Le début de reprise de la zone euro ne s’est pas encore diffusé en Alsace

Corinne Challand, Nicolas Deboudt, Marie-José Durr, Marie-Laure Kayali, Philippe Marchet, Insee

La conjoncture économique du premier trimestre 2015 en Alsace reste terne dans un contexte national de rebond de l’activité (+ 0,6 %) et de reprise progressive dans la zone euro.

L’emploi salarié se contracte dans tous les secteurs, y compris l’intérim. La situation défavorable de l’emploi dans le commerce et la construction pèse sur le climat conjoncturel régional. Malgré une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en fin de trimestre, le taux de chômage régional baisse très légèrement, s’établissant à 9,2 % de la population active.

Les créations sous le régime de la micro-entreprise reculent sensiblement. Les créations dites « classiques » sont en revanche, en progression. En parallèle, le nombre de défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois fléchit légèrement.

Après l’embellie de 2014, le nombre de permis de construire diminue, mais les chantiers débutés restent sur une évolution positive grâce au dynamisme de l’habitat collectif.

À plus d’un million de nuitées, la fréquentation touristique progresse, avec le retour de la clientèle étrangère.

Insee Conjoncture Alsace
No 6
Paru le : 22/07/2015

Contraction de l'emploi salarié

En Alsace, l'emploi salarié marchand non agricole diminue de 0,1 % au premier trimestre 2015, soit 610 postes de moins après un gain de 320 emplois sur la période précédente. Ce trimestre, la baisse est exclusivement bas-rhinoise (- 0,2 %), le nombre d'emplois dans le Haut-Rhin restant stable. En France métropolitaine, le repli est tout aussi sensible que dans la région (- 0,1 %). Toutefois, en rythme annuel, l'emploi salarié diminue plus rapidement en Alsace (- 0,6 %) qu'en métropole (- 0,2 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Alsace France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,97 100,06
T3 2005 99,96 100,19
T4 2005 99,78 100,33
T1 2006 99,68 100,43
T2 2006 99,76 101
T3 2006 100,03 101,39
T4 2006 99,76 101,45
T1 2007 100,13 102,24
T2 2007 101,47 102,49
T3 2007 101,03 102,86
T4 2007 100,65 103,07
T1 2008 100,53 103,31
T2 2008 100 102,89
T3 2008 99,49 102,56
T4 2008 98,37 101,85
T1 2009 96,71 100,76
T2 2009 95,96 100,29
T3 2009 95,75 100,01
T4 2009 95,84 100,11
T1 2010 95,8 100,02
T2 2010 95,41 100,1
T3 2010 95,69 100,3
T4 2010 96,03 100,51
T1 2011 96,37 100,77
T2 2011 96,45 101,05
T3 2011 96,21 100,95
T4 2011 96,18 100,92
T1 2012 95,93 100,94
T2 2012 95,81 100,83
T3 2012 95,65 100,59
T4 2012 95,2 100,32
T1 2013 95,18 100,24
T2 2013 95 99,91
T3 2013 94,86 99,97
T4 2013 94,85 100,03
T1 2014 94,63 99,85
T2 2014 94,48 99,93
T3 2014 94,14 99,61
T4 2014 94,21 99,73
T1 2015 94,08 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Aucun secteur n'est préservé

