En Poitou-Charentes, l'accès aux services s'organise autour de 91 bassins de vie

Jean-Pierre Ferret

La population picto-charentaise accède aux équipements du commerce et des services à l'intérieur de 91 bassins de vie, quelques-uns empiétant sur les régions limitrophes. Plus la ville pôle qui anime le bassin est importante et plus les équipements sont nombreux et variés. Les bassins les moins équipés sont les périurbains, pourtant en forte hausse démographique, et certains ruraux à la population réduite. Le nombre d'équipement disponible par personne est le plus élevé sur le littoral afin de pouvoir accueillir la population touristique et dans certains bassins ruraux éloignés de grands pôles dans l'obligation de fournir une certaine autonomie à une faible population.

e.décim@l
No 25
Paru le : 10/12/2012

Les bassins de vie sont constitués d'un ensemble de communes situées au voisinage d'une commune pôle de services dotée d'un socle minimum d'équipements en commerce et services permettant une certaine autonomie aux habitants du territoire ainsi créé. De ce fait, les bassins de vie représentent les plus petits territoires permettant d'étudier les conditions de vie des habitants.

Figure 1 – Les bassins de vie picto-charentais selon leur densité de population

  • Source : Insee, recensement de la population 2009.

78 bassins de vie à dominante régionale en Poitou-Charentes

Les 1 462 communes du Poitou-Charentes sont réparties dans 91 bassins de vie différents. Cependant, seuls 78 bassins ont leur ville-pôle située en Poitou-Charentes et sont appelés bassins de vie à dominante régionale et plus synthétiquement « bassins régionaux ». Ces 78 bassins régionaux font l'objet de cette étude.

Quelques 59 communes de la région, soit 4 %, sont intégrées dans treize autres bassins de vie dont le pôle de services se trouve dans une autre région : cinq en Aquitaine, trois en région Centre, deux en Pays de la Loire et deux en Limousin. Toutefois, la plupart de ces bassins à dominante non régionale n'intègrent qu'une à deux communes de notre région, comme les bassins de Coutras au sud ou de Saumur au nord. Seuls quelques bassins dont le pôle est hors du Poitou-Charentes comptent une part importante de communes de notre région. C'est le cas des bassins de vie de Saint-Ciers-sur-Gironde qui comprend douze communes de la Charente-Maritime, de Ribérac (Dordogne) qui intègre neuf communes de Charente ou de Descartes (Indre-et-Loire) qui englobe huit communes de la Vienne. Le bassin de vie de La Roche Posay, dont le pôle est situé dans la Vienne a la particularité de comprendre une majorité de communes de la région Centre (10 en Indre-et-Loire et 5 en Indre).

En tout, 48 communes non picto-charentaises appartiennent à dix bassins de vie de notre région. Il s'agit principalement de communes de Vendée au nord-ouest, d'Indre-et-Loire au nord-est et de Dordogne au sud-est.

Neuf bassins de vie picto-charentais sur dix sont ruraux

Les bassins de vie sont qualifiés de ruraux ou de non ruraux selon que leur population est majoritairement rurale ou non (voir méthodologie). Parmi les 78 bassins régionaux, seuls huit sont structurés autour d'un grand pôle urbain, tel que défini dans le nouveau zonage en aires urbaines (voir définition) et sont donc qualifiés de « non ruraux ». Le neuvième grand pôle urbain de la région (Saintes) intégrant une population majoritairement rurale fait partie des bassins « ruraux ». En Poitou-Charentes, 90 % des bassins de vie sont d'ailleurs ruraux. Ils sont animés par un moyen pôle, un petit pôle, un pôle périurbain ou par une commune dite isolée (terminologie adoptée pour la définition des aires urbaines).

Figure 2 – Les 8 bassins des grandes villes concentrent plus de 45 % de la population

Les 8 bassins des grandes villes concentrent plus de 45 % de la population
Type de bassin de vie Nombre de bassins de vie Nombre de communes Superficie Population en 2009 Taux de variation annuel moyen de population entre 1999 et 2009 Densité de population (hab/km2)
Non rural (1) 8 268 4 400 809 875 0,7 184
Rural 70 1 183 21 435 958 382 0,8 46
dont animé par un grand pôle 1 30 421 56 173 1,0 133
dont animé par un pôle moyen 5 121 2 202 132 516 0,6 60
dont animé par un petit pôle 21 393 7 513 318 438 0,5 42
dont périurbain 19 226 4 290 239 556 1,5 56
dont autour d'une commune isolée 24 413 7 009 211 699 0,4 34
Ensemble 78 1 451 25 835 1 768 257 0,7 71
  • (1) : Tous animés par un grand pôle.
  • Nota : le total de la population, de la superficie et du nombre de communes ne correspond pas au total du Poitou-Charentes car certaines communes dont le pôle du bassin de vie est en Poitou-charentes comprend des communes hors de la région.
  • Source : Insee, recensements de la population 2009 et 1999.

