Internationalisation et flux d'emplois : que dit une approche comptable ?

Muriel BARLET, Didier BLANCHET et Laure CRUSSON

Il y a au moins deux façons d’envisager les effets de l’internationalisation sur l’emploi. On peut chercher à évaluer son effet sur le stock global d’emplois : ceci nécessite une approche d’équilibre général et exclut donc les approches comptables du type balance en emplois. Mais on peut aussi s’interroger sur sa contribution apparente aux flux instantanés de destructions/créations d’emploi. Cette approche descriptive est celle qui est la plus susceptible de cadrer avec la perception usuelle du phénomène. Ce texte essaye de voir si l’approche par les contenus en emplois peut aider à y répondre, moyennant adaptation. L’adaptation proposée consiste à reformuler cette approche sous forme dynamique, i.e. à examiner en quoi les variations de flux d'importations et d'exportations contribuent aux destructions d'emplois dans les secteurs qui perdent des emplois. Selon le calcul proposé dans ce texte, le flux de destructions brutes d’emplois dû aux échanges aurait-été de l’ordre de 35 000 par an sur la période 2000-2005, avec un profil annuel cohérent avec l’évolution de la perception du problème dans l’opinion.

Documents de travail
No G2008/06
Paru le : 01/07/2008