Au premier trimestre 2015, tous les secteurs d'activités perdent des emplois, notamment le commerce (- 440 emplois, soit - 0,5 %) et la construction (- 320 emplois, soit - 0,8 %). Sur un an, l'emploi recule de 3,8 % dans la construction et de 0,4 % dans le commerce. Tout comme en France métropolitaine, l'emploi intérimaire baisse au premier trimestre 2015 (- 50 postes, soit - 0,3 %) après une forte hausse au trimestre précédent (+ 930 postes, soit + 5,3 %). Sur un an, il s'accroît légèrement de 0,3 %.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,43 99,36 100,39 100,16
T3 2005 100,99 99,14 100,37 100,13
T4 2005 101,25 98,34 100,46 100,57
T1 2006 101,32 98,03 100,47 100,54
T2 2006 103,15 97,36 100,42 100,21
T3 2006 104,21 96,84 100,96 100,47
T4 2006 105,48 96,23 100,98 100,82
T1 2007 105,84 96,29 100,7 99,44
T2 2007 106,37 95,97 103,47 106,12
T3 2007 106,95 95,5 103,59 104,84
T4 2007 107,51 94,97 102,96 102,89
T1 2008 108,49 93,43 103,24 103,5
T2 2008 107,99 92,95 102,96 102,85
T3 2008 108,28 92,07 102,89 102,97
T4 2008 107,53 90,65 102,95 103,17
T1 2009 106,37 89,52 101,87 102,32
T2 2009 105,3 88,05 101,54 101,92
T3 2009 104,64 86,72 101,52 101,56
T4 2009 103,63 85,94 101,72 101,64
T1 2010 103,32 85,03 101,62 101,46
T2 2010 103,2 84,3 101,51 101,04
T3 2010 102,98 83,71 101,61 100,59
T4 2010 102,8 83,26 101,88 100,59
T1 2011 102,74 83,22 102,38 100,95
T2 2011 102,03 83,25 102,84 100,97
T3 2011 101,37 83,32 102,73 101,15
T4 2011 101,34 83,26 103,11 101,3
T1 2012 101,14 83,16 102,92 101,19
T2 2012 101,12 83,14 102,89 101,34
T3 2012 100,73 83,22 103,1 101,92
T4 2012 100,27 82,85 102,82 101,39
T1 2013 99,64 82,4 103,07 101,32
T2 2013 99,49 81,89 102,93 100,84
T3 2013 99,85 81,21 102,82 100,17
T4 2013 99,61 80,92 102,79 100,43
T1 2014 99,06 80,62 102,58 99,86
T2 2014 98,26 80,33 102,53 100,01
T3 2014 96,87 80,12 102,63 99,92
T4 2014 96 80,01 102,61 99,95
T1 2015 95,27 79,94 102,56 99,49
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Alsace France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 98,27 99,86
T3 2005 98,94 101,93
T4 2005 99,13 102,6
T1 2006 98,73 101,7
T2 2006 102,67 107,36
T3 2006 103,78 107,31
T4 2006 99,2 105,31
T1 2007 110,44 114,93
T2 2007 107,58 112,47
T3 2007 98,05 110,87
T4 2007 100,28 109,72
T1 2008 103,45 114,33
T2 2008 99,42 106,28
T3 2008 94,3 99,93
T4 2008 79,39 86,9
T1 2009 65,14 73,86
T2 2009 65,34 75,59
T3 2009 72,2 79,59
T4 2009 79,67 84,26
T1 2010 87,82 88,79
T2 2010 85,77 93,35
T3 2010 95,86 97,1
T4 2010 104,27 100,8
T1 2011 106,2 101,29
T2 2011 103,59 101,56
T3 2011 100,24 100,44
T4 2011 95,04 96,47
T1 2012 92,88 95,23
T2 2012 90,49 91,82
T3 2012 84,33 87,96
T4 2012 81,08 85,94
T1 2013 82,02 88,55
T2 2013 83,69 87,14
T3 2013 86,4 88,77
T4 2013 89,26 91,54
T1 2014 90,18 89,36
T2 2014 91,26 91,21
T3 2014 86,3 87,36
T4 2014 90,74 91,59
T1 2015 90,48 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Stabilisation du taux de chômage

Au 1er trimestre 2015, le taux de chômage alsacien est en très léger repli à 9,2 % (- 0,1 point). Il l’est également en France métropolitaine où 10,0 % de la population active est au chômage, et dans les deux départements de la région, avec respectivement 8,8 % et 9,9 % des actifs bas-rhinois et haut-rhinois. A contrario, sur un an, la progression est de 0,2 point pour la région et ses départements.

Ce trimestre, seules deux zones d’emploi, Wissembourg et Sélestat, sont à la hausse (0,1 point). Le taux de chômage est stable à Saint-Louis, baisse de 0,1 point à Mulhouse, Saverne, Molsheim-Obernai et Colmar et de 0,2 point à Strasbourg et Haguenau.

