L'activité résiste

Pierre-Jean Chambard et Michel Poinsard

La reprise reste modérée ce trimestre en Auvergne-Rhône-Alpes. Les exportations progressent à un rythme moins soutenu. Les mises en chantier de logements diminuent de nouveau, moins que précédemment cependant. En revanche, l'activité hôtelière progresse, et l’emploi salarié marchand reste bien orienté. Toutefois, les gains d'emplois sont moins importants qu'au trimestre précédent. Le tertiaire marchand, en particulier l'emploi intérimaire, est de nouveau à la hausse, mais la construction et l'industrie perdent des salariés. Le taux de chômage régional aumente lègèrement après quatre trimestres de stabilité.

Insee Conjoncture Auvergne-Rhône-Alpes
No 1
Paru le : 26/01/2016

Des gains d'emploi dans les Savoie, le Puy-de-Dôme et le Rhône

Après le fort rebond du second trimestre, l'emploi salarié marchand non agricole régional enregistre une hausse plus modérée au troisième trimestre 2015 : la région compte 2 100 emplois supplémentaires, soit une augmentation de + 0,1 %, alors que l'emploi est stable au niveau national. Ce trimestre encore, c'est le tertiaire marchand, en particulier l'intérim, qui explique cette progression. En revanche, l'industrie renoue avec les pertes d'emploi, et la dégradation perdure dans la construction. Sur un an, la région gagne 13 700 emplois - dont 7 800 emplois intérimaires -, soit une hausse de + 0,7 %, contre + 0,2 % au niveau national.

La Savoie gagne 900 emplois, soit une progression de + 0,8 %, la plus forte dans la région ce trimestre. Le Puy-de-Dôme (+ 0,4 %), la Haute-Savoie (+ 0,3 %), et dans une moindre mesure le Rhône (+ 0,2 %) enregistrent également des gains d'emploi supérieurs à la moyenne régionale. L'Allier, la Drôme et le Cantal voient au contraire leur emploi régresser de - 0,5 %, la Loire de - 0,3 %. Les variations trimestrielles sont limitées à une centaine d'emplois dans les autres départements de la région, à la baisse en Ardèche, à la hausse dans l'Ain, l'Isère et la Haute-Loire.

En glissement annuel, les gains d'emploi sont importants dans le Rhône, qui affiche une progression de + 1,7 %, soit quasiment 10 000 salariés supplémentaires en un an, mais aussi en Savoie (+ 1,3 %) et Haute-Savoie (+ 0, 9 %). La progression de l'emploi est dans la tendance régionale dans la Haute-Loire, l'Ain et le Puy-de-Dôme, alors que l'Isère, l'Ardèche et la Drôme maintiennent leur niveau d'emploi. Trois départements, l'Allier (- 1,1 %), la Loire (- 0,6 %) et le Cantal (- 0,7 %) perdent des salariés.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,2 100,06
T3 2005 100,34 100,18
T4 2005 100,28 100,32
T1 2006 100,42 100,43
T2 2006 101,08 101
T3 2006 101,34 101,38
T4 2006 101,45 101,44
T1 2007 102,12 102,25
T2 2007 102,43 102,48
T3 2007 102,87 102,85
T4 2007 102,71 103,06
T1 2008 103,21 103,32
T2 2008 102,49 102,89
T3 2008 102,1 102,57
T4 2008 101,14 101,85
T1 2009 99,82 100,78
T2 2009 99,16 100,28
T3 2009 98,7 100,01
T4 2009 98,99 100,1
T1 2010 98,74 100,02
T2 2010 99,09 100,08
T3 2010 99,54 100,29
T4 2010 99,98 100,51
T1 2011 100,23 100,8
T2 2011 100,48 101,05
T3 2011 100,32 100,97
T4 2011 100,37 100,95
T1 2012 100,5 100,99
T2 2012 100,44 100,84
T3 2012 100,5 100,63
T4 2012 100,08 100,35
T1 2013 100,04 100,3
T2 2013 99,85 99,86
T3 2013 99,96 100
T4 2013 100,13 100,06
T1 2014 100,04 99,89
T2 2014 99,97 99,85
T3 2014 99,62 99,57
T4 2014 99,98 99,68
T1 2015 99,85 99,63
T2 2015 100,23 99,82
T3 2015 100,34 99,81
  • Champ : emploi salarié marchand en fin de trimestre (hors agriculture et salariés des particuliers employeurs) ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Nouvelle hausse de l'emploi intérimaire

