L’activité régionale toujours convalescente

Vincent Delage, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

Au troisième trimestre 2015, l’activité des pays émergents a faiblement redémarré. Elle est restée solide et plus homogène au sein des économies avancées. La croissance s'est en effet tassée dans les pays anglo-saxons et à peine infléchie en zone euro. Elle a au contraire rebondi en France (+ 0,3 %), portée par la reprise de la production manufacturière et une accélération dans les services marchands. L'économie française a bénéficié d'une demande intérieure bien orientée mais a été pénalisée par la contraction de ses exportations. L’emploi salarié marchand s’est stabilisé au troisième trimestre et le taux de chômage a augmenté de 0,2 point par rapport au deuxième trimestre 2015.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié marchand n’a pas confirmé l'embellie du trimestre précédent (– 0,2 % après + 0,8 %). Le taux de chômage régional est reparti à la hausse pour s’établir à 11,8 %. La demande d’emploi de catégorie A est mieux orientée ce trimestre mais le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée s'est encore fortement accru. Portée par la clientèle étrangère, notamment européenne, la fréquentation hôtelière a de nouveau progressé ce trimestre.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 08
Paru le : 25/01/2016

L’emploi salarié rechute

Au troisième trimestre 2015 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié dans les secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs diminue de 0,2 % (figure 1). Cette baisse fait suite au rebond enregistré le trimestre précédent (+ 0,8 %). À la fin du mois de septembre 2015, il y avait dans notre région 1 109 260 salariés dans les secteurs concurrentiels, soit presque 2 000 de moins qu’en juin.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,14 100,06
T3 2005 100,74 100,18
T4 2005 101,28 100,32
T1 2006 101,42 100,43
T2 2006 101,89 101
T3 2006 102,71 101,38
T4 2006 102,48 101,44
T1 2007 103,4 102,25
T2 2007 103,98 102,48
T3 2007 104,22 102,85
T4 2007 104,23 103,06
T1 2008 104,59 103,32
T2 2008 104,06 102,89
T3 2008 103,69 102,57
T4 2008 103,54 101,85
T1 2009 102,75 100,78
T2 2009 102,26 100,28
T3 2009 102,24 100,01
T4 2009 102,77 100,1
T1 2010 102,83 100,02
T2 2010 102,64 100,08
T3 2010 102,89 100,29
T4 2010 102,83 100,51
T1 2011 103,09 100,8
T2 2011 103,43 101,05
T3 2011 103,03 100,97
T4 2011 103,15 100,95
T1 2012 103,18 100,99
T2 2012 103,12 100,84
T3 2012 103,08 100,63
T4 2012 102,8 100,35
T1 2013 102,97 100,3
T2 2013 102,96 99,86
T3 2013 103,07 100
T4 2013 103,16 100,06
T1 2014 103,05 99,89
T2 2014 103,18 99,85
T3 2014 102,74 99,57
T4 2014 102,7 99,68
T1 2015 102,76 99,63
T2 2015 103,56 99,82
T3 2015 103,38 99,81
  • Note : données trimestrielles ; données provisoires pour le 3e trimestre 2015.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Dans les services marchands hors intérim, l'emploi connaît un coup d'arrêt (– 0,1 %) après une progression ininterrompue depuis le début de l’année (figure 2). Les sous-secteurs jusqu’alors les plus dynamiques sont particulièrement touchés. Ainsi dans « l’hébergement et la restauration » et dans « les transports et entreposage », les effectifs diminuent de 0,5 % après deux trimestres consécutifs de hausse. L'« informatique et communication », en progression depuis fin 2014, perd plus de 500 emplois.

