Le rebond de l’intérim relance l’emploi régional

Matthieu BOIVIN, Alain COËNON, Sabrina LEROUX, Insee

Dans un contexte national mitigé, avec un décrochage inattendu de la production industrielle, l’emploi régional évolue favorablement essentiellement grâce à un rebond de l’intérim. Le commerce et les services marchands créent également des emplois, bénéficiant d’une consommation des ménages plus soutenue. À l’inverse, l’industrie continue de perdre des emplois permanents en dépit d’une progression dans les activités liées à l’environnement. De même, l’érosion des effectifs dans la construction continue, les chefs d’entreprise jugeant médiocre leur niveau d’activité. Toutefois le rythme de la baisse des mises en chantier ralentit et le nombre de permis de construire de logements est désormais en hausse, ce qui laisse entrevoir une amélioration dans le secteur pour les mois à venir.

La fréquentation touristique des hôtels de la région se maintient et dépasse même le niveau du deuxième trimestre 2014 grâce, notamment, à un mois de mai qui a bénéficié de plusieurs longs week-ends et d’une météo favorable.

Fin juin, le taux de chômage en Basse-Normandie s’établit à 9,2 % de la population active. Il reste inférieur de 0,8 point au taux de chômage métropolitain.

Insee Conjoncture Basse-Normandie
No 7
Paru le : 06/11/2015

Publication achevée le 30/10/2015

L’intérim réveille l’emploi salarié…

Après avoir décru le trimestre précédent, l’emploi salarié non agricole bas-normand repart à la hausse pour atteindre 308 700 emplois fin juin 2015. Au cours du deuxième trimestre 2015, 800 postes ont été créés, soit une hausse de 0,3 %. Cette amélioration ne concerne pas tous les secteurs, elle est exclusivement le fait du tertiaire marchand et notamment de l’intérim. A l’inverse, l’industrie et la construction continuent de perdre des emplois permanents. Tous ces constats se retrouvent au niveau national.

Le tertiaire marchand hors intérim gagne 630 emplois (+ 0,4 %), principalement dans l’hébergement et restauration et le commerce. Au niveau national, l’emploi tertiaire marchand hors intérim gagne aussi des emplois (+ 0,2 %).

Principale variable d’ajustement de l’emploi aux variations conjoncturelles, l’intérim repart à la hausse ce trimestre (+ 6 %). Au niveau national, la tendance est aussi à la reprise de l’intérim, mais dans des proportions moindres (+ 3,6 %). Ces salariés sont comptabilisés dans le tertiaire, alors que la majorité des missions sont effectuées dans l’industrie ou la construction.

Dans l’industrie, 260 emplois permanents sont détruits (- 0,3 %). La situation est comparable en France métropolitaine (- 0,3 %). Cette dégradation ne concerne pas toute l’industrie bas-normande. Les pertes d’emplois dans l’agroalimentaire (- 1,5 %) et dans la fabrication de matériels de transport (- 0,3 %) ne sont pas compensées par les embauches dans la fabrication d’équipements électriques et électroniques (+ 1,1 %) et dans le secteur regroupant énergie, eau, gestion des déchets et dépollution (+ 2,0 %).

Miné par des mises en chantier de logements neufs qui peinent à redémarrer, mais aussi par des commandes de travaux publics en berne, le secteur de la construction perd de nouveau des emplois permanents (- 1,1 % ). Au niveau national, l’emploi permanent dans la construction continue, lui aussi, de se contracter (- 0,9 %). Depuis la fin 2008, la région a perdu plus d’emplois permanents dans ce secteur (- 15 %) que la France métropolitaine (- 12 %). Cela explique en partie le décrochage sensible de l’emploi bas-normand par rapport au niveau national depuis le début de la crise.

Les trois départements bas-normands ne profitent pas tous de cette embellie de l’emploi marchand non agricole. Le Calvados connaît l’évolution la plus favorable (+ 0,4 %), suivi par la Manche (+ 0,3 %), sous l’effet notamment du rebond de l’intérim. De son côté, l’Orne continue de perdre des emplois (- 0,3 % ). La construction est toujours à la peine dans les trois départements.

