Emplois saisonniers - 174 000 contrats salariés et 30 000 missions d’intérim

Sébastien Novella, Jérôme Domens (Insee), Éric Rubiloni, Rémi Belle (Direccte).

Vacances, achats de Noël, récoltes, festivals ou encore tournages de films, autant d’événements saisonniers qui entraînent un besoin ponctuel de main-d’œuvre supplémentaire. Pour y répondre, les entreprises de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont eu recours à 174 000 contrats salariés courts et 30 000 missions d’intérim de novembre 2011 à octobre 2012.

Poids du tourisme en Paca oblige, l’hébergement et la restauration concentrent plus d’un emploi salarié saisonnier sur deux et le pic saisonnier est surtout estival. Ces contrats, par nature courts (39 jours en moyenne), représentent au final 15 900 emplois équivalent temps plein, soit 1 % du volume d’emploi salarié régional.

Parmi les 146 000 saisonniers salariés de Provence-Alpes-Côte d'Azur, quatre profils se détachent : le très majoritaire titulaire d’un job d’été lié au tourisme ou à l’agriculture, le grand saisonnier du tourisme, l’occasionnel et le saisonnier du monde de la culture et du divertissement.

Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 30
Paru le : 28/04/2016

174 000 contrats salariés, 30 000 missions intérimaires

Les emplois saisonniers ne se limitent pas aux métiers liés au tourisme (serveur, plongeur...) ou aux cycles de la nature (vendangeur, cueilleur...). Les périodes de Noël ou de soldes entraînent de nombreuses embauches temporaires dans les commerces, la perspective du baccalauréat un plus fort recours aux services de soutien scolaire, les congés annuels un remplacement des salariés, etc. Rendre compte de la saisonnalité de l’emploi nécessite de suivre toutes les activités, tout au long de l’année (méthode).

Pour répondre à leurs besoins temporaires de main-d’œuvre, les entreprises de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont eu recours à 174 000 contrats salariés courts entre début novembre 2011 et fin octobre 2012. Un salarié saisonnier effectuant en moyenne 1,2 contrat sur cette période, l’emploi saisonnier salarié de Paca a directement concerné 146 000 personnes. En cumulant le nombre d’heures déclarées associées à ces contrats, l’emploi saisonnier salarié a représenté 15 900 emplois équivalent temps plein (ETP), soit 1 % de l’emploi salarié ETP de la région. Outre ces contrats salariés courts, les entreprises de Provence-Alpes-Côte d'Azur ont également eu recours à 30 000 missions d’intérim saisonnières.

Plus de la moitié de l’emploi saisonnier salarié dans l’hébergement et la restauration

Présent dans de très nombreuses activités, l’emploi saisonnier salarié est toutefois très concentré dans les secteurs liés au tourisme. L’hébergement et la restauration regroupent ainsi 45 % des contrats saisonniers effectués entre novembre 2011 et octobre 2012. Ces derniers représentent 9 100 emplois ETP sur l’année, soit plus d’un emploi salarié saisonnier sur deux et près d’un emploi sur dix du secteur de l’hébergement-restauration de Paca. Le commerce, autre grand secteur saisonnier connexe à l’activité touristique, concentre 13 % de l’emploi saisonnier salarié de la région, soit 2 000 emplois ETP (figure 1).

Au-delà de la sphère touristique, l’image d’Épinal du saisonnier est celle de l’ouvrier agricole aidant à la récolte ou aux vendanges. Les activités d’agriculture, sylviculture et pêche ne regroupent toutefois que 8 % de l’emploi saisonnier régional, soit 1 200 emplois ETP sur l’année. Ces emplois représentent néanmoins plus de 8 % de l’ensemble de l’emploi salarié du secteur. Par ailleurs, les activités liées à la culture de fruits à pépins et à noyau mobilisent plus d’emplois saisonniers ETP (500) que celles de la vigne (200).

