L’activité reprend de la vigueur, l'emploi est de nouveau en hausse

Pierre-Jean Chambard et Michel Poinsard

La reprise de l’activité économique est plus marquée au quatrième trimestre en Auvergne-Rhône-Alpes. Les exportations en particulier augmentent nettement, deux fois plus qu’au niveau national. La fréquentation hôtelière fléchit en fin de période, et l’activité reste mal orientée dans la construction, mais la progression de l’emploi salarié marchand est plus importante que celle enregistrée au trimestre précédent. L’industrie et la construction perdent moins de salariés. La hausse de l'emploi intérimaire est limitée, mais le dynamisme du tertiaire marchand ne se dément pas. Enfin, le taux de chômage régional est stable depuis un an.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 2
Paru le : 14/04/2016

La région gagne de nouveau des emplois, dont plus d'un sur deux dans le Rhône

L'emploi salarié marchand non agricole d'Auvergne-Rhône-Alpes augmente de nouveau au quatrième trimestre 2015. 6 300 emplois sont gagnés, soit une hausse trimestrielle de + 0,3 %, plus forte que celle enregistrée au niveau national (+ 0,2 %). Un emploi gagné sur deux l'est dans le département du Rhône. La progression régionale, plus importante que celle enregistrée au trimestre précédent, est due essentiellement au dynamisme du tertiaire marchand. En revanche, l'industrie perd de nouveau des emplois. Il en est de même pour la construction, mais les pertes sont beaucoup plus contenues que précédemment. Sur l'année, la région gagne 15 100 emplois, soit un accroissement de + 0,8 %, plus important que celui enregistré au niveau national (+ 0,5 %).

Le Rhône a connu tout au long de l'année 2015 des gains d'emploi significatifs. Avec 3 200 salariés supplémentaires (+ 0,5 %) ce trimestre, il concentre une nouvelle fois un peu plus de la moitié de la progression régionale. La hausse est nette également en Savoie (1 500 salariés supplémentaires, soit + 1,3 %). La Loire (+ 0,5 %), la Drôme (+ 0,4 %) et l'Ain (+ 0,3 %) gagnent également des salariés. Les gains sont plus limités (+ 0,2 %) en Haute-Savoie comme dans l'Allier. L'Ardèche et le Cantal conservent leur niveau d'emploi. Trois départements perdent des salariés : l'Isère (- 0,1 %), le Puy-de-Dôme (- 0,1 %), et la Haute-Loire (- 0,3 %).

En glissement annuel, les plus fortes progressions d'emploi concernent l'est de la région. Le Rhône en particulier se distingue : il gagne plus de deux nouveaux salariés d’Auvergne-Rhône-Alpes sur trois (10 400 en tout, soit + 1,8 %). La Savoie gagne 1 500 emplois, soit une hausse de + 2,3 %, la plus forte enregistrée dans la région sur l'année. L'Ain (+ 1,1 %) et la Haute-Savoie (+ 0,7 %) comptent de l'ordre de 1 300 salariés supplémentaires. L'emploi progresse également en Ardèche (+ 0,5 %) et dans la Loire (+ 0,3 %). Le Puy-de-Dôme, la Drôme et la Haute-Loire maintiennent leur niveau d'emploi. Trois départements, l'Isère (- 0,3 %), l'Allier (- 0,6 %) et le Cantal (- 0,9 %), perdent des salariés.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,2 100,06
T3 2005 100,34 100,18
T4 2005 100,29 100,33
T1 2006 100,42 100,43
T2 2006 101,08 101
T3 2006 101,35 101,38
T4 2006 101,46 101,45
T1 2007 102,12 102,25
T2 2007 102,42 102,48
T3 2007 102,88 102,85
T4 2007 102,72 103,06
T1 2008 103,2 103,33
T2 2008 102,49 102,89
T3 2008 102,11 102,57
T4 2008 101,15 101,85
T1 2009 99,81 100,78
T2 2009 99,16 100,29
T3 2009 98,7 100,01
T4 2009 99,01 100,1
T1 2010 98,74 100,02
T2 2010 99,09 100,08
T3 2010 99,54 100,29
T4 2010 99,99 100,5
T1 2011 100,23 100,8
T2 2011 100,48 101,06
T3 2011 100,33 100,98
T4 2011 100,38 100,94
T1 2012 100,48 100,97
T2 2012 100,41 100,83
T3 2012 100,47 100,61
T4 2012 100,07 100,33
T1 2013 100,17 100,35
T2 2013 100,1 100,02
T3 2013 100,39 100,22
T4 2013 100,65 100,32
T1 2014 100,63 100,21
T2 2014 100,54 100,21
T3 2014 100,2 99,87
T4 2014 100,49 99,93
T1 2015 100,41 99,93
T2 2015 100,77 100,17
T3 2015 100,95 100,26
T4 2015 101,28 100,47
  • Note : données CVS, en fin de trimestre ; données provisoires pour le quatrième trimestre 2015.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