À l'inverse, les effectifs des « activités financières et d’assurance » et des « services aux entreprises » augmentent encore de 0,4 %, soit respectivement 200 et 650 emplois supplémentaires. Les « activités immobilières » repartent à la hausse (+ 0,7 %), après la baisse enregistrée au deuxième trimestre (– 0,4 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,31 99,48 100,3 100,57
T3 2005 102,29 99,28 100,91 100,78
T4 2005 103,58 99,17 101,46 101,2
T1 2006 105,61 98,84 101,36 100,97
T2 2006 106,72 99 101,75 100,85
T3 2006 107,86 98,71 102,69 101,18
T4 2006 108,92 98,45 102,41 100,78
T1 2007 110,19 98,94 103,18 101,67
T2 2007 111,24 98,62 103,88 101,8
T3 2007 112,2 98,73 104,28 102,15
T4 2007 113,03 98,33 104,29 102,02
T1 2008 112,64 98,45 104,59 101,87
T2 2008 113,34 98,07 104,13 101,72
T3 2008 113,95 98,04 103,54 101,61
T4 2008 112,81 97,13 104,02 101,55
T1 2009 111,72 96,12 103,69 101,02
T2 2009 110,43 95,27 103,19 100,79
T3 2009 109,45 94,17 103,46 100,58
T4 2009 108,95 93,83 104,3 100,92
T1 2010 108,22 92,73 104,52 101,13
T2 2010 107,56 92,1 104,24 100,85
T3 2010 107,27 92 104,63 100,72
T4 2010 106,83 92,12 104,43 100,74
T1 2011 106,48 92,62 104,76 101,19
T2 2011 106,73 92,97 105,33 101,44
T3 2011 105,23 92,56 104,97 101,08
T4 2011 105,31 93,04 105,13 101,28
T1 2012 104,84 92,94 105,36 101,19
T2 2012 103,8 93 105,44 101,25
T3 2012 102,8 93,2 105,53 101,14
T4 2012 102,48 92,99 105,31 100,87
T1 2013 101,49 93,24 105,57 100,88
T2 2013 101,45 92,93 105,58 100,51
T3 2013 101,45 92,94 105,85 100,77
T4 2013 101,02 92,93 105,91 101,26
T1 2014 100,82 92,7 105,92 101,13
T2 2014 99,74 92,62 106,23 101,79
T3 2014 98,88 92,15 106,03 101,38
T4 2014 97,67 92,04 105,9 100,97
T1 2015 97,27 91,73 106,29 101,22
T2 2015 96,53 91,85 107 102,02
T3 2015 96,03 91,71 106,94 102,07
  • Note : données trimestrielles ; données provisoires pour le 3e trimestre 2015.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

L’emploi intérimaire (figure 3) subit une correction à la baisse après une progression, il est vrai, exceptionnelle le trimestre précédent (– 2,1 % après + 11,2 %). Sa croissance en rythme annuel reste néanmoins très vigoureuse (+ 11,2 %), soit 3 500 emplois supplémentaires.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 96,19 99,86
T3 2005 99,4 101,93
T4 2005 100,74 102,6
T1 2006 102,84 101,7
T2 2006 104,82 107,36
T3 2006 107,17 107,31
T4 2006 104,54 105,31
T1 2007 110,08 114,93
T2 2007 110,75 112,47
T3 2007 105,94 110,87
T4 2007 105,49 109,72
T1 2008 110,69 114,35
T2 2008 103,97 106,28
T3 2008 104,02 99,93
T4 2008 96,37 86,9
T1 2009 87,18 73,86
T2 2009 91,04 75,59
T3 2009 92,71 79,59
T4 2009 93,55 84,27
T1 2010 98,23 88,79
T2 2010 103,58 93,33
T3 2010 104,15 97,12
T4 2010 107,41 100,83
T1 2011 106,72 101,31
T2 2011 102,1 101,53
T3 2011 104,15 100,49
T4 2011 101,7 96,54
T1 2012 99,23 95,18
T2 2012 98,57 91,84
T3 2012 97,45 88,09
T4 2012 95,18 86,04
T1 2013 96,48 88,45
T2 2013 97,74 87,24
T3 2013 95,09 88,99
T4 2013 97,84 91,72
T1 2014 96,01 89,18
T2 2014 96,75 91,4
T3 2014 92,38 87,7
T4 2014 97,99 91,81
T1 2015 94,16 89,87
T2 2015 104,9 93,28
T3 2015 102,74 96,05
  • Note : données trimestrielles ; données provisoires pour le 3e trimestre 2015.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le commerce résiste à la baisse générale. Il enregistre pour le troisième trimestre consécutif une augmentation de ses effectifs (+ 0,1 % après + 0,8 %).

L'emploi dans la construction, en baisse quasi ininterrompue depuis 2008, ne se reprend pas ce trimestre. Il recule à nouveau de 0,5 %, le secteur perdant ainsi près de 3 000 emplois en un an.

