Les migrations résidentielles en Nord-Pas-de-Calais

Insee Nord-Pas-de-Calais

Parmi les 3,7 millions de personnes de 5 ans et plus que compte en 2006 le Nord-Pas-de-Calais, 68 % vivent dans le même logement qu’en 2001 contre 64,5 % en France métropolitaine. Cette différence témoigne d’une moindre mobilité qui s’explique uniquement par de faibles migrations interrégionales, et en premier lieu une plus faible attractivité vis-à-vis des autres régions : 2,8 % de la population du Nord-Pas-de-Calais en 2006 habitait dans une autre région en 2001, contre 6,3 % en moyenne nationale. Ce phénomène se vérifie également pour les départs : la région est celle de France métropolitaine que l’on quitte le moins : le taux de sortie s’élève à 9,8 ‰ en moyenne annuelle entre 2001 et 2006 contre plus de 16 ‰ pour celles où les départs sont les plus fréquents ( Île-de-France, Centre, Champagne-Ardenne et Picardie).

Par contre, les mobilités au sein de la région, concernant 28,5 % de la population entre 2001 et 2006, sont à un niveau comparable à la moyenne des régions de France métropolitaine (27,4 %). Parmi ces mobilités infrarégionales, plus de 40 % ont lieu dans la même commune et ne sont pas étudiées dans ce dossier (encadré « Méthodologie et définitions »). Les politiques publiques liées aux migrations résidentielles diffèrent selon le niveau géographique d’observation de ces mobilités. À un niveau infracommunal, elles questionnent la politique de la ville, la réhabilitation de quartiers en difficultés et plus généralement les liens sociaux existant entre les différents quartiers d’une commune… À un niveau plus agrégé, comme c’est le cas dans ce dossier, l’attractivité économique des territoires, leur accessibilité, le cadre de vie, etc. sont autant de critères in fluençant les migrations et pouvant servir de leviers aux décideurs.

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Paru le : 09/11/2010