La progression de l'emploi intérimaire est moindre qu'au trimestre précédent (+ 5,0 %), mais elle demeure forte. Le secteur gagne 2 800 emplois en Auvergne - Rhône-Alpes (+ 3,7 %). Au niveau national, l'évolution est un peu moins importante (+ 3,0 %). Tout comme au trimestre précédent, cette hausse de l'emploi intérimaire régional, recensé dans le tertiaire marchand, mais dont les missions s'exercent pour moitié dans l'industrie et pour un peu moins d'une sur cinq dans la construction, vient nuancer les évolutions médiocres de ces secteurs. L'emploi intérimaire était au contraire en net repli il y a un an, c'est pourquoi, en glissement annuel, la progression du nombre de salariés est très forte, tant dans la région (+ 10,9 %) qu'au niveau national (+ 9,5 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,8 99,86
T3 2005 99,93 101,93
T4 2005 100,66 102,6
T1 2006 101,65 101,7
T2 2006 105,3 107,36
T3 2006 105,94 107,31
T4 2006 105,13 105,31
T1 2007 114,74 114,93
T2 2007 114,49 112,47
T3 2007 112,31 110,87
T4 2007 106,38 109,72
T1 2008 113,22 114,35
T2 2008 104,77 106,28
T3 2008 98,14 99,93
T4 2008 83,19 86,9
T1 2009 67,4 73,86
T2 2009 67,03 75,59
T3 2009 71,72 79,59
T4 2009 80,51 84,27
T1 2010 83,87 88,79
T2 2010 90,62 93,33
T3 2010 95,02 97,12
T4 2010 102,16 100,83
T1 2011 102,94 101,31
T2 2011 101,56 101,53
T3 2011 100,11 100,49
T4 2011 94,76 96,54
T1 2012 93,16 95,18
T2 2012 90,25 91,84
T3 2012 87,21 88,09
T4 2012 83,9 86,04
T1 2013 87,07 88,45
T2 2013 89,27 87,24
T3 2013 90,28 88,99
T4 2013 92,45 91,72
T1 2014 90,32 89,18
T2 2014 92,7 91,4
T3 2014 87,86 87,7
T4 2014 91,97 91,81
T1 2015 89,43 89,87
T2 2015 93,94 93,28
T3 2015 97,44 96,05
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

L'emploi reste bien orienté dans le tertiaire marchand

Figure 3 – Évolution de l’emploi salarié privé par secteur (hors agriculture)

Évolution de l’emploi salarié privé par secteur (hors agriculture)
Secteur d'activités Effectif au 3e trimestre 2015 Évolution par rapport au 2e trimestre 2015
En effectif En % France métropolitaine (en %)
Industrie 479 900 -2 300 -0,5 -0,5
Construction 173 300 -1 400 -0,8 -0,8
Tertiaire marchand (1)+(2)+(3) 1 264 300 5 800 0,5 0,2
(1) Commerce 364 600 1 700 0,5 0,5
(2) Services hors intérim 820 100 1 300 0,2 0,1
(3) Intérim 79 600 2 800 3,7 3,0
Ensemble 1 917 500 2 100 0,1 0,0
  • Champ : emploi salarié marchand en fin de trimestre (hors agriculture et salariés des particuliers employeurs) ; données corrigées des variations saisonnières - Données provisoires
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Alors que les pertes d'emploi dans l'industrie sont restées contenues au cours des trois précédents trimestres, le secteur renoue avec d'importantes pertes d'emploi : elles atteignent 2 300 salariés (- 0,5 %) au troisième trimestre 2015. Ce constat doit cependant être nuancé d'une part en raison de l'importance des missions d'intérim dans l'industrie, évoquée ci-dessus, d'autre part du fait d'importants transferts d'activité de plusieurs établissements dans le cadre de restructurations. L'emploi industriel se replie dans les mêmes proportions (- 0,5 %) à l'échelle du pays. A l'exception du Puy-de-Dôme, tous les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes enregistrent des pertes d'emplois industriels. En glissement annuel, la dégradation reste moins importante dans la région (- 0,6 %) qu'à l'échelle du pays (- 1,3 %).