Après un repli le trimestre précédent, l’emploi salarié en Basse-Normandie connaît donc une légère embellie. On est cependant toujours loin de retrouver le niveau d’emploi d’avant la crise. Depuis le pic du quatrième trimestre 2007, plus de 21 000 emplois ont été détruits, principalement dans l’industrie et la construction. Cette crise a été l’occasion d’un accroissement des inégalités entre les marchés de l’emploi régionaux et en premier lieu entre celui d’Île-de-France, resté solide, et ceux de régions moins urbaines. Ainsi, depuis 6 ans, le marché de l’emploi bas-normand a rétréci dans des proportions plus importantes que le marché de l’emploi national.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,93 100,06
T3 2005 100,09 100,18
T4 2005 100,12 100,33
T1 2006 100,05 100,43
T2 2006 100,61 101
T3 2006 100,77 101,38
T4 2006 100,68 101,45
T1 2007 101,83 102,24
T2 2007 101,7 102,48
T3 2007 102,07 102,86
T4 2007 102,83 103,06
T1 2008 102,65 103,32
T2 2008 102,2 102,89
T3 2008 101,32 102,57
T4 2008 100,48 101,85
T1 2009 99,36 100,77
T2 2009 99,06 100,29
T3 2009 99,14 100,02
T4 2009 99,12 100,1
T1 2010 98,99 100,02
T2 2010 99,1 100,09
T3 2010 99,25 100,3
T4 2010 99,18 100,51
T1 2011 99,21 100,79
T2 2011 99,45 101,06
T3 2011 99,5 100,97
T4 2011 99,51 100,95
T1 2012 99,63 100,99
T2 2012 99,21 100,85
T3 2012 98,72 100,63
T4 2012 98,4 100,34
T1 2013 98,22 100,29
T2 2013 97,44 99,91
T3 2013 97,33 99,99
T4 2013 97,37 100,05
T1 2014 96,8 99,88
T2 2014 96,89 99,88
T3 2014 96,32 99,55
T4 2014 96,29 99,66
T1 2015 95,87 99,61
T2 2015 96,12 99,77
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,02 99,53 99,97 101,05
T3 2005 102,03 98,95 100,12 101,12
T4 2005 103,24 98,2 100,11 101,47
T1 2006 104,29 98,11 99,92 101,74
T2 2006 104,94 97,78 100,24 101,68
T3 2006 106 97,67 100,74 101,86
T4 2006 106,74 97,6 101,03 101,78
T1 2007 108,67 97,59 101,62 103,37
T2 2007 109,02 97,75 101,76 102,69
T3 2007 109,97 97,76 102,26 103,17
T4 2007 111,22 98,09 102,55 102,75
T1 2008 111,03 98,32 102,08 102,07
T2 2008 111,39 98,06 102,19 102,4
T3 2008 111,98 96,99 101,71 102,38
T4 2008 112,04 96,04 102,02 101,94
T1 2009 111,6 95,03 101,81 102,23
T2 2009 111,89 93,85 101,48 101,61
T3 2009 111 93,4 101,49 101,21
T4 2009 110,44 92,61 101,87 101,71
T1 2010 109,82 91,36 101,77 101,59
T2 2010 109,01 91,18 102,11 101,48
T3 2010 109,18 90,94 102,16 101,54
T4 2010 107,95 90,63 102,33 101,5
T1 2011 107,14 90,67 102,42 101,53
T2 2011 105,69 90,6 103,06 101,82
T3 2011 105,56 90,69 103,44 102,35
T4 2011 106,09 90,58 103,81 102,36
T1 2012 105,84 90,72 104,01 102,42
T2 2012 105,41 90,71 103,66 102,17
T3 2012 105,19 90,34 103,4 102,32
T4 2012 104,05 89,94 103,09 102,04
T1 2013 102,71 89,05 103,39 102,53
T2 2013 101,85 88,17 102,77 101,95
T3 2013 101,05 87,55 102,59 101,55
T4 2013 100,3 87,15 102,9 101,91
T1 2014 100,14 86,75 102,6 101,33
T2 2014 99,44 86,23 103,2 101,69
T3 2014 97,77 85,53 103,06 100,9
T4 2014 96,89 85,14 103,12 101,37
T1 2015 95,88 84,98 102,65 101,28
T2 2015 94,86 84,71 103,01 101,69
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,49 99,86
T3 2005 102,73 101,93
T4 2005 105,67 102,6
T1 2006 104,64 101,7
T2 2006 113,63 107,36
T3 2006 109,48 107,33
T4 2006 102,79 105,31
T1 2007 116,23 114,93
T2 2007 109,9 112,47
T3 2007 110,04 110,87
T4 2007 117,89 109,72
T1 2008 118,48 114,33
T2 2008 108,38 106,28
T3 2008 100,64 99,93
T4 2008 84,93 86,9
T1 2009 70,88 73,86
T2 2009 75,22 75,59
T3 2009 81,85 79,59
T4 2009 83,27 84,26
T1 2010 91,36 88,79
T2 2010 92,74 93,33
T3 2010 96,54 97,1
T4 2010 97,83 100,81
T1 2011 99,09 101,29
T2 2011 100,37 101,53
T3 2011 96,7 100,44
T4 2011 92,11 96,52
T1 2012 92,12 95,18
T2 2012 88,04 91,82
T3 2012 83,54 87,97
T4 2012 85,54 86,04
T1 2013 86,83 88,46
T2 2013 85,16 87,19
T3 2013 90,75 88,79
T4 2013 92,18 91,7
T1 2014 86,56 89,21
T2 2014 86,42 91,3
T3 2014 84,07 87,4
T4 2014 87,38 91,77
T1 2015 87,11 89,91
T2 2015 92,31 93,15
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

