Consommation touristique en Lorraine : 2,1 milliards d’euros en 2011

Auteur : Justin Bischoff, Insee

Avec un total de 2,1 milliards d’euros de consommation touristique intérieure en 2011, la Lorraine se place au 17e rang des régions françaises métropolitaines. La région ne manque pas d’atouts touristiques, mais ne peut lutter contre l’attrait du soleil et de la mer. En Lorraine, plus du tiers des dépenses des touristes sont consacrées au transport. L’alimentation et l’hébergement en représentent respectivement 19,6 % et 18,7 %. Au total, ces trois postes constituent plus de 70 % de la dépense touristique dans la région.

Entre 2005 et 2011, la consommation touristique diminue fortement en volume en Lorraine (- 8,0 %). Au contraire, elle augmente en France, modestement toutefois (+ 2,1 %). Les dépenses de transport et d’hébergement baissent fortement en Lorraine, alors qu’elles augmentent en France.

Que ce soit pour voyager, louer un hébergement, aller au restaurant ou simplement faire leurs courses, les touristes contribuent, par leurs dépenses, à l’économie d’une région. En Lorraine, en 2011, la consommation touristique intérieure est estimée à 2,1 milliards d’euros. La région se situe ainsi au 17e rang des régions françaises, derrière l’Alsace, mais devant la Champagne-Ardenne. La Lorraine représente 1,4 % de la consommation touristique intérieure de la France. Elle est conséquemment devancée par l’Alsace (1,8 %), mais devance la Champagne-Ardenne (1,0 %).

En 2011, la consommation touristique intérieure représente 3,7 % du produit intérieur brut lorrain, contre 7,2 % au niveau national. Les disparités régionales sont très marquées (figure 1). Selon cet indicateur, la France métropolitaine est coupée en deux : une moitié sud très touristique, et une moitié nord peu touristique, à l’exception de la Bretagne et de la Basse-Normandie. Le nombre annuel d’heures d’ensoleillement est bien sûr un facteur explicatif de la différence du poids du tourisme dans les économies régionales. Une façade maritime ou la montagne en sont d’autres. Enfin, la présence de sites culturels, de parcs de loisirs ou d’un patrimoine historique remarquable favorise le tourisme d’une manière générale. Sur ces points la Lorraine n’est pas dépourvue d’atouts : place Stanislas à Nancy, tourisme de mémoire lié aux guerres de 1870 et de 1914-1918, parc Walygator, centre Pompidou et cathédrale de Metz en sont quelques exemples.

Figure 1 – Consommation touristique intérieure lorraine : 3,7 % du PIB

Part en %
Consommation touristique intérieure lorraine : 3,7 % du PIB
Part de la consommation touristique intérieure dans le PIB régional
Alsace 4,8
Aquitaine 8,3
Auvergne 7,3
Basse-Normandie 8,1
Bourgogne 6,1
Bretagne 8,1
Centre 4,4
Champagne-Ardenne 4,0
Corse 31,2
Franche-Comté 5,4
Haute-Normandie 3,3
Île-de-France 6,5
Languedoc-Roussillon 12,7
Limousin 7,2
Lorraine 3,7
Midi-Pyrénées 7,7
Nord - Pas-de-Calais 3,7
Pays de la Loire 6,1
Picardie 4,1
Poitou-Charentes 8,2
Provence - Alpes - Côte d'Azur 12,9
Rhône-Alpes 8,9
France métropolitaine 7,2
  • Sources : Insee, DGCIS, compte satellite du tourisme régionalisé 2011.

Figure 1 – Consommation touristique intérieure lorraine : 3,7 % du PIBPart dans le PIB de la consommation touristique régionale en 2011

Le transport : premier poste des dépenses touristiques

En 2011, le transport, toutes modalités confondues, est le premier poste de dépenses des touristes. En Lorraine, il représente 34,3 % des dépenses touristiques totales, contre 29,8 % en France. Le poids du transport dans les dépenses touristiques semble lié à la taille des régions. Ainsi, il varie fortement, de 16,0 % en Basse-Normandie à 44,0 % en Champagne-Ardenne. Cet écart peut aussi s’expliquer par les différents types de tourisme. En effet, dans les régions du littoral, les touristes passent une grande partie de leur temps à la plage. Dans les autres régions, ils se déplacent davantage d’un site à l’autre.

