La population bas-normande en 2006. La croissance des espaces ruraux rejoint celle des espaces urbains

Isabelle BIGOT (Insee)

Les différences villes campagnes s’estompent en Basse-Normandie. Entre 1999 et 2006, la population augmente au même rythme (0,3%) dans les espaces sous influence urbaine et dans les zones à dominante rurale. En 2006, 65% des bas-normands vivent dans un espace à dominante urbaine. Si les villes centres perdent des habitants (-0,4% par an), c’est au bénéfice de leurs couronnes périurbaines qui sont le moteur de la croissance démographique régionale. L’évolution des principales aires urbaines bas-normandes est hétérogène. Les aires de Caen et d’Alençon continuent de se développer, celle de Cherbourg est en recul démographique. Au sein de l’espace rural, le rebond démographique bénéficie surtout aux zones à faible densité de population éloignées des pôles d’emplois ruraux ainsi qu'aux pôles ruraux situés en bordure de littoral. Le littoral demeure attractif : les petites villes situées sur les façades côtières du Calvados et du sud de la Manche affichent un fort dynamisme démographique. Contrairement à la France métropolitaine, la population des villes centres et des pôles d’emploi ruraux bas-normands décroît entre 1999 et 2006. Elle est quasiment stable dans les "banlieues" des pôles urbains alors que ces zones connaissent une évolution dynamique en France métropolitaine.

Cent pour Cent
No 187
Paru le : 01/01/2009