Populations légales au 1er janvier 2013 : 2 819 783 habitants en Bourgogne-Franche-Comté

Insee
Insee Flash Franche-Comté
No 24
Paru le : 28/12/2015

Avec 2 819 783 habitants au 1er janvier 2013, la Bourgogne-Franche-Comté rassemble 4,4 % de la population de France métropolitaine et se classe au onzième rang des treize grandes régions. Depuis 2008, la Bourgogne-Franche-Comté a gagné près de 17 300 habitants. Entre 2008 et 2013, la croissance démographique régionale, de 0,1 % en moyenne annuelle, est modeste comparée à celle de la France métropolitaine de 0,5 %. Elle est portée par le solde naturel alors que le solde migratoire est quasi nul. La Bourgogne-Franche-Comté est, avec l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, la région de France métropolitaine dont la population évolue le plus faiblement.

En 2013, un quart de la population de Bourgogne-Franche-Comté est concentrée dans les 24 communes de plus de 10 000 habitants. Parmi elles, Dijon et Besançon dépassent les 100 000 habitants. Belfort, troisième commune la plus peuplée de la région compte plus de 50 000 habitants. Toutes les communes de plus de 10 000 habitants perdent de la population, hormis Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur en Côte-d’Or qui gagnent respectivement 1 400 et 700 habitants et Audincourt dans le Doubs dont le nombre d’habitants reste stable.

Le phénomène d’étalement urbain à la périphérie des grandes villes se traduit par une évolution démographique plus favorable des communautés d’agglomération que de leurs villes-centres. Ainsi la population de Dole, Héricourt, Joigny diminue davantage en valeur relative que celle de leurs communautés d'agglomération respectives. Besançon, Belfort et Mâcon perdent des habitants alors que leurs intercommunalités respectives en gagnent.

Le desserrement de la population s’opère aussi en lointaine périphérie de ces grandes communes. La croissance de la population du Grand Dijon et de la Communauté d'agglomération du Grand Besançon est trois fois moindre que celle de eurs aires urbaines respectives. Et les évolutions sont parfois en sens inverse. Ainsi, la communauté d’agglomération de Vesoul, soit 20 communes, perd des habitants alors que l’aire urbaine vésulienne, qui rassemble 111 communes, en gagne.

Figure 1 – Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2008 et 2013

En %
Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2008 et 2013
Code région evol_ann_moyenne_corrigée
G_REG EVM0813
01 0,02
02 -0,62
03 2,17
04 0,66
11 0,51
24 0,31
27 0,12
28 0,21
32 0,19
44 0,11
52 0,84
53 0,68
75 0,60
76 0,96
84 0,79
93 0,29
94 1,11
  • Sources : Insee - Recensements de la population.

Figure 1 – Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2008 et 2013

Figure 2 – 17 300 habitants supplémentaires depuis 2008 en Bourgogne-Franche-Comté

17 300 habitants supplémentaires depuis 2008 en Bourgogne-Franche-Comté
Population municipale 2013 Population municipale 2008 Variation 2008 - 2013
Nombre Moyenne annuelle (%)
Totale Due au solde naturel Due au solde migratoire
Bourgogne-Franche-Comté 2 819 783 2 802 519 + 17 264 + 0,1 + 0,1 0,0
France métropolitaine 63 697 865 62 134 963 + 1 562 902 + 0,5 + 0,4 + 0,1
  • Sources : Insee - Recensements de la population - État-civil.

Figure 3 – Parmi les 24 grandes communes, seules Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur gagnent des habitants

Parmi les 24 grandes communes, seules Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur gagnent des habitants
Communes de 10 000 habitants et plus Population municipale 2013 Population municipale 2008 Variation 2008-2013
Nombre Moyenne annuelle (%)
Dijon 153 003 151 576 + 1 427 + 0,2
Beaune 21 838 22 218 - 380 - 0,3
Chenôve 13 982 14 481 - 499 - 0,7
Talant 11 131 11 750 - 619 - 1,1
Chevigny-Saint-Sauveur 10 486 9 788 + 698 + 1,4
Besançon 116 952 117 599 - 647 - 0,1
Montbéliard 25 697 26 207 - 510 - 0,4
Pontarlier 17 398 18 639 - 1 241 - 1,4
Audincourt 14 552 14 534 + 18 0,0
Valentigney 10 264 11 509 - 1 245 - 2,3
Dole 23 312 25 384 - 2 072 - 1,7
Lons-le-Saunier 17 063 18 122 - 1 059 - 1,2
Saint-Claude 10 346 11 523 - 1 177 - 2,1
Nevers 34 841 37 556 - 2 715 - 1,5
Cosne-Cours-sur-Loire 10 629 11 065 - 436 - 0,8
Vesoul 15 473 16 271 - 798 - 1,0
Chalon-sur-Saône 45 166 46 017 - 851 - 0,4
Mâcon 33 350 34 298 - 948 - 0,6
Le Creusot 22 308 23 207 - 899 - 0,8
Montceau-les-Mines 18 969 19 692 - 723 - 0,7
Autun 13 863 14 887 - 1 024 - 1,4
Auxerre 34 869 36 856 - 1 987 - 1,1
Sens 25 018 25 899 - 881 - 0,7
Belfort 50 196 50 346 - 150 - 0,1
  • Sources : Insee, Recensements de la population.