Quatre bassins comptent plus de 100 000 habitants

Un bassin de vie picto-charentais regroupe en moyenne 19 communes, compte 22 670 habitants sur une superficie de 331 km², d'où une densité moyenne de 68 hab./km². Les bassins de vie urbains sont évidemment les plus peuplés et seuls les quatre organisés autour des chefs-lieux de département dépassent les 100 000 habitants. Le bassin de Poitiers, avec 180 000 âmes, est le plus peuplé. À l'inverse, le bassin intégrant la seule commune de Dolus d'Oléron compte moins de 3 200 personnes résidentes à l'année. En matière de densité de population, seuls les bassins de La Rochelle, La Flotte-en-Ré et de Royan dépassent les 300 hab./km² alors que celui de l'Isle-Jourdain en compte moins de 16.

Figure 3 – Les bassins de vie picto-charentais selon leur type

  • Source : Insee, recensement de la population 2009 - Base Permanente des Equipements 2010.

Des bassins de vie urbains très bien équipés

En Poitou-Charentes, les huit bassins de vie animés par un grand pôle urbain ne regroupent que 268 communes mais concentrent près de la moitié de la population de la région. Tous ces bassins connaissent une évolution positive de leur population depuis 1999, même si elle est parfois très faible comme à Cognac. Et, à l'exception de Royan, qui est seulement portée par son solde migratoire positif, les sept autres bénéficient d'un solde naturel positif.

En général ces bassins de vie urbains sont très bien équipés puisqu'ils possèdent les gammes complètes de proximité et intermédiaire et la gamme supérieure quasi-complète (34,5 sur 35). En y incluant les autres équipements de la base permanente des équipements (BPE) (voir définition), ces bassins ont entre 112 équipements différents pour le moins bien loti (Royan) et 148 pour le mieux servi (Poitiers) sur 155 équipements possibles recensés dans la BPE.

L'accès à ces équipements par les habitants de ces bassins urbains est également le plus rapide. Pour la moitié de la population, les services de proximité sont presque immédiatement accessibles et un aller-retour vers un équipement intermédiaire tel supermarché, opticien ou laboratoire d'analyses médicales prend moins de six minutes. Globalement, parmi l'ensemble des équipements disponibles, les commerces sont les plus rapidement accessibles devant les services aux particuliers (banque, coiffeur, restaurant, contrôle technique, etc.).

En moyenne le taux d'activité des 15 à 64 ans est d'un peu plus de 70 % dans ces bassins, avec un maximum à 75 % à Niort et un minimum à Royan (64 %). Les actifs occupés stables, c'est-à-dire ceux qui résident et travaillent au sein du même bassin de vie sont proportionnellement les plus nombreux à La Rochelle et les moins nombreux à Rochefort.

Figure 4 – Les bassins ruraux périurbains ou de petite taille moins bien équipés

Les bassins ruraux périurbains ou de petite taille moins bien équipés
Type de bassin de vie Diversité d'équipements de chaque gamme par bassin (en moyenne)
Ensemble des équipements Équipements de la gamme de proximité Équipements de la gamme intermédiaire Équipements de la gamme supérieure Autres équipements
Non rural 129,4 29 30,8 34,5 35,1
Rural 71,3 28,7 24,5 9,1 9
dont animé par un grand pôle 129 29 31 34 35
dont animé par un pôle moyen 101,2 29 30,6 25,4 16,2
dont animé par un petit pôle 79,3 28,8 27,1 12,9 10,5
dont périurbain 64,4 28,9 23,6 5,2 6,7
dont autre 60,6 28,4 21,3 4,1 6,8
Ensemble 77,3 28,7 25,2 11,7 11,7
  • Note de lecture : En moyenne, un bassin de vie périurbain compte 5 des 35 équipements de la gamme supérieure.
  • Source : Insee, BPE 2010.

