Deux pacs pour trois mariages Bilan démographique 2009

Anne Pla et Catherine Beaumel, division Enquêtes et études démographiques, Insee

Au 1er janvier 2010, 64,7 millions de personnes vivent en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Au cours de l’année 2009, la population française augmente de 346 000 habitants.

821 000 bébés nés en 2009, le nombre de naissances baisse légèrement, mais reste supérieur à la moyenne des dix dernières années. Le nombre de décès augmente peu.

Les couples choisissent de plus en plus fréquemment le pacs pour officialiser leur union. Ainsi, en 2009, pour trois mariages célébrés, deux pacs sont conclus. L’âge au premier mariage et l’âge à l’accouchement continuent d’augmenter, côtoyant les 30 ans. La fécondité se maintient à un niveau élevé en 2009 et figure toujours parmi les plus hautes d’Europe. En France, la moitié des bébés naissent hors mariage.

Après une pause en 2008, l’espérance de vie des femmes repart à la hausse. Elle est la plus élevée d’Europe, après l’Espagne ; celle des hommes continue sa progression régulière.

Publications grand public
Insee Première – No 1276
Paru le : 19/01/2010

821 000 naissances et 546 000 décès en 2009

Au 1er janvier 2010, 64,7 millions de personnes habitent en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer (Dom), dont 62,8 millions en métropole (tableau 1). Avec les 780 000 résidants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la population totale des territoires français atteint 65,4 millions d’habitants.

Par rapport au 1er janvier 2009, la population française augmente de 346 000 personnes, soit + 0,5 %. L’augmentation de la population est légèrement inférieure à celle des années précédentes : + 0,7 % en 2006 et + 0,6 % en 2007 et 2008.

En 2009, 821 000 bébés sont nés et 546 000 personnes sont décédées ; le solde naturel s’établit ainsi à + 275 000 personnes, il était de + 286 000 en 2008. Il diminue à cause de la légère hausse du nombre de décès en 2009 (+ 3 500 par rapport à 2008, soit + 0 ,6 %), mais aussi de la légère baisse du nombre de naissances (− 7 500, soit − 0,9 %). Le nombre de naissances en 2009 (821 000) se situe néanmoins à un haut niveau, largement au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années.

En 2009, le solde migratoire de la France est estimé à + 71 000 personnes. Cet apport modeste des migrations, en comparaison du solde naturel, est une caractéristique propre à la démographie française et ne se retrouve pas chez les principaux voisins européens de la France.

Au 1er janvier 2010, 24,7 % de la population a moins de 20 ans (tableau 2). Même si cette part diminue, le nombre de jeunes continue d’augmenter grâce aux naissances relativement nombreuses de ces dernières années. Comme les premières générations du baby-boom d’après-guerre ont atteint ou dépassé les 60 ans depuis 2007, le nombre des personnes de 20 à 59 ans diminue depuis cette date. La part des personnes de 60 ans ou plus continue en revanche d’augmenter et atteint 22,6 % au 1er janvier 2010.

Au 1er janvier 2010 et pour la première fois, la population des 27 pays de l’Union européenne dépasse 500 millions d’habitants. La France, où vivent 13 % des Européens, est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne (81,7 millions d’habitants). Avec 62 millions d’habitants, le Royaume-Uni arrive en troisième position ; sa croissance démographique est soutenue depuis le début des années 2000.

Tableau 1 – Évolution générale de la situation démographique

Évolution générale de la situation démographique
en milliers
Année Population au 1er janvier Naissances vivantes Décès Solde naturel Solde migratoire évalué Ajustement *
2000 60 508 807,4 540,6 266,8 + 72 + 94
2001 60 941 803,2 541,0 262,2 + 87 + 94
2002 61 385 792,7 545,2 247,5 + 97 + 94
2003 61 824 793,0 562,5 230,6 + 102 + 94
2004 62 251 799,4 519,5 279,9 + 105 + 94
2005 62 731 806,8 538,1 268,7 + 92 + 95
2006 63 186 829,4 526,9 302,4 + 112 0
2007 63 601 818,7 531,2 287,5 + 71 0
2008 (p) 63 960 828,4 542,6 285,8 + 76 0
2009 (p) 64 321 821,0 546,0 275,0 + 71 0
2010 (p) 64 667 ... ... ... ... ...
  • (p) populations 2008, 2009 et 2010, état civil 2009 : résultats provisoires à la fin 2009.
  • * Les arrondis ne permettent pas de retrouver la population de l'année suivante par simple sommation.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

