RMI, précarité et emploi en Guadeloupe en 2004

Vincent Hecquet

Selon les caractéristiques sociologiques des bénéficiaires du RMI, cette population est majoritairement composée de jeunes et de femmes, souvent sans diplômes. Cette population ne cesse de croître, en 10 ans elle a augmenté de 22%. La moitié des RMIstes sont des chômeurs1, souvent de longue durée. Un tiers sont des inactifs, qui ne cherchent pas ou plus de travail. Les autres sont des actifs qui occupent un emploi, souvent dans le secteur informel. Les deux tiers des RMIstes déclarent chercher du travail ou au moins souhaiter en retrouver. Les hommes ont tendance à plus chercher un emploi que les femmes, à l’instar des jeunes qui cherchent plus que leurs aînés. Les jeunes se révèlent souvent être parmi les plus actifs et les plus motivés lorsqu’il s’agit de chercher un emploi, ils multiplient les modes de recherches d’un emploi, ils complètent leur formation initiale par des formations complémentaires. Cependant, ils se retrouvent souvent confrontés à plusieurs problèmes : le déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi, le manque de qualification, le manque d’adaptation des formations complémentaires, etc. Ces difficultés font que certains, notamment les plus âgés, se découragent et abandonnent leur projet de réinsertion.

Dossiers régionaux
Paru le : 30/11/2006