Depuis un an et demi, la situation de l'emploi salarié marchand se dégrade régulièrement dans le secteur de la construction. La baisse, un peu moins importante que précédemment atteint, avec 1400 emplois perdus, - 0,8 % au troisième trimestre, comme au niveau national. Le nombre de salariés du secteur varie peu en Savoie et dans le sud-ouest de la région (Ardèche, Haute-Loire et Cantal). En revanche, les autres départements d'Auvergne-Rhône-Alpes voient leur nombre de salariés diminuer dans ce secteur. Sur un an, les pertes régionales s'élèvent à 6 500 salariés, soit une régression de - 3,6 %, là encore dans la tendance nationale.

Le commerce connaît pour le troisième trimestre consécutif de nets gains d'emploi : le secteur compte 1 700 salariés supplémentaires, soit une progression de + 0,5 %, identique à celle relevée au niveau national. Ceux-ci proviennent pour partie du transfert d'emplois industriels évoqué plus haut. Les plus fortes progressions de l'emploi du commerce concernent l'est de la région (départements de Savoie, Ain et Isère) ainsi que l'Ardèche. Sur un an, l'évolution est nettement plus favorable dans la région (+ 1,1 %) qu'au niveau national (+ 0,3 %).

Les gains d'emploi des services marchands hors intérim sont moins importants qu'au trimestre précédent. Cependant, avec 1 300 salariés supplémentaires, l'emploi du secteur évolue de manière plus favorable ce trimestre dans la région (+ 0,2 %) qu'au niveau national (+ 0,1 %).

Le nombre de salariés des services marchands hors intérim est en augmentation dans le Puy-de-Dôme, l'Ardèche, la Savoie et le Rhône. Il diminue au contraire dans l'Allier et en Haute-Savoie. Ses variations sont d'amplitude limitée dans les autres départements de la région. En glissement annuel, la région compte 11 500 salariés de plus dans le secteur, soit une progression de + 1,4 %, là encore plus favorable qu'au niveau national (+ 0,8 %).

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,99 99,55 100,37 100,44
T3 2005 102,11 99,17 100,71 100,75
T4 2005 103,1 98,57 100,72 100,73
T1 2006 104,25 98,28 100,85 101,24
T2 2006 105,65 98 101,66 101,6
T3 2006 106,75 97,63 102,1 102
T4 2006 108,02 97,22 102,38 101,93
T1 2007 108,92 97,06 102,78 102,31
T2 2007 109,97 97,07 103,16 102,78
T3 2007 111,51 96,66 104,08 103,32
T4 2007 112,59 96,32 104,25 103,34
T1 2008 112,62 96,07 104,74 102,87
T2 2008 112,57 95,36 104,49 102,8
T3 2008 113,04 95,13 104,36 102,63
T4 2008 112,7 94,21 104,33 102,44
T1 2009 111,73 92,82 104,08 102,04
T2 2009 111,52 91,14 103,86 101,58
T3 2009 110,24 89,75 103,63 100,99
T4 2009 109,58 88,92 104,03 100,94
T1 2010 109,36 87,91 103,9 101,38
T2 2010 109,14 87,5 104,26 101,67
T3 2010 109 87,18 104,9 102,13
T4 2010 109,04 86,92 105,28 102,24
T1 2011 108,87 87,05 105,61 102,45
T2 2011 108,76 87 106,19 102,88
T3 2011 108,53 86,93 106,1 102,83
T4 2011 108,4 86,84 106,67 103,29
T1 2012 108,87 86,65 107,04 103,46
T2 2012 108,46 86,54 107,27 103,7
T3 2012 108,57 86,46 107,63 104
T4 2012 108,29 86,17 107,33 103,3
T1 2013 107,69 85,94 107,25 103,1
T2 2013 107,5 85,48 107,01 102,48
T3 2013 107,29 85,29 107,28 102,66
T4 2013 107,08 85 107,58 103,18
T1 2014 106,87 84,92 107,67 102,96
T2 2014 106,07 84,75 107,58 102,77
T3 2014 105,18 84,38 107,67 102,68
T4 2014 104,1 84,37 108,16 102,73
T1 2015 103,03 84,3 108,33 103,02
T2 2015 102,15 84,24 108,83 103,34
T3 2015 101,35 83,83 109,1 103,81
  • Champ : emploi salarié marchand en fin de trimestre (hors agriculture et salariés des particuliers employeurs) ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur

Le taux de chômage régional augmente légèrement après quatre trimestres de stabilité

Le taux de chômage régional atteint 9,1 % de la population active au troisième trimestre 2015, soit une hausse de 0,2 point après quatre trimestres de stabilité. Auvergne-Rhône-Alpes fait partie des quatre régions françaises où ce taux est le plus bas. Pour la France métropolitaine, le taux du troisième trimestre 2015 atteint 10,2 %, soit là encore une hausse de 0,2 point après quatre trimestres sans changement.

Figure 5 – Évolution du Taux de chômage

En %, CVS
Évolution du Taux de chômage
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
T1 2005 7,2 8,3
T2 2005 7,3 8,4
T3 2005 7,4 8,6
T4 2005 7,5 8,7
T1 2006 7,5 8,7
T2 2006 7,4 8,6
T3 2006 7,3 8,5
T4 2006 6,9 8,0
T1 2007 7,0 8,1
T2 2007 6,8 7,8
T3 2007 6,6 7,6
T4 2007 6,2 7,2
T1 2008 5,9 6,8
T2 2008 6,1 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,7 7,4
T1 2009 7,5 8,2
T2 2009 8,2 8,8
T3 2009 8,1 8,8
T4 2009 8,5 9,2
T1 2010 8,3 9,0
T2 2010 8,1 8,9
T3 2010 8,0 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,7
T2 2011 7,7 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,3 9,3
T3 2012 8,4 9,4
T4 2012 8,7 9,7
T1 2013 8,9 9,9
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,6 9,7
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 8,9 10,1
T1 2015 8,9 10,0
T2 2015 8,9 10,0
T3 2015 9,1 10,2
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage localisé (Auvergne-Rhône-Alpes) et au sens du BIT (France)

Figure 5 – Évolution du Taux de chômage

La progression trimestrielle du taux de chômage est plus faible que la tendance régionale pour l'Ain et la Savoie. La hausse est en revanche plus importante dans le sud-est de la région (Ardèche, Drôme et Isère), ainsi que dans l'Allier. Sur un an, c'est dans les quatre mêmes départements que le chômage augmente le plus.

Figure 6 – Taux de chômage dans les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes

Taux de chômage dans les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes
Taux (en %) Évolution sur 1 an (en point)
Ardèche 11,1 0,5
Drôme 11,6 0,5
Isère 8,8 0,5
Allier 11,0 0,4
Loire 10,4 0,3
Puy-de-Dôme 9,0 0,3
Ain 7,4 0,2
Cantal 6,7 0,2
Haute-Savoie 7,7 0,2
Rhône 9,5 0,2
Haute-Loire 8,6 0,1
Savoie 8,1 0,1
Auvergne-Rhône-Alpes 9,1 0,2
France métropolitaine 10,2 0,2
  • Note : ordre décroissant des évolutions sur un an - Données provisoires
  • Source : Insee, taux de chômage localisé (Auvergne-Rhône-Alpes) et au sens du BIT (France)

Les mises en chantier diminuent faiblement en Auvergne-Rhône-Alpes au troisième trimestre 2015

Au troisième trimestre 2015, le nombre de mises en chantier de logements en Auvergne-Rhône-Alpes diminue de - 0,2 % (après - 0,4 % au deuxième trimestre). Le niveau des mises en chantier s'élève ainsi à 50 700 logements en rythme annuel. Pour l'ensemble de la France métropolitaine, la baisse amorcée à la mi-2013 semble interrompue et le nombre de logements commencés au troisième trimestre 2015 augmente, de + 0,2 %, après - 0,4 % au deuxième trimestre (soit un niveau de 337 600 logements commencés annuellement).

