L’emploi salarié reste en attente de reprise

Alain COËNON, Anne-Solange GONY, Matthieu BOIVIN, Insee Basse-Normandie

Au premier trimestre 2015, l’économie française a rebondi (+ 0,6 %), et elle resterait bien orientée au deuxième trimestre. En Basse-Normandie, le redémarrage de l’économie de ce début d’année ne suffit pas à relancer le marché de l’emploi. L’emploi salarié se contracte à nouveau, principalement en raison d’une réduction des effectifs dans les activités de services aux entreprises et, une fois encore, dans la construction. Ce dernier secteur restant confronté à l’atonie de la demande, le marché du neuf poursuit son repli et le marché de l’entretien-rénovation peine à se maintenir. D’autre part, en dépit d’un bon démarrage pour la fréquentation touristique dans la région, l’emploi permanent se contracte également dans le commerce et dans l’hébergement-restauration. L’emploi industriel recule également, malgré la progression de l’agroalimentaire et du secteur énergie-eau-gestion des déchets. En revanche, l’intérim, qui avait connu un rebond au trimestre précédent, reste stable, à l’inverse de la tendance nationale.

Le nombre de créations d’entreprises sous le régime de la micro-entreprise chute de façon importante. Hors micro-entreprises, les créations sont en progression.

Fin mars, le taux de chômage reste stable à 9,3 % de la population active bas-normande. Il reste inférieur de 0,7 point au taux de chômage métropolitain.

Insee Conjoncture Basse-Normandie
No 6
Paru le : 04/09/2015

Rédaction achevée le 7 juillet 2015

L’emploi salarié en attente de reprise

Resté stable le trimestre précédent, l’emploi salarié non agricole bas-normand repart à la baisse pour atteindre 308 500 emplois fin mars 2015. Au cours du premier trimestre 2015, 1 400 postes ont été détruits, soit une baisse de 0,5 %. Cette détérioration concerne tous les secteurs, mais elle est principalement le fait du tertiaire marchand et de la construction. En outre, l’industrie continue de perdre des emplois permanents et l’intérim a stoppé sa progression. Au niveau national, on observe une tendance légèrement plus favorable avec une stabilité de l’emploi due à une meilleure orientation du tertiaire marchand hors intérim.

Dans l’industrie, 180 emplois permanents sont détruits (- 0,2 %).  La situation est comparable en France métropolitaine (- 0,3 %). Cette dégradation ne concerne pas toute l’industrie bas-normande. Les nouvelles pertes d’emplois dans la fabrication de matériels de transport (- 1,0 %) ne sont pas compensées par les embauches dans l’agroalimentaire (+ 0,6 %) et dans le secteur regroupant énergie, eau et gestion des déchets (+ 0,9 %).

Le secteur de la construction, confronté à des mises en chantier de logements neufs qui peinent à redémarrer, perd à nouveau des emplois permanents (- 1,1 %). Au niveau national, l’emploi permanent dans la construction continue, lui aussi, de se contracter (- 0,8 %). Depuis la fin 2008, la région a perdu proportionnellement plus d’emplois permanents dans ce secteur (- 14 %) que la France métropolitaine (- 11 %). Cela explique en partie le décrochage de l’emploi bas-normand par rapport au niveau national depuis le début de la crise.

Le tertiaire marchand hors intérim perd 860 emplois (- 0,5 %), dans la plupart des activités de services principalement fournis aux entreprises, mais aussi dans le commerce et l’hébergement-restauration. Au contraire, au niveau national, l’emploi tertiaire marchand hors intérim gagne des emplois (+ 0,3 %).

L’intérim, principale variable d’ajustement de l’emploi aux variations conjoncturelles, reste stable ce trimestre (+ 0,1 %), alors qu’il baisse au niveau national (- 1,6 %). Ces salariés sont comptabilisés dans le tertiaire, alors que la majorité des missions sont effectuées dans l’industrie ou la construction, qui, dans le même temps, détruisent des emplois permanents.

