Recensement de la population : populations légales 2013 - 835 000 habitants au 1er janvier 2013

Claude Touzet, Insee

Au 1er janvier 2013, 835 103 personnes vivent à La Réunion. La population augmente de 0,7 % par an depuis 2008, soit un peu plus qu’en France métropolitaine (+ 0,5 %). La croissance de la population reste soutenue par le solde naturel marqué par un excédent des naissances sur les décès. Elle est atténuée par un solde migratoire de plus en plus négatif, les départs étant désormais nettement plus nombreux que les arrivées. La population de La Réunion croît ainsi de moins en moins vite. Entre 2008 et 2013, une commune sur trois perd des habitants et dans de nombreuses communes, la dynamique de croissance s’atténue. Restent quelques exceptions  : La Plaine-des-Palmistes, Saint-Leu, Bras-Panon ou La Possession sont plus dynamiques sur la période récente.

Avec 835 103 habitants au 1er janvier 2013, La Réunion abrite 1,3 % de la population française (encadré). L’île se place au 26e rang des départements français les plus peuplés.

Depuis 2008, la population s’est accrue de 26 850 personnes, soit 5 370 habitants supplémentaires en moyenne chaque année.

La croissance de la population ralentit nettement

Entre 2008 et 2013, la population augmente de 0,7 % par an en moyenne, soit toujours plus qu’en France métropolitaine (+ 0,5 %). Cependant, la croissance de la population ralentit fortement ces dernières années. Elle augmentait de 1,5 % par an entre 1999 et 2008 et de 1,9 % par an entre 1990 et 1999.

Ainsi, La Réunion n’est plus que la 7e région française où la population croît le plus vite parmi les nouvelles grandes régions françaises (hors Mayotte). Elle se place notamment derrière la Guyane (+ 2,2 % par an), la Corse (+ 1,1 %) et le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (+ 1,0 %).

Aux Antilles, la Martinique perd des habitants (– 0,6 % par an) et la population est stable en Guadeloupe (+ 0,0 %).

Par départements (hors Mayotte), La Réunion n’occupe plus que le 26e rang en terme de dynamisme démographique derrière des départements situés le long du littoral atlantique et méditerranéen, dans les Alpes et plus généralement dans l’aire d’influence des grandes métropoles.

La croissance démographique soutenue par les naissances

À La Réunion, l’augmentation de la population est portée par le solde naturel : les naissances sont plus nombreuses que les décès. Dans les départements métropolitains, le dynamisme démographique s’explique surtout par les mouvements migratoires.

L’excédent des naissances sur les décès fait croître la population de 10 200 habitants par an en moyenne entre 2008 et 2013 (soit + 1,2 % par an). Mais les départs ont été bien plus nombreux que les arrivées avec un déficit de 4 900 habitants par an en moyenne sur la période. Ce solde migratoire apparent négatif (– 0,5 % par an) atténue l’effet de l’accroissement naturel de la population.

Figure_1 – Une croissance de 0,7 % par an depuis 2008 - Taux de croissance annuel moyen de 2008 à 2013

  • Source : Insee, Recensements de la population.

Une croissance inégale des communes

Entre 2008 et 2013, huit communes perdent des habitants. Les baisses les plus marquée concernent Cilaos, où de plus en plus de logements sont vacants, et Le Port, où le nombre de logements stagne tandis que la décohabitation se poursuit (figure 1 et figure 2). Les populations de Saint-Denis et de Sainte-Suzanne diminuent pour la première fois. La population baisse également sur cinq ans à Salazie, Sainte-Rose, Petite-Île et Saint-Philippe. Ces ralentissements s’expliquent partout par une diminution rapide de la taille des ménages que ne compense pas toujours l’augmentation du nombre de logements. Par exemple à Saint-Denis, la croissance du nombre de logements (+ 2,7 % en 5 ans) ne suffit pas à compenser la hausse du nombre de logements vacants et la chute du nombre de personnes par logement (de 2,59 personnes en 2008 à 2,36 en 2013).

À l’opposé, la population augmente fortement à La Plaine-des-Palmistes, Saint-Leu et Bras-Panon. Avec plus de 2 % par an, ces communes se placent parmi les plus dynamiques de France.

Le ralentissement de la croissance de la population est particulièrement marqué aux Avirons, à Saint-Paul et à La Possession et dans une moindre mesure à Saint-André, Saint-Louis ou au Tampon.

À l’opposé, certaines communes comme Saint-Benoît, Bras-Panon, Saint-Pierre, Saint-Leu ou Trois-Bassins sont plus dynamiques entre 2008 et 2013 qu’entre 1999 et 2008.

Par microrégion, la population croît plus vite dans l’Est (+ 1,2 % par an) et dans le Sud (+ 1,0 %) que dans l’Ouest (+ 0,5 %). Elle stagne dans le Nord (+ 0,0 % par an).