La hausse de l'emploi intérimaire est limitée

Au cours du quatrième trimestre 2015, le secteur gagne 1 000 emplois dans la région (+ 1,3 %), une hausse limitée par rapport aux deux trimestres précédents, et moins importante qu'au niveau national (+ 3,3 %). Cependant, cette évolution favorable de l'emploi intérimaire, recensé dans le tertiaire marchand, mais dont les missions s'exercent pour moitié dans l'industrie et pour un peu moins d'une sur cinq dans la construction, vient nuancer les évolutions défavorables de ces secteurs. En glissement annuel, du fait du dynamisme du secteur en cours d'année, le niveau de l'emploi intérimaire progresse nettement dans la région (+ 7,7 %), moins cependant qu'au niveau national (+ 9,4 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,8 99,86
T3 2005 99,94 101,93
T4 2005 100,66 102,6
T1 2006 101,65 101,7
T2 2006 105,31 107,36
T3 2006 105,96 107,31
T4 2006 105,13 105,31
T1 2007 114,74 114,93
T2 2007 114,5 112,47
T3 2007 112,34 110,87
T4 2007 106,37 109,72
T1 2008 113,22 114,33
T2 2008 104,77 106,28
T3 2008 98,16 99,93
T4 2008 83,19 86,9
T1 2009 67,4 73,86
T2 2009 67,02 75,59
T3 2009 71,71 79,59
T4 2009 80,54 84,27
T1 2010 83,86 88,79
T2 2010 90,62 93,33
T3 2010 94,98 97,12
T4 2010 102,2 100,8
T1 2011 102,96 101,29
T2 2011 101,55 101,53
T3 2011 100,05 100,53
T4 2011 94,67 96,39
T1 2012 93,28 95,18
T2 2012 90,24 91,84
T3 2012 87,05 88,16
T4 2012 83,65 85,68
T1 2013 87,31 88,46
T2 2013 89,24 87,24
T3 2013 90,02 89,11
T4 2013 91,93 91,04
T1 2014 90,69 89,19
T2 2014 92,64 91,42
T3 2014 87,48 87,85
T4 2014 91,25 90,86
T1 2015 89,92 89,89
T2 2015 93,87 93,28
T3 2015 97,03 96,23
T4 2015 98,26 99,44
  • Note : données CVS, en fin de trimestre ; données provisoires pour le quatrième trimestre 2015.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le dynamisme du tertiaire marchand ne se dément pas

Figure 3 – Emploi salarié privé par secteur d'activité (hors agriculture)

Emploi salarié privé par secteur d'activité (hors agriculture)
Secteur d'activités Effectif au 4e trimestre 2015 Evolution sur un an (%) Évolution par rapport au 3e trimestre 2015
En effectif En % France métropolitaine (en %)
Industrie 482 100 -0,9 -1 300 -0,3 -0,2
Construction 173 400 -2,9 -600 -0,4 -0,5
Tertiaire marchand (1)+(2)+(3) 1 280 000 2,0 8 200 0,6 0,4
(1) Commerce 367 400 1,8 2 300 0,6 0,3
(2) Services hors intérim 832 300 1,5 4 900 0,6 0,3
(3) Intérim 80 300 7,7 1 000 1,3 3,3
Ensemble 1 935 500 0,8 6 300 0,3 0,2
  • Note: données corrigées des variations saisonnières, provisoires pour le 4e trimestre 2015
  • Champ : emploi salarié marchand en fin de trimestre (hors agriculture et salariés des particuliers employeurs)
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Les pertes d'emplois dans l'industrie (- 0,3 %, soit 1 300 postes en moins) sont plus faibles qu'au trimestre précédent. Le fléchissement est comparable (- 0,2 %) au niveau national. Les pertes affectent surtout le Rhône et l'Ain, et dans une moindre mesure la Loire, l'Isère, le Cantal et l'Allier. Les autres départements maintiennent leur niveau d'emploi dans ce secteur. La Drôme est le seul département de la région où l'emploi industriel augmente quelque peu. Sur l'année, l’emploi salarié industriel perd 4 400 salariés en Auvergne-Rhône-Alpes, soit un recul de - 0,9 %, moindre qu'en France métropolitaine (- 1,2 %).

