Nouveaux territoires de santé auvergnats

Anna MESPOULHÈS, Vincent VALLÈS

Les quinze bassins de santé intermédiaires nouvellement définis présentent des différences, aussi bien dans leur composante géographique, démographique que socio-économique. Bien desservie par les infrastructures de communication et de transport, la population résidant à proximité des grandes villes bénéficie de conditions d'accès aux équipements et services les plus favorables. En dehors du bassin de santé clermontois, les bassins d'Yssingeaux, Riom et Issoire captent l'essentiel de la croissance démographique régionale. Depuis le début des années 2000, leur attractivité auprès des familles leur confère le plus fort dynamisme. Avec une population vieillissante et des contraintes liées à leur relief, les bassins de santé plus ruraux (Mauriac, Ambert et le Mont-Dore) accusent en revanche des pertes de population. Les personnes âgées, plus nombreuses, sont fragilisées à la fois par l'isolement et la précarité financière. Le vieillissement et la pauvreté n'épargnent pas pour autant les territoires plus urbains : Vichy et Montluçon en sont l'exemple. Ces deux bassins, avec celui de Thiers, connaissent un chômage plus élevé qu'ailleurs et présentent ainsi des signes de fragilité socio-économique.