Enfin, les secteurs des transports (comprenant les téléphériques et les remontées mécaniques), des services administratifs et de soutien (essentiellement les services de nettoyage, sécurité, hébergement pour personnes âgées et administration publique) et des arts, spectacles et activités récréatives (principalement le spectacle vivant) représentent chacun près de 5 % de l’emploi saisonnier salarié régional ; soit environ 800 emplois ETP pour chaque secteur.

Figure 1 – Plus de la moitié de l’emploi saisonnier salarié dans l’hébergement et la restauration

Plus de la moitié de l’emploi saisonnier salarié dans l’hébergement et la restauration
Part (en %)
Hébergement| et restauration| (9100 ETP) 57,5
Commerce (2000 ETP) 12,8
Agriculture,| sylviculture| et pêche| (1200 ETP) 7,8
Transports (800 ETP)| dont remontées mécaniques 5,2
Services administratifs| et de soutien (800 ETP) 4,9
Arts, spectacles et| activités récréatives (800 ETP) 4,8
Autres| (1100 ETP) 7,1
  • Source : Insee, DADS 2011-2012

Figure 1 – Plus de la moitié de l’emploi saisonnier salarié dans l’hébergement et la restaurationPart et volume de l’emploi saisonnier salarié ETP par secteur d’activité en Paca

L’industrie recourt essentiellement à l’intérim

Le recours à l’intérim s’effectue le plus souvent en appoint des contrats salariés saisonniers. Quelques spécificités sectorielles existent toutefois. Les entreprises du commerce de détail et du commerce de gros sont celles qui ont le plus souvent recours à l’emploi saisonnier intérimaire (respectivement 22 % et 11 % des missions intérimaires saisonnières de Paca). Près de 11 % des missions répondent aux besoins de l’industrie, dont 6 % pour les seules industries agroalimentaires. Les entreprises industrielles (hors industrie agroalimentaire), de gestion des déchets et de dépollution recrutent leurs saisonniers essentiellement par la voie de l’intérim. Alors que l’hébergement et la restauration représentent près de la moitié des contrats saisonniers salariés, ils ne concentrent que 14 % des missions intérimaires saisonnières.

Une saisonnalité avant tout estivale

La variation au jour le jour de l’emploi saisonnier reflète principalement l’évolution des activités liées au tourisme. La saisonnalité régionale est par conséquent très concentrée sur la période estivale (figure 2). En 2012, le pic de la saison a été atteint fin juillet : 68 600 contrats salariés de saisonniers étaient alors en cours dans la région.

En raison de l’attrait des stations alpines de sport d’hiver, certains secteurs, notamment le transport, connaissent dans l’année deux pics de saisonnalité. Le pic estival est toutefois bien plus élevé. Fin février 2012, au plus fort des vacances scolaires d’hiver, hôteliers et restaurateurs de Paca employaient jusqu’à 2 800 contrats saisonniers. Lors du pic estival, ce sont 37 000 contrats de saisonniers qui étaient actifs dans ces secteurs. De même, si la période des achats de Noël entraîne un fort recours aux saisonniers du commerce en décembre (1 700 contrats actifs juste avant Noël), les besoins de ces entreprises sont multipliés par plus de six l’été : 10 800 contrats saisonniers. Originalité du secteur de l’agriculture, son pic de saisonnalité est décalé à mi-septembre (4 200 contrats), période de récolte, vendanges et travaux en cave.

Figure 2 – Fin juillet 2012, 68 600 contrats salariés saisonniers actifs

  • Base 100 : moyenne sur l'année du nombre de contrats saisonniers actifs par secteur
  • Lecture : lors de son pic estival, le nombre de contrats saisonniers actifs du secteur du commerce est 4,6 fois supérieur à la moyenne annuelle.
  • Source : Insee, DADS 2011-2012