La situation de l'emploi salarié marchand continue de se dégrader dans la construction. Le secteur a perdu des emplois au cours des deux dernières années, à un rythme ayant tendance à ralentir cependant sur la dernière période. Le secteur perd 600 salariés ce trimestre, soit une baisse de - 0,4 %, proche de la tendance nationale (- 0,5 %). Au niveau départemental, les pertes d'emploi ne dépassent pas 50 salariés, à l'exception de la Loire ou de l'Allier où elles sont un peu plus importantes. Sur un an, les pertes régionales s'élèvent à 5 100 salariés, soit une régression de - 2,9 %, là encore dans la tendance nationale.

Le dynamisme du commerce ne s’est pas démenti tout au long de l’année. Ce trimestre, on compte 2 300 salariés supplémentaires dans le secteur, soit une progression de + 0,6 %, le double de celle enregistrée dans l’ensemble du pays. C’est dans les départements alpins, le Rhône, la Loire, le Cantal et l’Allier que les progressions d’emploi du secteur sont les plus fortes.

Sur un an, le commerce compte 6 600 salariés supplémentaires, soit là encore une hausse nettement plus soutenue dans la région (+ 1,8 %) qu'au niveau national (+ 0,8 %).

L'emploi des services marchands hors intérim progresse de manière plus marquée qu'au trimestre précédent : le secteur compte 4 900 salariés supplémentaires soit + 0,6 %, là encore deux fois plus que dans l’ensemble du pays. Les gains d’emploi sont importants en Savoie, dans la Loire, et dans une moindre mesure dans le Rhône, l’Ain et l’Allier.

En glissement annuel, la région compte 12 300 salariés de plus dans les services, soit une progression de + 1,5 %, contre + 1,2 % au niveau national. Les gains sont importants pour l'information et la communication, l'hébergement-restauration, les activités financières et d'assurance et les activités scientifiques et techniques. En revanche, le nombre de salariés de l’immobilier et des transports ne varie pas.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,99 99,55 100,36 100,44
T3 2005 102,11 99,17 100,72 100,75
T4 2005 103,1 98,57 100,72 100,73
T1 2006 104,25 98,28 100,85 101,24
T2 2006 105,65 98 101,66 101,6
T3 2006 106,75 97,63 102,11 102
T4 2006 108,03 97,22 102,39 101,93
T1 2007 108,92 97,06 102,77 102,3
T2 2007 109,97 97,07 103,15 102,78
T3 2007 111,51 96,66 104,09 103,32
T4 2007 112,59 96,32 104,27 103,34
T1 2008 112,62 96,07 104,72 102,87
T2 2008 112,57 95,36 104,49 102,8
T3 2008 113,05 95,13 104,36 102,63
T4 2008 112,7 94,21 104,35 102,44
T1 2009 111,72 92,82 104,06 102,04
T2 2009 111,52 91,14 103,86 101,58
T3 2009 110,24 89,75 103,63 100,99
T4 2009 109,58 88,92 104,05 100,94
T1 2010 109,35 87,91 103,89 101,38
T2 2010 109,14 87,49 104,25 101,67
T3 2010 109,01 87,18 104,9 102,13
T4 2010 109,04 86,93 105,29 102,24
T1 2011 108,86 87,06 105,61 102,45
T2 2011 108,77 87,01 106,2 102,89
T3 2011 108,54 86,94 106,11 102,83
T4 2011 108,39 86,85 106,68 103,29
T1 2012 108,86 86,62 107,02 103,45
T2 2012 108,47 86,49 107,25 103,7
T3 2012 108,59 86,43 107,61 103,99
T4 2012 108,27 86,19 107,34 103,29
T1 2013 107,76 86,06 107,38 103,09
T2 2013 107,69 85,76 107,27 102,52
T3 2013 107,6 85,77 107,75 102,71
T4 2013 107,4 85,63 108,16 103,2
T1 2014 107,21 85,56 108,29 103
T2 2014 106,46 85,38 108,2 102,87
T3 2014 105,6 85,04 108,31 102,78
T4 2014 104,39 85 108,74 102,72
T1 2015 103,35 84,88 108,93 103,04
T2 2015 102,52 84,8 109,44 103,42
T3 2015 101,77 84,45 109,81 103,93
T4 2015 101,41 84,23 110,48 104,59
  • Note : données CVS, en fin de trimestre ; données provisoires pour le quatrième trimestre 2015.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Le taux de chômage est quasiment stable depuis un an en Auvergne-Rhône-Alpes

