Le logement en Guadeloupe : De fortes disparités dans un parc en mutation

Insee Guadeloupe

En 2006, on dénombre 192 500 logements sur le territoire guadeloupéen, soit 17 % de plus qu’en 1999. Parmi eux figurent 154 140 résidences principales. Entre 2002 et 2008, les aides de l’État (via le dispositif de la Ligne Budgétaire Unique), confortées par celles de la Région et du Département, ont permis de financer la réalisation, l’amélioration ou la rénovation de près de 18 000 logements. La qualité et le confort des logements guadeloupéens se sont améliorés. En l’espace de quinze ans, sur la période 1990-2006, le confort des résidences principales a fortement progressé. Désormais, la quasi-totalité dispose de l’eau et de l’électricité et 97 % d’entre elles sont équipées d’une douche ou baignoire et de WC intérieurs contre respectivement 75 % et 80 % quinze ans auparavant. Les habitations de fortune et les cases traditionnelles sont de moins en moins nombreuses : en 2006, elles ne représentent plus que 5 % des résidences principales, presque trois fois moins qu’en 1999. En 2006, 61 % des ménages guadeloupéens sont propriétaires de leur logement contre 57 % en France métropolitaine. Parmi ces ménages, un sur deux est propriétaire d’une maison disposant du confort de base. Cependant, 3 400 logements abritant environ 6 000 personnes sont encore dépourvus de ce confort de base. Au 1er janvier 2008, en Guadeloupe, 28 700 logements sociaux sont offerts à la location, un quart de plus qu’en 2001. Ils représentent la moitié des logements loués sur l’archipel. Pour les locataires sociaux, l’environnement compte davantage que la qualité du logement et la moitié d’entre eux souhaitent devenir propriétaires. Deux opérations de rénovation urbaine d’envergure sont actuellement en cours en Guadeloupe : à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, 2 560 logements sociaux anciens seront démolis et remplacés par 3 900 nouveaux logements dont 1 200 seront proposés dans le secteur à loyer libre. Aux Abymes, 1 600 autres logements feront l’objet d’une réhabilitation. Répondre aux attene