5 987 883 habitants au 1 er janvier 2013
Le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, troisième région française par sa population, compte 5 987 883 habitants au 1er janvier 2013. Elle a gagné 56 791 habitants en cinq ans, soit un rythme d’augmentation annuel de +0,19 % beaucoup moins rapide qu’au plan national (+0,50 %).
Cette hausse résulte surtout de l’excédent des naissances sur les décès, mais est freinée par un important déficit migratoire.
Le phénomène de périurbanisation continue : la croissance démographique est essentiellement portée par les communes de moins de 2 000 habitants tandis qu’une bonne partie des grandes villes perdent des habitants.
Cela conduit à une situation différenciée selon les arrondissements, ceux formant la seconde couronne de Lille et Paris en bénéficiant le plus
Au 1er janvier 2013, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie regroupe 5 987 883 habitants, ce qui la situe au troisième rang national, mais loin derrière l’Île-de-France (11 959 807) et Rhône-Alpes-Auvergne (7 757 595). Elle compte 143 700 personnes de plus que sa suivante, Aquitaine-Limousin- Poitou-Charentes (figure 1).
La population régionale a gagné 56 800 personnes depuis 2008, ce qui correspond sur 5 ans, à un rythme annuel de croissance de 0,19 %. Cette hausse est modeste comparée à la progression de 0,50 % par an au plan national. Cette évolution est inférieure à celle d’Île-de-France (0,51 % par an) mais elle est du même ordre de grandeur que celle de ses autres voisines : +0,21 % pour la Normandie, +0,11 % pour l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Elle conduit à diminuer le poids démographique de la région de 0,2 point sur la période pour le situer à 9,1 % de la population française en 2013.
La région possède pourtant l’un des soldes naturels les plus élevés de France métropolitaine. L’excédent des naissances sur les décès permet un gain de 27 870 personnes chaque année, soit 0,47 % par an, un taux supérieur à celui observé au plan national (0,42 %). Il situe la région au deuxième rang national, certes loin de l’Île-de-France, mais devant Rhône-Alpes-Auvergne et les Pays-de-la-Loire. Cette position s'explique à la fois par la jeunesse de sa population qui compte 32,5 % de moins de 25 ans, soit 2 points de plus que le niveau national et par sa fécondité élevée, illustrée par son taux de 2,1 enfants par femme en 2013.
tableauFigure 1 – Le Nord-Pas-de-Calais-Picardie représente 9,4% de la population métropolitaine
Principaux indicateurs selon les régions | |||||||
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Nombre de communes | Densité (hab/km²) | Population 2013 - zonage au 1er janvier 2015 | Poids démographique (en %) | Évolution annuelle moyenne 2008-2013 (% par an) | Contribution du solde naturel (% par an) | Contribution du solde apparent (% par an) | |
Île-de-France | 1 280 | 994 | 11 959 807 | 18,8 | 0,51 | 0,93 | -0,44 |
Auvergne et Rhône-Alpes | 4 181 | 110 | 7 757 595 | 12,2 | 0,79 | 0,45 | 0,35 |
Nord-Pas-de-Calais et Picardie | 3 835 | 188 | 5 987 883 | 9,4 | 0,19 | 0,47 | -0,28 |
Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes | 4 503 | 69 | 5 844 177 | 9,2 | 0,60 | 0,03 | 0,57 |
Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées | 4 565 | 78 | 5 683 878 | 8,9 | 0,96 | 0,19 | 0,77 |
Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine | 5 196 | 97 | 5 552 388 | 8,7 | 0,11 | 0,29 | -0,18 |
Provence-Alpes-Côte d'Azur | 958 | 157 | 4 953 675 | 7,8 | 0,29 | 0,27 | 0,02 |
Pays de la Loire | 1 491 | 113 | 3 660 852 | 5,7 | 0,84 | 0,43 | 0,42 |
Normandie | 3 221 | 111 | 3 328 364 | 5,2 | 0,21 | 0,29 | -0,08 |
Bretagne | 1 270 | 119 | 3 258 707 | 5,1 | 0,68 | 0,18 | 0,51 |
Bourgogne et Franche-Comté | 3 829 | 59 | 2 819 783 | 4,4 | 0,12 | 0,15 | -0,03 |
Centre-Val de Loire | 1 840 | 65 | 2 570 548 | 4,0 | 0,31 | 0,22 | 0,08 |
Corse | 360 | 37 | 320 208 | 0,5 | 1,11 | 0,03 | 1,08 |
France métropolitaine | 36 529 | 116 | 63 697 865 | 100,0 | 0,50 | 0,41 | 0,09 |
- Sources : Insee - Recensements de la population 2008 et 2013, État-Civil 2008-2012
Plus de départs que d’arrivées
Ce bilan positif est freiné par des départs de la région beaucoup plus nombreux que les arrivées définitives. Le déficit est de -0,28 % par an sur la période 2008-2013, soit la perte de 16 510 personnes chaque année. Seule l’Île-de-France connaît un solde migratoire plus défavorable avec -0,44 % par an. Mais c’est un phénomène, plus ou moins accentué, commun aux régions situées sur un arc de cercle compris entre la Normandie et la Bourgogne-Franche-Comté, de sorte que leurs hausses de population sont les plus modérées.