Le taux de chômage de la région Auvergne-Rhône-Alpes diminue d’un dixième de point au quatrième trimestre 2015 et s’établit à 8,9 % de la population active. Depuis un an, le taux de chômage est quasiment stable, comme au niveau de la France métropolitaine.

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

En %
Évolution du taux de chômage
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 7,2 8,3
T2 2005 7,3 8,4
T3 2005 7,5 8,6
T4 2005 7,5 8,7
T1 2006 7,5 8,7
T2 2006 7,4 8,6
T3 2006 7,3 8,5
T4 2006 6,9 8,0
T1 2007 7,0 8,1
T2 2007 6,8 7,8
T3 2007 6,7 7,6
T4 2007 6,2 7,2
T1 2008 5,9 6,8
T2 2008 6,1 6,9
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,6 7,4
T1 2009 7,5 8,2
T2 2009 8,2 8,8
T3 2009 8,1 8,8
T4 2009 8,5 9,2
T1 2010 8,3 9,0
T2 2010 8,1 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,7
T2 2011 7,7 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,3 9,3
T3 2012 8,4 9,4
T4 2012 8,7 9,7
T1 2013 8,9 9,9
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,6 9,7
T3 2014 8,8 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,9 10,0
T2 2015 8,9 10,0
T3 2015 9,0 10,1
T4 2015 8,9 10,0
  • Note : données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

L’écart entre la région et le niveau national est de l'ordre d'un point. Auvergne-Rhône-Alpes fait partie des régions où le taux de chômage est le plus bas, mais les disparités départementales sont fortes, avec des taux s'étageant entre 6,5 % de la population active dans le Cantal et 11,3 % dans la Drôme. Sur le dernier trimestre, les taux fléchissent légèrement (0,1 à 0,2 point) dans tous les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes, sauf dans l'Ain, l'Isère et le Puy-de-Dôme où il ne varie pas. Sur un an, le taux varie très peu, de - 0,1 à + 0,1 point dans la plupart des départements de la région. La variation est à peine plus accentuée, à la hausse dans l'Isère (+ 0,2 point), à la baisse dans le Rhône (- 0,2 point) et la Savoie (- 0,3 point).

Figure_6 – Taux de chômage dans les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes

  • Note de lecture : L'évolution du taux de chômage sur un an dans le Rhône est de - 0,2 point.
  • Note : données provisoires pour le 4e trimestre 2015
  • Source : Insee, taux de chômage localisé (Auvergne-Rhône-Alpes) et au sens du BIT (France)

Les mises en chantier chutent en Auvergne-Rhône-Alpes au quatrième trimestre 2015