…mais le chômage reste stable

Au deuxième trimestre 2015, en Basse-Normandie, le taux de chômage reste stable à 9,2 % de la population active. Il reste inférieur de 0,8 point au taux de chômage métropolitain (10 %). Sur un an, de juin 2014 à juin 2015, le taux de chômage augmente de 0,1 point en Basse-Normandie, contre 0,3 point en France métropolitaine.

Au deuxième trimestre, le Calvados a le taux de chômage le plus élevé (9,8 %), suivi de l’Orne (9,5 %), la Manche présentant le taux le plus faible (8,3 %). Sur les douze derniers mois, le taux de chômage augmente dans l’Orne (+ 0,2 point) alors qu’il reste stable dans la Manche et le Calvados.

Malgré des créations d’emplois dans l’intérim, le marché de l’emploi régional reste donc atone au deuxième trimestre. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (+ 1,5 %) a continué sa progression. Les difficultés sur le marché de l’emploi touchent toutes les catégories, mais avec une intensité différente. Ainsi, les demandes d’emplois progressent plus fortement chez les plus de 50 ans et chez les chômeurs de longue durée. Au total, fin juin 2015, près de 115 000 demandeurs inscrits en Basse-Normandie étaient immédiatement disponibles pour occuper un emploi.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 8,0 8,3
T2 2005 8,1 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,4 8,7
T2 2006 8,3 8,6
T3 2006 8,2 8,5
T4 2006 7,9 8,0
T1 2007 7,8 8,1
T2 2007 7,5 7,8
T3 2007 7,3 7,6
T4 2007 6,7 7,2
T1 2008 6,4 6,8
T2 2008 6,5 7,0
T3 2008 6,9 7,1
T4 2008 7,4 7,4
T1 2009 8,2 8,2
T2 2009 8,7 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,8 9,2
T1 2010 8,5 9,0
T2 2010 8,5 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,4 8,8
T1 2011 8,4 8,7
T2 2011 8,3 8,7
T3 2011 8,4 8,8
T4 2011 8,5 9,0
T1 2012 8,6 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,3 9,9
T2 2013 9,3 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 8,9 9,7
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,1 9,7
T3 2014 9,3 10,0
T4 2014 9,3 10,1
T1 2015 9,2 10,0
T2 2015 9,2 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Fort recul confirmé du régime de micro-entrepreneur

Après une baisse importante au premier trimestre, le nombre de créations d’entreprises continue de baisser (- 4,5 %). A peine plus de 1 900 nouvelles entreprises ont vu le jour au deuxième trimestre (- 4,1 % contre - 4,6 % en France métropolitaine). Cette nouvelle baisse est entièrement due au recul des créations de micro-entreprises (- 20 % contre -15 % en France métropolitaine). Inversement, les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs connaissent une franche augmentation (+ 8 % contre + 5 % en France métropolitaine).