Tableau 2 – Évolution de la population totale par groupe d’âges

Évolution de la population totale par groupe d’âges
Année Population au 1er janvier (en milliers) Proportion (en %)
Moins de 20 ans De 20 à 59 ans De 60 à 64 ans 65 ans ou plus 75 ans ou plus Moins de 20 ans De 20 à 59 ans De 60 à 64 ans 65 ans ou plus
2000 15 626,6 32 541,2 2 768,6 9 571,7 4 304,1 25,8 53,8 4,6 15,8
2006 15 887,8 34 136,2 2 827,9 10 334,2 5 159,2 25,1 54,0 4,5 16,4
2007 15 924,9 34 174,0 3 119,7 10 382,4 5 301,4 25,0 53,8 4,9 16,3
2008 (p) 15 930,1 34 141,3 3 394,9 10 493,2 5 451,7 24,9 53,4 5,3 16,4
2009 (p) 15 937,2 34 113,9 3 646,7 10 623,6 5 568,6 24,8 53,0 5,7 16,5
2010 (p) 15 942,9 34 080,1 3 882,5 10 761,9 5 687,5 24,7 52,7 6,0 16,6
  • (p) résultats provisoires à la fin 2009.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population.

Le pacs séduit les couples au détriment du mariage

Le pacte civil de solidarité (pacs) est de plus en plus prisé par les Français (graphique 1). Créé en 1999, il est réformé en 2005 pour rapprocher le statut des pacsés de celui des mariés, notamment au niveau fiscal. 175 000 couples ont choisi le pacs en 2009. 95 % de ces pacs ont été conclus par des partenaires de sexes opposés. Après une progression de 40 % en 2008, le nombre de pacs augmente encore de 20 % en 2009. Au total, après tout juste dix années d’existence, plus de 700 000 pacs ont déjà été signés.

Inversement, les mariages se font moins fréquents : 256 000 ont été célébrés en 2009, soit 3,5 % de moins qu’en 2008 (tableau 3). Les couples choisissent de plus en plus le pacs pour officialiser leur union : en 2008, deux pacs avaient été conclus pour quatre mariages célébrés ; en 2009, ce sont deux pacs pour trois mariages.

Graphique 1 – Nombre d’unions conclues entre partenaires de sexes opposés

  • Champ : France.
  • Sources : Insee, statistiques de l’état civil et ministère de la Justice - SDSE, fichiers détails Pacs.

Tableau 3 – Mariages selon l’état matrimonial antérieur et âge moyen au premier mariage

Mariages selon l’état matrimonial antérieur et âge moyen au premier mariage
Année de mariage Ensemble des mariages État matrimonial antérieur des époux (en %) Âge moyen au premier mariage2
Époux Épouse
Célibataire1 Veuf ou divorcé Célibataire1 Veuve ou divorcée Hommes Femmes
1999 293 544 81,9 18,1 83,2 16,8 29,9 27,8
2006 273 914 79,5 20,5 80,6 19,4 31,3 29,3
2007 (p) 273 669 79,3 20,7 80,5 19,5 31,5 29,5
2008 (p) 265 404 79,3 20,7 80,5 19,5 31,6 29,7
2009 (p) 256 000 ... ... ... ... ... ...
  • Lecture : en 2008, 79,3 % des hommes qui se sont mariés étaient célibataires auparavant. 19,5 % des femmes étaient veuves ou divorcées.
  • (p) résultats provisoires à la fin 2009.
  • 1. Y compris ceux déjà pacsés avant le mariage.
  • 2. Âge moyen calculé pour une génération fictive d’hommes et de femmes qui auraient à tout âge les taux de primo-nuptialité calculés l’année considérée.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

