Panorama de l’Ariège - Un département tourné vers la métropole toulousaine

Fabien Batlle

Par sa situation géographique, l’Ariège bénéficie de la proximité de la métropole toulousaine et reste en 2012 un département attractif. Nombreux sont les Ariégeois qui se rendent quotidiennement dans l’agglomération de Toulouse pour y travailler. Même si les communes du nord du département, en particulier celles situées le long des principaux axes de circulation, continuent de gagner des habitants, la croissance démographique de l’Ariège est moins forte aujourd’hui que dans les années 2000. L’Ariège reste parmi les départements les plus âgés de France métropolitaine. Avec une forte proportion de retraités et un taux de chômage élevé, le niveau de vie médian en 2012 se situe parmi les plus faibles des départements de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, derrière ceux du littoral. L’emploi recule, dans l’industrie notamment, et la crise de 2008 n’a rien arrangé.

Avec 4 890 km2, l’Ariège est un petit département. Situé au sud de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP), entre Haute-Garonne, Aude et Pyrénées-Orientales, il partage une longue frontière avec l’Espagne et l’Andorre. Même si de larges plaines, à 200-300 m d’altitude, occupent le nord du département, l’Ariège est d’abord un territoire montagneux avec la présence des Pyrénées qui dressent une haute barrière culminant à 3 145 m au Pic d’Estats (figure 1).

Figure_1 – L’A66 et la chaîne des Pyrénées, deux atouts pour l’Ariège

  • © IGN – Insee 2016

Un département ouvert sur le cœur économique de la région

L’armature urbaine de l’Ariège s’articule autour des agglomérations de Pamiers (26 300 habitants en 2012), Foix (14 600) et Saint-Girons (9 700). Le nord du département, relativement proche de l’agglomération toulousaine, est la partie la plus dynamique sur le plan démographique. Entre 2007 et 2012, la population de l’aire urbaine de Pamiers, la seule grande aire urbaine de l’Ariège, poursuit sa croissance soutenue avec 350 habitants supplémentaires chaque année (+ 1,0 %). La population de la couronne périurbaine croît de 2,8 % par an. Les communes de Mazères et de Saverdun, toutes deux situées à une demi-heure des portes de Toulouse, continuent à bénéficier d’une forte croissance, respectivement + 0,7 % et + 2,8 % par an. Les populations des aires de Foix et de Saint-Girons augmentent aussi mais à un rythme beaucoup plus lent (+ 0,3 % par an). Au sud-est, les petites aires de Lavelanet et de Tarascon-sur-Ariège perdent des habitants (respectivement - 0,9 % et - 0,3 % par an).

Une croissance démographique qui ralentit

Au 1er janvier 2012, l’Ariège compte 152 400 habitants. Cela en fait le 7e département le moins peuplé de France métropolitaine. Entre 2007 et 2012, il gagne en moyenne 760 habitants chaque année, soit + 0,5 %. Ce rythme est inférieur à celui de LRMP (+ 0,9 % par an). Stable depuis les années 60, le département renoue avec la croissance démographique à partir de la fin des années 90 ; la hausse devient même supérieure à la moyenne métropolitaine au début des années 2000. La période récente est donc marquée par un ralentissement, le rythme d’accroissement de la population restant toutefois proche de celui de la France métropolitaine. Comme sur les périodes précédentes, l’augmentation est exclusivement due à l’arrivée de populations venues s’installer sur le territoire. Le solde entre arrivées et départs est de 1 000 personnes chaque année entre 2007 et 2012, ce qui représente un excédent annuel moyen de 0,7 % (figure 2).

