The changing response to oil price shocks in France: a DSGE type approach

Thomas LE BARBANCHON

Les hausses récentes du prix du pétrole ont généré la crainte d'effets négatifs sur la croissance économique. Mais les dernières études empiriques sont plutôt rassurantes sur ce point. Le lien entre prix du pétrole et croissance économique s'est beaucoup affaibli depuis le milieu des années 1980. Plusieurs explications ont été avancées afin de rendre compte de ce résultat empirique. Une piste éventuelle est le caractère non-linéaire ou asymétrique du lien prix du pétrole - PIB. On peut aussi invoquer la moindre dépendance en pétrole de l'activité économique ou la modification des mécanismes de formation des prix ou des salaires. Nous évaluons la pertinence de ces différentes interprétations à l'aide d'un modèle d'équilibre général inter temporel et stochastique appliqué à la France. Des préférences non-linéaires dotent le modèle d'asymétries dans la relation prix du pétrole - PIB qui ne vont pas dans le sens attendu, et l'introduction de coûts d'ajustements ne génère pas d'asymétries significatives. Selon le modèle, la réduction de l'intensité en produits pétroliers, observée depuis les années 1970 en France, entraîne une réduction de moitié de la réponse du PIB à un choc pétrolier. La désindexation des salaires et des prix atténue aussi la réponse du PIB, mais ne permet pas pour autant de rendre compte d'une absence de réaction significative de la croissance à une hausse du prix du pétrole. D'autres explications sont à envisager, prenant notamment en compte l'évolution des causes des hausses de prix du pétrole.

Documents de travail
No G2007/07
Paru le : 01/11/2007