Seule une création bas-normande sur trois se fait désormais sous statut de micro-entrepreneur (41 % en France métropolitaine). Ce statut de la micro-entreprise, qui représentait la majorité des créations depuis sa mise en place en 2009 jusqu’à cette année, semble donc souffrir d’un désamour, qui sera encore confirmé au troisième trimestre en Basse-Normandie comme sur l’ensemble du territoire national.

En données brutes à la date de jugement, les défaillances d’entreprises sont en diminution au deuxième trimestre en Basse-Normandie (- 1,3 %) comme en France métropolitaine (- 0,6 %).

Figure 5 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Basse-Normandie hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Basse-Normandie y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 98,11 94,99 125,2 117,58
T3 2009 92,06 93,46 102,14 108,03
T4 2009 101,19 99,49 115,05 119,92
T1 2010 93,15 96,1 124,67 134,17
T2 2010 99,11 99,53 110,76 118,72
T3 2010 102,38 98,24 104,46 108,7
T4 2010 98,11 97,32 103,46 114,41
T1 2011 99,21 96,02 99,34 108,6
T2 2011 100,1 94,16 98,51 105,19
T3 2011 96,72 96,13 93,13 99,96
T4 2011 98,81 96,62 93,7 105,76
T1 2012 93,55 91,75 101,44 112,59
T2 2012 80,83 88,29 94,79 105,2
T3 2012 87,09 89,55 92,21 100,26
T4 2012 92,06 90,7 92,83 102,59
T1 2013 96,33 97,11 90,2 107,54
T2 2013 96,72 97,56 90,46 102,87
T3 2013 103,38 98,91 91,08 98,75
T4 2013 99,7 101,93 90,33 104,95
T1 2014 101,49 100,25 90,86 109,59
T2 2014 103,28 100,05 92,43 104,67
T3 2014 99,4 99,7 88,85 103,28
T4 2014 108,54 101,07 97,33 106,96
T1 2015 112,81 107,29 86,83 103,68
T2 2015 121,15 112,53 83,38 99,07
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5 – Créations d'entreprises