Les trois départements bas-normands subissent une dégradation de leur emploi marchand non agricole. La Manche connaît l’évolution la plus défavorable (- 0,7 %), suivie par le Calvados (- 0,4 %) et l’Orne (- 0,2 % ). La construction est particulièrement à la peine dans les trois départements.

Après une stabilisation le trimestre précédent, l’emploi salarié en Basse-Normandie a donc repris sa décrue. Depuis le pic du quatrième trimestre 2007, plus de 21 000 emplois ont été détruits, principalement dans l’industrie et la construction. Cette crise a été l’occasion d’un accroissement des inégalités entre les marchés de l’emploi régionaux et en premier lieu entre celui d’Île-de-France, resté solide, et ceux de régions plus rurales. Ainsi, depuis 6 ans, le marché de l’emploi bas-normand s’est contracté dans des proportions plus importantes que le marché de l’emploi national.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,92 100,06
T3 2005 100,09 100,19
T4 2005 100,11 100,33
T1 2006 100,05 100,43
T2 2006 100,62 101
T3 2006 100,8 101,39
T4 2006 100,7 101,45
T1 2007 101,85 102,24
T2 2007 101,69 102,49
T3 2007 102,07 102,86
T4 2007 102,83 103,07
T1 2008 102,65 103,31
T2 2008 102,21 102,89
T3 2008 101,32 102,56
T4 2008 100,49 101,85
T1 2009 99,37 100,76
T2 2009 99,07 100,29
T3 2009 99,15 100,01
T4 2009 99,14 100,11
T1 2010 99,01 100,02
T2 2010 99,12 100,1
T3 2010 99,26 100,3
T4 2010 99,2 100,51
T1 2011 99,22 100,77
T2 2011 99,46 101,05
T3 2011 99,5 100,95
T4 2011 99,51 100,92
T1 2012 99,61 100,94
T2 2012 99,2 100,83
T3 2012 98,71 100,59
T4 2012 98,4 100,32
T1 2013 98,2 100,24
T2 2013 97,53 99,91
T3 2013 97,41 99,97
T4 2013 97,36 100,03
T1 2014 96,86 99,85
T2 2014 97,07 99,93
T3 2014 96,58 99,61
T4 2014 96,62 99,73
T1 2015 96,18 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101 99,53 99,97 101,06
T3 2005 102,06 98,95 100,12 101,13
T4 2005 103,24 98,2 100,09 101,47
T1 2006 104,29 98,12 99,91 101,74
T2 2006 104,95 97,79 100,25 101,69
T3 2006 106,02 97,68 100,77 101,87
T4 2006 106,74 97,6 101,07 101,78
T1 2007 108,67 97,6 101,66 103,44
T2 2007 109,06 97,77 101,73 102,55
T3 2007 109,96 97,77 102,24 103,1
T4 2007 111,21 98,09 102,55 102,74
T1 2008 111,05 98,31 102,07 102,06
T2 2008 111,42 98,05 102,2 102,41
T3 2008 111,97 96,98 101,72 102,39
T4 2008 112,03 96,05 102,04 101,94
T1 2009 111,63 95,03 101,82 102,23
T2 2009 111,9 93,86 101,51 101,61
T3 2009 110,99 93,4 101,52 101,22
T4 2009 110,45 92,62 101,93 101,71
T1 2010 109,83 91,36 101,81 101,58
T2 2010 109,02 91,18 102,16 101,48
T3 2010 109,18 90,93 102,2 101,55
T4 2010 107,97 90,65 102,38 101,5
T1 2011 107,12 90,67 102,38 101,51
T2 2011 105,69 90,6 102,99 101,83
T3 2011 105,57 90,69 103,29 102,36
T4 2011 106,12 90,6 103,61 102,38
T1 2012 105,81 90,71 103,84 102,39
T2 2012 105,42 90,7 103,56 102,18
T3 2012 105,19 90,34 103,34 102,34
T4 2012 104,1 89,97 103,09 102,08
T1 2013 102,69 89,01 103,39 102,46
T2 2013 101,86 88,35 102,85 101,98
T3 2013 101,05 87,71 102,66 101,59
T4 2013 100,37 87,17 102,9 101,95
T1 2014 100,23 87,02 102,54 101,18
T2 2014 99,62 86,78 103,22 101,67
T3 2014 98,03 86,4 103,01 100,87
T4 2014 97,24 86,31 103,03 101,33
T1 2015 96,14 86,13 102,54 101,1
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,46 99,86
T3 2005 102,73 101,93
T4 2005 105,67 102,6
T1 2006 104,64 101,7
T2 2006 113,61 107,36
T3 2006 109,47 107,31
T4 2006 102,8 105,31
T1 2007 116,23 114,93
T2 2007 109,87 112,47
T3 2007 110,04 110,87
T4 2007 117,9 109,72
T1 2008 118,48 114,33
T2 2008 108,35 106,28
T3 2008 100,64 99,93
T4 2008 84,93 86,9
T1 2009 70,86 73,86
T2 2009 75,13 75,59
T3 2009 81,79 79,59
T4 2009 83,12 84,26
T1 2010 91,24 88,79
T2 2010 92,55 93,35
T3 2010 96,43 97,1
T4 2010 97,7 100,8
T1 2011 99,7 101,29
T2 2011 101,52 101,56
T3 2011 98,5 100,44
T4 2011 94,38 96,47
T1 2012 93,89 95,23
T2 2012 89,24 91,82
T3 2012 84,15 87,96
T4 2012 85,3 85,94
T1 2013 86,92 88,55
T2 2013 84,96 87,14
T3 2013 90,76 88,77
T4 2013 91,98 91,54
T1 2014 86,75 89,36
T2 2014 86,22 91,21
T3 2014 84,12 87,36
T4 2014 87,19 91,59
T1 2015 87,32 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le chômage reste stable