Les évolutions démographiques au sein du Nord-Pas-de-Calais-Picardie ne sont toutefois pas uniformes. Le département le plus dynamique est celui de l’Oise avec une croissance de 0,39 % par an. Bien que ne regroupant que 14 % de la population de la région, il contribue à 28 % des gains entre 2008 et 2013. Le rythme de hausse du Nord est de 0,23 % par an sur la période, donnant ainsi la tendance régionale puisque ce département rassemble 43 % des habitants de la région. En revanche, les évolutions annuelles sont beaucoup plus modestes dans les trois autres départements : la croissance est faible dans la Somme (+0,13 %), très faible dans le Pas-de-Calais (+0,08 %) et dans l’Aisne (+0,05 %).
Les hausses du Nord et de l’Oise tiennent à un solde naturel similaire (+0,6 % par an) particulièrement favorable. Mais le solde migratoire est déficitaire dans les cinq départements de la région. Il est un peu plus prononcé dans le Nord et le Pas-de-Calais.
La métropole lilloise et le sud de la région gagnent des habitants
Cette évolution est aussi différenciée quand on examine la situation des 26 arrondissements (figure 2).
L'augmentation du nombre des habitants dans l'arrondissement de Lille, qui regroupe 20 % de la population de la région, est similaire à la moyenne nationale (0,5 % par an). Toutefois, cette croissance est commune à tous les territoires comprenant une métropole et se situe même un peu en retrait du dynamisme que connaissent de telles zones, puisque, de toutes les grandes urbaines françaises, Lille est, avec Rouen, celle qui a connu la plus faible hausse de population depuis 30 ans.
Le nombre d'habitants progresse dans les arrondissements composant ce qu'on peut appeler les secondes couronnes des grandes métropoles, de Lille au nord de la région et de Paris au sud. Ainsi, ceux de Saint-Omer, Arras, Cambrai, gagnent de la population grâce à un équilibre migratoire qui leur permet de conserver le profit de leur solde naturel positif (figure 3). De même, dans le sud de la région, les arrondissements de Beauvais, Clermont, Soissons, Senlis, équilibrent également départs et arrivées définitives et bénéficient d'un fort excédent naturel. Celui-ci est accentué par le fait que les arrivants actuels sont plus en âge d’avoir ou de fonder une famille que les partants.
Enfin, l'arrondissement de Montdidier est celui qui connaît la plus forte augmentation de la région (+0,8 % par an), mais c'est aussi le moins peuplé, regroupant moins de 1 % de la population régionale. Ces gains, dus autant au solde naturel que migratoire, résultent de l’extension de la périurbanisation de l’agglomération amiénoise.
Les arrondissements formant la première couronne de l’agglomération lilloise (Douai, Valenciennes), ainsi que ceux de Dunkerque et d'Amiens ont connu une relative stabilité depuis 2008. Tous comptent plus de 300 000 habitants et ils totalisent 23 % de la population régionale. Leur évolution démographique modeste est la conséquence d'un déficit migratoire parfois important, qui induit même une baisse de population dans celui de Lens.
