Accès aux soins de premier recours dans les Pays de la Loire : renforcer l'offre dans les territoires fragiles

Vincent Bonnefoy, Nicole Gicquaud (Insee), Michel Poupon, François Sémécurbe (ARS

Avec 23 professionnels libéraux pour 10 000 habitants, la couverture en soins de premier recours apparaît plus faible dans les Pays de la Loire qu'ailleurs en métropole. Cette position résulte de grandes disparités infrarégionales, notamment entre le nord et le reste de la région. La morphologie du territoire et la géographie permettent toutefois à une large majorité des habitants des Pays de la Loire d'être à moins de 10 minutes d'un médecin généraliste, d'un dentiste ou d'un kinésithérapeute. La situation s'avère plus contrastée pour les ophtalmologistes et les psychiatres libéraux, davantage implantés dans les agglomérations. Si les tendances se poursuivent, la position relative de la région pourrait s'améliorer. Mais, dans certains territoires où le manque d'attractivité se conjugue au fort vieillissement de leur population, l'accès aux soins pourrait s'avérer un enjeu de plus en plus patent. Face à ces défis, l'implantation de maisons de santé pluriprofessionnelles constitue une des réponses mise en avant dans le projet régional de santé.