Au quatrième trimestre 2015, les autorisations de construire augmentent en Auvergne-Rhône-Alpes de + 2,6 % (- 3,1 % au trimestre précédent), élevant les autorisations à un niveau de 51 000 logements en rythme annuel. Pour la France métropolitaine, la hausse est aussi de + 2,6 % au quatrième trimestre, faisant suite à une progression de + 0,9 % au troisième trimestre. Le nombre de logements autorisés s’établit ainsi à 363 700 logements en rythme annuel.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements autorisés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,99 100,47
mars 2005 100,99 101,51
avril 2005 100,85 102,29
mai 2005 100,99 102,8
juin 2005 101,55 104,19
juil. 2005 103,25 105,05
août 2005 102,82 105,52
sept. 2005 102,82 106,38
oct. 2005 103,95 106,52
nov. 2005 104,24 106,97
déc. 2005 104,66 108,38
janv. 2006 106,36 109,42
févr. 2006 108,19 110,71
mars 2006 110,59 112,44
avril 2006 113,28 113,42
mai 2006 113,7 114,81
juin 2006 114,55 115,55
juil. 2006 115,25 116,39
août 2006 115,25 117,06
sept. 2006 116,95 116,57
oct. 2006 116,67 118
nov. 2006 118,22 118,96
déc. 2006 119,21 118,49
janv. 2007 118,08 117,9
févr. 2007 116,67 117,92
mars 2007 118,64 118,39
avril 2007 116,81 117,86
mai 2007 115,82 117,55
juin 2007 117,37 116,78
juil. 2007 120,2 117
août 2007 121,47 116,82
sept. 2007 122,46 116,53
oct. 2007 122,46 115,79
nov. 2007 120,9 113,69
déc. 2007 120,34 112,44
janv. 2008 120,76 112,22
févr. 2008 123,02 111,89
mars 2008 119,07 110,3
avril 2008 117,66 109,5
mai 2008 116,81 108,32
juin 2008 111,16 106,13
juil. 2008 107,49 103,66
août 2008 105,08 101,23
sept. 2008 102,26 99,67
oct. 2008 99,29 97,49
nov. 2008 96,89 95,63
déc. 2008 91,67 92,83
janv. 2009 88,56 90,05
févr. 2009 83,62 86,45
mars 2009 80,65 83,57
avril 2009 78,81 81,3
mai 2009 75,99 78,65
juin 2009 76,13 76,73
juil. 2009 74,58 75,6
août 2009 72,88 74,74
sept. 2009 71,75 74,11
oct. 2009 69,63 73,21
nov. 2009 70,48 73,38
déc. 2009 70,9 74,09
janv. 2010 71,75 74,74
févr. 2010 72,6 76,48
mars 2010 76,41 78,99
avril 2010 80,37 80,94
mai 2010 81,5 83,02
juin 2010 83,62 85,37
juil. 2010 86,58 87,56
août 2010 87,85 88,9
sept. 2010 89,12 90,44
oct. 2010 90,54 91,07
nov. 2010 90,25 91,6
déc. 2010 91,95 92,81
janv. 2011 92,37 94,32
févr. 2011 94,21 94,5
mars 2011 92,51 94,01
avril 2011 90,11 93,95
mai 2011 92,09 95,42
juin 2011 91,81 95,77
juil. 2011 92,23 96,34
août 2011 95,48 97,59
sept. 2011 96,47 99,35
oct. 2011 98,73 100,04
nov. 2011 98,73 101,14
déc. 2011 100,28 102,19
janv. 2012 101,69 101,98
févr. 2012 100 102,17
mars 2012 100,56 101,88
avril 2012 102,4 102,21
mai 2012 102,26 100,76
juin 2012 103,25 100,39
juil. 2012 100,71 99,53
août 2012 99,29 99,59
sept. 2012 97,74 97,55
oct. 2012 96,89 97
nov. 2012 98,31 95,95
déc. 2012 95,62 94,26
janv. 2013 95,2 94,44
févr. 2013 97,46 95,95
mars 2013 98,02 96,47
avril 2013 95,62 94,91
mai 2013 93,64 92,91
juin 2013 91,38 91,17
juil. 2013 90,82 89,17
août 2013 87,99 86,33
sept. 2013 86,58 84,7
oct. 2013 87,57 84,16
nov. 2013 87,01 83,35
déc. 2013 87,71 82,55
janv. 2014 86,86 80,47
févr. 2014 84,75 77,38
mars 2014 84,04 76,3
avril 2014 82,49 75,13
mai 2014 80,79 75,17
juin 2014 81,92 75,11
juil. 2014 82,34 75,4
août 2014 81,64 75,15
sept. 2014 82,2 75,32
oct. 2014 77,97 74,32
nov. 2014 76,41 73,48
déc. 2014 75,56 73,27
janv. 2015 74,58 72,82
févr. 2015 73,73 72,17
mars 2015 71,89 71,21
avril 2015 71,89 71,76
mai 2015 72,03 71,29
juin 2015 71,33 72,09
juil. 2015 70,2 71,88
août 2015 70,2 72,62
sept. 2015 69,63 73,07
oct. 2015 72,18 73,46
nov. 2015 72,6 74,95
déc. 2015 70,9 76,05
janv. 2016 71,19 76,67
févr. 2016 72,6 78,1
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements autorisés