Au premier trimestre 2015, en Basse-Normandie, le taux de chômage reste stable à 9,3 % de la population active. Il reste inférieur de 0,7 point au taux de chômage métropolitain (10 %). Sur un an, de mars 2014 à mars 2015, le taux de chômage augmente de 0,2 point en Basse-Normandie, comme en France métropolitaine.

Au premier trimestre, le Calvados a le taux de chômage le plus élevé (9,8 %), suivi de l’Orne (9,3 %), la Manche présentant le taux le plus faible (8,4 %). La hausse du taux de chômage s’observe dans les trois départements de la région dans des proportions équivalentes.

L’atonie du marché de l’emploi régional au quatrième trimestre est confirmée par une hausse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (+ 1,8 %). Cette dégradation du marché de l’emploi touche toutes les catégories, mais avec une intensité différente. Ainsi, les demandes d’emplois progressent plus fortement chez les plus de 50 ans et chez les chômeurs de longue durée. Au total, fin mars 2015, plus de 113 000 demandeurs inscrits en Basse-Normandie étaient immédiatement disponibles pour occuper un emploi.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 8,0 8,3
T2 2005 8,1 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,4 8,7
T2 2006 8,3 8,6
T3 2006 8,2 8,5
T4 2006 7,9 8,0
T1 2007 7,8 8,1
T2 2007 7,5 7,8
T3 2007 7,3 7,6
T4 2007 6,7 7,2
T1 2008 6,4 6,8
T2 2008 6,5 7,0
T3 2008 6,9 7,1
T4 2008 7,4 7,4
T1 2009 8,2 8,2
T2 2009 8,7 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,8 9,2
T1 2010 8,5 9,0
T2 2010 8,5 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,4 8,8
T1 2011 8,4 8,7
T2 2011 8,3 8,7
T3 2011 8,4 8,8
T4 2011 8,5 9,0
T1 2012 8,6 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,3 10,0
T2 2013 9,3 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 8,9 9,7
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,1 9,7
T3 2014 9,4 10,0
T4 2014 9,3 10,1
T1 2015 9,3 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La demande reste insuffisante dans la construction

Au premier trimestre 2015, l’activité dans le secteur de la construction est toujours en berne. Le marché du neuf poursuit son repli tandis que le marché de l’entretien-rénovation peine à se maintenir. La demande tant privée que publique reste molle.