L’emploi dans l’industrie, qui avait légèrement redémarré au deuxième trimestre (+ 0,1 %), est de nouveau orienté à la baisse avec 200 salariés de moins, soit – 0,2 %. Ce recul épargne toutefois la « fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines » dont l'emploi accélère (+ 1,7 % après + 0,3 %, soit près de 300 salariés supplémentaires). Les effectifs de « l’industrie extractive, énergie, eau, gestion des déchets, raffinage » augmentent aussi, mais moins fortement qu’au second trimestre (+ 0,3 % après + 1,1 %). L’emploi dans les autres sous-secteurs industriels est en revanche en baisse : dans la « fabrication de matériel de transports » et l'« agroalimentaire » les effectifs diminuent respectivement de 0,4 % et 0,3 %. La « fabrication d’autres produits industriels » est particulièrement touchée : 500 emplois de moins, soit – 0,7 %.

Pour autant, l'emploi industriel semble en passe de se stabiliser. Son rythme annuel est passé de – 1,0 % mi-2014 à – 0,5 % actuellement.

En France métropolitaine, les effectifs salariés hors agriculture et particuliers employeurs ont légèrement augmenté ce trimestre (+ 0,1 % après + 0,2 %). Contrairement à Paca, les effectifs de l’intérim continuent de progresser fortement (+ 3,0 % après + 3,8 %) et expliquent l’évolution positive de l’emploi. Les secteurs du commerce et des services marchands hors intérim ont ralenti (respectivement + 0,1 % après + 0,2 %, et + 0,2 % après + 0,4 %). Enfin, la construction et l’industrie enregistrent toujours une baisse de leurs effectifs (respectivement – 0,8 % après – 0,7 %, et – 0,4 % après – 0,3%).

Nouvelle hausse du taux de chômage

Le taux de chômage localisé est reparti à la hausse en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 3e trimestre 2015. Il s’établit désormais à 11,8 % de la population active, soit + 0,2 point par rapport au trimestre précédent (figure 4). Sur un an, il augmente également de 0,2 point.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 9,7 8,3
T2 2005 9,9 8,4
T3 2005 10,1 8,6
T4 2005 10,1 8,7
T1 2006 10,2 8,7
T2 2006 10,0 8,6
T3 2006 10,0 8,5
T4 2006 9,4 8,0
T1 2007 9,7 8,1
T2 2007 9,4 7,8
T3 2007 9,2 7,6
T4 2007 8,6 7,2
T1 2008 8,2 6,8
T2 2008 8,3 7,0
T3 2008 8,4 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,4 8,2
T2 2009 10,0 8,8
T3 2009 10,0 8,8
T4 2009 10,4 9,2
T1 2010 10,2 9,0
T2 2010 10,1 8,9
T3 2010 10,2 8,8
T4 2010 10,2 8,8
T1 2011 10,3 8,7
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,6 9,0
T1 2012 10,7 9,1
T2 2012 10,9 9,3
T3 2012 10,9 9,4
T4 2012 11,2 9,7
T1 2013 11,4 9,9
T2 2013 11,5 10,0
T3 2013 11,4 9,9
T4 2013 11,2 9,7
T1 2014 11,3 9,8
T2 2014 11,3 9,7
T3 2014 11,6 10,0
T4 2014 11,7 10,1
T1 2015 11,6 10,0
T2 2015 11,6 10,0
T3 2015 11,8 10,2
  • Note : données trimestrielles ; données provisoires pour le 3e trimestre 2015.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Tous les départements de la région sont concernés par cette augmentation du chômage. Avec + 0,4 point, le Vaucluse enregistre la plus forte hausse et le taux de chômage s'établit à 13,2 %. Dans les départements alpins, il augmente de 0,3 point pour atteindre 12,0 % dans les Alpes-de-Haute-Provence et 9,6 % dans les Hautes-Alpes. Le taux de chômage est de 11,0 % dans les Alpes-Maritimes, 12,2 % dans les Bouches-du-Rhône et 11,5 % dans le Var. Dans ces trois départements, il gagne 0,2 point.