Le nombre de mises en chantier de logements en Auvergne-Rhône-Alpes diminue de - 2,4 % au quatrième trimestre 2015 (après + 0,5 % au troisième trimestre). Le niveau des mises en chantier s’élève ainsi à 50 400 logements en rythme annuel. Pour l'ensemble de la France métropolitaine, le nombre de logements commencés au quatrième trimestre 2015 augmente de + 1,2 % (après + 0,7 % au troisième trimestre), pour atteindre un niveau de 334 300 logements commencés en rythme annuel.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,88 100,44
mars 2005 101,58 101,6
avril 2005 101,93 102,22
mai 2005 104,75 104,47
juin 2005 105,62 105,5
juil. 2005 105,45 105,82
août 2005 106,15 106,49
sept. 2005 108,44 108,07
oct. 2005 110,02 109,18
nov. 2005 110,54 109,28
déc. 2005 110,37 110,64
janv. 2006 111,25 110,86
févr. 2006 112,3 111,55
mars 2006 112,48 112,31
avril 2006 113,71 113,43
mai 2006 112,65 113,77
juin 2006 112,83 114,96
juil. 2006 113,01 115,35
août 2006 112,83 115,92
sept. 2006 111,95 115,72
oct. 2006 113,18 116,44
nov. 2006 114,24 117,42
déc. 2006 116,87 117,05
janv. 2007 116,17 117,08
févr. 2007 115,47 117,08
mars 2007 116,7 116,78
avril 2007 116,87 116,49
mai 2007 116,52 116,04
juin 2007 117,93 115,75
juil. 2007 120,74 117,3
août 2007 120,21 116,56
sept. 2007 121,44 116,49
oct. 2007 121,27 117
nov. 2007 120,74 116,36
déc. 2007 118,1 116,16
janv. 2008 118,98 115,89
févr. 2008 120,04 115,84
mars 2008 119,86 114,44
avril 2008 116,7 113,15
mai 2008 115,82 111,38
juin 2008 114,76 109,23
juil. 2008 110,37 106,32
août 2008 110,02 105,4
sept. 2008 107,21 103,36
oct. 2008 105,45 100,25
nov. 2008 101,58 97,01
déc. 2008 100,7 94,6
janv. 2009 97,19 91,34
févr. 2009 92,09 88,03
mars 2009 88,75 85,83
avril 2009 86,99 84,01
mai 2009 84,53 82,01
juin 2009 82,95 80,55
juil. 2009 84,01 80,55
août 2009 83,3 80,68
sept. 2009 82,95 79,42
oct. 2009 80,67 78,78
nov. 2009 83,66 80,18
déc. 2009 84,36 82,4
janv. 2010 83,48 82,5
févr. 2010 84,36 83
mars 2010 86,12 84,25
avril 2010 88,22 84,9
mai 2010 89,63 86,33
juin 2010 89,81 87,56
juil. 2010 90,86 88,23
août 2010 93,15 89,07
sept. 2010 94,73 91,46
oct. 2010 97,89 94,35
nov. 2010 101,58 96,87
déc. 2010 105,62 98,47
janv. 2011 108,08 99,85
févr. 2011 109,14 100,79
mars 2011 109,14 101,75
avril 2011 107,56 101,97
mai 2011 108,08 103,01
juin 2011 106,33 101,75
juil. 2011 104,75 101,31
août 2011 103,51 100,74
sept. 2011 103,87 100,22
oct. 2011 102,81 99,19
nov. 2011 103,34 101,01
déc. 2011 102,81 102,42
janv. 2012 102,64 101,85
févr. 2012 102,64 101,85
mars 2012 103,51 102,27
avril 2012 103,16 101,14
mai 2012 101,76 99,19
juin 2012 102,28 99,58
juil. 2012 101,58 99,21
août 2012 101,41 98,89
sept. 2012 99,82 97,41
oct. 2012 100 96,87
nov. 2012 97,01 93,14
déc. 2012 95,43 92,25
janv. 2013 95,61 92,62
févr. 2013 96,13 93,31
mars 2013 95,43 92,94
avril 2013 96,84 94,37
mai 2013 98,24 95,34
juin 2013 98,95 95,29
juil. 2013 100,18 95,14
août 2013 99,82 94,64
sept. 2013 99,65 94,55
oct. 2013 98,07 93,16
nov. 2013 95,78 92,15
déc. 2013 92,44 89,46
janv. 2014 91,74 88,75
févr. 2014 90,69 87,04
mars 2014 88,58 85,27
avril 2014 87,7 84,25
mai 2014 86,82 82,97
juin 2014 85,24 82,31
juil. 2014 84,89 82,01
août 2014 84,18 81,76
sept. 2014 83,3 81,02
oct. 2014 83,13 80,73
nov. 2014 84,71 80,82
déc. 2014 87,87 81,44
janv. 2015 87,35 81
févr. 2015 86,64 81,1
mars 2015 86,82 81,02
avril 2015 86,29 80,58
mai 2015 85,94 80,36
juin 2015 87,7 80,75
juil. 2015 86,64 80,48
août 2015 86,64 80,87
sept. 2015 87,17 81,81
oct. 2015 86,82 82,13
nov. 2015 85,41 82,13
déc. 2015 82,6 82,77
janv. 2016 82,78 83,09
févr. 2016 83,83 83,22
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Au quatrième trimestre 2015, le nombre de nuitées hôtelières diminue modérément en Auvergne-Rhône-Alpes