À la fin du mois de mars 2015, les demandeurs d’emploi des catégories ABC (y compris en activité réduite) sont plus nombreux (+ 1,3 %) alors que ceux de catégorie A se stabilisent (+ 0,1 %). On recense ainsi 145 150 demandeurs d’emploi, dont 97 600 qui n’ont exercé aucune activité. Le chômage des seniors augmente davantage que celui des jeunes (+ 2,3 % pour + 0,1 %). Le nombre de demandeurs d’emploi s’accroît dans le secteur du commerce (+ 4,0 %), dans celui de la construction (+ 2,2 %) et des services (+ 2,3 %). La hausse est plus modérée dans l’industrie (+ 0,3 %) alors que l’agriculture voit leur nombre s’atténuer (- 1,6 %).

En parallèle, la durée du chômage s’accentue encore : 62 400 personnes sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un an (+ 2,1 % sur le trimestre pour 2,5 % en France métropolitaine). Ils représentent 43,0 % des demandeurs d’emploi en Alsace, un peu moins qu’en France métropolitaine (43,6 %).

Au cours du 1er trimestre, 18 330 offres d’emploi ont été proposées, soit 1,4 % de plus qu’au trimestre précédent ; c’est moins qu’en France métropolitaine où la hausse est plus sensible ce trimestre (+ 3,8 %). Sur un an, la tendance est très différente, les offres ayant augmenté de 6,0 % en Alsace pour + 0,7 % en France métropolitaine.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Alsace France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,5 8,4
T3 2005 7,7 8,6
T4 2005 7,9 8,7
T1 2006 8,1 8,7
T2 2006 8,0 8,6
T3 2006 7,9 8,5
T4 2006 7,4 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,6 7,2
T1 2008 6,2 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,4 7,1
T4 2008 6,7 7,4
T1 2009 7,7 8,2
T2 2009 8,4 8,8
T3 2009 8,4 8,8
T4 2009 8,8 9,2
T1 2010 8,5 9,0
T2 2010 8,4 8,9
T3 2010 8,3 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,0 8,7
T2 2011 7,9 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,2 9,0
T1 2012 8,4 9,1
T2 2012 8,5 9,3
T3 2012 8,6 9,4
T4 2012 9,0 9,7
T1 2013 9,3 10,0
T2 2013 9,2 10,0
T3 2013 9,2 9,9
T4 2013 9,0 9,7
T1 2014 9,0 9,8
T2 2014 9,0 9,7
T3 2014 9,2 10,0
T4 2014 9,3 10,1
T1 2015 9,2 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Moins de permis de construire, plus de mises en chantier

Après l'embellie de l'année 2014, le nombre de permis de construire délivrés repart à la baisse au premier trimestre 2015. Il atteint 12 800 logements en un an, soit un recul de 3,8 % par rapport au cumul annuel pris trois mois plus tôt. En France métropolitaine, le repli est moins accentué qu'en Alsace (- 3 %). En un an, le cumul des autorisations délivrées reste en hausse (+ 32 %) grâce aux logements collectifs (+ 45,2 %). Les autorisations progressent dans les deux départements, mais plus rapidement dans le Bas-Rhin (+ 38,2 %) que dans le Haut-Rhin (+ 17,2 %). La tendance est inverse en métropole (- 6,7 %).

D'avril 2014 à mars 2015, 11 100 logements ont été mis en chantier, soit une augmentation de 5,7 % par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt, grâce aux bons résultats de l'individuel groupé (+ 11,1 %). Sur un an, en cumul annuel, la progression du secteur de l'habitat collectif (+ 30 %) dynamise les résultats de la région (+ 16,8 %). Ce trimestre, les mises en chantier ne s'accroissent que dans le Bas-Rhin (+ 9,2 %), le nombre de nouvelles constructions reculant de 3,4 % dans le Haut-Rhin. En France métropolitaine, 337 100 constructions ont débuté, soit un repli de 1,2 % ce trimestre et de 7,5 % sur un an.

