Au deuxième trimestre 2011, le PIB se stabilise (0,0 % après +0,9 %), tandis que le pouvoir d’achat des ménages accélère (+0,6 % après +0,2 %)Comptes nationaux trimestriels - résultats détaillés (PIB) - 2e trimestre 2011

Au deuxième trimestre 2011, la stabilité du PIB en volume* est confirmée, après un premier trimestre dynamique (+0,9 %).

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No 232
Paru le : 28/09/2011
Prochaine parution le : 22/09/2017 à 08h45 - deuxième trimestre 2017

Au deuxième trimestre 2011, la stabilité du PIB en volume* est confirmée, après un premier trimestre dynamique (+0,9 %).

Les dépenses de consommation des ménages reculent (–0,7 % après +0,4 %) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) croît à un rythme moins soutenu (+0,6 % après +1,2 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue négativement à l’évolution du PIB ce trimestre (–0,3 point, après +0,5 point au premier trimestre).

Les importations diminuent (–0,9 % après +3,2 %) tandis que les exportations sont stables. En conséquence, la contribution du solde commercial à la croissance est positive au deuxième trimestre (+0,3 point, après –0,5 point).

Les variations de stocks des entreprises ne contribuent pas à la variation de l’activité au deuxième trimestre, après avoir contribué pour +0,8 point au trimestre précédent.

L’estimation de la croissance est inchangée

Au deuxième trimestre, la FBCF est révisée de –0,3 point : de +0,9 % lors des premiers résultats (publiés le 12 août 2011) à +0,6 % dans cette publication. Ceci résulte de l’intégration de nouvelles informations connues depuis lors. Les autres agrégats ne sont révisés que marginalement et l’estimation du PIB est globalement inchangée.

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
PIB 0,4 0,3 0,9 0,0 1,4 1,5
Importations 4,2 -0,4 3,2 -0,9 8,3 5,1
Dép. conso. ménages 0,7 0,4 0,4 -0,7 1,3 0,5
Dép. conso. APU* 0,2 0,1 0,4 0,1 1,2 0,7
FBCF totale 0,8 0,4 1,2 0,6 -1,4 2,7
dont ENF* 1,3 0,9 1,9 0,3 2,0 4,2
dont ménages 1,7 0,8 -0,1 1,3 -1,4 2,4
dont APU* -1,9 -1,4 1,5 0,6 -9,7 -0,6
Exportations 2,4 0,3 1,7 0,0 9,3 3,9
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,6 0,3 0,5 -0,3 0,8 1,0
Variations de stocks 0,3 -0,2 0,8 0,0 0,5 0,9
Commerce extérieur -0,5 0,2 -0,5 0,3 0,1 -0,4
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 30,2 29,7 29,8 28,9 30,1  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,6 0,4 0,2 0,6 0,8 1,3
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
PIB 0,4 0,1 0,6 0,4 0,8 1,2
Importations -0,3 1,5 3,5 0,0 4,0 4,8
Dép. conso. :      
- des ménages 0,2 0,5 0,8 0,6 1,2 1,8
- des APU 0,2 0,3 0,3 0,3 1,5 0,9
FBCF totale 0,2 0,3 1,1 0,4 1,2 1,9
- dont ménages 0,5 0,5 0,9 0,5 2,3 2,1
- dont ENF 0,0 0,2 1,1 0,4 0,6 1,7
- dont APU 0,1 0,3 1,9 0,5 1,9 3,0
Exportations 0,7 0,9 1,8 0,4 1,7 3,3

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
    Production branche 0,1 0,5 2,9 -0,4 4,3 3,4
    - dont valeur ajoutée 0,0 1,2 1,9 0,1 3,3 3,2
    Importations 4,5 0,5 3,3 -0,7 11,0 6,3
    Emplois intermédiaires 0,1 0,7 1,8 -0,2 3,1 2,7
    Dép. conso. :      
    - des ménages 1,5 0,8 0,6 -1,9 1,3 0,3
    - des APU 1,1 1,2 0,6 0,2 5,3 2,9
    FBCF totale 3,1 3,2 3,1 1,4 6,7 9,1
    - dont ENF 3,6 3,6 3,3 1,5 8,3 10,1
    - dont APU -0,8 0,0 0,5 0,5 -3,8 0,1
    Exportations 3,2 -0,2 1,5 0,0 11,0 3,8
    Variations de stocks (en contribution) 0,4 -0,2 2,1 0,1 1,6 2,4

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
      RDB 0,8 0,9 0,9 1,2 2,0 3,0
      RDB (pouvoir d’achat) 0,6 0,4 0,2 0,6 0,8 1,3
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,4 0,2 0,0 0,4 0,1 0,7
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,5 0,3 0,2 0,5 0,8 1,2
      Taux d’épargne (niveau) 16,1 16,1 15,9 17,0 16,1  
      Taux d’épargne financière (niveau) 7,0 6,9 6,7 7,8 7,0  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010
      Taux de marge 30,2 29,7 29,8 28,9 30,1
      Taux d’investissement 18,8 18,9 19,1 19,2 18,7
      Taux d’épargne 14,6 13,9 14,2 13,4 14,6
      Taux d’autofinancement 77,7 73,7 74,4 69,9 78,3

        Le pouvoir d’achat des ménages accélère

        Au deuxième trimestre, le revenu disponible brut (RDB) des ménages progresse plus vite qu’en début d’année (+1,2 % après +0,9 %). L’accélération est principalement imputable au ralentissement des impôts sur le revenu et le patrimoine, qui après avoir rebondi au premier trimestre, retrouvent une croissance plus modérée au deuxième (+0,6 % après +3,3 %). La masse salariale reste dynamique, quoiqu’à un rythme moins élevé qu’au trimestre précédent (+0,9 % après +1,1 %). La croissance des prestations sociales reste soutenue (+1,0 % après +0,9 %).

        Le prix des dépenses de consommation des ménages décélère (+0,6 % après +0,8 %), en raison notamment du ralentissement des prix des produits raffinés (carburant, fioul). Au total, le pouvoir d’achat du RDB des ménages accélère au deuxième trimestre (+0,6 % après +0,2 %). Par unité de consommation, il progresse également (+0,4 %), après une stabilité en début d’année.

        Malgré le dynamisme du revenu disponible brut, les dépenses de consommation des ménages en valeur reculent ce trimestre (–0,2 % après +1,1 %). Au total, le taux d’épargne des ménages progresse donc vivement, de 1,1 point, pour atteindre 17,0 %, soit le plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2009.

        Le taux de marge des sociétés non financières recule nettement

        En valeur, la valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF) ralentit sensiblement ce trimestre (+0,2 % après +2,0 %). En revanche les rémunérations (y compris cotisations sociales) qu’elles versent restent dynamiques (+1,3 % après +1,5 %). Leur léger ralentissement résulte de celui de  leurs effectifs (+0,4 % après +0,5 %) et du salaire moyen par tête (+0,7 % après +1,0 %). Après une vive croissance au premier trimestre, les impôts restent soutenus (+2,0 % après +4,6 %). Au total, la hausse de la valeur ajoutée est nettement inférieure à celle cumulée des rémunérations et des impôts : cela se traduit par un recul de l’excédent brut d’exploitation (–2,8 % après +2,4 %). En conséquence, le taux de marge des SNF diminue de 0,9 point et s’établit à 28,9 % ce trimestre, son niveau le plus bas depuis le premier trimestre 1986.