En Poitou-Charentes, cinq bassins ruraux animés par un pôle moyen...

Parmi les bassins ruraux, seuls cinq sont structurés autour d'un pôle moyen et un autour d'un grand pôle. Ces six bassins bénéficient d'une gamme d'équipement presque équivalente aux bassins « non ruraux ». Seuls les équipements de la gamme supérieure se font un peu plus rares et dépendent soit de leur taille, soit de la proximité ou non d'un bassin animé par un grand pôle. Ainsi Saintes et Bressuire sont mieux équipés que Saint-Maixent-l'Ecole ou Parthenay.

Ces bassins peuplés de 22 000 habitants pour les deux plus petits à 56 000 pour le plus grand, gagnent tous de la population depuis 1999 en dépit d'un solde naturel négatif à Saint-Jean-d'Angély et d'un solde migratoire très légèrement déficitaire à Thouars. En moyenne, leur taux d'actifs y est plus élevé que dans les bassins de vie « non ruraux » (72 %) avec une pointe à 73,4 % à Parthenay.

Par rapport aux bassins structurés autour d'un grand pôle, qu'il soit rural - comme à Saintes - ou non, l'accès par la population aux équipements intermédiaires ou supérieurs est deux fois plus long.

Quant aux équipements de proximité, telles les boulangeries, les pharmacies ou les écoles, l'accès n'est plus immédiat. La moitié des personnes résidant dans le bassin y accède en plus de 5 minutes.

...mais surtout des bassins dépendant de petits pôles...

La très grande majorité des bassins de vie du Poitou-Charentes sont à la fois ruraux et structurés autour d'un petit pôle, d'une commune isolée ou en périphérie urbaine. Parmi l'ensemble de ces 64 bassins, les 21 animés par un petit pôle sont nettement mieux équipés que les autres. Ainsi, ils ont quasiment tous au moins un équipement de la gamme de proximité et, en moyenne, 27 équipements de la gamme intermédiaire sur les 31 possibles. La présence d'équipement de la gamme supérieure est plus disparate et fonction de la taille (Ars, Nueil-les-Aubiers et Airvault, bassins de vie peu peuplés sont parmi les moins bien équipés de cette catégorie) mais aussi de la proximité ou non d'un bassin animé par un pôle plus important. Ainsi, Chauvigny, près de Poitiers est relativement sous équipé par rapport à Loudun, Montmorillon, Ruffec ou Jonzac, plus éloignés des grandes villes. La taille de la ville pôle joue également un rôle important (exemple de Loudun) ainsi que de sa spécificité (station thermale à Jonzac). Ces bassins bénéficient d'un meilleur équipement. En moyenne la moitié de la population de ces bassins met près d'un quart d'heure pour un aller-retour vers les équipements de la gamme intermédiaire et plus de trente minutes pour ceux de la gamme supérieure.

Hormis les bassins de vie situés sur le littoral, la densité de population de ces bassins n'excède pas 66 hab./km² et est en moyenne de 35 hab./km². L'évolution démographique est presque partout essentiellement due aux flux migratoires, sur le littoral, comme à l'intérieur des terres.

Figure 5 – Les bassins de vie picto-charentais selon leur niveau d’équipement intermédiaire

  • Source : Insee, Base Permanente des Equipements 2010.

... ou de villes isolées ou en périphérie des grandes

Les bassins structurés autour d'une ville non-pôle (au sens de la définition des aires urbaines) et les bassins périurbains ont en commun un faible équipement, même si les raisons en sont différentes. Les équipements de proximité sont tous présents mais quelques équipements intermédiaires peuvent manquer (le plus souvent : laboratoires d'analyses médicales, magasins d'électroménager, pompes funèbres ou centres de soins aux personnes âgées) et les équipements dits supérieurs y sont rares.

La comparaison s'arrête là entre ces deux types de bassins car leur configuration et les temps d'accès aux équipements sont très différents. De par leur proximité d'une grande ville, les bassins ruraux périurbains abritent une population plus jeune. Ils sont en forte croissance démographique mais ne possèdent pas tous l'équipement nécessaire, celui-ci étant facilement accessible dans le pôle urbain proche. C'est cette proximité avec un pôle urbain qui explique, notamment, la faiblesse du taux d'équipement constaté. L'avantage d'être près d'un pôle urbain peut ainsi devenir un inconvénient. En revanche, les équipements présents dans les bassins périurbains sont plus rapidement accessibles par les habitants que dans les bassins structurés autour d'une ville isolée, en raison de leur faible étendue.

