Un exercice prospectif : quel potentiel de lycéens dans les territoires auvergnats d'ici 2040 ?

Vincent Vallès, Insee Auvergne

En 2040, en prolongeant les dernières tendances démographiques, l'Auvergne compterait 700 jeunes âgés de 15 à 17 ans de moins qu'en 2007 (- 1,5 %). Cette baisse du nombre d'adolescents en âge d'intégrer un lycée masque une phase de quinze ans de croissance. En effet, la nette amélioration de la natalité constatée dès le milieu des années 1990 promet des générations de lycéens plus nombreuses entre 2010 et 2025. Sur cette période, le nombre de jeunes Auvergnats devrait augmenter de 10 % (+ 4 100). À partir de 2025, le nombre de jeunes de 15 à 17 ans sera étroitement lié aux variations à venir du taux de fécondité. Si celui-ci se stabilisait à son niveau de 2007, l'Auvergne perdrait 1 500 jeunes entre 2025 et 2040 (- 4 %). Ainsi, seule une augmentation de la fécondité ou de l'attractivité permettrait que la hausse du potentiel de lycéens auvergnats entamée depuis 2010 continue après 2025. Selon le scénario central, quatre zones connaîtraient une croissance du nombre de jeunes âgés de 15 à17 ans:Clermont-Ferrand/Riom, Issoire, le Puy-en-Velay, Monistrol-sur-Loire/Yssingeaux. Moins attractives auprès des familles et plus marquées par le vieillissement de leur population, les autres zones enregistreraient une baisse du potentiel de lycéens. Celle-ci serait moins prononcée dans les zones de Vichy, Ambert/Thiers et Brioude qui bénéficient sur une partie de leur territoire du desserrement de la métropole clermontoise.