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,88 100,44
mars 2005 101,58 101,6
avril 2005 101,93 102,22
mai 2005 104,75 104,47
juin 2005 105,62 105,5
juil. 2005 105,45 105,82
août 2005 106,15 106,49
sept. 2005 108,44 108,07
oct. 2005 110,02 109,18
nov. 2005 110,54 109,28
déc. 2005 110,37 110,64
janv. 2006 111,07 110,86
févr. 2006 112,3 111,53
mars 2006 112,3 112,31
avril 2006 113,71 113,43
mai 2006 112,65 113,77
juin 2006 112,83 114,96
juil. 2006 113,01 115,35
août 2006 112,83 115,92
sept. 2006 111,95 115,72
oct. 2006 113,18 116,44
nov. 2006 114,24 117,42
déc. 2006 116,87 117,05
janv. 2007 116,17 117,08
févr. 2007 115,47 117,05
mars 2007 116,7 116,78
avril 2007 116,87 116,49
mai 2007 116,52 116,04
juin 2007 117,93 115,75
juil. 2007 120,74 117,3
août 2007 120,21 116,56
sept. 2007 121,44 116,49
oct. 2007 121,27 117
nov. 2007 120,74 116,36
déc. 2007 118,1 116,16
janv. 2008 118,98 115,89
févr. 2008 120,04 115,84
mars 2008 119,86 114,44
avril 2008 116,7 113,15
mai 2008 115,82 111,38
juin 2008 114,76 109,23
juil. 2008 110,37 106,32
août 2008 110,02 105,4
sept. 2008 107,21 103,36
oct. 2008 105,45 100,22
nov. 2008 101,58 97,01
déc. 2008 100,7 94,6
janv. 2009 97,19 91,34
févr. 2009 92,09 88,03
mars 2009 88,75 85,83
avril 2009 87,17 84,01
mai 2009 84,53 82,01
juin 2009 82,95 80,55
juil. 2009 84,01 80,58
août 2009 83,48 80,68
sept. 2009 82,95 79,42
oct. 2009 80,67 78,8
nov. 2009 83,66 80,21
déc. 2009 84,36 82,43
janv. 2010 83,48 82,53
févr. 2010 84,36 83,02
mars 2010 86,12 84,3
avril 2010 88,22 84,95
mai 2010 89,63 86,33
juin 2010 89,81 87,51
juil. 2010 90,86 88,15
août 2010 93,15 88,97
sept. 2010 94,55 91,36
oct. 2010 97,89 94,25
nov. 2010 101,41 96,77
déc. 2010 105,62 98,4
janv. 2011 108,08 99,78
févr. 2011 109,31 100,84
mars 2011 109,31 101,73
avril 2011 107,91 102
mai 2011 108,08 102,86
juin 2011 106,5 101,78
juil. 2011 104,92 101,28
août 2011 103,69 100,77
sept. 2011 103,69 99,85
oct. 2011 102,46 98,74
nov. 2011 101,93 99,61
déc. 2011 100,35 100
janv. 2012 100,18 99,51
févr. 2012 100,35 99,65
mars 2012 100,53 99,58
avril 2012 100,7 99,19
mai 2012 100 98,05
juin 2012 100,7 98,57
juil. 2012 100 98,35
août 2012 99,82 98,05
sept. 2012 99,3 97,46
oct. 2012 99,47 96,96
nov. 2012 97,72 94,37
déc. 2012 97,01 94,37
janv. 2013 97,54 95,11
févr. 2013 98,24 95,83
mars 2013 98,42 96,17
avril 2013 99,47 97,11
mai 2013 100,88 97,93
juin 2013 101,93 98,08
juil. 2013 103,16 98
août 2013 102,99 97,51
sept. 2013 102,81 97,16
oct. 2013 101,41 96,1
nov. 2013 99,3 95,14
déc. 2013 96,31 92,72
janv. 2014 95,43 91,78
févr. 2014 94,2 90,03
mars 2014 92,27 88,3
avril 2014 91,39 87,19
mai 2014 90,16 85,69
juin 2014 88,4 84,85
juil. 2014 88,22 84,5
août 2014 87,52 84,33
sept. 2014 86,64 83,54
oct. 2014 86,47 83,14
nov. 2014 87,87 83,09
déc. 2014 91,04 83,56
janv. 2015 90,33 83,17
févr. 2015 89,46 83,24
mars 2015 89,63 83,14
avril 2015 89,28 82,82
mai 2015 88,93 82,72
juin 2015 90,69 83,17
juil. 2015 89,46 82,92
août 2015 89,46 83,22
sept. 2015 89,46 84,03
oct. 2015 88,22 84,08
nov. 2015 86,29 83,42
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Les autorisations de construire poursuivent leur baisse en Auvergne-Rhône-Alpes au troisième trimestre 2015 (- 3,6 %) après un recul de - 2,8 % au trimestre précédent, chiffrant les autorisations à un niveau de 48 600 logements en rythme annuel. Pour la France métropolitaine, inversement, on observe une hausse de + 0,6 %, faisant suite à une baisse de - 0,5 % au deuxième trimestre. Le nombre de logements autorisés s’établit ainsi à 350 000 logements en rythme annuel.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés
Auvergne-Rhône-Alpes France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,99 100,47
mars 2005 100,99 101,51
avril 2005 100,85 102,27
mai 2005 100,99 102,8
juin 2005 101,55 104,19
juil. 2005 103,25 105,05
août 2005 102,82 105,52
sept. 2005 102,82 106,38
oct. 2005 103,95 106,52
nov. 2005 104,24 106,97
déc. 2005 104,66 108,38
janv. 2006 106,36 109,42
févr. 2006 108,19 110,71
mars 2006 110,45 112,44
avril 2006 113,14 113,42
mai 2006 113,7 114,81
juin 2006 114,55 115,55
juil. 2006 115,25 116,39
août 2006 115,25 117,06
sept. 2006 116,95 116,57
oct. 2006 116,67 118
nov. 2006 118,22 118,96
déc. 2006 119,21 118,49
janv. 2007 118,08 117,9
févr. 2007 116,67 117,92
mars 2007 118,64 118,39
avril 2007 116,81 117,86
mai 2007 115,82 117,55
juin 2007 117,37 116,78
juil. 2007 120,2 117
août 2007 121,47 116,82
sept. 2007 122,46 116,53
oct. 2007 122,46 115,79
nov. 2007 120,9 113,69
déc. 2007 120,34 112,44
janv. 2008 120,76 112,22
févr. 2008 123,02 111,89
mars 2008 119,07 110,3
avril 2008 117,66 109,5
mai 2008 116,81 108,32
juin 2008 111,16 106,13
juil. 2008 107,49 103,66
août 2008 105,08 101,23
sept. 2008 102,26 99,67
oct. 2008 99,29 97,49
nov. 2008 96,89 95,63
déc. 2008 91,67 92,81
janv. 2009 88,56 90,05
févr. 2009 83,62 86,43
mars 2009 80,51 83,55
avril 2009 78,81 81,3
mai 2009 75,99 78,65
juin 2009 76,13 76,73
juil. 2009 74,58 75,58
août 2009 72,88 74,74
sept. 2009 71,75 74,09
oct. 2009 69,63 73,19
nov. 2009 70,48 73,36
déc. 2009 70,9 74,07
janv. 2010 71,75 74,74
févr. 2010 72,6 76,48
mars 2010 76,41 78,99
avril 2010 80,37 80,89
mai 2010 81,5 82,98
juin 2010 83,62 85,31
juil. 2010 86,58 87,52
août 2010 87,85 88,86
sept. 2010 89,12 90,4
oct. 2010 90,54 91,05
nov. 2010 90,25 91,58
déc. 2010 91,95 92,77
janv. 2011 92,37 94,05
févr. 2011 94,21 94,26
mars 2011 92,51 93,75
avril 2011 90,11 93,71
mai 2011 92,09 95,18
juin 2011 91,81 95,55
juil. 2011 92,23 96,12
août 2011 95,48 97,36
sept. 2011 96,47 99,12
oct. 2011 98,73 99,82
nov. 2011 98,73 100,92
déc. 2011 100,28 101,94
janv. 2012 101,69 101,98
févr. 2012 100,14 102,15
mars 2012 100,56 101,82
avril 2012 102,4 102,15
mai 2012 102,26 100,72
juin 2012 103,25 100,35
juil. 2012 100,71 99,49
août 2012 99,29 99,53
sept. 2012 97,74 97,49
oct. 2012 96,89 96,94
nov. 2012 98,31 95,87
déc. 2012 95,62 94,18
janv. 2013 95,06 94,36
févr. 2013 97,32 95,85
mars 2013 97,88 96,36
avril 2013 95,34 94,81
mai 2013 93,5 92,77
juin 2013 91,1 91,03
juil. 2013 90,25 88,97
août 2013 87,57 86,11
sept. 2013 86,02 84,49
oct. 2013 87,15 83,94
nov. 2013 86,44 83,1
déc. 2013 87,15 82,35
janv. 2014 86,3 80,28
févr. 2014 84,32 77,26
mars 2014 83,62 76,22
avril 2014 82,2 75,11
mai 2014 80,51 75,28
juin 2014 81,78 75,19
juil. 2014 82,49 75,52
août 2014 81,78 75,34
sept. 2014 82,49 75,54
oct. 2014 78,39 74,62
nov. 2014 76,98 73,87
déc. 2014 76,13 73,66
janv. 2015 75 73,13
févr. 2015 74,15 72,44
mars 2015 72,18 71,6
avril 2015 72,18 72,19
mai 2015 72,18 71,72
juin 2015 71,19 72,54
juil. 2015 69,77 72,25
août 2015 69,49 72,91
sept. 2015 68,79 72,97
oct. 2015 71,05 72,99
nov. 2015 71,19 74,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements autorisés