Figure 2 – La croissance de la population ariégeoise se ralentit

Base 100 en 1982
La croissance de la population ariégeoise se ralentit
Ariège Région LRMP France métropolitaine
1982 100 100 100
1983 100,5 101,0 100,6
1984 100,8 102,0 101,0
1985 100,9 103,0 101,5
1986 100,7 103,5 102,0
1987 100,5 104,2 102,5
1988 100,4 105,0 103,0
1989 100,5 105,9 103,6
1990 100,7 107,0 104,1
1991 100,8 107,8 104,6
1992 100,8 108,6 105,1
1993 100,7 109,5 105,6
1994 100,6 110,1 105,9
1995 100,6 110,7 106,3
1996 100,4 111,5 106,6
1997 100,6 112,3 107,0
1998 100,7 113,2 107,3
1999 101,1 114,0 107,7
2000 101,8 115,3 108,3
2001 102,7 116,8 109,1
2002 103,6 118,4 109,8
2003 104,6 120,0 110,6
2004 105,6 121,6 111,4
2005 106,7 123,4 112,2
2006 107,8 125,0 113,0
2007 109,5 126,4 113,7
2008 110,7 127,6 114,4
2009 111,3 128,8 115,0
2010 112,0 129,9 115,5
2011 112,2 131,2 116,1
2012 112,3 132,4 116,6
  • Source : Insee, recensements de la population et estimations de population

Figure 2 – La croissance de la population ariégeoise se ralentitÉvolution de la population de 1982 à 2012

Avec un âge moyen de 44,3 ans en 2012, l’Ariège est un département âgé, nettement au-dessus de l’ensemble de la région (41,8 ans) et de la France métropolitaine (40,1 ans). Les seniors sont particulièrement nombreux : 30 % des Ariégeois ont 60 ans ou plus (24 % en France métropolitaine) et 13 % ont 75 ans ou plus (9 % en métropole). En contrepartie, la part des moins de 30 ans est plus faible. En particulier les 15-29 ans ne représentent que 14 % de la population en Ariège alors que cette part atteint les 18 % en France métropolitaine (figure 3).

Figure 3 – Davantage de seniors en Ariège qu’ailleurs

en %
Davantage de seniors en Ariège qu’ailleurs
Ariège Région LRMP France métropolitaine
0 à 14| ans 16,4 17,1 18,4
15 à 29| ans 13,7 17,2 18,1
30 à 59| ans 39,5 39,0 39,6
60 à 74| ans 17,7 16,1 14,7
75 ans| ou plus 12,7 10,6 9,2
  • Source : Insee, recensement de la population 2012

Figure 3 – Davantage de seniors en Ariège qu’ailleursPopulation par tranche d'âge au 1er janvier 2012

Un logement sur quatre est une résidence secondaire

En Ariège, le parc de logements se caractérise avant tout par un nombre de résidences secondaires particulièrement élevé. Un logement sur quatre est une résidence secondaire en 2012, soit l’une des proportions les plus élevées de France, où un logement sur dix seulement appartient à cette catégorie. Cette part place le département en quatrième position des départements de LRMP, après la Lozère, les Pyrénées-Orientales et l’Aude. Le parc de résidences secondaires se situe essentiellement dans le massif pyrénéen, avec une densité particulièrement élevée autour d’Ax-les-Thermes. En contrepartie, seuls 66 % des logements sont des résidences principales, soit nettement moins qu’en moyenne en France métropolitaine (76 %) ou en LRMP (83 %). Entre 2007 et 2012, en lien avec la croissance démographique, le parc de résidences principales progresse toutefois à un rythme un peu supérieur à celui de France métropolitaine (+ 5,4 % contre + 4,6 % en cinq ans), mais nettement au-dessous du rythme moyen régional (+ 6,9 %) (figure 4).

Figure 4 – Développement soutenu du parc de résidences en Ariège - Parc des logements par catégorie au 1er janvier 2012

Développement soutenu du parc de résidences en Ariège - Parc des logements par catégorie au 1er janvier 2012
Catégorie de logement Ariège Région LRMP France métropolitaine
Nombre Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%) Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%) Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%)
Résidences principales 69 442 65,9 + 5,4 76,0 + 6,9 83,0 + 4,6
Résidences secondaires* 26 160 24,9 + 5,0 15,8 + 3,0 9,5 + 2,6
Logements vacants 9 656 9,2 + 29,0 8,2 + 24,7 7,5 + 23,2
Ensemble 105 258 100,0 + 7,0 100,0 + 7,5 100,0 + 5,6
  • * y compris logements occasionnels
  • Source : Insee, recensements de la population

Une offre importante de services de proximité

En dépit de son caractère rural, l’Ariège offre à ses habitants un large éventail d’équipements et de services. Avec 421 équipements pour 10 000 habitants en 2012, le département est de ce point de vue relativement bien doté, après les Pyrénées-Orientales, l’Hérault et le Lot cependant.