Zone d’emploi de Briançon : un emploi salarié sur dix est saisonnier

Le poids de l’emploi salarié saisonnier varie sensiblement selon les territoires (figure 3). Deux zones d’emploi se distinguent : Briançon et Fréjus-Saint-Raphaël. Dans ces territoires très orientés vers les activités touristiques, l’emploi saisonnier représente respectivement 10 % et 4 % de l’emploi salarié ETP (contre 1 % en moyenne au niveau régional). Fréjus-Saint-Raphaël est la zone d’emploi de Paca où le volume d’emploi saisonnier est le plus élevé : 2 300 ETP en moyenne sur l’année soit 14 % de l’emploi saisonnier salarié régional. Si Cannes-Antibes (2 200 ETP) et Nice (1 900 ETP) complètent le podium régional en volume, ces zones disposent d’un tissu économique beaucoup plus diversifié. Le poids de l’emploi saisonnier y est par conséquent plus faible : respectivement 1,5 % et 0,9 % de l’emploi salarié de ces zones.

Figure 3 – Le poids de l’emploi saisonnier varie sensiblement selon les territoires

  • Source : Insee, DADS 2011-2012

Les contrats peu qualifiés et faiblement rémunérés

Les postes exercés par les saisonniers sont le plus souvent peu qualifiés. En effet, un salarié saisonnier de Paca sur trois est serveur, aide de cuisine ou employé d’étage (figure 4). Un contrat sur quatre (24 %) requiert une qualification de niveau « ouvrier » (aides ou ouvriers agricoles par exemple). Six contrats saisonniers sur dix (61 %) offrent un poste de niveau employé ; c’est le cas de 80 % des postes saisonniers de l’hébergement-restauration. Seuls 6 % des contrats sont de niveau « cadres et professions intellectuelles supérieures ». Ces derniers se trouvent principalement dans les activités du spectacle vivant (artistes professionnels de la musique et du chant par exemple) et de la production audiovisuelle. À faible qualification, faible rémunération : en moyenne 10,4 euros nets de l’heure pour un contrat saisonnier contre 13,3 euros pour l’ensemble des contrats (saisonniers ou non) en Paca en 2012.

Figure 4 – Un saisonnier sur trois est serveur, aide de cuisine ou employé d’étage - Répartition des contrats salariés saisonniers par catégorie socioprofessionnelle en Paca

Un saisonnier sur trois est serveur, aide de cuisine ou employé d’étage - Répartition des contrats salariés saisonniers par catégorie socioprofessionnelle en Paca
Catégorie socioprofessionnelle Contrats salariés saisonniers (en %)
Serveurs, commis de restaurant, garçons non qualifiés 12,0
Aides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration 8,1
Serveurs, commis de restaurant, garçons qualifiés 7,7
Employés d'étage et employés polyvalents de l'hôtellerie 6,3
Nettoyeurs 5,6
Animateurs socioculturels et de loisirs 4,0
Ouvriers de la viticulture ou de l'arboriculture fruitière 4,0
Vendeurs en habillement et articles de sport 3,9
Cuisiniers et commis de cuisine 3,6
Employés de libre service du commerce et magasiniers 3,5
Artistes de la musique et du chant 2,9
Ouvriers et techniciens des spectacles vivants et audiovisuels 2,1
Autres catégories socioprofessionnellles 36,3
Total saisonniers salariés de Provence-Alpes-Côte d'Azur 100,0
  • Source : Insee DADS 2011-2012

Un saisonnier sur deux n’a aucune autre activité salariée durant l’année

Un emploi saisonnier est avant tout une activité rémunérée ponctuelle dotée d’un volume d’emploi le plus souvent trop faible pour être considérée comme un emploi à part entière, et ce même en cumulant les postes saisonniers. Si la durée moyenne d’un contrat saisonnier en Provence-Alpes-Côte d'Azur est de 39 jours, 59 % des contrats sont inférieurs à un mois. Par ailleurs, 85 % des saisonniers de Paca n’exercent qu’un seul et unique emploi saisonnier dans l’année. Pour ces salariés, l’activité saisonnière ne représente au final que l’équivalent de 10 % d’un emploi classique à 35 heures par semaine. Seuls 2 % des saisonniers salariés (soit 2 600) ont une activité saisonnière supérieure à un demi ETP sur l’année.