Les dépenses touristiques de transport peuvent se subdiviser en deux postes. D’une part, les dépenses de transport en voiture individuelle (carburants, péages et locations de voitures) représentent 22,8 % de la consommation touristique en Lorraine, contre 11,6 % en France. D’autre part, le transport collectif non urbain, moins important en Lorraine, représente 11,5 % de la consommation touristique, contre 18,2 % en France. L’avion est moins utilisé à l’arrivée ou au départ de la Lorraine qu’en France. En effet, aucun des vingt principaux aéroports français, de plus d’un million de passagers annuels, ne se situe dans la région. Avec moins de 250 000 passagers en 2014, l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine en 2014 se situe à la quarantième place des aéroports français selon leur trafic. De plus, par convention, l’activité des compagnies aériennes étrangères (Air Algérie, Jetairfly…) n’est pas comptabilisée dans le calcul de la consommation touristique intérieure.

Des dépenses importantes de restauration et d’alimentation

En Lorraine, les dépenses de restauration et d’alimentation représentent 19,6 % de la consommation des touristes, contre seulement 18,1 % en France. En Alsace, 22,4 % de la consommation des touristes sont consacrés à la restauration et l’alimentation.

Les dépenses de restauration prédominent (12,5 %). Avec 17,5 % des dépenses touristiques dans la restauration, l’Alsace détient le record des régions françaises, loin devant la moyenne française de 12,1 %. Ce résultat est lié à l’image de la gastronomie alsacienne auprès des touristes.

Près d’un cinquième des dépenses dans l’hébergement

Les dépenses d’hébergement constituent 18,7 % des dépenses touristiques totales en Lorraine, contre 26,4 % en France.

En Lorraine, 11,3 % des dépenses touristiques passent dans l’hébergement marchand (hôtels, campings, gîtes ruraux et assimilés, résidences de tourisme et assimilés), contre 16,3 % en France. Dans la région, plus de 14 000 chambres d’hôtel et 16 000 emplacements de camping sont disponibles en 2015. L’hôtellerie est l’hébergement marchand le plus important en termes de dépenses (7,3 % en Lorraine contre 8,7 % au niveau national). Les gîtes ruraux sont nettement moins prisés en Lorraine qu’en France.

À cela, il faut également ajouter l’hébergement non marchand dans les résidences secondaires. En effet, le propriétaire d’une résidence secondaire qui y réside un mois par an par exemple est considéré comme un touriste, même si cet hébergement ne fait l’objet d’aucune transaction sur un marché. En Lorraine, les dépenses d’hébergement non marchand, mesurées par la valeur locative des résidences secondaires, représentent 7,4 % de la consommation touristique régionale. Elles sont de l’ordre de 10,2 % en France (figure 2). La moitié des 37 900 résidences secondaires sont localisées dans le département des Vosges, où elles représentent plus de 9 % du parc de logements.

Au total, la dépense touristique consacrée au transport, à l’hébergement et la restauration peut être évaluée en Lorraine à 72,6 % de la consommation touristique totale. Les dépenses liées aux activités sportives, culturelles, sorties représentent environ 10 % de la consommation totale.

Figure 2 – Prédominance du transport individuel par voiture en Lorraine, dans la consommation touristique

%
Prédominance du transport individuel par voiture en Lorraine, dans la consommation touristique
Services de transport non urbain Carburants, péages et location de voitures Hébergement touristique marchand Hébergement touristique non marchand Restaurants et cafés Aliments et boissons Autres dépenses (shopping, souvenirs, taxis, autres services) Services culturels, sportifs et de loisirs Services des voyagistes et agences de voyages Biens de consommation durables spécifiques
Lorraine 11,5 22,8 11,3 7,4 12,5 7,1 8,6 10,4 4,2 4,2
France 18,2 11,6 16,3 10,2 12,1 6,0 9,4 6,9 5,6 3,8
  • Sources : Insee, DGCIS, compte satellite du tourisme régionalisé

Figure 2 – Prédominance du transport individuel par voiture en Lorraine, dans la consommation touristiquePart de chaque poste dans la consommation touristique en 2011 (%)

Baisse de la consommation touristique par rapport au milieu des années 2000

La consommation touristique est moins tonique en Lorraine qu’en France. Entre 2005 et 2011, elle régresse de 8,0 % en Lorraine. Au niveau national, elle progresse de 2,1 %. Cette contraction de la consommation touristique en Lorraine est une des plus fortes des régions françaises. Trois régions seulement bénéficient d’une forte croissance de leur consommation touristique durant la même période : la Corse (+ 8,4 %), l’Île-de-France (+ 5,8 %) et Provence-Alpes-Côte d’Azur (+ 3,7 %). Par contraste, dans quinze régions métropolitaines, y compris dans celles très touristiques de la façade atlantique, la croissance de la consommation touristique est très faible (inférieure à 0,5 %) ou même négative (figure 3).