Plus que tout autre département de la région, l’Ariège possède une part importante de services de proximité, comme une épicerie, une boulangerie, une école primaire ou encore un médecin généraliste : 81 % des équipements font partie de cette gamme, contre 79 % pour la région LRMP. Le département est en revanche moins bien doté en équipements et services supérieurs, comme un hypermarché, un lycée ou la présence de médecins spécialistes.

L’Ariège comprend au total 43 pôles dits de proximité, communes ou agglomérations qui disposent d’au moins la moitié des équipements de la gamme de proximité. Ces pôles se répartissent de manière homogène sur l’ensemble du territoire, ce qui constitue un atout dans un département montagneux. Au final, malgré une bonne répartition des équipements sur le territoire, la part des Ariégeois vivant dans une commune pôle de services de proximité (62 %) est nettement inférieure à la moyenne de France métropolitaine (85 %) et le temps de trajet moyen pour accéder aux équipements est supérieur dans le département à celui observé en métropole et en LRMP, et ce quelle que soit la gamme d’équipement.

Les neufs pôles de services offrant une majorité de services intermédiaires (collège, supermarché, gendarmerie, établissements d’hébergement pour personnes âgées...) se situent principalement à l’est du département. À l’ouest, dans le Couserans, seule Saint-Girons constitue un pôle important ; il est vrai qu’une partie de la population de ce territoire est desservie par des communes de Haute-Garonne (Cazères, Martres-Tolosanes, Salies-du-Salat). Les deux pôles de services supérieurs, Foix et Pamiers, proposent les services plus rares de la gamme supérieure présents dans des villes plus importantes.

Figure 5 – Des retraités plus nombreux en Ariège

en %
Des retraités plus nombreux en Ariège
Ariège Région LRMP France métropolitaine
Actifs ayant| un emploi 45,1 46,9 50,5
Chômeurs 7,5 7,8 7,3
Retraités ou| préretraités 34,2 29,5 26,7
Elèves,| étudiants,| stagiaires 5,3 7,9 8,0
Autres| inactifs 7,9 7,9 7,5
  • Source : Insee, recensement de la population 2012

Figure 5 – Des retraités plus nombreux en AriègePopulation de 15 ans ou plus par type d’activité au 1er janvier 2012

Emploi : l’attractivité toulousaine

En Ariège, la part de la population active dans la population des 15 ans ou plus est nettement inférieure à celle de la métropole : 52,6 % contre 57,8 % en métropole et 54,7 % en LRMP en 2012. Ce constat est lié à la plus forte proportion de retraités et à un taux d’activité de la population en âge de travailler (de 15 à 64 ans) inférieur à la moyenne, en particulier chez les femmes (figure 5).

En Ariège, les actifs sont nombreux à quitter le département chaque jour pour aller travailler : c’est lié à la relative proximité de l’agglomération toulousaine et à sa facilité d’accès, par l’autoroute A64, pour les habitants du nord du département. La couronne périurbaine de la métropole toulousaine englobe d’ailleurs plusieurs communes de l’Ariège, au nord-ouest de Pamiers. Ainsi, parmi les actifs ayant un emploi qui résident en Ariège en 2012, 6 800 travaillent dans un autre département, soit plus d’un sur dix. Parmi eux, plus des trois quarts vont travailler en Haute-Garonne, dont une majorité dans l’agglomération toulousaine. Au total, le département offre néanmoins 96 emplois pour 100 actifs résidants occupés. En effet, la porosité des limites départementales observée dans les navettes domicile-travail joue dans les deux sens : 4 600 personnes viennent quotidiennement travailler en Ariège mais résident dans un autre département, la plupart en Haute-Garonne, même si les échanges entre les deux départements sont déséquilibrés. Les personnes résidant en Haute-Garonne venant travailler en Ariège sont en effet nettement moins nombreuses que celles se trouvant dans le cas inverse (respectivement 3 100 contre 5 300) (figure 6).

Figure_6 – De nombreux flux domicile-travail entre l’Ariège et la Haute-Garonne

En 2012, 11,6 % des actifs ariégeois sont au chômage, contre 11,2 % en LRMP et 9,4 % en France métropolitaine. Cette proportion en fait le cinquième département de la région le plus exposé au chômage, derrière les départements du littoral, faisant eux-mêmes partie des six départements de France métropolitaine les plus touchés par le chômage.

