À la fin du premier trimestre 2011, la dette publique s’établit à 1 646,1 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 1er trimestre 2011

À la fin du premier trimestre 2011, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 646,1 Md€, en augmentation de 54,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 84,5 %, en augmentation de 2,2 points par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse plus modérément (+26,2 Md€).

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Informations rapides – No 164
Paru le : 30/06/2011
Prochaine parution le : 23/12/2016 à 08h45 - troisième trimestre 2016

La dette publique augmente de 54,9 milliards d’euros entre le 4e trimestre 2010 et le 1er trimestre 2011…

À la fin du premier trimestre 2011, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 646,1 Md€, en augmentation de 54,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 84,5 %, en augmentation de 2,2 points par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse plus modérément (+26,2 Md€).

…sous l’effet d’une hausse de l’endettement de l’État et des administrations de sécurité sociale…

La contribution de l’État à la dette augmente de 41,5 Md€ au premier trimestre ; il s’agit pour l’essentiel de sa dette négociable à long terme (+39,8 Md€).

La contribution des administrations de sécurité sociale progresse de +20,6 Md€ sous l’effet de la progression de l’endettement de la CADES (+24,1 Md€) et de l’Unedic (+2,9 Md€). L’ACOSS se désendette de 18,7 Md€, dont 6,0 Md€ contractés auprès d’agents privés.

…alors que les dettes des organismes divers d’administration centrale et administrations publiques locales diminuent

La contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette diminue ce trimestre (-3,1 Md€) en raison du désendettement de la Société de Prise de Participation de l’État (SPPE) pour 3,2 Md€ .

Les administrations publiques locales se désendettent (-4,1 Md€) à un rythme comparable aux premiers trimestres des années précédentes.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2010T1 2010T2 2010T3 2010T4 2011T1
Ensemble des adm. publiques 1537,9 1591,9 1575,0 1591,2 1646,1
en point de PIB (*) 81,2% 83,5% 82,1% 82,3% 84,5%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1211,0 1252,2 1238,1 1245,0 1286,5
Organismes divers d'adm. Centrale 18,5 18,5 16,4 15,0 11,9
Administrations publiques locales 152,3 149,6 149,5 160,6 156,5
Administrations de sécurité sociale 156,1 171,6 171,0 170,6 191,2
dont, par instrument :
Dépôts 22,3 22,0 22,3 23,0 26,4
Titres négociables 1301,7 1348,4 1341,9 1346,6 1406,7
court terme 255,6 259,1 258,4 238,7 243,8
long terme 1046,1 1089,3 1083,5 1107,9 1162,9
Crédits 213,9 221,5 210,7 221,6 213,0
court terme 34,2 42,5 31,8 27,9 26,9
long terme 179,7 179,0 179,0 193,7 186,1
  • (*) voir la note méthodologique simplifiée
  • Source : Comptes nationaux base 2005 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette en moindre hausse que la dette de Maastricht

Au premier trimestre 2011, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 504,8 Md€ (soit approximativement 77,3 % du PIB contre 76,5 % au trimestre précédent), en progression de 26,2 Md€ par rapport au trimestre précédent. L’écart de 28,7 Md€ entre cette hausse de la dette nette et l’augmentation de 54,9 Md€ de la dette brute traduit notamment la forte augmentation de la trésorerie de l’État (+22,0 Md€) et de celle des organismes de sécurité sociale (+4,2 Md€). Par ailleurs, les encours de prêts et de titres détenus par les administrations publiques augmentent : la nouvelle tranche de prêts à la Grèce consentie par l’État (4,5 Md€) ainsi que le prêt de 0,9 Md€ à l’Irlande via le FESF (voir encadré) sont compensés en partie par le remboursement d’une partie des prêts que l’État avait accordés au secteur automobile (2,0 Md€) et les remboursements par les banques française de titres détenus par la SPPE (1,0 Md€).

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2010T1 2010T2 2010T3 2010T4 2011T1
Ensemble des adm. publiques 1391,3 1425,8 1452,1 1478,6 1504,8
dont :
État 1124,7 1147,8 1168,9 1191,6 1207,8
Org. divers d’adm. centrale 11,7 11,5 11,4 6,5 4,4
Adm. publiques locales 143,3 140,6 140,5 151,4 147,3
Adm. de sécurité sociale 111,6 126,0 131,3 129,1 145,3

    Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

    La valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM se stabilise

    Au premier trimestre 2011, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques s’élève à 194,5 Md€, un niveau proche de celui du trimestre précédent. La diminution de 3,0 Md€ des détentions en actions et OPCVM du Fonds de Réserve des Retraites (FRR) est plus que compensée par l’augmentation de la valeur des actifs liée à l’amélioration des marchés boursiers sur le trimestre, ainsi que les prises de participations du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI ; 1,0 Md€) .

    TableauC – Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
    2010T1 2010T2 2010T3 2010T4 2011T1
    Ensemble des adm. publiques 219,7 194,7 198,0 194,3 194,5
    dont :
    État 99,4 79,7 83,6 83,7 83,5
    Org. divers d’adm. centrale 23,0 20,6 21,6 20,8 23,3
    Adm. publiques locales 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
    Adm.de sécurité sociale 96,6 93,7 92,0 89,0 86,9

      Graph_F5 – Actions cotées et titres d'OPCVM détenus par les APU

      Remarque : à la suite de la décision d'Eurostat du 27 janvier 2011, les émissions du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) destinées à financer des prêts aux pays européens sont réintégrés dans les dettes des pays contributeurs à cet organisme. Au premier trimestre, cela représente pour la France 0,9 milliard d'euros, représentant la part française du prêt à l'Irlande.

      Documentation

      La note méthodologique simplifiée
      (pdf, 125 Ko)