La non-réponse partielle aux variables financières de l’enquête Logement 2006 - Mise en œuvre de nouvelles procédures de redressement et comparaison de méthodes d’imputation.

Sophie O’PREY

Les informations à caractère financier de l’enquête Logement font l’objet d’un certain nombre de non-réponses (« Refus » ou « Ne Sait Pas ») et de valeurs aberrantes. Il est nécessaire de les corriger en aval de la collecte avant toute exploitation des variables concernées car la non-réponse partielle pose des problèmes en termes de biais et de précision des estimateurs. Les redressements exposés dans ce rapport concernent des variables qui présentent des particularités différentes. D’une part, on a cherché à redresser la mauvaise déclaration dont les placements financiers et les charges locatives avaient fait l’objet. D’autre part, pour les revenus - qui pouvaient être renseignés en clair ou en tranches - on a employé des méthodes d’imputation permettant de tenir compte de l’information en tranches disponible. En prolongement de ce travail, on a comparé certaines méthodes d’imputation entre elles. Du point de vue de la distribution des variables redressées, on constate peu de différences lorsque les domaines étudiés sont suffisamment grands car les taux de non-réponse sont dans l’ensemble faibles et l’échantillon de taille importante. Par contre, les estimations sont de moins bonne qualité lorsque l’on travaille sur de petites sous-populations, en particulier pour des ratios susceptibles de comporter des variables imputées au numérateur et au dénominateur comme les taux d’effort. Il est alors préférable d’utiliser des méthodes d’estimation sur petits domaines ou du moins de tenir compte des intervalles de confiance des estimateurs, notamment si l’on souhaite effectuer des comparaisons temporelles ou entre des sous-populations.

Documents de travail
No F0901
Paru le : 01/02/2009