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,25 100,52
mars 2005 100 100,57
avril 2005 98,5 101,22
mai 2005 100,13 102,01
juin 2005 103 102,31
juil. 2005 100,75 102,08
août 2005 100,5 101,95
sept. 2005 100,63 102,18
oct. 2005 100,75 101,8
nov. 2005 101,75 101,61
déc. 2005 103,38 101,36
janv. 2006 103,88 100,49
févr. 2006 104,88 99,45
mars 2006 103,5 98,95
avril 2006 101,13 97,81
mai 2006 99,25 97,16
juin 2006 97 96,75
juil. 2006 100 96,78
août 2006 100,25 97
sept. 2006 101,63 97,05
oct. 2006 101,25 97,57
nov. 2006 103,5 98,29
déc. 2006 103 98,95
janv. 2007 103,63 99,82
févr. 2007 103,25 101,14
mars 2007 105,51 102
avril 2007 103,75 102,72
mai 2007 104,38 103,16
juin 2007 104,26 103,95
juil. 2007 105,88 105,07
août 2007 107,63 104,94
sept. 2007 106,13 104,96
oct. 2007 108,89 105,76
nov. 2007 109,64 105,6
déc. 2007 108,89 105,6
janv. 2008 108,64 105,64
févr. 2008 111,14 106,13
mars 2008 108,51 105,69
avril 2008 111,39 107,12
mai 2008 115,02 106,87
juin 2008 117,02 106,86
juil. 2008 115,02 107,4
août 2008 112,39 107,64
sept. 2008 115,77 109,11
oct. 2008 115,52 110,52
nov. 2008 116,4 111,76
déc. 2008 121,4 114,05
janv. 2009 128,54 115,7
févr. 2009 129,54 117,52
mars 2009 136,8 121,05
avril 2009 144,18 122,8
mai 2009 140,93 124,71
juin 2009 144,68 126,52
juil. 2009 147,93 128
août 2009 148,69 128,98
sept. 2009 151,81 130,67
oct. 2009 152,07 130,38
nov. 2009 152,69 130,96
déc. 2009 151,19 130,57
janv. 2010 147,18 130,72
févr. 2010 147,43 130,53
mars 2010 144,56 130,65
avril 2010 139,8 129,35
mai 2010 140,3 129,3
juin 2010 143,68 129,4
juil. 2010 144,93 128,48
août 2010 146,18 128,63
sept. 2010 144,81 127,41
oct. 2010 144,81 126,45
nov. 2010 143,43 125,86
déc. 2010 142,55 124,77
janv. 2011 143,68 124,84
févr. 2011 146,18 124,8
mars 2011 148,81 123,95
avril 2011 150,69 123,42
mai 2011 155,19 125,01
juin 2011 149,69 123,63
juil. 2011 147,56 122,91
août 2011 147,81 122,95
sept. 2011 147,06 122,44
oct. 2011 146,43 122,53
nov. 2011 147,68 122,76
déc. 2011 148,81 122,57
janv. 2012 152,44 123,52
févr. 2012 151,31 123,51
mars 2012 147,43 122,56
avril 2012 145,93 122,9
mai 2012 144,93 121,24
juin 2012 145,81 121,36
juil. 2012 148,69 122,97
août 2012 147,68 122,83
sept. 2012 146,56 122,24
oct. 2012 148,19 124,24
nov. 2012 147,81 124,54
déc. 2012 151,31 125,94
janv. 2013 146,93 125,66
févr. 2013 145,18 125,49
mars 2013 143,3 125,31
avril 2013 146,06 126,73
mai 2013 144,31 127
juin 2013 146,06 127,46
juil. 2013 144,31 128,46
août 2013 144,93 128,29
sept. 2013 145,56 129,3
oct. 2013 146,43 129,28
nov. 2013 147,81 129
déc. 2013 144,31 129,06
janv. 2014 146,43 129,21
févr. 2014 151,44 130,38
mars 2014 151,31 130,39
avril 2014 151,94 130,68
mai 2014 152,19 130,06
juin 2014 150,44 130,32
juil. 2014 150,81 130,39
août 2014 153,94 130,44
sept. 2014 154,44 130,88
oct. 2014 155,94 130,76
nov. 2014 155,69 130,99
déc. 2014 157,57 129,28
janv. 2015 156,57 130
févr. 2015 154,82 129,83
mars 2015 160,7 132,24
avril 2015 161,95 132,32
mai 2015 158,2 129,62
juin 2015 158,57 131,48
juil. 2015 160,33 130,87
août 2015 155,82 130,23
  • Note : données mensuelles brutes au 12 octobre 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Le secteur de la construction toujours en difficulté

Au second trimestre 2015, l’activité dans le secteur de la construction continue de se contracter. Sur 12 mois glissants, 5 800 logements ont été mis en chantier. Pendant cette période, la dégradation atteint 12 %. Elle est plus prononcée qu’en France métropolitaine (- 4,5 %) et impacte deux fois plus les logements collectifs que les logements individuels. Toutefois, par rapport au premier trimestre 2015, le nombre de logements commencés dans la région diminue de 2,4 %, et cette baisse est donc moins importante que celle enregistrée en cumul sur un an. Les trois départements contribuent à cette amélioration.

Les autorisations de construction repartent à la hausse ce trimestre (+ 6,9 %) Cette reprise laisse présager une amélioration dans le secteur pour les mois à venir. Ce sont les autorisations de construction dans les logements collectifs qui portent essentiellement cette croissance. En rythme annuel, les autorisations de construction progressent de 1,9 % alors qu’elles se dégradent au niveau national (- 5,6 %).

Les mises en chantiers de locaux professionnels accusent un repli de 3,6 % ce trimestre (contre - 1,8 % au niveau national). Ces chiffres marquent toutefois une amélioration, comparés à l’évolution en rythme annuel. En effet, le taux d’évolution enregistré en Basse-Normandie (- 28 % en cumul sur 12 mois) est le plus bas de toutes les régions françaises.

Les autorisations de construction de locaux non résidentiels sont également en baisse (- 2,5 %) alors qu’elles progressent de 0,8 % au niveau France métropolitaine. En revanche, en cumul sur un an, elles accusent un repli moins prononcé qu’au niveau national (respectivement – 4 % et – 12 %).

