Diversification, recentrage et poids des activités de support dans les groupes (1993-2000)

Lucie GONZALEZ et Claude PICART

Le discours sur le recentrage des groupes est récurrent mais n'est pas étayé par de solides résultats empiriques en France. Il est en effet difficile de traduire la thématique du recentrage en indicateurs statistiques car la nomenclature d'activité capte mal des notions telles que le « cœur de métier » qui président aux logiques de recentrage. La nomenclature d'activité est cependant incontournable dès lors que l'on veut une analyse exhaustive portant sur l'ensemble des grands et moyens groupes. Cet article vise à surmonter ce constat d'inadéquation en apportant deux améliorations à l'outil de mesure. D'abord en isolant les activités de support - ou activités fonctionnelles - dont la présence ne relève pas de la diversification. Ensuite en corrigeant l'indicateur de diversité de manière à ce que, dans un groupe donné, une activité contribue d'autant plus à l'augmentation de la diversité qu'elle est, dans l'ensemble des grands groupes, moins fréquemment associée aux activités déjà présentes dans le groupe. Il apparaît à cette aune que, hors activités fonctionnelles, les groupes sont relativement peu diversifiés sur le territoire français et que cette diversité évolue peu entre 1993 et 2000, certains groupes se diversifiant alors que d'autres se recentrent. Le poids des activités de support augmente au cours de la période, et ce d'autant plus que le groupe se diversifie et/ou s'internationalise.

Documents de travail
No G2006/15
Paru le : 01/12/2006