Les autorisations de construction de locaux non résidentiels sont en baisse de 10,7 % ce trimestre par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt et de 16,4 % sur un an. Sur un trimestre, le nombre de mises en chantier est en légère hausse (+ 0,5 %), mais sa progression reste soutenue sur un an (+ 19,1 %).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,07 100,47
mars 2005 105,52 101,51
avril 2005 100,69 102,27
mai 2005 101,38 102,8
juin 2005 101,38 104,19
juil. 2005 100 105,05
août 2005 97,93 105,52
sept. 2005 104,83 106,38
oct. 2005 104,83 106,5
nov. 2005 106,9 106,97
déc. 2005 107,59 108,38
janv. 2006 108,97 109,42
févr. 2006 112,41 110,69
mars 2006 110,34 112,44
avril 2006 113,79 113,42
mai 2006 115,17 114,81
juin 2006 119,31 115,55
juil. 2006 120,69 116,39
août 2006 121,38 117,06
sept. 2006 117,93 116,57
oct. 2006 119,31 118
nov. 2006 116,55 118,96
déc. 2006 113,79 118,49
janv. 2007 111,72 117,9
févr. 2007 106,9 117,92
mars 2007 107,59 118,39
avril 2007 108,28 117,86
mai 2007 108,28 117,55
juin 2007 104,83 116,78
juil. 2007 108,28 117
août 2007 106,9 116,82
sept. 2007 106,9 116,53
oct. 2007 107,59 115,79
nov. 2007 106,9 113,69
déc. 2007 104,14 112,44
janv. 2008 104,14 112,22
févr. 2008 102,07 111,87
mars 2008 104,14 110,26
avril 2008 104,14 109,48
mai 2008 101,38 108,28
juin 2008 98,62 106,09
juil. 2008 95,17 103,62
août 2008 93,79 101,16
sept. 2008 89,66 99,61
oct. 2008 87,59 97,43
nov. 2008 87,59 95,57
déc. 2008 84,83 92,75
janv. 2009 82,76 89,99
févr. 2009 81,38 86,39
mars 2009 78,62 83,49
avril 2009 74,48 81,24
mai 2009 72,41 78,55
juin 2009 71,72 76,64
juil. 2009 73,79 75,52
août 2009 73,1 74,66
sept. 2009 73,1 74,03
oct. 2009 71,03 73,13
nov. 2009 69,66 73,29
déc. 2009 76,55 74,01
janv. 2010 75,86 74,66
févr. 2010 76,55 76,4
mars 2010 77,24 78,91
avril 2010 79,31 80,83
mai 2010 82,07 82,92
juin 2010 82,76 85,27
juil. 2010 79,31 87,47
août 2010 79,31 88,8
sept. 2010 80 90,34
oct. 2010 80 90,99
nov. 2010 80 91,5
déc. 2010 74,48 92,68
janv. 2011 76,55 93,99
févr. 2011 76,55 94,2
mars 2011 79,31 93,69
avril 2011 82,76 93,62
mai 2011 86,21 95,1
juin 2011 85,52 95,46
juil. 2011 88,28 96
août 2011 90,34 97,26
sept. 2011 91,72 98,98
oct. 2011 93,79 99,65
nov. 2011 93,79 100,76
déc. 2011 100 101,8
janv. 2012 102,07 101,82
févr. 2012 105,52 101,98
mars 2012 102,07 101,66
avril 2012 99,31 101,96
mai 2012 93,79 100,57
juin 2012 95,86 100,16
juil. 2012 93,79 99,33
août 2012 94,48 99,18
sept. 2012 95,17 97,16
oct. 2012 93,79 96,63
nov. 2012 94,48 95,57
déc. 2012 88,97 93,83
janv. 2013 90,34 93,99
févr. 2013 88,28 95,5
mars 2013 91,72 96,02
avril 2013 91,03 94,48
mai 2013 89,66 92,44
juin 2013 86,21 90,76
juil. 2013 82,76 88,72
août 2013 78,62 86,02
sept. 2013 75,86 84,45
oct. 2013 73,1 83,94
nov. 2013 73,1 83,08
déc. 2013 72,41 82,3
janv. 2014 67,59 80,24
févr. 2014 65,52 77,2
mars 2014 66,9 76,13
avril 2014 64,83 74,99
mai 2014 71,72 75,15
juin 2014 71,72 74,97
juil. 2014 80,69 75,17
août 2014 83,45 75,09
sept. 2014 86,9 75,26
oct. 2014 89,66 74,23
nov. 2014 88,28 73,44
déc. 2014 91,03 73,05