Les chefs d’entreprises restent pessimistes pour les mois à venir. La durée moyenne des carnets de commandes est jugée insuffisante. L’emploi est en berne et les investissements continuent de fléchir. Les trésoreries sont une nouvelle fois impactées par la baisse des prix et par l’allongement des délais de paiement.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 100,83 101,51
avril 2005 103,31 102,27
mai 2005 102,48 102,8
juin 2005 98,35 104,19
juil. 2005 100,83 105,05
août 2005 100,83 105,52
sept. 2005 100 106,38
oct. 2005 100,83 106,52
nov. 2005 103,31 106,97
déc. 2005 104,13 108,38
janv. 2006 104,13 109,42
févr. 2006 106,61 110,69
mars 2006 106,61 112,44
avril 2006 109,92 113,42
mai 2006 114,05 114,81
juin 2006 117,36 115,55
juil. 2006 119,01 116,39
août 2006 123,14 117,06
sept. 2006 126,45 116,57
oct. 2006 129,75 118
nov. 2006 129,75 118,98
déc. 2006 133,88 118,49
janv. 2007 133,06 117,9
févr. 2007 136,36 117,92
mars 2007 138,02 118,39
avril 2007 135,54 117,86
mai 2007 133,06 117,55
juin 2007 131,4 116,78
juil. 2007 130,58 117
août 2007 126,45 116,82
sept. 2007 125,62 116,53
oct. 2007 123,97 115,79
nov. 2007 119,83 113,69
déc. 2007 115,7 112,44
janv. 2008 114,88 112,22
févr. 2008 111,57 111,87
mars 2008 111,57 110,26
avril 2008 108,26 109,48
mai 2008 106,61 108,28
juin 2008 103,31 106,09
juil. 2008 100,83 103,62
août 2008 99,17 101,16
sept. 2008 93,39 99,61
oct. 2008 90,08 97,43
nov. 2008 89,26 95,57
déc. 2008 86,78 92,75
janv. 2009 83,47 89,99
févr. 2009 82,64 86,39
mars 2009 76,86 83,49
avril 2009 77,69 81,24
mai 2009 76,03 78,57
juin 2009 75,21 76,64
juil. 2009 74,38 75,52
août 2009 73,55 74,66
sept. 2009 71,9 74,03
oct. 2009 72,73 73,13
nov. 2009 74,38 73,29
déc. 2009 74,38 74,01
janv. 2010 74,38 74,68
févr. 2010 77,69 76,42
mars 2010 80,17 78,95
avril 2010 80,99 80,85
mai 2010 80,99 82,96
juin 2010 83,47 85,31
juil. 2010 85,12 87,52
août 2010 85,95 88,84
sept. 2010 85,95 90,38
oct. 2010 85,12 91,03
nov. 2010 84,3 91,54
déc. 2010 84,3 92,73
janv. 2011 85,95 94,01
févr. 2011 82,64 94,22
mars 2011 84,3 93,71
avril 2011 84,3 93,65
mai 2011 88,43 95,1
juin 2011 87,6 95,46
juil. 2011 87,6 96,02
août 2011 85,95 97,26
sept. 2011 90,08 99,02
oct. 2011 88,43 99,69
nov. 2011 90,08 100,8
déc. 2011 90,91 101,84
janv. 2012 90,08 101,86
févr. 2012 90,08 102,02
mars 2012 86,78 101,7
avril 2012 85,12 102,02
mai 2012 80,17 100,61
juin 2012 80,17 100,22
juil. 2012 80,17 99,37
août 2012 79,34 99,24
sept. 2012 78,51 97,2
oct. 2012 79,34 96,65
nov. 2012 76,86 95,57
déc. 2012 75,21 93,87
janv. 2013 76,03 94,05
févr. 2013 76,86 95,55
mars 2013 76,86 96,06
avril 2013 76,03 94,52
mai 2013 78,51 92,5
juin 2013 75,21 90,76
juil. 2013 76,03 88,68
août 2013 74,38 86
sept. 2013 75,21 84,41
oct. 2013 71,9 83,92
nov. 2013 71,9 83,08
déc. 2013 70,25 82,28
janv. 2014 66,94 80,2
févr. 2014 65,29 77,16
mars 2014 64,46 76,11
avril 2014 61,16 74,95
mai 2014 57,85 75,07
juin 2014 57,85 74,95
juil. 2014 54,55 75,23
août 2014 56,2 75,01