Sur 12 mois glissant, 5 800 logements ont été mis en chantier en Basse-Normandie. Sur un an, la dégradation est plus profonde dans la région qu’en moyenne nationale (- 22,7 % contre - 8,8 %). Comme au niveau national, elle impacte plus fortement la construction de logements collectifs (- 29 %), mais est également sensible dans la construction de logements individuels (- 15 %).

Cependant, par rapport au dernier trimestre de 2014, le nombre de mises en chantier diminue moins fortement : - 4,9 % (- 1,4 % au niveau national) du fait d’une stabilisation dans le Calvados (- 20 % sur un an mais 0 % sur un trimestre). A l’inverse, dans la Manche et l’Orne, le marché du neuf  reste très dégradé (respectivement - 10,5 % et - 20 % sur un trimestre et - 23 % et - 33 % sur un an).

Les mises en chantier de locaux non résidentiels sont également en repli ce trimestre de 8,7  % (- 29 % sur un an). Dans le Calvados, cette dégradation est plus intense (- 18,4 % sur un trimestre) du fait notamment du recul important de mises en chantier de locaux industriels et de bâtiments publics. Seule l’Orne enregistre une reprise des mises en chantier de locaux non résidentiels (+ 3 %) grâce à la construction d’entrepôts et de bâtiments publics.

Dans ce contexte, le niveau d’activité des entreprises de gros œuvre est toujours orienté à la baisse. Plus de la moitié des chefs d’entreprises jugent être en capacité d’augmenter leur production avec leurs moyens actuels. Emploi et investissement sont donc toujours en berne dans le secteur.

Les prix demeurent bas et l’allongement des délais de paiement clients impacte directement les trésoreries.