tableauFigure 2 – Deux habitants de la région sur dix vivent dans l'arrondissement de Lille
Principaux indicateurs selon les arrondissements | ||||||
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Nombre de communes | Population 2013 - zonage au 1er janvier 2015 | Évolution annuelle moyenne 2008-2013 | Contribution du Solde naturel | Contribution du solde apparent | ||
Lille | Nord | 124 | 1 227 051 | 0,5 | 0,8 | -0,3 |
Dunkerque | Nord | 113 | 377 081 | 0,1 | 0,4 | -0,3 |
Lens | Pas-de-Calais | 43 | 358 694 | -0,2 | 0,4 | -0,7 |
Valenciennes | Nord | 82 | 349 486 | 0,0 | 0,5 | -0,4 |
Amiens | Somme | 281 | 300 657 | 0,1 | 0,4 | -0,3 |
Béthune | Pas-de-Calais | 100 | 285 789 | 0,1 | 0,3 | -0,2 |
Senlis | Oise | 133 | 278 751 | 0,4 | 0,7 | -0,4 |
Arras | Pas-de-Calais | 369 | 263 144 | 0,3 | 0,3 | -0,1 |
Douai | Nord | 64 | 247 279 | 0,0 | 0,4 | -0,4 |
Avesnes-sur-Helpe | Nord | 151 | 232 032 | -0,2 | 0,3 | -0,5 |
Beauvais | Oise | 257 | 225 899 | 0,6 | 0,6 | 0,0 |
Compiègne | Oise | 156 | 180 891 | 0,1 | 0,5 | -0,4 |
Laon | Aisne | 278 | 165 852 | 0,0 | 0,3 | -0,3 |
Saint-Omer | Pas-de-Calais | 116 | 164 800 | 0,6 | 0,5 | 0,1 |
Cambrai | Nord | 116 | 162 607 | 0,4 | 0,3 | 0,1 |
Boulogne-sur-Mer | Pas-de-Calais | 75 | 161 821 | -0,1 | 0,3 | -0,5 |
Abbeville | Somme | 200 | 134 155 | -0,2 | 0,0 | -0,2 |
Saint-Quentin | Aisne | 126 | 130 944 | -0,1 | 0,3 | -0,4 |
Clermont | Oise | 146 | 129 859 | 0,5 | 0,5 | -0,1 |
Calais | Pas-de-Calais | 28 | 118 248 | 0,0 | 0,6 | -0,6 |
Montreuil | Pas-de-Calais | 164 | 112 709 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
Soissons | Aisne | 159 | 103 977 | 0,4 | 0,3 | 0,1 |
Péronne | Somme | 169 | 80 235 | 0,1 | 0,1 | 0,0 |
Château-Thierry | Aisne | 123 | 72 657 | 0,1 | 0,3 | -0,2 |
Vervins | Aisne | 130 | 66 637 | -0,1 | 0,1 | -0,2 |
Montdidier | Somme | 132 | 56 628 | 0,8 | 0,4 | 0,4 |
- Sources : Insee - Recensements de la population 2008 et 2013, État-Civil 2008-2012
graphiquefigure3 – Évolution annuelle moyenne de la population entre 2008 et 2013 dans les arrondissements de la région

- Sources : insee – Recensements de la population 2008 et 2013, État-Civil 2008-2012
Les extrémités est et ouest se dépeuplent
En revanche, les extrémités est et ouest du Nord-Pas-de-Calais-Picardie se dépeuplent. C’est le cas à l’est, avec la Thiérache, qui couvre les arrondissements de Vervins et d’Avesnes-sur-Helpe, et le Saint-Quentinois. Ils regroupent 7,2 % de la population de la région. Leur solde migratoire est influencé par leur taux de chômage qui figurent parmi les plus élevés de France et leur solde naturel est, quant à lui, limité par le vieillissement de la population malgré des taux de fécondité élevés.
Le littoral de la région perd également des habitants avec deux arrondissements en décroissance, Abbeville et Boulogne-sur-Mer, et deux autres, Montreuil et Calais, qui stagnent. Ils regroupent à eux quatre 8,8 % de la population régionale. Dans les arrondissements d'Abbeville et Montreuil-sur-Mer, un solde naturel nul, là encore expliqué par le vieillissement, vient s'ajouter au déficit migratoire qui caractérise généralement ces zones littorales.
Une hausse de la population portée par les communes de moins de 2 000 habitants
À l'échelle des communes, le dynamisme démographique est porté par les entités de moins de 2 000 habitants (+0,55 % par an) (figure 4). Elles ne rassemblent que 27 % de la population régionale mais, avec 44 200 personnes en plus, elles représentent près de 80 % des gains de la région entre 2008 et 2013. Cette croissance est due à un important solde naturel mais aussi à un excédent migratoire. Elle illustre le développement du périurbain, lequel offre notamment un habitat moins cher et de plus grande surface.
graphiquefigure4 – Évolution de la population des communes en Nord-Pas-de-Calais-Picardie entre 2008 et 2013

- Sources : Insee – Recensements de la population 2008 et 2013
Dans le même temps, les communes de 10 000 habitants et plus ont vu leur population stagner. Le solde naturel élevé (+0,64 %) a totalement été compensé par le déficit migratoire (-0,66 %). Une majorité d’entre elles perd des habitants faute d’avoir suffisamment de logements pour compenser la baisse du nombre de personnes par ménage, suite à la décohabitation et au vieillissement. D’autres parviennent quand même à augmenter le nombre de leurs habitants. C’est le cas de Lille et de quelques grandes villes proches, Tourcoing, Lambersart, Marcq-en-Barœul et Armentières, et dans le sud de la région, Crépy-en-Valois, Villers-Cotterêts et Méru, des villes dans l’attraction de l’aire urbaine de Paris.