sept. 2014 54,55 75,19
oct. 2014 57,85 74,17
nov. 2014 55,37 73,33
déc. 2014 57,02 72,93
janv. 2015 56,2 72,29
févr. 2015 55,37 71,52
mars 2015 54,55 70,47
avril 2015 55,37 70,9
mai 2015 56,2 70,29
juin 2015 58,68 70,78
juil. 2015 58,68 70,27
août 2015 58,68 71,03
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99 100,44
mars 2005 103 101,6
avril 2005 106 102,22
mai 2005 110 104,47
juin 2005 107 105,53
juil. 2005 106 105,85
août 2005 108 106,49
sept. 2005 111 108,07
oct. 2005 110 109,18
nov. 2005 110 109,28
déc. 2005 113 110,64
janv. 2006 114 110,86
févr. 2006 114 111,53
mars 2006 113 112,31
avril 2006 112 113,43
mai 2006 110 113,77
juin 2006 114 114,96
juil. 2006 114 115,35
août 2006 114 115,94
sept. 2006 113 115,72
oct. 2006 113 116,46
nov. 2006 114 117,45
déc. 2006 110 117,08
janv. 2007 110 117,08
févr. 2007 111 117,08
mars 2007 114 116,81
avril 2007 114 116,51
mai 2007 115 116,07
juin 2007 112 115,77
juil. 2007 111 117,32
août 2007 111 116,58
sept. 2007 111 116,51
oct. 2007 118 117,03
nov. 2007 121 116,36
déc. 2007 122 116,16
janv. 2008 124 115,87
févr. 2008 122 115,82
mars 2008 115 114,41
avril 2008 117 113,13
mai 2008 117 111,33
juin 2008 116 109,18
juil. 2008 115 106,27
août 2008 114 105,36
sept. 2008 113 103,31
oct. 2008 104 100,2
nov. 2008 99 96,99
déc. 2008 95 94,57
janv. 2009 89 91,34
févr. 2009 87 88,03
mars 2009 87 85,83
avril 2009 81 84,01
mai 2009 80 82,03
juin 2009 78 80,58
juil. 2009 77 80,58
août 2009 76 80,7
sept. 2009 75 79,42
oct. 2009 75 78,83
nov. 2009 77 80,21
déc. 2009 78 82,43
janv. 2010 78 82,53
févr. 2010 79 83,02
mars 2010 80 84,28
avril 2010 80 84,9
mai 2010 79 86,28
juin 2010 78 87,44
juil. 2010 79 88,1
août 2010 79 88,92
sept. 2010 79 91,34
oct. 2010 82 94,23
nov. 2010 82 96,77
déc. 2010 83 98,37
janv. 2011 85 99,75
févr. 2011 86 100,84
mars 2011 87 101,7
avril 2011 89 102
mai 2011 91 102,89
juin 2011 91 101,83
juil. 2011 91 101,31
août 2011 90 100,79
sept. 2011 89 99,85
oct. 2011 88 98,72
nov. 2011 90 99,58
déc. 2011 90 99,98
janv. 2012 86 99,51
févr. 2012 85 99,63
mars 2012 83 99,53
avril 2012 78 99,14
mai 2012 78 98,03
juin 2012 79 98,52
juil. 2012 81 98,3
août 2012 82 97,98
sept. 2012 81 97,38
oct. 2012 80 96,92
nov. 2012 79 94,32
déc. 2012 74 94,32
janv. 2013 75 95,09
févr. 2013 77 95,83
mars 2013 77 96,25
avril 2013 79 97,19
mai 2013 78 98,03
juin 2013 79 98,2
juil. 2013 78 98,17
août 2013 77 97,73
sept. 2013 77 97,48
oct. 2013 73 96,52
nov. 2013 71 95,61
déc. 2013 74 93,19
janv. 2014 74 92,3
févr. 2014 72 90,67
mars 2014 74 89,04
avril 2014 71 88,1
mai 2014 70 86,65
juin 2014 66 85,98
juil. 2014 64 85,41
août 2014 65 85,27
sept. 2014 65 84,48
oct. 2014 64 84,18
nov. 2014 64 83,81
déc. 2014 62 83,96
janv. 2015 62 83,56
févr. 2015 62 83,49
mars 2015 60 83,24
avril 2015 59 82,58
mai 2015 58 82,35
juin 2015 58 82,08
juil. 2015 57 81,66
août 2015 55 81,61
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Une fréquentation hôtelière supérieure à celle du deuxième trimestre 2014