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi dans les catégories A, B et C se stabilise par rapport au trimestre précédent. Il diminue même légèrement (– 0,4 %) pour ceux n'ayant aucune activité c’est-à-dire la catégorie A. Les hommes ont davantage bénéficié de ce mouvement favorable que les femmes (– 0,6 % contre – 0,2%). Ils restent néanmoins majoritaires (52,8 % des demandeurs de catégorie A). La situation des jeunes chômeurs a connu une embellie au 3e trimestre : la demande d'emploi des moins de 25 ans de catégorie A a ainsi reculé de 4,0 % par rapport au trimestre précédent contre + 2,1 % pour les 50 ans et plus.

En revanche, le chômage de longue durée ne faiblit pas. Les demandeurs inscrits depuis plus d'un an ont encore augmenté de 2,6 % sur un trimestre, toutes catégories confondues.

En rythme annuel, la demande d'emploi continue certes de progresser mais à un rythme moins soutenu. Toutes catégories confondues, elle augmente de 6,0 % sur un an (contre 8,1 % le trimestre précédent) et de 2,8 % pour la catégorie A (contre 4,9 % le trimestre précédent). La situation des seules catégories B et C reste dégradée : + 14,0 % sur un an.

Les données les plus récentes sur la demande d'emploi ne font pas apparaître d'amélioration significative en fin d'année. Toutes catégories confondues, elle se maintient sur un rythme annuel de 6,0 %.

En France métropolitaine, le taux de chômage au sens du BIT s’est établi à 10,2 % de la population active au 3e trimestre 2015. Comme en Paca, il a augmenté de 0,2 point sur un an.

Au niveau national, la hausse du nombre d’inscrits à Pôle Emploi sur un an est moins forte qu’au deuxième trimestre (+ 5,8 % après + 7,1 %). Pour les chômeurs de catégorie A, cette progression s'atténue tandis qu'elle s'intensifie pour ceux de catégories B et C.