Figure 3 – Dépense touristique en Lorraine : - 8 % entre 2005 et 2011

Dépense touristique en Lorraine : - 8 % entre 2005 et 2011
Évolution 2005-2011 de la consommation touristique intérieure
Alsace 2,7
Aquitaine -0,4
Auvergne -3,9
Basse-Normandie 0,0
Bourgogne 0,3
Bretagne -3,1
Centre -0,1
Champagne-Ardenne -10,9
Corse 8,4
Franche-Comté -2,5
Haute-Normandie 2,5
Île-de-France 5,8
Languedoc-Roussillon 1,9
Limousin -0,8
Lorraine -8,0
Midi-Pyrénées 0,3
Nord - Pas-de-Calais -3,7
Pays de la Loire 1,7
Picardie -2,2
Poitou-Charentes -1,2
Provence - Alpes - Côte d'Azur 3,7
Rhône-Alpes 0,3
France métropolitaine 17,1
  • Sources : Insee, DGCIS, compte satellite du tourisme régionalisé 2011

Figure 3 – Dépense touristique en Lorraine : - 8 % entre 2005 et 2011Évolution de la consommation touristique intérieure en volume entre 2005 et 2011 (corrigée de l'évolution des prix des différents secteurs)

Net recul des dépenses de transport

En Lorraine, les dépenses de transport dans leur ensemble reculent fortement (- 17,0 %) entre 2005 et 2011. En France, elles sont en hausse (+ 0,7 %). Le recul lorrain s’explique d’abord par la baisse de 30,6 % des dépenses de transport collectif non urbain (avion, train, autocar, etc.). Dans le même temps, ces dépenses augmentent de 5,6 % en France. Les dépenses de transport en voiture (carburants, péages et location de voitures) diminuent de manière équivalente en Lorraine et en France (respectivement - 6,7 % et - 6,6 %).

Les dépenses d’hébergement diminuent fortement en Lorraine (- 14,4 %). L’hébergement touristique marchand (hôtels, campings, gîtes ruraux, etc.) enregistre la plus forte baisse (- 21,7 %). L’hébergement touristique non marchand (dans les résidences secondaires) diminue peu (- 0,4 %). L’évolution française est toute différente : les deux segments augmentent sensiblement à la même vitesse (environ + 6,5 %).

Les dépenses d’alimentation augmentent entre 2005 et 2011, davantage en Lorraine (+ 4,0 %) qu’en France (+ 1,5 %). En Lorraine, cela s’explique par la forte croissance (+ 7,4 %) des dépenses en aliments et boissons achetés par les touristes dans le commerce. Au niveau national, ces achats sont en baisse (- 3,0 %). Les dépenses qu’effectuent les touristes dans les restaurants et les cafés évoluent moins vite (+ 2,2 % en Lorraine contre + 3,8 % en France). Dans les quatre régions côtières ou insulaires du sud de la France, les dépenses touristiques dans les restaurants et les cafés augmentent de 8 %, bien au-dessus de l’évolution nationale (figure 4) et (figure 5).

Figure 4 – Forte baisse des dépenses de transport collectif non urbain en Lorraine

%
Forte baisse des dépenses de transport collectif non urbain en Lorraine
Lorraine France
Services des voyagistes et agences de voyages 18,8 -1,2
Biens de consommation durables spécifiques 7,6 17,1
Aliments et boissons 7,4 -3,0
Services culturels, sportifs et de loisirs 5,1 -2,3
Restaurants et cafés 2,2 3,8
Hébergement non marchand -0,4 6,7
Carburants, péages et location de voitures -6,7 -6,6
Consommation touristique totale -8,0 2,1
Autres dépenses -9,9 -4,8
Hébergement marchand -21,7 6,5
Transport non urbain -30,6 5,6
  • Source : Insee, DGCIS, compte satellite du tourisme régionalisé

Figure 4 – Forte baisse des dépenses de transport collectif non urbain en LorraineÉvolution de la consommation touristique par type de dépenses entre 2005 et 2011, corrigée de l'évolution des prix (%)

Figure 5 – Forte contraction de la consommation touristique en Lorraine - Évolution des dépenses touristiques, corrigée de l'évolution des prix des différents secteurs d'activité

