À la fin du deuxième trimestre 2013, la dette publique s’établit à 1912,2 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 2e trimestre 2013

À la fin du deuxième trimestre 2013, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1912,2 Md€, en augmentation de 41,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe à 93,4 %, en hausse de 1,6 point par rapport au premier trimestre 2013. La dette publique nette croît plus modérément (+18,1 Md€).

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No 223
Paru le : 27/09/2013
Prochaine parution le : 22/12/2017 à 08h45 - troisième trimestre 2017

Avertissement : la dette trimestrielle étant fondée sur une source d’information directe moins complète que les comptes annuels, son profil demeure révisable pendant plusieurs trimestres.

La seule observation de l’évolution de la dette en cours d’année ne permet pas de déduire celle du déficit public. Pour passer de la dette au déficit, il faut tenir compte de la variation des actifs financiers et de celle des autres comptes financiers à payer et à recevoir.

La dette publique augmente de 41,9 milliards d’euros entre les deux premiers trimestres de 2013…

À la fin du deuxième trimestre 2013, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1912,2 Md€, en augmentation de 41,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe à 93,4 %, en hausse de 1,6 point par rapport au premier trimestre 2013. La dette publique nette croît plus modérément (+18,1 Md€).

… du fait principalement d’une hausse de l’endettement de l’État

La contribution de l’État à la dette augmente de 41,8 Md€ au deuxième trimestre ; il s’agit pour l’essentiel de sa dette négociable à long terme (+33,7 Md€) et à court terme (+4,4 Md€). En outre, 4,8 Md€ de prêts à long terme accordés aux pays de la zone euro par le FESF sont intégrés à la dette de l’État (voir encadré). Enfin, les dépôts des correspondants au Trésor diminuent de 1,1 Md€.

… alors que la dette des administrations publiques locales, des administrations de sécurité sociale et des Odac est quasiment stable

Les administrations publiques locales se désendettent de 0,8 Md€ à la suite du remboursement d’emprunts bancaires. La contribution des organismes divers d’administration centrale (Odac) à la dette est stable.

La contribution à la dette des administrations de sécurité sociale croît légèrement (+0,9 Md€) du fait principalement de la hausse de l’endettement de la Cades (+1,5 Md€), de la MSA (+1,2 Md€) et de l’Unedic (+1,0 Md€) tandis que l’Acoss et la Cnaf notamment se désendettent (respectivement -1,7 Md€ et -0,6 Md€).

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2012T2 2012T3 2012T4 2013T1 2013T2
Ensemble des adm. publiques 1832,4 1818,0 1833,8 1870,3 1912,2
en point de PIB (*) 90,8% 89,7% 90,2% 91,8% 93,4%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1435,1 1421,2 1439,9 1477,2 1519,0
Organismes divers d'adm. Centrale 9,7 9,8 9,9 9,9 9,9
Administrations publiques locales 161,6 162,1 173,7 170,5 169,7
Administrations de sécurité sociale 226,0 224,9 210,3 212,7 213,6
dont, par instrument :
Dépôts 30,8 32,3 37,7 37,0 35,9
Titres négociables 1571,6 1556,5 1546,1 1587,4 1627,6
court terme 225,7 214,1 191,6 202,7 201,6
long terme 1345,9 1342,4 1354,4 1384,6 1426,0
Crédits 230,0 229,1 250,0 245,9 248,7
court terme 11,4 8,7 8,1 8,6 6,7
long terme 218,6 220,4 242,0 237,3 241,9
  • (*) voir précisions dans l’encadré « Pour en savoir plus »
  • Source : Comptes nationaux base 2005 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette augmente moins que la dette de Maastricht

Au deuxième trimestre 2013, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 715,2 Md€, soit 83,7 % du PIB contre 83,3 % au trimestre précédent, en hausse de 18,1 Md€ sur le trimestre. L’écart de 23,8 Md€ entre cette hausse de la dette nette et l’accroissement de 41,9 Md€ de la dette brute traduit principalement la forte hausse de la trésorerie de l’État (+16,1 Md€) et des dépôts des administrations de sécurité sociale (+3,7 Md€). Cet écart est aussi imputable, à hauteur de 4,8 Md€, à de nouveaux prêts aux pays de la zone euro dans le cadre du FESF (voir encadré), qui constituent des créances de l’État sur ces pays, et à la vente par le FRR de 0,9 Md€ de titres de créance négociables.

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2012T2 2012T3 2012T4 2013T1 2013T2
Ensemble des adm. publiques 1619,0 1642,9 1675,1 1697,1 1715,2
dont :
État 1314,5 1330,9 1348,1 1371,0 1391,8
Org. divers d’adm. centrale –3,0 –3,3 –2,9 –3,3 –3,5
Adm. publiques locales 151,9 152,3 163,9 160,9 160,1
Adm. de sécurité sociale 155,5 163,0 166,1 168,4 166,8

    Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

    La valeur des détentions en actions cotées et titres d’OPCVM augmente légèrement

    Au deuxième trimestre 2013, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques s’accroît de 4,2 Md€ pour atteindre 179,2 Md€. Les détentions en actions cotées croissent de 4,7 Md€, sous l’effet de l’appréciation des titres détenus par l’État. Les détentions d’OPCVM diminuent de 0,6 Md€ du fait des cessions réalisées par le FRR (-0,7 Md€).

    TableauC – Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
    2012T2 2012T3 2012T4 2013T1 2013T2
    Ensemble des adm. publiques 170,3 176,8 170,1 175,0 179,2
    dont :
    État 55,6 52,7 47,9 49,8 54,9
    Org. divers d’adm. centrale 23,4 24,5 26,1 26,9 26,6
    Adm. publiques locales 0,6 0,7 0,6 0,6 0,6
    Adm.de sécurité sociale 90,6 99,0 95,5 97,6 97,0

      Graph_F5 – Actions cotées et OPCVM détenues par les APU

      Remarque : le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) mis en place le 7 juin 2010 emprunte sur les marchés financiers pour prêter aux États de la zone euro en difficulté (Grèce, Irlande, Portugal). Ses émissions de titres reçoivent la garantie des autres membres de la zone, dont la France. À la suite de la décision d'Eurostat du 27 janvier 2011, toutes les opérations du FESF (dettes contractées et créances acquises) sont réintégrées dans les comptes publics des pays garants, au prorata de leurs engagements. Ce traitement laisse donc leurs dettes nettes inchangées. Au deuxième trimestre 2013, la France s’est ainsi endettée de 4,8 Md€ pour prêter 3,8 Md€ à la Grèce, 0,5Md€ à l’Irlande et 0,5Md€ au Portugal.