8 500 entreprises à transmettre en Moselle : des enjeux de pérennité et de modernisation de l’appareil productif

Olivier SERRE

En Moselle, un tiers des chefs d’entreprises a 50 ans ou plus. L’industrie est le secteur le plus concerné par le vieillissement de ses dirigeants, mais le statut juridique de ses entreprises devrait permettre d’assurer la continuité de l’activité. Dans d’autres secteurs, l’absence de repreneurs pourrait remettre en cause la pérennité même des entreprises. La transmission des commerces est un enjeu pour le maintien d’activité en zone rurale. Dans le secteur de la construction, le dynamisme de la création d’entreprises devrait pallier le vieillissement du secteur, et laisse augurer d’un maintien des emplois et de l’offre commerciale. Un moyen d’assurer la transmission d’entreprises est d’en promouvoir la reprise. Avec une entreprise reprise sur cinq, la transmission à un membre de la famille a attiré l’attention des pouvoirs publics et bénéficie de soutiens particuliers. La reprise est néanmoins bien moins fréquente que la création ex nihilo. L’investissement financier initial important est sans doute une des raisons de ce faible engouement actuel. Toutefois, malgré un coût élevé, près d’un tiers des repreneurs sont d’anciens chômeurs.

Economie Lorraine
No 185
Paru le : 13/10/2009