En dix ans, la proportion de chômeurs en Ariège a augmenté, d’abord jusqu’en 2006 pour rattraper la moyenne régionale, puis en 2012 pour dépasser ce niveau. L’écart avec la moyenne régionale est ainsi passé de - 1,3 point en 2002 à + 0,4 point en 2012. (figure 7).

Figure 7 – Un taux de chômage en Ariège qui devient supérieur à celui de la région

en %
Un taux de chômage en Ariège qui devient supérieur à celui de la région
Ariège Région LRMP France métropolitaine
2002 8,1 9,4 7,5
2003 8,5 9,7 8,1
2004 8,8 9,8 8,5
2005 9,4 9,8 8,5
2006 9,6 9,8 8,5
2007 8,9 9 7,7
2008 8,3 8,5 7,1
2009 10,2 10,1 8,7
2010 10,3 10,3 8,9
2011 10,6 10,5 8,8
2012 11,6 11,2 9,4
  • Source : Insee, taux de chômage localisés et taux de chômage au sens du BIT (France métropolitaine)

Figure 7 – Un taux de chômage en Ariège qui devient supérieur à celui de la régionTaux de chômage annuel moyen de 2002 à 2012

Des revenus disponibles faibles

En 2012, la moitié des Ariégeois appartiennent à un ménage disposant d’un revenu de moins de 18 100 euros par unité de consommation, déduction faite des impôts directs et après réception des prestations sociales. C’est 800 euros de moins que le revenu disponible médian régional et 1 300 de moins que celui de province. Ce niveau de vie médian correspond à un revenu de 1 508 euros par mois pour une personne seule ou encore 2 715 euros pour un couple avec un jeune enfant par exemple. L’Ariège est le quatrième département de la région ayant le revenu disponible médian le plus faible. La part des ménages soumis à l’imposition des revenus est quant à elle la plus faible de la région après l’Aude.

Aux deux extrémités de l’échelle des revenus, un Ariégeois sur dix vit dans un ménage disposant de moins de 9 600 euros par an et par unité de consommation un sur dix de plus de 31 600 euros. Ces niveaux de vie figurent l’un comme l’autre dans le bas du classement des départements de France métropolitaine. Ils s’expliquent notamment par une part plus importante des pensions et retraites dans les revenus (34,2 % en Ariège, contre 29,6 % en LRMP et 28,1 % en province). De ce fait, la dispersion des revenus disponibles est comparable à la moyenne de province : le rapport entre ces deux niveaux de revenus, qui isolent les 10 % des personnes les plus aisées et les 10 % des personnes les plus modestes, est en revanche plus faible que celui observé en LRMP (figure 8).

Figure 8 – Une faible part de ménages imposés - Revenu disponible des ménages par unité de consommation* en 2012

Une faible part de ménages imposés - Revenu disponible des ménages par unité de consommation* en 2012
Ariège Région LRMP France métropolitaine hors Île-de-France
Nombre de ménages fiscaux 66 980 2 428 719 21 773 111
Part des ménages imposés (%) 54,3 58,8 61,9
Revenu disponible médian (euros) 18 084 18 888 19 402
Revenu disponible 1er décile (euros) 9 649 9 862 10 593
Revenu disponible 9e décile (euros) 31 650 34 726 35 071
Rapport interdécile 3,3 3,5 3,3
Part des traitements et salaires** 60,5 67,7 70,6
Part des pensions, retraites, rentes** 34,2 29,6 28,1
  • * cf. définitions
  • ** en % du revenu disponible
  • Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-Ccmsa, Fichier localisé social et fiscal 2012

Un secteur industriel toujours en déclin

Fin 2012, l’économie ariégeoise offre 52 750 emplois, salariés ou non. Avec 8 000 emplois, l’industrie est encore très présente. Elle emploie 15,1 % des actifs en emploi, une proportion nettement supérieure à celle de LRMP et de France métropolitaine (respectivement 10,5 et 12,7 %). Certains secteurs industriels traditionnels, tels que le travail du bois et ses industries connexes ou encore le textile, mais aussi l’industrie chimique, caractérisent encore l’emploi du département. Aubert et Duval, usine métallurgique située à Pamiers, reste le premier employeur privé ariégeois. L’emploi industriel continue cependant à se réduire plus rapidement qu’au niveau régional. Entre 2007 et 2012, le recul du nombre d’emplois dans l’industrie représente près de la moitié de la diminution de l’emploi total du département. Au final, le secteur perd près de 9 % de ses effectifs sur la période récente, soit un peu plus de 800 emplois en cinq ans.