Figure 2 – 835 103 habitants à La Réunion au 1er janvier 2013 - Les populations légales par commune

835 103 habitants à La Réunion au 1er janvier 2013 - Les populations légales par commune
Population municipale au recensement 2013 Population municipale au recensement 2008 Taux de croissance annuel moyen entre 2008 et 2013 Taux de croissance annuel moyen entre 1999 et 2008
nombre en %
Nord 197 256 197 464 0,0 1,3
Saint-Denis 142 442 144 238 -0,3 1,0
Sainte-Marie 32 605 30 815 1,1 1,7
Sainte-Suzanne 22 209 22 411 -0,2 2,4
Ouest 212 074 207 004 0,5 1,6
Le Port 35 881 38 279 -1,3 0,0
La Possession 31 439 28 798 1,8 3,1
Saint-Leu 33 154 29 925 2,1 1,9
Saint-Paul 104 332 103 008 0,3 1,8
Les Trois-Bassins 7 268 6 994 0,8 0,6
Sud 301 121 286 577 1,0 1,6
Les Avirons 11 203 10 336 1,6 4,1
Entre-Deux 6 519 6 022 1,6 1,7
L'Étang-Salé 13 581 13 367 0,3 1,4
Petite-Île 11 633 11 692 -0,1 1,6
Saint-Joseph 37 550 35 062 1,4 1,6
Saint-Louis 52 656 50 717 0,8 1,7
Saint-Pierre 81 415 76 247 1,3 1,1
Saint-Philippe 5 088 5 114 -0,1 0,6
Le Tampon 76 090 72 026 1,1 2,0
Cilaos 5 386 5 994 -2,1 -0,2
Est 124 652 117 205 1,2 1,6
Bras-Panon 12 616 11 404 2,0 1,8
La Plaine-des-Palmistes 5 741 4 940 3,1 4,1
Saint-André 56 156 52 956 1,2 2,3
Saint-Benoît 36 131 33 802 1,3 0,8
Sainte-Rose 6 782 6 809 -0,1 0,4
Salazie 7 226 7 294 -0,2 -0,2
La Réunion 835 103 808 250 0,7 1,5
Guadeloupe* 402 119 401 784 0,0 0,4
Martinique 385 551 397 693 -0,6 0,5
Guyane 244 118 219 266 2,2 3,8
DOM** 1 866 891 1 826 993 0,4 1,3
Métropole 63 697 865 62 134 866 0,5 0,7
France** 65 564 756 63 961 859 0,5 0,7
  • * hors Saint-Barthélémy et Saint-Martin.
  • ** hors Mayotte.
  • Source : Insee, recensements de la population.

Encadré

ENCADRÉ : 65 564 756 habitants en France hors Mayotte au 1er janvier 2013

Au 1er janvier 2013, la France métropolitaine compte 63 697 865 habitants. En y ajoutant les départements de La Réunion, de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, la population française hors Mayotte atteint un total de 65 564 756 habitants. Mayotte, qui selon les termes de l’article 157 de la loi n°2002-276 est soumise à un recensement quinquennal exhaustif, n’est pas concernée par le décret (méthodologie).

La population de la France a augmenté de 1,6 million d’habitants en cinq ans, soit + 320 000 personnes par an. La France occupe en 2013 la 2e place en Europe par sa population, derrière l’Allemagne (80,6 millions d’habitants) et devant le Royaume-Uni (64,1 millions d’habitants).

Sources

Les chiffres de population, pour chaque commune, canton, arrondissement, département et région entrent en vigueur au 1er janvier 2016 et font référence dans plus de 350 dispositions législatives ou réglementaires qui organisent la vie locale (finances locales, vie municipale, fonction publique territoriale, etc.). Ces populations, dites « légales », sont actualisées et authentifiées par décret chaque année.

Comment lire les populations légales ?

Le terme générique de « populations légales » regroupe pour chaque commune sa population municipale, sa population comptée à part et sa population dite « totale ».

La population municipale est la seule qui évite qu’une même personne soit comptée deux fois. C’est pourquoi elle est privilégiée dans les descriptions statistiques. Les chiffres de cette publication ne portent que sur la population municipale.

La population totale est égale à la somme de la population municipale et de la population comptée à part de la commune. La population comptée à part comprend les personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune (étudiants, militaires, etc.). Les populations totales des communes ne s’ajoutent pas.

Les populations légales sont actualisées tous les ans. Néanmoins, les tendances et les véritables évolutions ne s’observent que sur plusieurs années. Depuis 2011, il est possible de comparer les évolutions sur 5 ans (2013 / 2008) ce qui permet de mettre en lumière les inflexions récentes.

Pour en savoir plus

Le recensement de la population : « source et méthode » ;

Le recensement de la population : « résultats ».