Forte contraction de la consommation touristique en Lorraine - Évolution des dépenses touristiques, corrigée de l'évolution des prix des différents secteurs d'activité
Montant en 2011 (millions d'euros courants) Évolution corrigée de l'inflation entre 2005 et 2011 (%) Poids relatif par rapport à la consommation touristique en 2011 (%)
Lorraine France Lorraine France Lorraine France
I - Dépenses en services caractéristiques 1 054 87 670 -12,1 3,6 50,9 60,6
Hébergement touristique marchand 234 23 534 -21,7 6,5 11,3 16,3
Hôtels 152 12 577 -3,2 8,0 7,3 8,7
Campings 12 2 119 -17,0 11,5 0,6 1,5
Gîtes ruraux et autres locations saisonnières 44 6 640 -62,9 3,5 2,1 4,6
Autres hébergements marchands 26 2 198 147,6 3,3 1,2 1,5
Restaurants et cafés 260 17 562 2,2 3,8 12,5 12,1
Services de transport non urbain 239 26 401 -30,6 5,6 11,5 18,2
Transport par avion 23 15 944 -86,4 5,8 1,1 11,0
Transport par train (hors transilien) 147 7 211 31,9 0,7 7,1 5,0
Transport par autocar 69 2 455 -4,3 17,1 3,3 1,7
Transport fluvial et maritime 0 791 -64,9 14,8 0,0 0,5
Location de courte durée de matériel 62 3 640 -5,1 -2,7 3,0 2,5
Location de véhicules de tourisme 18 2 111 -13,3 -7,4 0,8 1,5
Location d'articles de sports et loisirs 45 1 529 -1,4 4,7 2,2 1,1
Services des voyagistes et agences de voyages 88 8 036 18,8 -1,2 4,2 5,6
Services culturels, sportifs et de loisirs 171 8 497 5,1 -2,3 8,3 5,9
Musées, spectacles et autres activités culturelles 36 2 273 37,5 16,9 1,7 1,6
Parcs d'attraction et autres services récréatifs 36 2 335 -8,9 -19,9 1,7 1,6
Casinos 93 2 937 8,5 4,9 4,5 2,0
Remontées mécaniques 7 951 -42,6 -5,7 0,3 0,7
II - Autres postes de dépenses 864 42 353 -3,6 -2,3 41,7 29,3
Carburants 336 11 293 -7,4 -7,4 16,2 7,8
Péages 117 3 388 -3,8 -3,8 5,7 2,3
Aliments et boissons 147 8 616 7,4 -3,0 7,1 6,0
Biens de consommation durables spécifiques (1) 86 5 496 7,6 17,1 4,2 3,8
Autres biens de consommation (2) 112 8 759 -18,0 -12,5 5,4 6,1
Taxis et autres services de transport urbain 28 1 759 27,2 32,0 1,4 1,2
Autres services (3) 38 3 042 -2,0 5,6 1,8 2,1
III - Dépense touristique (III = I + II) 1 918 130 024 -8,5 1,6 92,6 89,8
IV - Hébergement touristique non marchand (4) 153 14 740 -0,4 6,7 7,4 10,2
V - Consommation touristique (V = III + IV) 2 071 144 764 -8,0 2,1 100,0 100,0
  • (1) Camping-cars, bateaux de plaisance, articles de voyage et de maroquinerie et certains types de matériels de sport utilisés spécifiquement sur les lieux de vacances
  • (2) Shopping en produits locaux, souvenirs, cadeaux, etc.
  • (3) Réparations autos, soins corporels, etc.
  • (4) Résidences secondaires de vacances (valeur locative imputée)
  • Sources : Insee, DGCIS, compte satellite du tourisme régionalisé

Le Centre Pompidou-Metz : un des fleurons du tourisme lorrain, dès son ouverture en 2011

L’année 2011 est la première année de plein fonctionnement du Centre Pompidou-Metz. Le musée devient ainsi un des principaux sites d’attractivité de la Lorraine. Il se place d’emblée parmi les sites touristiques les plus visités en Lorraine, avec 552 000 visiteurs. Il est devancé toutefois par la cathédrale Saint-Étienne de Metz, puis le parc zoologique d’Amnéville (figure 6).

La célèbre place Stanislas de Nancy et le complexe de loisirs d'Amnéville-les-Thermes attirent également de très nombreux visiteurs, mais les entrées de ces deux sites ne sont pas comptabilisées.

La fréquentation des grands lieux de mémoire de la première guerre mondiale (Ossuaire de Douaumont, Mémorial de Verdun) est importante, mais en deçà de celle des autres sites touristiques de la région.