L’activité hôtelière progresse en Auvergne-Rhône-Alpes au troisième trimestre 2015

Au troisième trimestre 2015, la fréquentation hôtelière d’Auvergne-Rhône-Alpes augmente de + 5,0 % par rapport au troisième trimestre de 2014 et atteint 6,8 millions de nuitées. C’est surtout en juillet que l’amélioration est sensible, par rapport à une activité médiocre en 2014. La hausse de la part des nuitées étrangères (+ 2,3 points) contribue fortement à l’augmentation dans l’ensemble de la région. Les départements alpins, le Rhône et le Puy-de-Dôme concentrent trois quarts des nuités régionales au troisième trimestre. Le nombre de nuitées progresse dans le Rhône (+ 9,3 %), l'Isère (+ 5,9 %) et la Haute-Savoie (+ 5,6 %). Il augmente plus faiblement dans le Puy-de-Dôme (+ 2,3 %), et est stable en Savoie. Dans le reste de la région, l'Ardèche (+11,7%) et la Drôme (+12,5 %) se distinguent. Le nombre de nuitées progresse plus modérément dans la Haute-Loire (+ 6,0 %), l'Allier (+ 4,2 %), le Cantal (+ 2,6 %) et la Loire (+ 2,2 %). Il est stable dans l'Ain.

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En milliers
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
2014 2015 Moyenne des années 2011 à 2014
Janvier 1 753 1 887 1 811
Février 2 062 2 265 2 103
Mars 2 158 2 216 2 244
Avril 1 580 1 675 1 619
Mai 1 506 1 653 1 551
Juin 1 804 1 909 1 882
Juillet 2 176 2 401 2 346
Août 2 535 2 560 2 485
Septembre 1 743 1 806 1 783
Octobre 1 502 1 485
Novembre 1 124 1 192
Décembre 1 704 1 661
  • Note : données mensuelles brutes.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Au troisième trimestre 2015, la progression des exportations d’Auvergne-Rhône-Alpes ralentit

En moyenne glissante sur les quatre derniers trimestres, du quatrième de 2014 au troisième de 2015, les exportations de la région Auvergne-Rhône-Alpes augmentent modérément (+ 1,0 %, à 13,9 milliards d’euros), après la nette hausse (+ 2,5 %) au cours de la période précédente.

Pour l’ensemble de la France métropolitaine, la progression s’établit à + 0,7 % (à 110,4 milliards d’euros), à comparer avec + 1,8 % au deuxième trimestre.