Pour la plupart des saisonniers, l’activité saisonnière n’est pas non plus une activité de complément d’un emploi plus régulier. Deux mois avant le début de leur emploi saisonnier, seuls 29 % étaient en emploi (saisonnier ou non, en Paca ou ailleurs en France). Ils sont à peine plus nombreux à occuper un emploi deux mois après la fin de la saison (33 %). Seulement la moitié des saisonniers ont une autre activité salariée durant l’année (figure 5). Pour ces derniers, la somme de toutes leurs périodes d’emploi en Paca, saisonnières ou non, représente en moyenne seulement l’équivalent de 40 % d’un emploi à 35 heures par semaine.

Dans leur grande majorité, les emplois de saisonniers sont donc occupés par des étudiants ou des personnes habituellement sans activité professionnelle régulière, trouvant là un travail rémunéré ponctuel. Parfois, c’est le métier même qui par nature entraîne une saisonnalité de l’emploi. Les éducateurs ou intermittents du spectacle vivent par exemple des carrières discontinues, marquées par l’alternance de périodes de chômage et de contrats de travail de courte durée. Des différences apparaissent selon le type d’activité exercée ou encore le statut d’emploi du saisonnier. Quatre grands profils de travailleurs saisonniers se distinguent.

Figure 5 – 74 000 saisonniers sans aucune autre activité salariée - Répartition des saisonniers salariés de Paca selon leur cumul d'emploi ETP annuel

Nombre de saisonniers salariés
74 000 saisonniers sans aucune autre activité salariée - Répartition des saisonniers salariés de Paca selon leur cumul d'emploi ETP annuel
moins de 0,1 ETP De 0,1 à 0,5 ETP Plus de 0,5 ETP
Saisonniers sans| aucune autre| activité salarié 43870 28412 1722
Saisonniers ayant| une autre| activité salariée 12215 37981 22267
  • Lecture : 72 000 saisonniers salariés de Paca ont également une activité salariée non saisonnière durant l'année. Pour 22 000 d'entre eux (soit 30,7 %), la somme de toutes leurs activités salariées, saisonnières ou non, représente plus d'un demi ETP dans l'année.
  • Source : Insee, DADS 2011-2012

Figure 5 – 74 000 saisonniers sans aucune autre activité salariée - Répartition des saisonniers salariés de Paca selon leur cumul d'emploi ETP annuelTemps de travail salarié cumulé dans l'année (en ETP)

Quatre grands profils de saisonniers

Le profil de saisonnier le plus courant en Provence-Alpes-Côte d'Azur (56 % des saisonniers et 51 % de l’emploi ETP saisonnier de la région) est celui de l’étudiant ou du jeune sans activité professionnelle exerçant un job d’été dans une activité liée au tourisme ou à l’agriculture. Âgé en moyenne d’un peu moins de 30 ans, il occupe, une fois par an et quasi exclusivement l’été, un poste d’employé dans l’hébergement, la restauration, le commerce ou l’agriculture. Personnel d’étage, serveur, plongeur, commis, vendeur, préposé à la caisse, aide agricole ou vendangeur, son contrat a une durée moyenne de 42 jours pour un salaire de 10 ! nets de l’heure. Le tourisme d’été étant surtout côtier, ce profil de saisonnier est surreprésenté dans le Var.

Un deuxième profil est également lié aux activités dites touristiques : les grands saisonniers du tourisme (11 % des saisonniers et 23 % de l'emploi saisonnier ETP). Un peu plus âgés (31 ans), travaillant très majoritairement comme employés dans l’hébergement et la restauration (trois sur quatre), ils se distinguent du premier profil par des périodes d’emploi plus longues (81 jours en moyenne), une plus grande propension à occuper plusieurs postes saisonniers dans l’année (25 % ont occupé plus d’un poste) et à travailler à la fois l’été et l’hiver dans la région (10 % d’entre eux contre 1 % en moyenne parmi l’ensemble des saisonniers de Paca). Un profil certes plus professionnalisé mais un volume de travail qui reste inférieur à un temps plein sur l’année : leur activité saisonnière équivaut en moyenne à 23 % d’un emploi à 35 heures par semaine et la somme de toutes leurs périodes d’emploi en Paca, saisonnières ou non, à 40 % d’un emploi à temps plein sur l'année.