Figure 6 – Les sites touristiques lorrains les plus frequentés en 2011

Les sites touristiques lorrains les plus frequentés en 2011
Site touristique Commune Nombre de visiteurs
Cathédrale de Metz Metz 651 970
Parc zoologique d’Amnéville Amnéville 617 023
Centre Pompidou de Metz Metz 552 000
Walygator Parc Maizières-lès-Metz 491 115
Snow Hall Amnéville 250 000
Parc animalier de Sainte-Croix Rhodes 245 474
Fraispertuis-City Jeanménil 244 457
Ossuaire de Douaumont Douaumont 220 000
Château de Lunéville Lunéville 185 000
Confiserie des Hautes-Vosges Plainfaing 185 000
Colline de Sion Saxon-Sion 172 000
Luge d'été Schlitte Mountain La Bresse 129 325
Mémorial de Verdun Fleury-Devant-Douaumont 115 062
Plan Incliné Saint-Louis - Arzviller Saint-Louis 108 194
  • Note : Ces statistiques sont issues des enquêtes de fréquentation adressées par le Comité régional du tourisme de Lorraine aux principaux lieux de visite. Il faut qu’il y ait au moins une porte/portique d’entrée pour canaliser et comptabiliser les flux de touristes sur le lieu de visite, ce qui est possible pour la cathédrale de Metz, mais non pour la place Stanislas de Nancy, par exemple. Pour les lieux payants, comme le parc zoologique d'Amnéville, le problème de la comptabilisation des entrées ne se pose pas.
  • Source : Groupe de travail animé par l’Observatoire Lorrain du Tourisme - CRT Lorraine, composé de Meurthe-et-Moselle Tourisme, CDT Meuse, Moselle Tourisme et Vosges Développement

Sources

Jusqu’à présent, la contribution économique du tourisme n’était connue qu’au niveau national grâce au compte satellite du tourisme (CST) élaboré chaque année par la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) du ministère de l’Économie, du redressement productif et du numérique, et du ministère des Affaires étrangères et du développement international. Aujourd’hui, grâce aux travaux réalisés par l’Insee et la DGCIS présentés ici, il est possible d’évaluer l’économie touristique des régions françaises. Ces résultats répondent à la demande des pouvoirs publics et de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Les dépenses régionales des touristes sont estimées à partir du CST national, en répartissant par région chaque poste de dépenses du compte. Les dépenses sont affectées au lieu de consommation, qui peut différer du lieu de résidence (achat d’un titre de transport par un employeur) ou même du lieu de villégiature (achat d’un camping-car). Le compte régionalisé mobilise notamment les enquêtes de l’Insee sur la fréquentation hôtelière, la fréquentation de l’hôtellerie de plein air, les autres hébergements collectifs (résidences hôtelières, villages vacances, etc.), réalisées avec la DGCIS et les partenaires territoriaux, auprès des entreprises d’hébergement touristique. Il s’appuie aussi sur les deux enquêtes DGCIS-Banque de France : sur le suivi de la demande touristique auprès des Français (SDT), et auprès des visiteurs venant de l’étranger (EVE).

Les évolutions présentées dans cette étude sont des évolutions à prix constants (avec correction de l'effet de l'inflation).

Définitions

Le tourisme regroupe les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et la Commission statistique des Nations Unies. Le tourisme recouvre ainsi les déplacements avec nuitées sur le(s) lieu(x) de villégiature, ainsi que les déplacements (ou excursions) à la journée.

La consommation touristique intérieure (CTI), le concept central du CST, retrace la totalité des dépenses touristiques auprès des fournisseurs de biens et services résidant en France, effectuées par les touristes et les excursionnistes à la journée, qu’ils soient français ou étrangers. La CTI regroupe ainsi les dépenses liées aux activités caractéristiques du tourisme comme les services de transports non urbains, par avion, train, autocar, le transport fluvial et maritime, assurés par des compagnies françaises, les restaurants et cafés et les hébergements touristiques marchands. Elle comprend aussi d’autres dépenses non spécifiques au tourisme comme les carburants, les transports urbains, les aliments et boissons, les souvenirs ou certains biens durables (bateaux, camping-cars, articles de voyage). Elle intègre également la valorisation (loyers fictifs) des nuitées passées dans les résidences secondaires. Dans le CST national, la CTI est calculée pour l’ensemble du territoire, départements d’outre-mer inclus. Dans cette étude, les évaluations de la consommation touristique au niveau régional sont proposées uniquement pour les régions métropolitaines.