Les chefs d’entreprises restent pessimistes pour les mois à venir, ce qui est corroboré par la diminution de 4,3 % du nombre de permis de construire délivrés en Basse-Normandie lors de ce premier trimestre.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 100,83 101,51
avril 2005 103,31 102,27
mai 2005 102,48 102,8
juin 2005 98,35 104,19
juil. 2005 100,83 105,05
août 2005 100,83 105,52
sept. 2005 100 106,38
oct. 2005 100,83 106,5
nov. 2005 103,31 106,97
déc. 2005 104,13 108,38
janv. 2006 104,13 109,42
févr. 2006 106,61 110,69
mars 2006 106,61 112,44
avril 2006 109,92 113,42
mai 2006 114,05 114,81
juin 2006 117,36 115,55
juil. 2006 119,01 116,39
août 2006 123,14 117,06
sept. 2006 126,45 116,57
oct. 2006 129,75 118
nov. 2006 129,75 118,96
déc. 2006 133,88 118,49
janv. 2007 133,06 117,9
févr. 2007 136,36 117,92
mars 2007 138,02 118,39
avril 2007 135,54 117,86
mai 2007 133,06 117,55
juin 2007 131,4 116,78
juil. 2007 130,58 117
août 2007 126,45 116,82
sept. 2007 125,62 116,53
oct. 2007 123,97 115,79
nov. 2007 119,83 113,69
déc. 2007 115,7 112,44
janv. 2008 114,88 112,22
févr. 2008 111,57 111,87
mars 2008 111,57 110,26
avril 2008 108,26 109,48
mai 2008 106,61 108,28
juin 2008 103,31 106,09
juil. 2008 100,83 103,62
août 2008 99,17 101,16
sept. 2008 93,39 99,61
oct. 2008 90,08 97,43
nov. 2008 89,26 95,57
déc. 2008 86,78 92,75
janv. 2009 83,47 89,99
févr. 2009 82,64 86,39
mars 2009 76,86 83,49
avril 2009 77,69 81,24
mai 2009 76,03 78,55
juin 2009 75,21 76,64
juil. 2009 74,38 75,52
août 2009 73,55 74,66
sept. 2009 71,9 74,03
oct. 2009 72,73 73,13
nov. 2009 74,38 73,29
déc. 2009 74,38 74,01
janv. 2010 74,38 74,66
févr. 2010 77,69 76,4
mars 2010 80,17 78,91
avril 2010 80,99 80,83
mai 2010 80,99 82,92
juin 2010 83,47 85,27
juil. 2010 85,12 87,47
août 2010 85,95 88,8
sept. 2010 85,95 90,34
oct. 2010 85,12 90,99
nov. 2010 84,3 91,5
déc. 2010 84,3 92,68
janv. 2011 85,95 93,99
févr. 2011 82,64 94,2
mars 2011 84,3 93,69
avril 2011 84,3 93,62
mai 2011 88,43 95,1
juin 2011 86,78 95,46
juil. 2011 86,78 96
août 2011 85,12 97,26
sept. 2011 89,26 98,98
oct. 2011 87,6 99,65
nov. 2011 90,08 100,76
déc. 2011 90,91 101,8
janv. 2012 89,26 101,82
févr. 2012 90,08 101,98
mars 2012 86,78 101,66
avril 2012 85,12 101,96
mai 2012 80,17 100,57
juin 2012 80,17 100,16
juil. 2012 80,17 99,33
août 2012 79,34 99,18
sept. 2012 78,51 97,16
oct. 2012 80,17 96,63
nov. 2012 77,69 95,57
déc. 2012 75,21 93,83
janv. 2013 76,86 93,99
févr. 2013 76,86 95,5
mars 2013 76,86 96,02
avril 2013 76,86 94,48
mai 2013 78,51 92,44
juin 2013 75,21 90,76
juil. 2013 76,03 88,72
août 2013 74,38 86,02
sept. 2013 75,21 84,45
oct. 2013 71,9 83,94
nov. 2013 71,07 83,08
déc. 2013 70,25 82,3
janv. 2014 66,94 80,24
févr. 2014 65,29 77,2
mars 2014 64,46 76,13
avril 2014 61,16 74,99
mai 2014 57,85 75,15
juin 2014 57,02 74,97
juil. 2014 54,55 75,17