Reprise des permis de construire

Fin septembre 2015, 38 600 logements sont autorisés à la construction en Provence-Alpes-Côte d’Azur (figure 5). Ce nombre a augmenté de 6,3 % par rapport au trimestre précédent confirmant la tendance désormais plus favorable (+ 5,5 % fin juin et + 0,9% fin mars) . En comparaison, les permis de construire délivrés au niveau national ont peu évolué (+ 0,6 %). Sur un an, le nombre de logements autorisés a augmenté de 11,2 % en Paca, alors qu’il a diminué de 3,4 % en France métropolitaine.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,72 101,51
avril 2005 101,72 102,27
mai 2005 101,43 102,8
juin 2005 104,87 104,19
juil. 2005 110,03 105,05
août 2005 109,46 105,52
sept. 2005 110,32 106,38
oct. 2005 111,17 106,52
nov. 2005 111,17 106,97
déc. 2005 116,62 108,38
janv. 2006 117,48 109,42
févr. 2006 121,78 110,71
mars 2006 126,93 112,44
avril 2006 130,95 113,42
mai 2006 132,95 114,81
juin 2006 133,24 115,55
juil. 2006 131,52 116,39
août 2006 135,82 117,06
sept. 2006 137,25 116,57
oct. 2006 138,11 118
nov. 2006 140,4 118,96
déc. 2006 138,11 118,49
janv. 2007 138,4 117,9
févr. 2007 134,67 117,92
mars 2007 131,52 118,39
avril 2007 129,51 117,86
mai 2007 127,79 117,55
juin 2007 123,78 116,78
juil. 2007 123,21 117
août 2007 122,92 116,82
sept. 2007 122,06 116,53
oct. 2007 122,06 115,79
nov. 2007 120,34 113,69
déc. 2007 116,62 112,44
janv. 2008 115,47 112,22
févr. 2008 117,19 111,89
mars 2008 116,91 110,3
avril 2008 114,9 109,5
mai 2008 113,47 108,32
juin 2008 111,17 106,13
juil. 2008 107,74 103,66
août 2008 102,01 101,23
sept. 2008 101,15 99,67
oct. 2008 101,15 97,49
nov. 2008 99,14 95,63
déc. 2008 97,99 92,81
janv. 2009 94,84 90,05
févr. 2009 90,54 86,43
mars 2009 86,53 83,55
avril 2009 86,25 81,3
mai 2009 85,96 78,65
juin 2009 85,67 76,73
juil. 2009 87,39 75,58
août 2009 88,25 74,74
sept. 2009 87,97 74,09
oct. 2009 84,24 73,19
nov. 2009 84,24 73,36
déc. 2009 85,67 74,07
janv. 2010 85,39 74,74
févr. 2010 85,67 76,48
mars 2010 90,83 78,99
avril 2010 90,83 80,89
mai 2010 93,98 82,98
juin 2010 97,99 85,31
juil. 2010 100,57 87,52
août 2010 100 88,86
sept. 2010 102,01 90,4
oct. 2010 102,87 91,05
nov. 2010 104,87 91,58
déc. 2010 109,17 92,77
janv. 2011 112,61 94,05
févr. 2011 113,47 94,26
mars 2011 111,75 93,75
avril 2011 114,61 93,71
mai 2011 115,19 95,18
juin 2011 115,19 95,55
juil. 2011 113,18 96,12
août 2011 114,61 97,36
sept. 2011 116,91 99,12
oct. 2011 117,48 99,82
nov. 2011 118,05 100,92
déc. 2011 116,05 101,94
janv. 2012 116,33 101,98
févr. 2012 119,77 102,15
mars 2012 119,2 101,82
avril 2012 117,77 102,15
mai 2012 116,91 100,72
juin 2012 118,91 100,35
juil. 2012 124,64 99,49
août 2012 126,36 99,53
sept. 2012 120,92 97,49
oct. 2012 124,93 96,94
nov. 2012 122,92 95,87
déc. 2012 122,35 94,18
janv. 2013 120,06 94,36
févr. 2013 116,91 95,85
mars 2013 119,77 96,36
avril 2013 119,2 94,81
mai 2013 116,62 92,77
juin 2013 114,61 91,03
juil. 2013 108,88 88,97
août 2013 104,58 86,11
sept. 2013 102,58 84,49
oct. 2013 101,15 83,94
nov. 2013 102,01 83,1
déc. 2013 100,86 82,35
janv. 2014 100,29 80,28
févr. 2014 101,15 77,26
mars 2014 97,99 76,22
avril 2014 95,99 75,11
mai 2014 97,13 75,28
juin 2014 93,7 75,19
juil. 2014 95,7 75,52
août 2014 96,56 75,34
sept. 2014 99,43 75,54
oct. 2014 98,57 74,62
nov. 2014 95,42 73,87
déc. 2014 97,71 73,66
janv. 2015 97,99 73,13
févr. 2015 96,56 72,44
mars 2015 98,57 71,6
avril 2015 100,29 72,19
mai 2015 100,29 71,72
juin 2015 104,01 72,54
juil. 2015 103,72 72,25
août 2015 107,45 72,91
sept. 2015 110,6 72,97
oct. 2015 108,02 72,99
nov. 2015 110,89 74,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Le nombre de logements mis en chantier a légèrement augmenté en Paca ce trimestre, après une baisse le trimestre dernier (+ 1,0 % par rapport au trimestre précédent, contre – 4,9 % fin juin). Depuis octobre 2014, la construction de 31 100 logements a commencé dans la région, soit une baisse de 3,4 % sur un an. En France métropolitaine, les mises en chantier ont également augmenté ce trimestre (+ 1,0 % par rapport au trimestre précédent). Sur un an, la hausse atteint + 0, 6 % au niveau national.

Après la hausse exceptionnelle du trimestre précédent, le nombre de logements mis à la vente a en revanche nettement reculé en Paca, passant de 4 560 logements au deuxième trimestre à 2 310 logements au troisième. Cette chute concerne uniquement les logements collectifs (– 53,3 %). Le nombre de logements individuels augmente en effet de nouveau ce trimestre (+ 28,7%).

Le nombre de logements vendus a également baissé, mais moins fortement que celui des logements mis en vente (– 23,3 % soit 2 730 logements). Par conséquent, l’encours de logements prêts à être vendus baisse de 2,2 % ce trimestre (11 880 logements, contre 12 150 au deuxième trimestre 2015).