Des mariages et des naissances encore plus tardifs

En 2008, comme les années précédentes, l’âge moyen au premier mariage des hommes est supérieur de deux ans à celui des femmes : les hommes se marient en moyenne à 31,6 ans et les femmes à 29,7 ans (tableau 3). Depuis 1990, quel que soit le sexe, l’âge au mariage a progressé en moyenne d’un an tous les six ans.

L’âge moyen à l’accouchement progresse également depuis 30 ans. En 2009, il s’établit à 29,9 ans (tableau 4). Pour la première fois, il franchit la barre des 30 ans en métropole. Néanmoins, cet âge moyen n’augmente plus aussi vite qu’au cours des années 1980 : il a fallu attendre 14 ans pour passer de 29 à 30 ans, soit deux fois plus longtemps que pour passer de 27 à 28 ans, puis de 28 à 29 ans. Ainsi, la part des enfants nés de mères âgées de 35 ans ou plus progresse cette année encore et atteint 22 % en France. Elle a donc presque quadruplé en 30 ans.

L’âge moyen à l’accouchement augmente partout en Europe et la France se situe dans la moyenne européenne : en 2006, l’âge moyen à l’accouchement est de 30 ans dans l’Europe des 15. Si l’on prend en compte les pays de l’Est, récemment entrés dans l’Union européenne, cet âge est un peu plus faible : 29,5 ans. C’est en Espagne et en Italie que les mères qui ont accouché dans l’année sont en moyenne les plus âgées (31 ans).

Tableau 4 – Taux de fécondité par groupe d’âges

Taux de fécondité par groupe d’âges
Année Nombre de naissances pour 100 femmes Âge moyen à l’accouchement2
15-24 ans 25-29 ans 30-34 ans 35-39 ans 40 ans ou plus Indicateur conjoncturel de fécondité1
1999 3,1 12,9 11,1 4,8 0,5 180,8 29,3
2006 3,3 13,1 12,7 6,0 0,7 199,7 29,7
2007 (p) 3,2 12,8 12,7 6,1 0,7 197,7 29,8
2008 (p) 3,3 12,9 13,0 6,2 0,7 200,5 29,8
2009 (p) 3,2 12,7 13,0 6,3 0,7 199,0 29,9
  • Lecture : en 2009, 100 femmes âgées de 30 à 34 ans (en âge atteint dans l’année) ont eu en moyenne 13 enfants ; 10 ans plus tôt, 100 femmes du même âge avaient donné naissance à 11,1 enfants.
  • (p) résultats provisoires à la fin 2009.
  • 1. Voir définitions.
  • 2. Âge calculé pour une génération fictive de femmes qui auraient à tous les âges la fécondité de l’année considérée.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimation de population et statistiques de l’état civil.

Maintien de la fécondité à un haut niveau en 2009

En 2009, le nombre de naissances diminue de 7 500 par rapport à 2008. Un quart de cette baisse (soit environ 2 000 naissances) s’explique mécaniquement par le fait que 2008 était une année bissextile. Un cinquième de cette baisse est due à la diminution de la population féminine de 15 à 50 ans entre 2008 et 2009. Si les effectifs à ces âges étaient restés les mêmes qu’en 2008, il y aurait eu 1 500 naissances supplémentaires. Enfin, la baisse des taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans explique le reste de la diminution du nombre des naissances. La fécondité des femmes de plus de 30 ans continue, quant à elle, d’augmenter (graphique 2).