août 2014 56,2 75,09
sept. 2014 54,55 75,26
oct. 2014 57,85 74,23
nov. 2014 55,37 73,44
déc. 2014 57,02 73,05
janv. 2015 56,2 72,44
févr. 2015 54,55 71,7
mars 2015 54,55 70,68
avril 2015 55,37 71,17
mai 2015 54,55 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99 100,44
mars 2005 103 101,6
avril 2005 106 102,22
mai 2005 110 104,47
juin 2005 107 105,53
juil. 2005 106 105,85
août 2005 108 106,49
sept. 2005 111 108,07
oct. 2005 110 109,18
nov. 2005 110 109,28
déc. 2005 113 110,64
janv. 2006 114 110,86
févr. 2006 114 111,53
mars 2006 113 112,31
avril 2006 112 113,43
mai 2006 110 113,77
juin 2006 114 114,96
juil. 2006 114 115,35
août 2006 114 115,94
sept. 2006 113 115,72
oct. 2006 113 116,46
nov. 2006 114 117,45
déc. 2006 110 117,08
janv. 2007 110 117,08
févr. 2007 111 117,08
mars 2007 114 116,81
avril 2007 114 116,51
mai 2007 115 116,07
juin 2007 112 115,77
juil. 2007 111 117,32
août 2007 111 116,58
sept. 2007 111 116,51
oct. 2007 118 117,03
nov. 2007 121 116,36
déc. 2007 122 116,16
janv. 2008 124 115,87
févr. 2008 122 115,82
mars 2008 115 114,41
avril 2008 117 113,13
mai 2008 117 111,33
juin 2008 116 109,18
juil. 2008 115 106,27
août 2008 114 105,36
sept. 2008 113 103,31
oct. 2008 104 100,2
nov. 2008 99 96,99
déc. 2008 95 94,57
janv. 2009 89 91,34
févr. 2009 87 88,03
mars 2009 87 85,86
avril 2009 81 84,03
mai 2009 80 82,03
juin 2009 78 80,6
juil. 2009 77 80,58
août 2009 76 80,7
sept. 2009 75 79,44
oct. 2009 75 78,83
nov. 2009 77 80,23
déc. 2009 79 82,45
janv. 2010 78 82,58
févr. 2010 79 83,05
mars 2010 80 84,33
avril 2010 80 84,95
mai 2010 79 86,33
juin 2010 78 87,51
juil. 2010 79 88,13
août 2010 79 88,97
sept. 2010 79 91,39
oct. 2010 82 94,27
nov. 2010 82 96,84
déc. 2010 83 98,45
janv. 2011 85 99,8
févr. 2011 86 100,86
mars 2011 87 101,75
avril 2011 89 102,05
mai 2011 91 102,89
juin 2011 91 101,83
juil. 2011 91 101,36
août 2011 90 100,84
sept. 2011 89 99,9
oct. 2011 88 98,77
nov. 2011 90 99,61
déc. 2011 90 100
janv. 2012 86 99,56
févr. 2012 85 99,68
mars 2012 83 99,56
avril 2012 78 99,16
mai 2012 78 98,1
juin 2012 79 98,62
juil. 2012 81 98,37
août 2012 82 98,05
sept. 2012 81 97,46
oct. 2012 80 96,99
nov. 2012 78 94,4
déc. 2012 74 94,27
janv. 2013 75 95,04
févr. 2013 77 95,71
mars 2013 77 96,2
avril 2013 79 97,14
mai 2013 78 98,05
juin 2013 79 98,3
juil. 2013 78 98,3
août 2013 77 97,95
sept. 2013 77 97,8
oct. 2013 74 96,84
nov. 2013 72 95,98
déc. 2013 75 93,63
janv. 2014 75 92,77
févr. 2014 73 91,29
mars 2014 75 89,71
avril 2014 72 88,72
mai 2014 70 87,31
juin 2014 66 86,62
juil. 2014 64 86,06
août 2014 65 85,88
sept. 2014 64 85
oct. 2014 64 84,7
nov. 2014 63 84,18
déc. 2014 61 84,21
janv. 2015 60 83,71
févr. 2015 60 83,69
mars 2015 58 83,29
avril 2015 58 82,58
mai 2015 57 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Dynamisme de la fréquentation hôtelière en début d’année

