1 760 575 habitants en Poitou-Charentes au 1er janvier 2009

Jean-Pierre Ferret

Au 1er janvier 2009, le Poitou-Charentes comptait officiellement 1 760 575 habitants, représentant 2,8 % de la population de la France métropolitaine. Depuis 1999, la population de la région a augmenté de plus de 120 000 personnes, soit une évolution annuelle moyenne de 0,71 % par an.

e.décim@l
No 17
Paru le : 29/12/2011

La Charente-Maritime concentre la moitié de la hausse régionale de population enregistrée depuis 1999, avec près de 60 000 habitants supplémentaires. L’évolution annuelle moyenne y dépasse 1 %.

La Vienne et les Deux-Sèvres connaissent des augmentations respectives de 0,66 % et 0,62 % en moyenne annuelle, proches de celle du niveau métropolitain (+0,65 %). La Charente gagne seulement 12 000 habitants en 10 ans, soit la hausse la plus faible de la région.

Figure 1 – La plus forte évolution en Charente-Maritime

La plus forte évolution en Charente-Maritime
Département Populations municipales 2009 Évolution entre 1999 et 2009 Évolution annuelle moyenne 1999-2009 (en %)
Charente 351 563 +11 935 0,35
Charente-Maritime 616 607 +59 583 1,02
Deux-Sèvres 366 339 +21 947 0,62
Vienne 426 066 +27 042 0,66
Total 1 760 575 +120 507 0,71
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Buxerolles compte plus de 10 000 habitants au 1er janvier 2009

La taille moyenne des communes du Poitou-Charentes est de 1 200 habitants, contre 1 700 sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Poitiers demeure la commune la plus peuplée de la région, avec une population municipale de près de 89 000 habitants, devant La Rochelle, Niort et Angoulême. Les autres villes comptent moins de 35 000 habitants. Seules sept villes dépassent les 25 000 habitants et douze les 10 000. Pour la première fois, Buxerolles rentre dans le cercle restreint des villes de plus de 10 000 habitants. Soyaux connaît le sort inverse.

La moitié des communes de la région comptent moins de 530 habitants. Parmi les petites communes, 37 comptent moins de 100 habitants et 1 seulement moins de 50 habitants (Saint-Sulpice-de-Ruffec en Charente, avec 35 âmes).

Parmi les communes de plus de 5 000 habitants, Saujon, Dompierre-sur-Mer et Vouneuil-sous-Biard sont les seules à connaître une évolution annuelle moyenne de population dépassant les 2 %. À l’opposé, Loudun, Thouars et Montmorillon sont les grandes communes qui connaissent la plus forte baisse de population, avec des taux annuels moyens compris entre -0,73 et -0,83 %.

Figure 2 – 12 villes ont une population municipale supérieure à 10 000 habitants au 1er janvier 2009

12 villes ont une population municipale supérieure à 10 000 habitants au 1er janvier 2009
Commune Populations municipales 2009 Évolution entre 1999 et 2009 Évolution annuelle moyenne 1999-2009 (en %)
Poitiers 88 795 +5 347 0,62
La Rochelle 74 707 -1 877 -0,25
Niort 56 878 215 0,04
Angoulême 42 242 -929 -0,22
Châtellerault 32 718 -1 408 -0,42
Saintes 26 335 740 0,29
Rochefort 25 317 -480 -0,19
Cognac 18 729 -805 -0,42
Bressuire 18 634 835 0,46
Royan 18 259 +1 157 0,66
Parthenay 10 338 -128 -0,12
Buxerolles 10 080 +1 293 1,38
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Figure 3 – Évolution de la population entre 1999 et 2009

  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Seulement trois unités urbaines ont plus de 100 000 habitants au 1er janvier 2009

Sur les 81 unités urbaines de la région, quatorze dépassent les 10 000 habitants dont trois comptent plus de 100 000 et huit plus de 30 000. Ces quatorze plus grandes unités urbaines voient leur population croître depuis dix ans, à l’exception de Thouars, Châtellerault et Cognac.

Cependant, ce sont le plus souvent les communes périphériques qui tirent cette croissance, comme à Angoulême ou à La Rochelle. Ainsi, Fléac a une croissance annuelle de 2,25 % alors que la population de la ville d’Angoulême est en léger déclin. De même, Périgny croît de 1,77 % alors que la commune de La Rochelle perd 0,25 % par an.

Figure 4 – Les quatorze unités urbaines de plus de 10 000 habitants au 1er janvier 2009

Les quatorze unités urbaines de plus de 10 000 habitants au 1er janvier 2009
Unité urbaine Populations municipales 2009 Évolution entre 1999 et 2009 Évolution annuelle moyenne 1999-2009 (en %)
Poitiers 128 991 +8 835 0,71
La Rochelle 125 937 +3 864 0,31
Angoulême 108 521 +2 102 0,2
Niort 68 926 +1 476 0,22
Châtellerault 41 505 -874 -0,21
Rochefort 38 996 +1 772 0,47
Royan 35 041 +3 029 0,91
Saintes 30 057 +1 329 0,45
Cognac 26 677 -365 -0,14
Bressuire 18 634 835 0,46
Parthenay 18 200 309 0,17
Thouars 15 043 -748 -0,48
Saint-Maixent-l'École 11 832 +1 813 1,68
La Tremblade 11 294 +1 071 1,00
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

La nouvelle aire urbaine de Poitiers dépasse les 250 000 habitants

Les neuf aires urbaines du Poitou-Charentes comptent plus de 50 000 habitants dont les quatre principales dépassent largement les 100 000 habitants. La population de celle de Poitiers atteint même les 250 000 habitants. Leur croissance est plus forte que celle des unités urbaines, preuve de l’étalement de l’urbanisation.

