Atlas des populations immigrées en Guadeloupe

Éric Moriame, Sandrine Pitot,

Les deux premières enquêtes annuelles du nouveau recensement de la population ont permis de produire une nouvelle estimation de population pour la Guadeloupe : au 1er janvier 2005, la région comptait 444 000 habitants. Ces deux enquêtes permettent de dégager quelques tendances, qui resteront à confirmer : le rythme de croissance de la population immigrée se serait inversé, passant de - 2 % par an en moyenne entre 1990 et 1999 à + 6 % par an entre 1999 et 2005. Le nouveau recensement est conçu pour produire au bout d’un premier cycle de 5 ans, des données annuelles très détaillées comme, par exemple, celles relatives à la population immigrée. Ces données ne seront définitives qu’à la fin du premier cycle, en 2008 En 2005, les immigrés représenteraient moins de 7 % de la population, contre 5 % en 1999. La part des immigrés dans la population retrouverait ainsi sensiblement le même niveau qu’en 1990 (7 %). Les immigrés natifs d’Haïti représentent désormais près de la moitié des immigrés, contre 38 % en 1999. Les immigrés originaires de la Dominique, qui forment toujours le second groupe le plus important, ne sont toutefois plus qu’un sur cinq, au lieu d’un sur quatre en 1999. Par ailleurs, la présence d’Africains semble se renforcer au cours de cette période, avec une augmentation de 30 % de leurs effectifs. Si on compte globalement de plus en plus d’immigrés natifs d’Amérique du Sud, de la Caraïbe et du continent africain, la part des immigrés venus des autres régions du monde (Europe…) est en diminution. La proportion de femmes parmi les immigrés semble avoir encore augmenté, passant de 52 % à 53 % entre 1999 et 2005.

Dossiers régionaux
Paru le : 01/09/2006