Belle saison estivale pour les hôtels

Conservant la dynamique des deux premiers trimestres de l’année, les nuitées dans les hôtels de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont augmenté au troisième trimestre 2015 (+ 3,5 % sur un an, soit près de 300 000 nuitées supplémentaires) (figure 6). Cette hausse estivale a toutefois été plus marquée dans la plupart des autres régions touristiques. La fréquentation hôtelière a en effet fortement progressé en Corse (+ 7,5 %), en Rhône-Alpes (+ 5,5 %), en Bretagne (+ 5,0 %) et en Aquitaine (+ 4,3 %). L’Île-de-France a connu la même évolution que Paca (+ 3,4 %). Seule la fréquentation hôtelière en Languedoc-Roussillon a très faiblement augmenté (+ 0,8 %). Au total, en France métropolitaine, le nombre de nuitées hôtelières a de nouveau progressé au troisième trimestre 2015 (+ 3,3 % sur un an, après + 1,9 % au deuxième trimestre).

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2011 -1,7995970173400022 2,2455296988236904
T2 2011 3,043126281858647 3,118357539041192
T3 2011 5,585817839201926 3,0256743767917547
T4 2011 10,585643362658256 4,643769783473398
T1 2012 4,893559025541623 2,3624045764267207
T2 2012 1,141812653483374 -0,7817130068028603
T3 2012 0,5054779732003644 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,03657005621964264 0,30393408277045164
T1 2013 -4,674399744134501 -0,39239682185379654
T2 2013 -0,7917425584077544 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,517061222304537 0,09029170044515399
T4 2013 -0,8182130903173844 -0,5644496415199138
T1 2014 1,1197819151326365 -2,85235793715239
T2 2014 1,3721887204181307 -0,7980936572239198
T3 2014 -4,729906505008851 -1,6063850425588522
T4 2014 -2,962930339206536 -0,7375650233675307
T1 2015 0,1827861106255793 2,4484776357299944
T2 2015 1,1815927218149727 1,9306724791269951
T3 2015 3,526622942010757 3,301374690924051
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En Paca, la progression de la fréquentation hôtelière est essentiellement due à la hausse de la clientèle étrangère (+ 6,7 %). La clientèle française continue de progresser légèrement (+ 0,8 % après + 0,5 % et + 0,2 % lors des deux premiers trimestres 2015).

La clientèle européenne (y compris la Turquie) est venue encore plus nombreuse ce trimestre (+ 6,1 %, soit 154 000 nuitées supplémentaires). Cette progression s’explique notamment par les touristes en provenance de la zone euro (+ 5,7 %). Les clientèles hollandaise (2 110 nuitées supplémentaires), espagnole (+ 9 260 nuitées), italienne (+ 13 060 nuitées) et surtout allemande (+ 43 220 nuitées) ont été plus présentes. À l’inverse, les Belges se sont moins déplacés dans notre région (8 260 nuitées de moins).

La hausse de fréquentation de la clientèle européenne s’explique aussi par un retour des touristes européens hors zone euro (+ 5,4 %). Les clientèles anglaise (24 470 nuitées supplémentaires) et suisse (+ 9 470 nuitées) sont venues plus nombreuses cet été dans notre région. À l'inverse, la fréquentation hôtelière des touristes d’Europe de l’Est a très légèrement diminué (900 nuitées de moins).

Déjà en hausse de 4 % au trimestre précédent, la clientèle lointaine (hors Europe) a de nouveau fortement augmenté au troisième trimestre (+ 9,1 %). Ce sont toujours les touristes en provenance des États-Unis (+ 46 230 nuitées) et de Chine (+ 55 000 nuitées) qui contribuent le plus à cette hausse. Avec 12 810 nuitées supplémentaires sur un an, la fréquentation de la clientèle en provenance des pays du Maghreb poursuit sa forte progression. À l’inverse, les clientèles russe et japonaise sont toujours en très forte baisse (respectivement – 18,7 %, soit 40 665 nuitées de moins et – 19,0 %, soit 10 390 nuitées de moins).

Pour l'arrière-saison, les premières données disponibles pour les mois d'octobre et novembre confirmeraient l'orientation favorable de la fréquentation des hôtels de Paca.

Baisse des créations de micro-entreprises

La baisse du nombre de créations d’entreprises se poursuit au troisième trimestre 2015, moins fortement cependant qu’au trimestre précédent (– 1,9 % sur un an après – 7,1 %) (figure 7). Ce constat est toutefois à relativiser, la baisse des créations étant exclusivement imputable à la chute des micro-entreprises (– 21,6 %). En revanche, la création d’entreprises « traditionnelles » est en net regain (+ 19,3 %). Paca connaît ainsi la même tendance qu'au niveau national : – 23,3 % pour les micro-entreprises et + 16,9 % pour les autres entreprises.