Figure 5 – Les neuf aires urbaines du Poitou-Charentes au 1er janvier 2009

Les neuf aires urbaines du Poitou-Charentes au 1er janvier 2009
Aire urbaine Populations municipales 2009 Évolution entre 1999 et 2009 Évolution annuelle moyenne 1999-2009 (en %)
Poitiers 251 156 +25 161 1,06
La Rochelle 201 529 +19 222 1,01
Angoulême 178 542 +9 998 0,58
Niort 149 220 +13 798 0,97
Châtellerault 70 583 +1 829 0,26
Saintes 61 539 +6 217 1,07
Rochefort 55 556 +5 674 1,08
Cognac 47 877 +481 0,10
Royan 47 902 +5 448 1,21
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Figure 6 – Croissance annuelle moyenne de la population des principales aires urbaines du Poitou-Charentes entre 1999 et 2009

  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

La Saintonge romane atteint presque les 90 000 habitants

Les pays les plus peuplés du Poitou-Charentes sont la Saintonge Romane, le pays de Cognac et la Gâtine. Mais c’est l’Aunis qui connaît la plus forte augmentation depuis 1999 avec une hausse annuelle de population de 2,41 %, soit plus de 14 000 habitants gagnés en dix ans. Le Haut Val de Sèvre et le Haut Poitou et Clain progressent également sensiblement.

Tous les pays sont en hausse démographique sauf le Thouarsais, la Charente-Limousine et le Loudunais qui sont quasiment stables et, surtout, le Montmorillonnais qui a perdu plus de 1 000 habitants en dix ans.

Figure 7 – Neuf pays ont plus de 50 000 habitants

Neuf pays ont plus de 50 000 habitants
Pays Populations municipales 2009 Évolution entre 1999 et 2009 Évolution annuelle moyenne 1999-2009 (en %)
Saintonge Romane 89 081 +10 645 1,28
Ouest Charente - Pays du Cognac 79 683 +1 489 0,19
Gatine 79 460 +3 798 0,49
Haute-Saintonge 67 506 +4 553 0,70
Aunis 66 215 +14 025 2,41
Rochefortais 64 057 +7 007 1,17
Vals de Saintonge 54 868 +2 992 0,56
Bocage Bressuirais 53 655 +3 049 0,59
Six Vallées 51 960 +5 621 1,15
Haut-Poitou et Clain 49 638 +6 695 1,46
Mellois 44 990 +2 371 0,54
Thouarsais 41 311 +244 0,06
Charente Limousine 37 177 +201 0,05
Marennes Oléron 36 597 +4 118 1,20
Ruffécois 35 716 +1 570 0,45
Montmorillonnais 34 483 -1 036 -0,30
Sud-Charente 34 366 +1 022 0,30
Horte et Tardoire 34 234 +2 872 0,88
Haut Val de Sèvre 32 795 +4 603 1,52
Civraisien 27 486 +1 600 0,60
Loudunais 24 431 -194 -0,08
Île de Ré 17 986 +1 487 0,87
Entre Touvre et Charente 16 194 +2 298 1,57
Chauvinois 12 888 +395 0,31
Vienne et Moulière 11 974 +1 199 1,06
Vals de Gartempe et Creuse 7 785 +517 0,69
  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Figure 8 – L’est et le nord de la Vienne perdent de la population

  • Source : Insee (Recensements de la population 1999 et 2009).

Des EPCI très hétéroclites

Parmi les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) existant fin 2011, soit avant la mise en place définitive de la réforme de l’intercommunalité, les communautés d’agglomération des quatre préfectures départementales sont logiquement les plus peuplées et dépassent toutes les 100 000 habitants. À l’inverse, la région abrite de petites communautés de communes qui comptent à peine plus de 3 000 habitants.

Sur l’ensemble des EPCI, les communautés de communes de Sud-Charente et du canton de Courçon enregistrent les plus fortes évolutions de population depuis dix ans, avec respectivement +4,48 % et +3,90 % par an. Parmi les plus grandes EPCI, celle de Royan-Atlantique gagne 1,25 % de population en moyenne annuelle depuis 1999 et compte plus de 74 000 habitants en 2009.

Définitions

Pays : le pays est une catégorie administrative d'aménagement à caractère géographique désignant un territoire présentant une cohésion géographique, économique, culturelle ou sociale. La création d’un pays est le fruit d'une démarche volontaire et contractuelle des communes qui le composent.

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