,3 123,63
juil. 2011 132,07 122,91
août 2011 131,96 122,95
sept. 2011 131,68 122,44
oct. 2011 131,34 122,53
nov. 2011 129,02 122,76
déc. 2011 129,42 122,57
janv. 2012 128,97 123,52
févr. 2012 131,06 123,51
mars 2012 132,86 122,56
avril 2012 133,77 122,9
mai 2012 131,34 121,24
juin 2012 132,47 121,36
juil. 2012 134,11 122,97
août 2012 134,84 122,83
sept. 2012 133,54 122,24
oct. 2012 135,29 124,24
nov. 2012 137,61 124,54
déc. 2012 138,9 125,94
janv. 2013 138,51 125,66
févr. 2013 136,93 125,49
mars 2013 138,62 125,31
avril 2013 139,41 126,73
mai 2013 138,68 127
juin 2013 138,11 127,46
juil. 2013 137,94 128,46
août 2013 137,32 128,29
sept. 2013 137,55 129,3
oct. 2013 139,58 129,27
nov. 2013 139,02 129
déc. 2013 139,86 129,05
janv. 2014 139,53 129,18
févr. 2014 139,41 130,34
mars 2014 133,99 130,34
avril 2014 133,48 130,61
mai 2014 134,67 129,98
juin 2014 134,33 130,22
juil. 2014 135,74 130,27
août 2014 136,76 130,33
sept. 2014 137,32 130,76
oct. 2014 135,86 130,65
nov. 2014 135,06 130,86
déc. 2014 132,35 129,15
janv. 2015 133,43 129,89
févr. 2015 134,44 129,73
mars 2015 137,61 132,16
avril 2015 139,07 132,26
mai 2015 134,44 129,57
juin 2015 137,27 131,48
juil. 2015 134,67 130,93
août 2015 132,81 130,4
sept. 2015 133,37 130,63
oct. 2015 132,3 128,85
nov. 2015 133,09 129,2
déc. 2015 134,33 130,85
janv. 2016 132,69 129,29
févr. 2016 131,73 128,64
mars 2016 130,89 126,9
  • Note : données mensuelles brutes au 22 juin 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Avertissement sur la révision des données de l'emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Encadrés

Contexte international – La reprise s’auto-entretient dans la zone euro

Dans les pays émergents, l’activité est restée atone au premier trimestre 2016, après avoir beaucoup ralenti en 2015. Le produit intérieur brut du Brésil a continué de se contracter. En revanche, l’activité s’est stabilisée en Russie après plusieurs trimestres de recul. En Chine, l’activité a encore nettement ralenti et les importations ont fortement reculé. Au total, les importations des économies émergentes ont fortement diminué au premier trimestre, et le commerce mondial s’est contracté.

Au premier trimestre 2016, les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance. Dans la zone euro, l’activité a accéléré nettement, tirée par la production industrielle. Avec l’essoufflement des impulsions externes qui ont porté la croissance en 2015, comme la dépréciation de l’euro et la chute des prix du pétrole, les moteurs internes prennent le relais. Stimulée par une nouvelle progression de l’emploi et des salaires, la consommation privée continue en effet de soutenir l’activité, si bien que la reprise s’auto-entretient dans la zone euro.

Contexte national – La croissance française accélère au premier trimestre 2016 (+ 0,6 %)

En France, l’activité bénéficie d’impulsions extérieures. Le baril de pétrole reste mi-2016 environ moitié moins cher que mi-2014, ce qui contribue à une inflation encore faible, et stimule le pouvoir d’achat des ménages. Celui-ci est soutenu par la diffusion de l’accélération de l’activité à l’emploi. Avec le bas coût du pétrole, les entreprises redressent leur taux de marge, ce qui, couplé à la baisse des taux d’intérêt, améliore les conditions de financement de l’investissement productif. Celui-ci serait le principal facteur de l’accélération de l’activité en 2016. Au premier trimestre, des facteurs temporaires ont joué : rebond des dépenses de chauffage, de celles de services auparavant affectées par les attentats du 13 novembre ou préparation de l’Euro 2016 de football. Ainsi, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère :+ 0,6 %, après + 0,4 % au dernier trimestre 2015. En 2016, la croissance s’élèverait à + 1,6 %, sa plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allègement du coût du travail stimuleraient l’emploi qui augmenterait de 210 000 en 2016. Le taux de chômage "France entière" baisserait à 9,8 % de la population active en fin d'année et à 9,5 % en France métropolitaine.

Pour en savoir plus

« La reprise s'auto-entretient dans la zone euro », Note de conjoncture nationale, juin 2016