Au premier trimestre, la fréquentation hôtelière a augmenté de 5,1 % par rapport au premier trimestre 2014. Cette hausse est due à la fois à la clientèle française (+ 4 %) et à la clientèle étrangère (+ 10 %).  

Parmi les touristes étrangers, ce sont une nouvelle fois les Non-Européens qui ont accentué leur présence.

Les trois départements ont vu leur fréquentation augmenter : le Calvados (+ 3 %), mais plus encore la Manche (+ 9 %) et l’Orne (+ 10 %), rompant ainsi avec un dernier trimestre 2014 en demi-teinte.

Cette hausse de la fréquentation dans les hôtels bas-normands est plus marquée que dans la moyenne des régions métropolitaines françaises (+ 2,4 %) où, comme en Basse-Normandie, la fréquentation étrangère est plus dynamique que la fréquentation française.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2011 7,357352897496094 2,2455296988236904
T2 2011 2,6739532129531214 3,118357539041192
T3 2011 -4,2128628408721385 3,0256743767917547
T4 2011 9,248023533737825 4,643769783473398
T1 2012 3,822211155378469 2,3624045764267207
T2 2012 -5,131501233366912 -0,7817130068028603
T3 2012 0,013701404691825075 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,8448333894311776 0,30393408277045164
T1 2013 -3,9573090298597013 -0,39239682185379654
T2 2013 -2,2449278546839584 -0,7465023691316598
T3 2013 1,9447372966662553 0,09029170044515399
T4 2013 -1,567149824049246 -0,5644496415199138
T1 2014 -3,953885212469306 -2,85235793715239
T2 2014 3,65938635597347 -0,7980936572239198
T3 2014 1,391144816948476 -1,6063850425588522
T4 2014 -0,4724572374471101 -0,7375650233675307
T1 2015 5,116205168205005 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Chute des créations d’entreprises sous le régime de micro-entrepreneur

Après une hausse importante au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises bas-normandes repart à la baisse. Ce sont près de 2 000 nouvelles entreprises qui ont vu le jour au premier trimestre (- 11,1 % contre - 3 % en France métropolitaine). Cette dégradation est le fait d’une chute spectaculaire des créations d’entreprises sous le régime de micro-entrepreneur (- 24,5 % contre - 11,1 % en France métropolitaine). Inversement, les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs sont en progression (+ 2,8 % contre + 5,9 % en France métropolitaine). Pour la première fois depuis la mise en place de ce statut en 2009, les micro-entrepreneurs ne représentent plus la majorité des créations en Basse-Normandie comme sur l’ensemble du territoire national.