Figure 6 – Les équipements de la gamme intermédiaire sont acessibles en 10 minutes en moyenne

Les équipements de la gamme intermédiaire sont acessibles en 10 minutes en moyenne
type de bassin de vie Temps d'accés aux équipements (en mn)
équipements de la gamme de proximité équipements de la gamme intermédiaire équipements de la gamme supérieure
Non rural 0,2 5,2 14,3
Rural 4,0 14,9 34,1
dont animé par un grand pôle 0,3 15,4 22,9
dont animé par un pôle moyen 3,8 11,7 26,3
dont animé par un petit pôle 4,1 14,3 35,4
dont périurbain 3,6 15,9 34,9
dont autre 5,6 16,4 39,4
Ensemble 2,2 10,4 24,9
  • Note : Lorsqu'une commune dispose d'un équipement le temps d'accés à cet équipement est de 0 par convention car le distancier ne permet pas de calculer les distances infra-communales. De sorte que les temps calculés pour l'accès aux équipements de proximité ou en bassins urbains sont sous-évalués.
  • Note de lecture : la moitié de la population habitant dans un bassin périurbain est à moins de 16 minutes aller-retour des équipements de la gamme intermédiaire.
  • Sources : Insee - BPE 2010 -recensement de la population 2009 - distancier Odomatrix.

Des bassins littoraux ou ruraux éloignés de grandes villes, relativement mieux équipés

En matière de densité d'équipement par habitant (voir définition), les bassins les mieux équipés sont, et de loin, les bassins de vie situés sur le littoral. Ces bassins ont besoin d'une infrastructure suffisante non seulement pour la population résidente mais aussi pour l'accueil des touristes en période estivale et même des populations des résidences secondaires sur une période plus étalée dans l'année. Mais certains autres bassins ruraux bénéficient également d'une densité d'équipement élevée. Il s'agit de bassins animés autour d'une ville-pôle éloignée des grandes villes et ayant besoin d'un minimum d'autonomie. C'est le cas de L'Isle-Jourdain, Montmorillon, Chalais ou Ruffec. Si l'éloignement de toute ville importante (plus de 10 000 habitants) joue fortement, la population de la ville-pôle influe peu. À l'opposé, les bassins périurbains ou certains bassins ruraux situés près de bassins plus importants, comme Mauléon près de Cholet, ou Cerizay près de Bressuire ont une densité d'équipements assez faible. Ces bassins sont moins autonomes car dépendants en partie des grands pôles situés à proximité.

En détaillant le type d'activité, il s'avère que, les bassins du littoral sont, proportionnellement les mieux dotés en commerce et services aux particuliers pour pouvoir accueillir les populations touristiques mais qu'ils sont, pour les mêmes raisons, les moins bien lotis en matière d'établissement de l'enseignement. En matière d'éducation, des bassins ruraux loin de grandes villes, comme Montguyon, Civray, Confolens ou Barbezieux-Saint-Hilaire, sont relativement parmi les plus favorisés. Les équipements de santé sont proportionnellement plus présents dans les bassins des grandes agglomérations (La Rochelle, Poitiers), sur le littoral (Royan, île d'Oléron) et, à nouveau, sur des bassins éloignés comme L'Isle Jourdain, Montmorillon, Aulnay ou Ruffec.

Les différences observées sur le critère de densité d'équipements amènent à établir, pour notre région, une autre typologie en quatre groupes, qui reprend d'ailleurs en partie la typologie inspirée des aires urbaines :

- Les bassins animés par des grands pôles qu'ils soient urbains ou ruraux,

- Les bassins du littoral, quel que soit le type du pôle autour duquel ils gravitent

- Les bassins périurbains et les ruraux proches d'un bassin plus important

- Les bassins ruraux éloignés d'une ville de plus de 10 000 habitants.

