Nouvelles aires urbaines 2010 - Des situations contrastées dans les 3 départements

Arnaud Laure, Agnès Descamps, Stéphanie Revit (cartographie),

En Picardie comme en France, entre 1999 et 2008, la périurbanisation se poursuit. Ainsi, selon les nouvelles délimitations des aires urbaines, construites sur la mobilité entre les lieux de domicile et de travail, plus de 9 Picards sur 10 vivent sous l'influence d'une ville. À l'image des autres métropoles du grand Bassin parisien, l'aire urbaine d'Amiens concentre les emplois dans le pôle urbain et diffuse la population dans sa couronne. Avec 94 000 emplois, le pôle urbain occupe une place prépondérante mais d'autres pôles d'emploi, tels Corbie et Flixecourt structurent la couronne périurbaine. Dans l'Oise, la progression de l'aire urbaine parisienne est dorénavant freinée par les pôles de Beauvais, Creil, Senlis et Compiègne. Par ailleurs, les espaces multipolarisés prennent de l'ampleur, ces secteurs "d'entre deux", situés entre les grands pôles urbains voient leurs actifs résidents se répartir avec une intensité variable entre divers pôles d'emploi. L'expansion de l'aire urbaine parisienne s'oriente désormais vers l'est, touchant le département de l'Aisne en rencontrant l'aire de Soissons. Quant à l'extension de l'aire urbaine rémoise, elle s'est stabilisée au nord et s'étend vers l'est et l'ouest. Toutefois, les petits pôles urbains axonnais maintiennent leur attractivité et une nouvelle petite aire s'est formée, celle du Nouvion-en-Thiérache

Insee Picardie Analyses
No 60
Paru le : 19/10/2011