janv. 2015 90,34 72,44
févr. 2015 89,66 71,7
mars 2015 87,59 70,68
avril 2015 87,59 71,17
mai 2015 81,38 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 104,42 101,6
avril 2005 104,42 102,22
mai 2005 107,08 104,47
juin 2005 107,96 105,53
juil. 2005 110,62 105,85
août 2005 112,39 106,49
sept. 2005 114,16 108,07
oct. 2005 114,16 109,18
nov. 2005 113,27 109,28
déc. 2005 111,5 110,64
janv. 2006 112,39 110,86
févr. 2006 115,04 111,53
mars 2006 115,04 112,31
avril 2006 119,47 113,43
mai 2006 123,89 113,77
juin 2006 125,66 114,96
juil. 2006 128,32 115,35
août 2006 128,32 115,94
sept. 2006 126,55 115,72
oct. 2006 127,43 116,46
nov. 2006 126,55 117,45
déc. 2006 124,78 117,08
janv. 2007 122,12 117,08
févr. 2007 123,01 117,08
mars 2007 119,47 116,81
avril 2007 119,47 116,51
mai 2007 117,7 116,07
juin 2007 117,7 115,77
juil. 2007 116,81 117,32
août 2007 115,93 116,58
sept. 2007 115,93 116,51
oct. 2007 114,16 117,03
nov. 2007 114,16 116,36
déc. 2007 117,7 116,16
janv. 2008 119,47 115,87
févr. 2008 120,35 115,82
mars 2008 119,47 114,41
avril 2008 118,58 113,13
mai 2008 115,93 111,33
juin 2008 112,39 109,18
juil. 2008 111,5 106,27
août 2008 111,5 105,36
sept. 2008 109,73 103,31
oct. 2008 108,85 100,2
nov. 2008 104,42 96,99
déc. 2008 99,12 94,57
janv. 2009 94,69 91,34
févr. 2009 89,38 88,03
mars 2009 86,73 85,86
avril 2009 82,3 84,03
mai 2009 77,88 82,03
juin 2009 78,76 80,6
juil. 2009 77,88 80,58
août 2009 78,76 80,7
sept. 2009 78,76 79,44
oct. 2009 77,88 78,83
nov. 2009 79,65 80,23
déc. 2009 83,19 82,45
janv. 2010 83,19 82,58
févr. 2010 84,96 83,05
mars 2010 86,73 84,33
avril 2010 86,73 84,95
mai 2010 89,38 86,33
juin 2010 85,84 87,51
juil. 2010 90,27 88,13
août 2010 90,27 88,97
sept. 2010 92,04 91,39
oct. 2010 95,58 94,27
nov. 2010 97,35 96,84
déc. 2010 97,35 98,45
janv. 2011 98,23 99,8
févr. 2011 95,58 100,86
mars 2011 97,35 101,75
avril 2011 98,23 102,05
mai 2011 100 102,89
juin 2011 100,88 101,83
juil. 2011 95,58 101,36
août 2011 93,81 100,84
sept. 2011 90,27 99,9
oct. 2011 95,58 98,77
nov. 2011 96,46 99,61
déc. 2011 99,12 100
janv. 2012 98,23 99,56
févr. 2012 100 99,68
mars 2012 101,77 99,56
avril 2012 100 99,16
mai 2012 96,46 98,1
juin 2012 96,46 98,62
juil. 2012 97,35 98,37
août 2012 98,23 98,05
sept. 2012 98,23 97,46
oct. 2012 92,92 96,99
nov. 2012 92,92 94,4
déc. 2012 94,69 94,27
janv. 2013 96,46 95,04
févr. 2013 95,58 95,71
mars 2013 93,81 96,2
avril 2013 96,46 97,14
mai 2013 96,46 98,05
juin 2013 97,35 98,3
juil. 2013 95,58 98,3
août 2013 94,69 97,95
sept. 2013 97,35 97,8
oct. 2013 92,92 96,84
nov. 2013 89,38 95,98
déc. 2013 84,07 93,63
janv. 2014 82,3 92,77
févr. 2014 83,19 91,29
mars 2014 84,07 89,71
avril 2014 82,3 88,72
mai 2014 83,19 87,31
juin 2014 86,73 86,62
juil. 2014 86,73 86,06
août 2014 88,5 85,88
sept. 2014 86,73 85
oct. 2014 88,5 84,7
nov. 2014 89,38 84,18
déc. 2014 92,92 84,21
janv. 2015 98,23 83,71
févr. 2015 99,12 83,69
mars 2015 98,23 83,29
avril 2015 99,12 82,58
mai 2015 97,35 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Retour de la clientèle étrangère durant les mois d’hiver