Des bassins périurbains peu équipés et pourtant en forte évolution démographique

La gamme la plus complète des équipements se retrouve principalement dans les bassins de vie structurés autour d'un grand pôle urbain. Ainsi, avec 143 équipements différents sur les 155 possibles, le bassin de Poitiers se classe en 20e position sur les 1 666 bassins français. Les bassins d'Angoulême (30e), de La Rochelle (36e) et de Niort (41e) sont également bien placés. En revanche, les bassins de La Crèche (79), Rouillac (16), La Motte-Saint-Heray (79) et, surtout, Mirebeau (86), 1 660e avec seulement 47 équipements différents disponibles sont parmi les moins bien équipés de France. D'une manière générale, si la structure des bassins du Poitou-Charentes en matière d'équipement est proche de celle du niveau national, les bassins peu équipés (moins de 60 équipement différents) sont relativement plus nombreux dans notre région.

Dans notre région, comme dans le reste de la France, on observe le plus de bassins peu équipés dans les catégories « ruraux » périurbains ou constitués autour d'une ville isolée. En considérant que les bassins périurbains connaissent la plus forte évolution démographique depuis dix ans, l'effort en matière d'équipement pourrait davantage se porter sur eux dans l'avenir.

Figure 7 – Évolution de la population entre 1999 et 2009 par bassin de vie

  • Source : Insee, recensements de la population.

Sources

Le bassin de vie constitue le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants. Il est animé par un pôle, commune ou unité urbaine, disposant d'un panier d'équipements intermédiaires.

Afin de délimiter le périmètre des bassins de vie, deux étapes ont été nécessaires :

- Identification des pôles. Les communes ou les unités urbaines disposant d'au moins 16 équipements parmi 31 équipements intermédiaires sont qualifiées de pôles.

- Délimitation du bassin de vie, c'est à dire de la zone d'influence de ces pôles. Cette zone d'influence se compose des communes non-pôles les plus proches, la proximité se mesurant en temps de trajet, heure creuse par la route. Ainsi, pour chaque commune et pour chaque équipement non présent sur la commune, on détermine la commune la plus proche proposant cet équipement. Cette base de flux et de pôles est ensuite traitée par une méthode (ANABEL) permettant d'agréger les communes et de dessiner le périmètre des bassins de vie.

Dans cette base de flux, les équipements intermédiaires mais aussi les équipements de proximité sont pris en compte, afin de ne pas éclater un bassin de proximité sur plusieurs bassins de vie.

La base permanente des équipements 2010 a servi à l'élaboration des bassins de vie 2012 alors que le précédent zonage en bassins de vie avait été défini en 2003 à partir des données de l'inventaire communal (enquête aujourd'hui abandonnée) et des flux domicile-travail.

La typologie du bassin de vie reprend la notion de pôle (grand, moyen, petit, périurbain, autre) définie lors du découpage du territoire en aires urbaines (ZAU 2010). Le caractère rural des bassins est défini à partir de critères désormais utilisés par la commission européenne pour qualifier des espaces ruraux. La méthode de détermination repose sur la présence de pôles dits urbanisés, c'est-à-dire les concentrations de carreaux contiguës de 200 mètres ayant une densité supérieure ou égale à 300 hab./km2 et une population supérieure ou égale à 5 000 habitants. Ces zones sont appelées zones intermédiaires. Parmi ces zones, on distingue les zones urbaines (densité de population supérieure à 1 500 hab./km2 et comptant plus de 5 000 habitants). Une zone rurale est une zone non intermédiaire (et donc non urbaine). Concrètement, on dispose pour chaque commune de la population « intermédiaire » et « rurale ». Ces populations sont agrégées par bassin de vie. Un bassin de vie sera qualifié de rural si au moins 50 % de sa population est rurale.

Définitions

Équipement : Un équipement est un lieu d'achat de produits ou de consommation de services. Les équipements répertoriés dans la base permanente gérés par l'Insee relèvent de 6 domaines (services aux particuliers, commerce, enseignement, santé-social, transports, sports, loisirs et culture) et sont regroupés en trois gammes, selon leur fréquence sur leur territoire et la proximité du service rendu.

- La gamme de proximité comporte 29 équipements : poste, banque-caisse d'épargne, épicerie-supérette, boulangerie, boucherie, école ou RPI, médecin omnipraticien, pharmacie, taxi...

- La gamme intermédiaire comporte 31 équipements : police-gendarmerie, supermarché, librairie, collège, laboratoire d'analyses médicales, ambulance, bassin de natation...

- La gamme supérieure qui comporte 35 équipements : Pôle Emploi, hypermarché, lycée, urgences, maternité, médecins spécialistes, cinéma...

Densité d'équipement : il s'agit du nombre d'équipements disponibles pour 1 000 habitants.

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