En données brutes à la date de jugement, les défaillances d’entreprises sont en augmentation au premier trimestre en Basse-Normandie (+ 1,7 %) comme en France métropolitaine (+ 2,2 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Basse-Normandie hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Basse-Normandie y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 98,21 95,23 125,24 117,72
T3 2009 92,06 93,74 102,14 108,18
T4 2009 101,19 99,57 115,05 119,98
T1 2010 93,15 96,21 124,67 134,25
T2 2010 99,21 99,78 110,8 118,86
T3 2010 102,48 98,41 104,51 108,8
T4 2010 98,11 97,31 103,46 114,41
T1 2011 99,11 96,16 99,3 108,68
T2 2011 100,2 94,43 98,56 105,33
T3 2011 96,82 96,22 93,18 100,01
T4 2011 98,81 96,68 93,7 105,79
T1 2012 93,35 91,85 101,36 112,65
T2 2012 81,03 88,64 94,88 105,39
T3 2012 87,29 89,68 92,3 100,34
T4 2012 91,96 90,65 92,78 102,58
T1 2013 95,83 96,89 89,98 107,43
T2 2013 97,12 98,05 90,64 103,12
T3 2013 103,67 99,07 91,21 98,83
T4 2013 99,6 101,87 90,29 104,93
T1 2014 100,6 99,75 90,46 109,34
T2 2014 104,17 100,89 92,83 105,1
T3 2014 99,7 99,98 88,98 103,42
T4 2014 108,34 101,01 97,24 106,93
T1 2015 111,42 106,98 86,48 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,25 100,52
mars 2005 100 100,57
avril 2005 98,5 101,22
mai 2005 100,13 102,01
juin 2005 103 102,31
juil. 2005 100,75 102,08
août 2005 100,5 101,95
sept. 2005 100,63 102,18
oct. 2005 100,75 101,8
nov. 2005 101,75 101,61
déc. 2005 103,38 101,36
janv. 2006 103,88 100,49
févr. 2006 104,88 99,45
mars 2006 103,5 98,95
avril 2006 101,13 97,81
mai 2006 99,25 97,16
juin 2006 97 96,75
juil. 2006 100 96,78
août 2006 100,25 97
sept. 2006 101,63 97,05
oct. 2006 101,25 97,57
nov. 2006 103,5 98,29
déc. 2006 103 98,95
janv. 2007 103,63 99,82
févr. 2007 103,25 101,14
mars 2007 105,51 102
avril 2007 103,75 102,72
mai 2007 104,38 103,16
juin 2007 104,26 103,95
juil. 2007 105,88 105,07
août 2007 107,63 104,94
sept. 2007 106,13 104,96
oct. 2007 108,89 105,76
nov. 2007 109,64 105,6
déc. 2007 108,89 105,6
janv. 2008 108,64 105,64
févr. 2008 111,14 106,13
mars 2008 108,51 105,69
avril 2008 111,39 107,12
mai 2008 115,02 106,87
juin 2008 117,02 106,86
juil. 2008 115,02 107,4
août 2008 112,39 107,64
sept. 2008 115,77 109,11
oct. 2008 115,52 110,52
nov. 2008 116,4 111,76
déc. 2008 121,4 114,05
janv. 2009 128,54 115,7
févr. 2009 129,54 117,52
mars 2009 136,8 121,05
avril 2009 144,18 122,8
mai 2009 140,93 124,71
juin 2009 144,68 126,52
juil. 2009 147,93 128
août 2009 148,69 128,98
sept. 2009 151,81 130,67
oct. 2009 152,07 130,38
nov. 2009 152,69 130,96
déc. 2009 151,19 130,57
janv. 2010 147,18 130,72
févr. 2010 147,43 130,53
mars 2010 144,56 130,65
avril 2010 139,8 129,35
mai 2010 140,3 129,3
juin 2010 143,68 129,4
juil. 2010 144,93 128,48
août 2010 146,18 128,63
sept. 2010 144,81 127,41
oct. 2010 144,81 126,45
nov. 2010 143,43 125,86
déc. 2010 142,55 124,77
janv. 2011 143,68 124,84
févr. 2011 146,18 124,8
mars 2011 148,81 123,95
avril 2011 150,69 123,42
mai 2011 155,19 125,01
juin 2011 149,69 123,63
juil. 2011 147,56 122,91
août 2011 147,81 122,95
sept. 2011 147,06 122,44
oct. 2011 146,43 122,53
nov. 2011 147,68 122,76
déc. 2011 148,81 122,57
janv. 2012 152,44 123,52
févr. 2012 151,31 123,51
mars 2012 147,43 122,56
avril 2012 145,93 122,9
mai 2012 144,93 121,24
juin 2012 145,81 121,36
juil. 2012 148,69 122,97
août 2012 147,68 122,83
sept. 2012 146,56 122,24
oct. 2012 148,19 124,24
nov. 2012 147,81 124,54
déc. 2012 151,31 125,94
janv. 2013 146,93 125,66
févr. 2013 145,18 125,49
mars 2013 143,3 125,31
avril 2013 146,06 126,73
mai 2013 144,31 127
juin 2013 146,06 127,46
juil. 2013 144,56 128,46
août 2013 145,18 128,29
sept. 2013 145,81 129,31
oct. 2013 146,56 129,31
nov. 2013 147,93 129,02
déc. 2013 144,43 129,09
janv. 2014 146,43 129,24
févr. 2014 151,56 130,42
mars 2014 151,31 130,43
avril 2014 152,07 130,73
mai 2014 152,32 130,11
juin 2014 150,69 130,36
juil. 2014 150,69 130,41
août 2014 153,82 130,46
sept. 2014 154,32 130,9
oct. 2014 155,82 130,78
nov. 2014 155,57 131,01
déc. 2014 157,45 129,31
janv. 2015 156,32 130,01
févr. 2015 154,44 129,82
mars 2015 160,2 132,17
avril 2015 160,45 131,92
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Avertissement

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d’améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs . Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d’événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu’à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Encadrés

Contexte national

La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au second semestre, l’investissement des entreprises accélérerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international

Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Pour en savoir plus

" La reprise se diffuse dans la zone euro", Note de conjoncture, Insee, juin 2015

Indicateurs clés de la région Basse-Normandie :www.insee.fr/basse-normandie - Tableau de bord de la conjoncture