À la fin du deuxième trimestre 2011, la dette publique s’établit à 1 692,7 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 2e trimestre 2011

À la fin du deuxième trimestre 2011, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 692,7 Md€, en augmentation de 46,4 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 86,2 %, en augmentation de 1,7 point par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse plus modérément (+23,1 Md€).

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Informations rapides – No 236
Paru le : 30/09/2011
Prochaine parution le : 23/12/2016 à 08h45 - troisième trimestre 2016

La dette publique augmente de 46,4 milliards d’euros entre le 1er trimestre 2011 et le 2e trimestre 2011…

À la fin du deuxième trimestre 2011, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 692,7 Md€, en augmentation de 46,4 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 86,2 %, en augmentation de 1,7 point par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse plus modérément (+23,1 Md€).

…sous l’effet d’une hausse de l’endettement de l’État

La contribution de l’État à la dette augmente de 52,6 Md€ au deuxième trimestre ; il s’agit pour l’essentiel de sa dette négociable à long terme (+44,5 Md€). La dette à court terme et les dépôts des correspondants, hors administrations publiques, progressent respectivement de 4,5 Md€ et 1,8 Md€.

…alors que les organismes divers d’administration centrale, administrations publiques locales et administrations de sécurité sociale se désendettent

La contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette diminue ce trimestre (-1,2 Md€) en raison du désendettement de la Société de Prise de Participation de l’État (SPPE) à hauteur de 1,0 Md€.

Les administrations publiques locales se désendettent (-2,7 Md€) à un rythme comparable à celui observé lors des deuxièmes trimestres des années précédentes.

La contribution des administrations de sécurité sociale baisse (-2,3 Md€). En effet, la reprise de la dette de l’Acoss par la Cades (29 Md€) est en partie financée par des ventes d’actifs (2,1 Md€ du FRR et 5,2 Md€ de la Cades). De plus, l’Unedic se désendette de 1,3 Md€.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

Tableau 1 – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2010T2 2010T3 2010T4 2011T1 2011T2
Ensemble des adm. publiques 1591,9 1575,0 1591,2 1646,3 1692,7
en point de PIB (*) 83,5% 82,1% 82,3% 84,5% 86,2%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1252,2 1238,1 1245,0 1286,6 1339,2
Organismes divers d'adm. Centrale 18,5 16,4 15,0 11,9 10,7
Administrations publiques locales 149,6 149,5 160,6 156,6 153,9
Administrations de sécurité sociale 171,6 171,0 170,6 191,2 189,0
dont, par instrument :
Dépôts 22,0 22,3 23,0 26,4 28,2
Titres négociables 1348,4 1341,9 1346,6 1406,7 1467,0
court terme 259,1 258,4 238,7 243,8 254,4
long terme 1089,3 1083,5 1107,9 1162,9 1212,5
Crédits 221,5 210,7 221,6 213,2 197,6
court terme 42,5 31,8 27,9 26,9 9,9
long terme 179,0 179,0 193,7 186,3 187,6
  • (*) voir précisions dans l’encadré « Pour en savoir plus »
  • Source : Comptes nationaux base 2005 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette en moindre hausse que la dette de Maastricht

Au deuxième trimestre 2011, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 528,1 Md€ (soit approximativement 77,8 % du PIB contre 77,2 % au trimestre précédent), en progression de 23,1 Md€ par rapport au trimestre précédent. Cette hausse est moins importante que celle de la dette brute en raison de la progression de la trésorerie de l’État (+25,0 Md€). En revanche, les encours de prêts et de titres détenus par les administrations publiques baissent : le prêt de 1,6 Md€ consenti au Portugal dans le cadre du FESF ne compense pas le remboursement des prêts accordés aux constructeurs automobiles (2,0 Md€) ainsi que les ventes d’actifs du Fonds de réserve des retraites (FRR).

Tableau 2 – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2010T2 2010T3 2010T4 2011T1 2011T2
Ensemble des adm. publiques 1425,8 1452,1 1478,6 1505,0 1528,1
dont :
État 1147,8 1168,9 1191,6 1207,9 1235,8
Org. divers d’adm. centrale 11,5 11,4 6,5 4,4 2,3
Adm. publiques locales 140,6 140,5 151,4 147,4 144,6
Adm. de sécurité sociale 126,0 131,3 129,1 145,3 145,5

    La valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM se stabilise

    Au deuxième trimestre 2011, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques s’élève à 204,0 Md€, un niveau en deçà de celui du trimestre précédent (213,1 Md€). La diminution de la valeur des détentions en actions de l’État (-6,2 Md€) et du FRR (-1,0 Md€), liée à la baisse des valeurs énergétiques, s’accompagne d’une diminution notable de la valeur des détentions en OPCVM des administrations de sécurité sociale (-2,0 Md€).

    Tableau 3 – Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
    2010T2 2010T3 2010T4 2011T1 2011T2
    Ensemble des adm. publiques 207,0 214,2 214,4 213,1 204,0
    dont :
    État 81,8 85,2 85,7 84,0 77,9
    Org. divers d’adm. centrale 25,0 26,2 25,3 27,4 27,1
    Adm. publiques locales 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
    Adm.de sécurité sociale 99,4 102,1 102,7 100,9 98,2

      Documentation

      La note méthodologique simplifiée
      (pdf, 125 Ko)