Réformes structurelles et modèles DSGE: un plaidoyer en faveur d'analyses de sensibilité

Benoît CAMPAGNE et Aurélien POISSONNIER

À l'aide d'un modèle DSGE standard inspiré par du modèle de Smets et Wouters et comparable aux principaux modèles institutionnels (BCE, FMI, CE, etc.), nous nous concentrons sur un exercice classique: l'évaluation de réformes pro-concurrentielles (structurelles). Tout d'abord, nous mettons précisément en évidence les mécanismes sous-jacents et insistons sur l'importance de l'arbitrage consommation-loisir des ménages. Dans un deuxième temps, nous présentons une analyse de sensibilité. Nous montrons qu'une simple redéfinition de la fonction d'utilité des ménages peut conduire à des gains ou pertes d'activités supplémentaires de quelques points de pourcentage suite à des réformes pro-compétitives sur les marchés des biens ou du travail. Par ailleurs, une analyse de bien-être montre que des politiques économiques conduites sur la seule base d'une analyse des effets sur la production peuvent diverger de politiques prenant en compte le bien-être des ménages. L'introduction de ménages non-Ricardiens permet une analyse stylisée mais pertinente des inégalités entre ménages. Cette analyse montre que les réformes sur le marché des biens conduisent à une réduction des inégalités, tandis que des réformes du marché du travail sont neutres. Dans l'ensemble, nos résultats plaident en faveur d'une implémentation systématique de tests de sensibilité dans cette classe de modèles quand ceux-ci sont utilisés pour ce type d'exercice. (document en anglais)

Documents de travail
No G2016/07
Paru le : 12/07/2016