Dans toutes les communes d’au moins 30 000 habitants, le solde naturel est largement positif, avec des taux annuels de croissance supérieurs à 1 % à Creil, Roubaix et Tourcoing, et le solde migratoire négatif, avec des taux dépassant -1,5 % par an à Lens, Creil, Arras et Tourcoing (figure 6).
tableauFigure 6 – Baisse de la population dans la plupart des grandes communes
Prinicpaux indicateurs des villes d'au moins 30 000 habitants | ||||
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Population 2013 - zonage au 1er janvier 2015 | Évolution annuelle moyenne 2008-2013 | Contribution du Solde naturel | Contribution du solde apparent | |
Lille | 231 491 | 0,50 | 0,88 | -0,39 |
Amiens | 132 699 | -0,25 | 0,61 | -0,88 |
Roubaix | 95 866 | -0,01 | 1,42 | -1,52 |
Tourcoing | 93 974 | 0,29 | 1,15 | -0,90 |
Dunkerque | 89 882 | -0,82 | 0,29 | -1,12 |
Calais | 72 520 | -0,62 | 0,72 | -1,38 |
Villeneuve-d'Ascq | 62 616 | -0,03 | 0,95 | -1,02 |
Saint-Quentin | 55 698 | -0,41 | 0,36 | -0,78 |
Beauvais | 55 252 | 0,11 | 0,75 | -0,66 |
Valenciennes | 42 851 | 0,09 | 0,57 | -0,49 |
Boulogne-sur-Mer | 42 537 | -0,56 | 0,49 | -1,08 |
Wattrelos | 41 522 | -0,15 | 0,62 | -0,79 |
Douai | 41 189 | -0,58 | 0,46 | -1,06 |
Arras | 40 830 | -0,93 | 0,55 | -1,51 |
Compiègne | 40 430 | -0,59 | 0,51 | -1,12 |
Marcq-en-Baroeul | 39 392 | 0,27 | 0,43 | -0,17 |
Creil | 34 262 | -0,18 | 1,61 | -1,92 |
Cambrai | 32 852 | 0,31 | 0,21 | 0,11 |
Lens | 31 647 | -2,61 | 0,36 | -3,01 |
Liévin | 31 517 | -0,32 | 0,44 | -0,78 |
Maubeuge | 30 567 | -1,14 | 0,50 | -1,68 |
- Sources : Insee - Recensements de la population 2008 et 2013, État-Civil 2008-2012
11 % des communes de moins de 500 habitants sont situées dans la région
La région Nord-Pas-de-Calais-Picardie réunit les trois premiers départements français en termes de nombre de communes : le Pas-de-Calais (895 communes), l’Aisne (816) et la Somme (782). Avec le Nord (650) et l’Oise (692), elle en compte au total 3 835.
Parmi elles, 2 106 ont moins de 500 habitants, soit près de 11 % des communes françaises de cette taille. Elles représentent 55 % des communes de la région (54 % au plan national). Toutefois, il existe de grandes disparités d'un département à l'autre. Dans l’Aisne, ce taux est de 74 % (16e au rang national), dans la Somme, de 72 % . L'Oise et le Pas-de-Calais se situent dans la moyenne nationale (respectivement 52 % et 51 %). À l'opposé, le département du Nord n'en compte que 20 %.
Ces différences se retrouvent en termes de population : près du quart des Axonais résident dans des communes de moins de 500 habitants contre moins de 2 % des Nordistes. La moyenne pour le Nord-Pas-de-Calais-Picardie est de 8,4 % contre 7 % en métropole.
Dans la région, entre fusion de communes et franchissement de seuil lié à la périurbanisation, 390 communes de moins de 500 habitants ont disparu de 1968 à 2015, soit 15,6 %.
graphiquefigure5 – Part des petites communes (moins de 500 habitants) parmi l’ensemble des communes par département en 2013

- Source : Insee – Recensement de la population 2013
Pour en savoir plus
Buisson G., Lincot L. « Où vivent les familles en France ? », Insee Première n°1581, janvier 2016
Jamme J., « Les familles : plus en difficulté dans les centres urbains, plus favorisées dans les couronnes périurbaines », Insee Analyses Nord-Pas-de-Calais-Picardie n°3, janvier 2016
Le Scouëzec P., Sinoquet M-C., « La population des territoires du Nord-Pas-de-Calais-Picardie au 1er janvier 2013 », Insee Dossier Nord-Pas-de-Calais-Picardie n°1, janvier 2016
Crohin A., Jamme J., Tapin V., « 540 067 habitants dans l’Aisne au 1er janvier 2013 », « 815 400 habitants dans l’Oise au 1er janvier 2013 », « 571 675 habitants dans la Somme au 1er janvier 2013 », Insee Flash Picardie n°11, 12, 13, décembre 2015