Au second trimestre, la fréquentation hôtelière a augmenté de 2 % par rapport au deuxième trimestre 2014, qui, lui-même, avait été marqué par une croissance de la fréquentation touristique due au 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie. Cette hausse est due exclusivement à la clientèle française (+ 7 %), alors que la clientèle étrangère accuse un retrait (- 10 %), en dépit d’un regain marqué de la présence britannique.

C’est dans le département de la Manche que l’augmentation de l’activité hôtelière est la plus vive (+ 3,5 %). Elle est plus modérée dans le Calvados (+ 1,7 % ) tandis que la fréquentation dans l’Orne est stable.

Cette hausse de la fréquentation dans les hôtels bas-normands est un peu plus marquée que dans la moyenne des régions métropolitaines françaises (+ 1,7 % ) où, comme en Basse-Normandie, la fréquentation française a été plus dynamique que la fréquentation étrangère.

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2011 7,357352897496094 2,2455296988236904
T2 2011 2,6739532129531214 3,118357539041192
T3 2011 -4,2128628408721385 3,0256743767917547
T4 2011 9,248023533737825 4,643769783473398
T1 2012 3,822211155378469 2,3624045764267207
T2 2012 -5,131501233366912 -0,7817130068028603
T3 2012 0,013701404691825075 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,8448333894311776 0,30393408277045164
T1 2013 -3,9573090298597013 -0,39239682185379654
T2 2013 -2,2449278546839584 -0,7465023691316598
T3 2013 1,9447372966662553 0,09029170044515399
T4 2013 -1,567149824049246 -0,5644496415199138
T1 2014 -3,953885212469306 -2,85235793715239
T2 2014 3,65938635597347 -0,7980936572239198
T3 2014 1,391144816948476 -1,6063850425588522
T4 2014 -0,4724572374471101 -0,7375650233675307
T1 2015 5,116205168205005 2,4484776357299944
T2 2015 2,049165516194545 1,9306724791269951
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 9 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Avertissement

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d’améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d’événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu’à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Encadrés

Contexte national

En France, la demande reste bien orientée, mais l’activité progresse par à-coups

En France, l’activité a calé au deuxième trimestre (0,0 % après + 0,7 %), du fait notamment du décrochage de la production industrielle qui s’est poursuivi jusqu’au début de l’été. Au second semestre, la consommation des ménages retrouverait une croissance en phase avec les gains de pouvoir d’achat, lequel accélèrerait nettement sur l’ensemble de l’année (+ 1,7 %). Leur investissement en logement continuerait cependant de peser sur l’activité. Après une hausse au premier semestre, l’investissement des entreprises accélèrerait modérément au second semestre, avec la hausse de leurs marges et un accès au crédit facilité par les mesures de politiques monétaires. Au total, au-delà des à-coups trimestriels, l’activité progresserait au second semestre (+ 0,2 % puis + 0,4 %) à un rythme comparable à celui du premier semestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,1 %, après + 0,2 % en 2014. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 120 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait à 10,3 % de la population active fin 2015.

Le contexte international

Au niveau international, le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais se dégrade encore dans les pays émergents

Au deuxième trimestre 2015, la croissance des pays avancés est restée robuste. Elle a été particulièrement vive aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Le commerce entre pays asiatiques a pesé sur les échanges mondiaux, qui se sont de nouveau contractés. Dans la zone euro, en revanche, la reprise continue de se diffuser progressivement : le redémarrage de l’emploi et la baisse du prix du pétrole portent la consommation des ménages, tandis que la dépréciation de l’euro depuis mi-2014 stimule les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Dans les pays anglo-saxons, l’activité resterait soutenue par la vigueur de la consommation. Au total en 2015, la croissance des économies avancées resterait solide. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations reculeraient en moyenne annuelle, pour la première fois depuis 2009.