Une évaluation de l’effet de la réforme de 2003 sur les départs en retraite - Le cas des enseignants du second degré public

Manuella BARATON - Magali BEFFY - Denis FOUGÈRE

Dans le contexte d’une nouvelle réforme des régimes de retraites, il est essentiel d’évaluer l’impact des précédentes réformes. Àce jour, aucune étude empirique relative à l’impact de la réforme de 2003 n’a été conduite, en particulier pour les salariés du secteur public. Cet article apporte quelques éléments de réponse, en fournissant une première évaluation des effets de cette réforme sur le comportement de départ en retraite des enseignants du second degré public. D’une part, la réforme a bien eu un impact sur la probabilité de partir après 60 ans des enseignants du second degré public, toujours actifs à 60 ans. Pour ceux justifiant d’environ 37,5 années de durée de services à 60 ans, la probabilité de partir entre 60 et 61 ans a augmenté de 9 points. D’autre part, la réforme semble avoir modifié le comportement face au taux plein des différentes générations d’enseignants du second degré public. Ainsi un faible nombre de trimestres manquants n’entraîne plus une baisse de la probabilité de départ entre 60 et 61 ans pour les générations nées entre 1944 et 1946, contrairement aux générations antérieures. En revanche, un nombre plus élevé de trimestres manquants pour l’obtention du taux plein entraîne bien une baisse de la probabilité de départ entre 60 et 61 ans pour les générations nées en 1945 et 1946, comme pour celles nées avant 1944.

Documents de travail
No G2010/12
Paru le : 01/07/2010