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 94,82 95,15 114,31 117,66
T3 2009 92,91 93,48 109,68 108,04
T4 2009 95,34 99,47 117,34 119,91
T1 2010 92,15 96,16 128,79 134,2
T2 2010 93,85 99,65 114,05 118,78
T3 2010 92,45 98,23 103,63 108,7
T4 2010 89,69 97,26 104,69 114,38
T1 2011 88,87 96,13 102,45 108,66
T2 2011 86,41 94,23 101,61 105,22
T3 2011 87,18 96,07 93,05 99,93
T4 2011 89,25 96,54 99,88 105,72
T1 2012 84,21 91,85 105,7 112,64
T2 2012 80,09 88,38 101,58 105,25
T3 2012 81,87 89,42 96,66 100,2
T4 2012 83,28 90,57 93,96 102,53
T1 2013 89,77 97,24 100,78 107,6
T2 2013 89,83 97,82 95,4 103
T3 2013 90,04 98,52 90,05 98,56
T4 2013 91,17 101,88 93,03 104,93
T1 2014 87,23 100,42 98,67 109,67
T2 2014 90,45 100,5 95,59 104,9
T3 2014 86,32 99,21 89,63 103,03
T4 2014 89,43 100,92 90,73 106,88
T1 2015 93,89 107,52 92,81 103,8
T2 2015 99,57 112,73 88,76 99
T3 2015 102,97 115,94 87,91 99,22
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Dans le même temps, les défaillances d’entreprise ralentissent en Paca : + 0,9 % sur un an, après + 3,0 % au trimestre précédent. Au niveau national, le nombre de défaillances diminue pour la première fois depuis trois ans (– 0,6 %).

En Paca, comme au trimestre précédent, les secteurs en difficultés restent la construction et l’hébergement-restauration avec une centaine de défaillances chacun. En revanche, le nombre de défaillances diminue dans l’industrie (– 16,3 %), l’information et communication (– 10,6 %) et les activités immobilières (– 10,3 %).

Au total en Paca, il y a eu 13 600 entreprises créées et 1 300 entreprises en défaillance au troisième trimestre 2015.

Encadrés

Contexte national - En France, l'activité a rebondi au troisième trimestre (+ 0,3 % après 0,0 % au deuxième trimestre)

En France, le PIB a progressé de 0,3 % à l’été 2015, porté par le rebond de la production manufacturière et par l’accélération de l’activité dans les services marchands. Alors qu’il tendait à se redresser depuis fin 2014, l’emploi salarié marchand s’est stabilisé au troisième trimestre 2015. Dans le même temps, le taux de chômage a augmenté. Le pouvoir d’achat des ménages, dont la progression atteindrait 1,7 % en 2015, son plus haut niveau depuis 2007, continue de soutenir leur consommation. Leur investissement en logement a continué de peser sur l’activité, mais cesserait de se replier d’ici mi-2016. Enfin l’investissement des entreprises accélérerait encore légèrement. Au quatrième trimestre, après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, l’activité dans les services s’infléchirait à la baisse et le PIB n’augmenterait que de 0,2 %. Au premier semestre 2016, ces effets ne pèseraient quasiment plus et l’économie française accélérerait (+ 0,4 % par trimestre).

Contexte international - Au troisième trimestre, la progression de l’activité est restée solide dans les économies avancées

Dans les pays émergents, l’activité a faiblement redémarré au troisième trimestre 2015, après deux trimestres de fort ralentissement. La croissance semble se stabiliser en Chine, tandis qu’en Russie le PIB a cessé de se replier. Les importations des économies émergentes ont repris un peu d’élan, permettant une progression du commerce mondial à l’été après deux trimestres consécutifs de contraction.

Au troisième trimestre, l’activité a ralenti aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans la zone euro, le PIB s’est à peine infléchi à la baisse, pénalisé par un trou d’air dans les exportations. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la diffusion de la récente baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au premier semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d'une légère accélération dans la zone euro.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale de décembre 2015, « Résistance »