Au quatrième trimestre 2015, la fréquentation hôtelière d’Auvergne-Rhône-Alpes diminue de - 1,0 % par rapport au quatrième trimestre de 2014 et atteint 4,3 millions de nuitées. La baisse concerne le mois de décembre, alors qu’octobre et novembre sont en hausse modérée. Les progressions avaient été de + 7,1 % et + 5,0 % aux deuxième et troisième trimestres. Par département, le nombre de nuitées recule de - 2,5 % dans le Rhône, une baisse à laquelle a contribué l’annulation de la fête des lumières. Les nuitées reculent également dans l’Isère (- 5,6 %), tandis qu’elles progressent de + 1,2 % en Haute-Savoie. La part des nuitées étrangères reste quasiment stable (+ 0,3 point) dans l’ensemble de la région tandis que le taux d’occupation des chambres perd 2 points (passant de 52 % à 50 %).

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En milliers
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
2014 2015 Moyenne des années 2011 à 2014
Janvier 1 753 1 887 1 811
Février 2 062 2 265 2 103
Mars 2 158 2 216 2 244
Avril 1 580 1 675 1 619
Mai 1 506 1 653 1 551
Juin 1 804 1 909 1 882
Juillet 2 176 2 401 2 346
Août 2 535 2 560 2 485
Septembre 1 743 1 818 1 783
Octobre 1 502 1 507 1 485
Novembre 1 124 1 149 1 192
Décembre 1 704 1 632 1 661
  • Note : données mensuelles brutes.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2012 ont été rétropolées
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Au quatrième trimestre 2015, les exportations d’Auvergne-Rhône-Alpes redémarrent

En moyenne glissante sur les quatre derniers trimestres, du premier au quatrième de 2015, les exportations de la région Auvergne-Rhône-Alpes augmentent nettement (+ 1,3 %, à 15,7 milliards d’euros), après une hausse plus modérée (+ 0,8 %) au cours de la période précédente. Pour l’ensemble de la France métropolitaine, la progression s’établit à + 0,6 % (à 111,2 milliards d’euros), après + 0,8 % au troisième trimestre.