Figure 4 – Dix-huit intercommunalités rassemblent presque la moitié de la population régionale

Dix-huit intercommunalités rassemblent presque la moitié de la population régionale
Intercommunalités Nombre de communes Population municipale 2013 Population municipale 2008 Variation 2008-2013
Nombre Moyenne annuelle (%)
CU Grand Dijon 24 248 028 245 421 + 2 607 + 0,2
CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay 54 52 403 52 034 + 369 + 0,1
CA du Grand Besançon 58 178 655 176 764 + 1 891 + 0,2
CA du Pays de Montbéliard 29 116 157 117 441 - 1 284 - 0,2
CC du Larmont 10 26 407 26 734 - 327 - 0,2
CA du Grand Dole 42 51 911 52 776 - 865 - 0,3
CA Espace Communautaire Lons Agglomération (Ecla) 25 31 383 32 292 - 909 - 0,6
CC Haut-Jura Saint-Claude 28 22 055 23 367 - 1 312 - 1,1
CA de Nevers 12 67 158 69 589 - 2 431 - 0,7
CC Loire et Nohain 9 16 879 17 111 - 232 - 0,3
CC du Sénonais 19 46 375 46 778 - 403 - 0,2
CA de Vesoul 20 32 767 33 017 - 250 - 0,2
CA Chalon - Val de Bourgogne 38 106 015 105 375 + 640 + 0,1
CU le Creusot Montceau-Lès-Mines 27 94 210 96 239 - 2 029 - 0,4
CA du Mâconnais-Val de Saône 26 61 889 61 712 + 177 + 0,1
CC du Grand Autunois Morvan 43 31 179 32 489 - 1 310 - 0,8
CA de l'Auxerrois 21 63 501 64 514 - 1 013 - 0,3
CA de l'Agglomération Belfortaine 33 97 042 95 298 + 1 744 + 0,4
  • Note : CU : communauté urbaine, CA : communauté d'agglomération, CC : communauté de communes
  • Sources : Insee, Recensements de la population.

Encadré

Méthodologie

Les populations légales de toutes les collectivités territoriales et circonscriptions administratives françaises sont publiées par décret au Journal Officiel. Elles prennent effet au 1er janvier 2016.

Établies chaque année - loi du 27 février 2002 - les populations légales sont prises en compte pour l’application de dispositions législatives, réglementaires et financières relatives à l’organisation des communes et à la vie quotidienne de celles-ci.

Les données de population légale au 1er janvier 2013 utilisent les résultats issus des cinq enquêtes annuelles de recensement réalisées de 2011 à 2015.

La nouvelle méthode de recensement substitue au comptage traditionnel organisé tous les neuf ans, une technique d’enquêtes annuelles. Celle-ci distingue les communes de moins de 10 000 habitants, enquêtées exhaustivement une fois tous les cinq ans par roulement, et les communes de 10 000 habitants ou plus, dans lesquelles un échantillon de 40 % des logements sont enquêtés au cours d’un cycle quinquennal (8 % par an dans chaque commune).

Pour assurer une égalité de traitement entre communes et pour garantir la qualité des données de population sur des zonages géographiques plus larges (départements, régions), ces chiffres sont relatifs à une même année pour toutes les communes.

Définitions

Population légale : le terme générique de population légale regroupe, pour chaque commune, la population municipale, la population comptée à part et la population totale résultant de la somme des deux premières.

La population municipale comptabilise les personnes :

- ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune,

- vivant en communautés sur le territoire de la commune,

- sans abri recensées sur le territoire de la commune,

- résidant habituellement dans des habitations mobiles recensées sur le territoire de la commune.

La population comptée à part comprend les personnes dont la résidence habituelle se trouve dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence dans la commune (étudiants majeurs de moins de 25 ans, militaires...). La population comptée à part représente une faible part de la population totale des communes.

Pour un usage statistique, seules les populations municipales doivent être utilisées.

Aire urbaine : ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain d'au moins 1 500 emplois, et par des communes dont au moins 40 % de la population résidente en emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.