Le troisième profil est celui des saisonniers occasionnels (20 % des saisonniers et 11 % de l'emploi saisonnier ETP). Ayant le plus souvent des activités salariées autres que saisonnières (59 % d’entre eux), ils répondent de façon opportuniste aux besoins de main d’œuvre très ponctuels d’entreprises éloignées voire étrangères au tourisme. Agent d’entretien ou de sécurité, opérateur d’étiquetage, aide distribuant les repas dans un Ehpad, agent d’accueil ou secrétaire dans une banque, ils aident à absorber un pic de production ou à pallier l’absence du personnel en congé, quasi exclusivement pendant l’été. Ces saisonniers sont plus souvent des femmes (58 %). Ce profil est celui dont la durée moyenne de contrat est la plus faible (28 jours) et pour lequel l’activité saisonnière pèse le moins dans l’ensemble de leurs activités salariées sur l'année.

Le dernier profil regroupe des salariés du monde de la culture et du divertissement (14 % des saisonniers et 15 % de l'emploi saisonnier ETP). Ils sont artistes de la musique ou du chant, artistes dramatiques, cadres et assistants techniques, directeurs ou responsables de programmation et de production de l’audiovisuel et des spectacles. Leur statut de saisonnier est lié aux conditions d’emploi de ces secteurs : travail au projet, rythme discontinu de l’activité, instabilité de l’emploi et régime spécifique d’indemnisation du chômage. Ainsi, 59 % des contrats saisonniers dans les arts, spectacles et activités récréatives sont inférieurs à 15 jours. La durée moyenne d’un contrat dans le secteur du spectacle vivant ou les activités de soutien à ce dernier atteint 20 jours. Elle est de 16 jours dans la production télévisuelle et de 13  jours seulement pour le cinéma. Ces contrats saisonniers sont toutefois les plus qualifiés et les mieux rémunérés : ils représentent la quasi-totalité des emplois saisonniers de cadres et professions intellectuelles supérieures de Paca. Pluriactifs, professionnels très occasionnel à régulier, ce profil masque toutefois une grande diversité de situations

Sources

Il n’existe pas à proprement parler de contrat dit « saisonnier » dans le code du travail. Dans les faits, un emploi saisonnier peut prendre des formes très diverses : Contrat à Durée Déterminé classique ou d’usage, spécifique ou non aux secteurs des hôtels, cafés et restaurants, Contrat Vendanges, Contrat de Travail Intermittent ou encore mission d’intérim.

Pour mesurer l’emploi saisonnier salarié, l’Insee a développé une méthode repérant les activités saisonnières grâce au suivi de l’emploi quotidien sur deux ans par zone géographique et secteur d’activité. Une activité est qualifiée de saisonnière si le niveau maximal de son emploi au cours de l’année est supérieur au niveau de référence de son emploi (premier quartile de sa série annuelle d’emploi augmenté de 5 %). Cette condition doit être vérifiée sur deux années pour assurer la récurrence des saisons. Le nombre d’emplois saisonniers salariés pour une saison correspond à l’ensemble des contrats dont la date de début et la date de fin sont incluses dans les bornes de la saison étudiée. Le nombre de missions intérimaires saisonnières est lui déterminé en mobilisant les fichiers mensuels sur les contrats en intérim de Pôle emploi de la Dares.

Pour en savoir plus

D’Agostino, Théry, « La pluriactivité dans le spectacle vivant, quels effets sur la précarité salariale ? », Bref du Céreq n° 343, Céreq, février 2016

Boisseau I., « La saisonnalité en Provence-Alpes-Côte d’Azur », Document de travail, ORM, janvier 2016

Observatoire National de la saisonnalité