SCOT du Val de Rosselle : infrastructures et bassin de vie transfrontalier, deux atouts pour rebondir

Philippe DEBARD

Population en baisse et indicateurs de pauvreté-précarité toujours élevés font du Val de Rosselle un des territoires les plus défavorisés du département. En son sein même, une fracture existe entre les vieux centres urbains qui se dépeuplent et concentrent des ménages à bas revenus et les villages alentour qui connaissent un certain dynamisme démographique et accueillent des populations plus aisées. Après la fin du charbon, l'industrie conserve un poids et des spécificités fortes dans la chimie-plasturgie et les industries agricoles et alimentaires, et à un degré moindre dans le textile, la cosmétique et la maintenance ferroviaire. Le tissu économique se renouvelle grâce à un rythme soutenu de créations d'entreprises mais, ici comme ailleurs, les nouvelles unités sont peu créatrices d'emplois. Face à un emploi local en repli et aux menaces sur la pérennité du site de Carling, les actifs sont de plus en plus nombreux à trouver un emploi hors des limites du territoire, en priorité en Allemagne, mais aussi dans l'agglomération messine. L'existence d'infrastructures performantes et l'ancrage dans l'espace Sarre - Moselle-Est constituent deux atouts pour rebondir.

Economie Lorraine
No 108
Paru le : 01/11/2007