Les exportations de la région en équipements mécaniques, matériel électrique et électronique augmentent de + 0,5 % en moyenne glissante sur les quatre derniers trimestres, à un rythme ralenti par rapport à la période précédente (+ 1,2 %). Le rythme d’accroissement des exportations des produits des industries agro-alimentaires accélère au contraire (+ 3,7 % après + 1,2 %). Les exportations de produits pharmaceutiques se redressent franchement (+ 4,3 % après - 5,4 %)

Sur la même période, les exportations à destination de l’Union Européenne poursuivent leur croissance (+ 1,8 % après + 1,1 %). Celles vers le continent américain ralentissent (+ 1,5 % après + 3,3 %), tout comme, plus nettement encore, celles vers l’Asie (+ 0,3 % après + 2,1 %).

Figure 10 – Évolution des montants des exportations

En milliards d'euros
Évolution des montants des exportations
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2006 9,7 92,2
T2 2006 9,9 94,7
T3 2006 10,1 96,1
T4 2006 10,4 97,7
T1 2007 10,6 98,3
T2 2007 10,9 98,5
T3 2007 11,0 99,7
T4 2007 11,1 100,4
T1 2008 11,3 101,9
T2 2008 11,5 103,3
T3 2008 11,8 104,5
T4 2008 11,7 103,2
T1 2009 11,3 97,8
T2 2009 10,7 92,1
T3 2009 10,2 87,9
T4 2009 10,1 85,4
T1 2010 10,4 87,3
T2 2010 10,9 91,0
T3 2010 11,4 94,1
T4 2010 11,8 97,5
T1 2011 12,7 100,8
T2 2011 13,4 102,7
T3 2011 13,6 103,9
T4 2011 13,9 105,2
T1 2012 13,9 106,5
T2 2012 13,7 107,0
T3 2012 13,8 108,0
T4 2012 13,8 108,6
T1 2013 13,5 107,7
T2 2013 13,4 107,9
T3 2013 13,2 107,3
T4 2013 13,1 107,0
T1 2014 13,2 106,8
T2 2014 13,1 106,2
T3 2014 13,2 106,2
T4 2014 13,2 106,9
T1 2015 13,4 107,8
T2 2015 13,7 109,7
T3 2015 13,9 110,6
T4 2015 14,0 111,2
  • Note : données trimestrielles brutes en glissement sur quatre trimestres
  • Source : douanes

Figure 10 – Évolution des montants des exportations

Encadrés

En France, inflation nulle et pouvoir d’achat dynamique

En France, au 4e trimestre 2015, la croissance a atteint + 0,3 %, portée par la progression de la production manufacturière entraînant celle des services marchands. L’emploi salarié marchand a accéléré, notamment l’emploi intérimaire qui progresse vivement depuis trois trimestres. Dans le même temps, le taux de chômage a légèrement reculé, à 10,0 % en France métropolitaine. Côté demande, la consommation des ménages a été affectée par les attentats et les températures douces tandis que l’investissement des entreprises a accéléré après trois trimestres de hausse déjà soutenue. Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance, trouvant sa contrepartie dans une forte contribution positive des variations de stocks, pour le deuxième trimestre consécutif. Soutenu par une inflation nulle, le pouvoir d’achat des ménages a crû de 1,8 % en 2015, un rythme inégalé depuis 2007. Au premier semestre 2016, la croissance française gagnerait un peu de tonus (+0,4 % par trimestre).

Contexte international : L’activité a ralenti dans les économies avancées.

Dans les pays émergents, l’activité a progressé faiblement au quatrième trimestre 2015, concluant une année morose. Les grands exportateurs de matières premières ont pâti de la chute des cours. Le ralentissement des importations des pays émergents, notamment en Asie, a freiné le commerce mondial.

Les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance de fin d’année. Dans la zone euro, l’activité a ainsi crû modérément, au même rythme qu’au troisième trimestre 2015. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la nouvelle baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au premier semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d'une légère accélération dans la zone euro.

Pour en savoir plus

« Inflation nulle, pouvoir d'achat dynamique », Note de conjoncture nationale, mars 2016