En Ariège, l’évolution de l’emploi total est nettement moins favorable qu’en moyenne en France métropolitaine entre 2007 et 2012 (- 2,4 % contre - 0,1 %). La crise économique touche particulièrement le département en 2008-2009. Le secteur de la construction, en plein essor jusqu’en 2007, réduit ses effectifs de près de 8,5 % entre 2007 et 2012. Tous secteurs confondus, l’Ariège perd près de 1 300 emplois sur cette période, pour retrouver au final en 2012 son niveau d’emploi de 2003 (figure 9).

Contrairement à la France métropolitaine et à Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le département compte plus d’emplois dans le secteur tertiaire non marchand que dans le tertiaire marchand. Il fait partie des rares départements français à être dans ce cas et partage cette particularité dans la région avec la Lozère seulement.

Figure 9 – La crise de 2008 a accéléré la baisse de l’emploi

base 100 en 2002
La crise de 2008 a accéléré la baisse de l’emploi
Ariège Région LRMP France métropolitaine
2002 100,0 100,0 100,0
2003 100,4 101,2 99,8
2004 101,1 102,4 100,3
2005 103,0 103,9 101,1
2006 102,2 105,7 102,3
2007 102,9 107,0 103,7
2008 102,3 106,6 103,1
2009 100,2 106,9 102,3
2010 100,0 107,8 102,9
2011 99,4 108,4 103,5
2012 100,5 109,2 103,6
  • Champ : emploi salarié et non salarié
  • Source : Insee, estimations d'emploi localisées au lieu de travail

Figure 9 – La crise de 2008 a accéléré la baisse de l’emploi Évolution de l'emploi total de 2002 et 2012

Définitions

Une unité urbaine (ou agglomération) est une commune ou un ensemble de communes présentant une zone continûment bâtie d’au moins 2 000 habitants. Un pôle est une agglomération d’au moins 1 500 emplois, qualifié de grand pôle urbain s’il y a au moins 10 000 emplois. L’aire urbaine est constituée du pôle urbain et de sa zone d’influence en matière d’emploi, appelée couronne périurbaine. On parle aussi de couronne autour des petits ou moyens pôles (moins de 10 000 emplois).

Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d'activité, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine, les revenus financiers et les prestations sociales reçues. De ces ressources, quatre impôts directs sont déduits : l’impôt sur le revenu, la taxe d'habitation, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

Un ménage fiscal se compose de tous les foyers fiscaux rattachés à une résidence principale. Le niveau de vie est le revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation. Il est le même pour chaque membre du ménage. L’unité de consommation (UC) est un système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage : 1 pour le premier adulte, 0,5 pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 pour les enfants de moins de 14 ans. Il permet de comparer les niveaux de revenus des ménages de taille ou de composition différentes, en tenant compte des économies d’échelle réalisées dans le budget.

La médiane du revenu disponible par UC (ou niveau de vie médian) est la valeur du revenu qui partage la population en deux groupes : la moitié des personnes appartiennent à un ménage dont le revenu par UC est inférieur à cette valeur, l'autre moitié à un ménage dont le revenu est supérieur. De la même manière, on peut diviser la population en dix groupes classés selon le revenu. Le 1er décile est la valeur du revenu au-dessous duquel on trouve les 10 % des personnes appartenant aux ménages les plus modestes. Le 9e décile est le niveau de revenu au-dessus duquel on trouve les 10 % de personnes appartenant aux ménages les plus aisés. Le rapport entre ces deux valeurs mesure la dispersion : plus ce rapport interdécile est élevé, plus les écarts de revenus sont grands entre les plus riches et les plus pauvres.

Pour en savoir plus

Batlle F., « Populations légales au 1er janvier 2013 : 152 684 Ariégeois », Insee Flash Midi-Pyrénées n° 78, décembre 2015.

Mirouse B., « En Ariège, une croissance démographique forte grâce aux migrations », Insee Analyses Midi-Pyrénées n° 8, décembre 2014.

Tornero M., « Regards sur l'Ariège - Panorama du département », Regards sur n° 30-09, juillet 2012.