Ainsi, en 2009, l’indicateur conjoncturel de fécondité diminue très légèrement par rapport à l’année précédente. En 2008, il avait atteint son niveau le plus élevé depuis 1975 et le seuil symbolique des deux enfants par femme avait été dépassé. En 2009, il reste néanmoins à un niveau nettement plus élevé qu’il y a dix ans. Le changement dans les comportements de fécondité, avec notamment la hausse des taux de fécondité après 28 ans depuis 1999, aurait dû entraîner 82 000 naissances de plus qu’il y a dix ans. Mais en 1999, le nombre de femmes d’âge fécond était plus élevé qu’aujourd’hui et la part des femmes entre 25 et 35 ans était plus favorable à une forte fécondité. C’est l’évolution de la population féminine qui a limité à 45 000 la hausse du nombre de naissances entre 1999 et 2009.

En Europe, la France reste en tête des pays européens en termes de fécondité, avec l’Irlande et le Royaume-Uni.

Graphique 2 – Nombre de naissances vivantes pour 100 femmes à chaque âge

  • Lecture : pour 100 femmes de 25 ans, il y a eu 9,8 naissances en 2009 ; en 1989, 20 ans plus tôt, 100 femmes de 25 ans donnaient naissance à 13,5 enfants.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

Progression constante des naissances hors mariage

En 2009, 53 % des bébés sont nés hors mariage, contre 52,5 % en 2008 et 37 % en 1994. Cette progression touche tous les pays européens. Néanmoins, dans certains pays comme la Grèce (6 % des naissances), l’Italie (22 %) ou l’Allemagne (32 %), les naissances hors mariage sont encore loin d’être la norme en 2008.

La part des naissances hors mariage distingue différents groupes de pays européens : dans les pays de l’Europe du Sud et de l’Europe centrale, la fécondité est faible et les naissances hors mariage sont relativement peu fréquentes. Ces pays se différencient de ceux de l’Europe du Nord et de la France, où la fécondité est plus élevée et la part des naissances hors mariage élevée. Seule l’Irlande fait figure d’exception en Europe, avec une fécondité soutenue et des naissances hors mariage peu fréquentes.

L’espérance de vie des femmes repart à la hausse après la pause de 2008

L’espérance de vie à la naissance des femmes progresse de deux mois en 2009 par rapport à l’année précédente (tableau 5). Une fille née en 2009 peut espérer vivre jusqu’à 84 ans et demi (si les conditions de mortalité à chaque âge restent identiques tout au long de sa vie à celles observées en 2009). La baisse de la mortalité entre 70 et 90 ans en 2009 explique l’augmentation de l’espérance de vie de deux mois.

Pour les hommes, l’espérance de vie à la naissance progresse également de deux mois et atteint 77,8 ans. Leur gain d’espérance de vie s’explique en grande partie par le recul de la mortalité entre 70 et 79 ans.

L’espérance de vie des Françaises est supérieure de deux ans à celle des femmes de l’Union européenne à 27 et d’un an à celle des femmes de l’ancienne Union européenne à 15. Seules les Espagnoles ont une espérance de vie supérieure de quelques mois aux Françaises. En revanche, l’espérance de vie des hommes est en France juste au niveau de la moyenne des principaux pays européens. Un garçon né en 2008 en France peut espérer vivre jusqu’à 77,6 ans, contre 77,8 ans dans l’ex-Union européenne à 15 et 76,2 ans dans l’Union européenne à 27. La Suède et l’Espagne figurent en tête du classement : les garçons nés en 2008 peuvent espérer y vivre plus de 79 années.

Avec 3,8 décès d’enfants de moins d’un an pour 1 000 naissances vivantes en 2009, le taux de mortalité infantile est stable depuis 2006 (tableau 5). Après avoir diminué fortement jusqu’en 2004, il semble avoir atteint un palier. En Europe, quelques pays ont réussi à obtenir de meilleurs résultats : 2,5 pour 1 000 en Suède en 2008, 2,6 en Finlande ou 3,5 en Allemagne.