Les exportations de la région en équipements mécaniques, matériel électrique et électronique augmentent de + 1,5 % en moyenne glissante sur les quatre derniers trimestres, poursuivant le redémarrage entamé fin 2014. Le rythme d’accroissement des exportations des produits des industries agro-alimentaires ralentit (+ 0,3 % après + 1,9 %). Celles de produits pharmaceutiques enregistrent un net recul (- 4,0 %). Les exportations à destination de l’Afrique diminuent (- 5,4 %), tandis que celles vers l’Asie et le continent américain progressent nettement (respectivement + 1,5 % et + 3,3 %). Les exportations vers l’Union Européenne augmentent de + 1,2 %, et de + 2,4 % vers les nouveaux États membres.

Figure 10 – Évolution des montants des exportations

En milliards d'euros
Évolution des montants des exportations
Auvergne-Rhône-Alpes(échelle de gauche) France métropolitaine(échelle de droite)
T1 2006 9,7 92,2
T2 2006 9,9 94,7
T3 2006 10,1 96,1
T4 2006 10,4 97,7
T1 2007 10,6 98,3
T2 2007 10,9 98,5
T3 2007 11,0 99,7
T4 2007 11,1 100,4
T1 2008 11,3 101,9
T2 2008 11,5 103,3
T3 2008 11,8 104,5
T4 2008 11,7 103,2
T1 2009 11,3 97,8
T2 2009 10,7 92,1
T3 2009 10,2 87,9
T4 2009 10,1 85,4
T1 2010 10,4 87,3
T2 2010 10,9 91,0
T3 2010 11,4 94,1
T4 2010 11,8 97,5
T1 2011 12,7 100,8
T2 2011 13,4 102,7
T3 2011 13,6 103,9
T4 2011 13,9 105,2
T1 2012 13,9 106,5
T2 2012 13,7 107,0
T3 2012 13,8 108,0
T4 2012 13,8 108,6
T1 2013 13,5 107,7
T2 2013 13,4 107,9
T3 2013 13,2 107,3
T4 2013 13,1 107,0
T1 2014 13,2 106,8
T2 2014 13,1 106,1
T3 2014 13,2 106,2
T4 2014 13,2 106,9
T1 2015 13,4 107,8
T2 2015 13,7 109,7
T3 2015 13,9 110,4
T4 2015
  • Note : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres
  • Source : Douanes

Figure 10 – Évolution des montants des exportations

Encadrés

Encadré 1 : En France, l'activité a rebondi au troisième trimestre (+0,3 % après 0,0 % au deuxième trimestre).

En France, le PIB a progressé de 0,3 % à l’été 2015, porté par le rebond de la production manufacturière et par l’accélération de l’activité dans les services marchands. Alors qu’il tendait à se redresser depuis fin 2014, l’emploi salarié marchand s’est stabilisé au troisième trimestre 2015. Dans le même temps, le taux de chômage a augmenté. Le pouvoir d’achat des ménages, dont la progression atteindrait 1,7 % en 2015, son plus haut niveau depuis 2007, continue de soutenir leur consommation. Leur investissement en logement a continué de peser sur l’activité, mais cesserait de se replier d’ici mi-2016. Enfin l’investissement des entreprises accélérerait encore légèrement. Au quatrième trimestre, après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, l’activité dans les services s’infléchirait à la baisse et le PIB n’augmenterait que de 0,2 %. Au premier semestre 2016, ces effets ne pèseraient quasiment plus et l’économie française accélérerait (+ 0,4 % par trimestre).

Encadré 2 : Contexte international : au troisième trimestre, la progression de l’activité est restée solide dans les économies avancées

Dans les pays émergents, l’activité a faiblement redémarré au troisième trimestre 2015, après deux trimestres de fort ralentissement. La croissance semble se stabiliser en Chine, tandis qu’en Russie le PIB a cessé de se replier. Les importations des économies émergentes ont repris un peu d’élan, permettant une progression du commerce mondial à l’été après deux trimestres consécutifs de contraction.

Au troisième trimestre, l’activité a ralenti aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans la zone euro, le PIB s’est à peine infléchi à la baisse, pénalisé par un trou d’air dans les exportations. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la diffusion de la récente baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au premier semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d'une légère accélération dans la zone euro.

Pour en savoir plus

« Résistance », Note de conjoncture nationale, décembre 2015