L’influence de la langue maternelle en question, à La Réunion

Christian Monteil, Chargé d'études démographiques

Les difficultés de la population créolophone face à la communication écrite sont bien réelles. Mais ce sont finalement l’âge, les habitudes de lecture ou le niveau de vie durant l’enfance, ainsi que le sexe, qui expliquent le plus les difficultés des adultes face à l’écrit, devant la langue maternelle. La langue parlée durant l’enfance, le créole, le français, ou les deux, influe ensuite sur l’illettrisme. Pour les créolophones en grandes difficultés, elles apparaissent souvent dès le CP, où l’apprentissage de la lecture s’accompagne de celui de la langue française. Pour les autres, la communication écrite est meilleure s’ils lisaient régulièrement enfant, ou s’ils ont acquis une proximité avec la langue française au cours de leur vie.

Revue économie de La Réunion
No 137
Paru le : 16/12/2010