Tableau 5 – Espérance de vie à divers âges et mortalité infantile

Espérance de vie à divers âges et mortalité infantile
Année Hommes Femmes Taux de mortalité infantile pour 1 000 enfants nés vivants
0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans 0 an 1 an 20 ans 40 ans 60 ans
1999 74,9 74,3 55,7 37,0 20,2 82,5 81,8 63,1 43,7 25,3 4,4
2006 77,1 76,5 57,8 38,8 21,8 84,2 83,5 64,7 45,1 26,7 3,8
2007 (p) 77,4 76,7 58,0 39,0 21,9 84,4 83,6 64,8 45,3 26,9 3,8
2008 (p) 77,6 76,9 58,2 39,1 22,0 84,3 83,6 64,8 45,3 26,9 3,8
2009 (p) 77,8 77,1 58,4 39,4 22,2 84,5 83,8 65,0 45,4 27,0 3,8
  • Lecture : en 2009, l’espérance de vie des hommes de 60 ans est de 22,2 ans. Ce chiffre représente le nombre moyen d’années restant à vivre aux hommes de 60 ans avec les conditions de mortalité à chaque âge observées en 2009.
  • (p) résultats provisoires à la fin 2009.
  • Champ : France.
  • Sources : Insee, estimations de population et statistiques de l’état civil.

Sources

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence, pour les années où il est disponible. Il fournit désormais chaque année des résultats à partir des informations collectées lors des cinq enquêtes annuelles de recensement les plus récentes. Les recensements annuels permettent un meilleur suivi des tendances d’évolution de la population à moyen terme. À plus court terme, par exemple entre deux recensements consécutifs, l’évolution de la population peut être plus heurtée. Cette irrégularité peut avoir deux origines. D’une part, elle reflète des évolutions des naissances, des décès, des arrivées et des départs qui par nature sont fluctuants d’une année sur l’autre même lorsqu’ils s’inscrivent dans une tendance régulière. D’autre part, l’évolution observée peut être légèrement affectée par la nature même des données du recensement, et notamment par le fait qu’il soit réalisé en partie par sondage. L’aléa de sondage − au maximum 0,05 % sur l’estimation de la population de France métropolitaine une année donnée − reste faible au regard de l’évolution de la population.

Pour les années 2008 et suivantes, les estimations de population sont provisoires et réalisées en actualisant la population du dernier recensement grâce à des estimations d’une part du solde naturel et d’autre part, du solde migratoire.

Les pyramides des âges utilisées sont des pyramides « par génération » obtenues à partir de l’année de naissance au recensement et non de l’âge.

Les statistiques d’état civil sur les naissances, les mariages et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Pour 2009, il s’agit d’une estimation provisoire réalisée à partir d’une enquête auprès d’un échantillon de grandes villes et d’informations partielles de l’état civil.

Le solde migratoire est estimé de manière différente selon l’année. Jusqu’en 2005, les entrées de ressortissants des pays hors de l’Union européenne étaient estimées à partir des statistiques administratives, tandis qu’en l’absence de décomptes administratifs systématiques, les sorties d’étrangers et les mouvements de Français et de ressortissants de l’Union européenne étaient estimés en fonction de tendances passées. Pour la première fois en 2006, un solde migratoire apparent est calculé par différence entre l’évolution de la population aux recensements de 2006 et 2007 et le solde naturel 2006 déduit de l’état civil. Les évolutions de ce solde migratoire apparent peuvent refléter des fluctuations des entrées-sorties mais également l’aléa de sondage du recensement. De fait, la différence entre le solde migratoire apparent de 2006 et les soldes migratoires des années précédentes est de l’ordre de grandeur de la précision du recensement. Les soldes migratoires de 2007, 2008 et 2009 sont provisoires et estimés par la méthode utilisée jusqu’en 2005.

Définitions

Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période.

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année.

Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge.

L’indicateur conjoncturel de fécondité est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur donne le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés à chaque âge l’année considérée demeuraient inchangés. Il est parfois exprimé en « nombre d’enfants pour 100 femmes ».

L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.

Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d’enfants décédés avant leur premier anniversaire et l’ensemble des enfants nés vivants.