Sur l’ensemble du premier trimestre 2015, la fréquentation hôtelière est en hausse de 1,5 % par rapport au premier trimestre 2014, pour atteindre 1,1 million de nuitées. En France métropolitaine, la progression a dépassé celle de la région sur la même période (+ 2,5 %). Contrairement au premier trimestre de l’année précédente, ce sont les nuitées étrangères qui ont le plus augmenté dans la région (+ 3,4 %), surtout au mois de février (+ 9,9 %). La fréquentation de la clientèle française, qui représente les deux tiers des nuitées, est en légère hausse (+ 0,6 %).

Les trois grandes agglomérations régionales enregistrent 65 % des nuitées. La fréquentation y a évolué inégalement ce trimestre : Colmar et Mulhouse ont gagné respectivement 11,2 % et 4,2 %, tandis que Strasbourg a reculé de 4,8 %. Cela se traduit dans les résultats de la fréquentation par département : le nombre de nuitées s’est sensiblement accru dans le Haut-Rhin (+ 7,6 %), en particulier les nuitées étrangères (+ 13,1 %) alors que le Bas-Rhin connaît une baisse de 2,2 %. Le Massif, qui comptabilise un dixième des nuitées de la région, a vu sa fréquentation bondir de 20,9 %.

Le taux d’occupation des chambres est de 43,7 % en Alsace pour 51,4 % au niveau national. Il est moins élevé dans le Haut-Rhin (42,2 %) que dans le Bas-Rhin (44,6 %).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Alsace France métropolitaine
T1 2011 6,303724928366759 2,2455296988236904
T2 2011 6,878070847836742 3,118357539041192
T3 2011 6,261428671604029 3,0256743767917547
T4 2011 7,124541895458359 4,643769783473398
T1 2012 1,2398921832884056 2,3624045764267207
T2 2012 -2,026983333823241 -0,7817130068028603
T3 2012 -2,021858200886293 -0,7592137658719297
T4 2012 1,605464417070452 0,30393408277045164
T1 2013 1,6013883958506017 -0,39239682185379654
T2 2013 2,488344323970792 -0,7465023691316598
T3 2013 4,101256903644299 0,09029170044515399
T4 2013 1,4755228683061403 -0,5644496415199138
T1 2014 3,04844908575642 -2,85235793715239
T2 2014 1,5227980609353406 -0,7980936572239198
T3 2014 2,729806400238884 -1,6063850425588522
T4 2014 3,136890741076287 -0,7375650233675307
T1 2015 1,4918485170988205 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Net recul des créations de micro-entreprises

En Alsace, le nombre de créations d'entreprises, en données CVS, s'établit à 2 886 au premier trimestre 2015, soit un net recul de 7,9 % par rapport au trimestre précédent et de 14,3 % sur an. Ce résultat est lié à la forte diminution du nombre d'immatriculations de micro-entrepreneurs : - 18,1 % sur un trimestre et - 27,5 % sur un an. En revanche, le nombre de créations d'entreprises « classiques » (hors micro-entrepreneurs) progresse de 2,6 % au premier trimestre et de 0,8 % sur un an.

En données brutes, les immatriculations augmentent de 2,7 % dans le Bas-Rhin, elles sont en repli de 1,4 % dans le Haut-Rhin. Dans la région, seul le secteur tertiaire (hors commerce) est en hausse ce trimestre. En revanche, sur un an, la situation se dégrade dans tous les secteurs d'activité notamment dans la construction (- 35 %) et dans l'industrie (- 25 %).

En France métropolitaine, la baisse est moins prononcée qu'en Alsace. Elle atteint 3 % par rapport au trimestre précédent et 5,1 % sur un an.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Alsace hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Alsace y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 100,26 95,23 117,66 117,72
T3 2009 100,19 93,74 121,18 108,18
T4 2009 110,7 99,57 130,35 119,98
T1 2010 98 96,21 139,84 134,25
T2 2010 103,67 99,78 124,5 118,86
T3 2010 100,06 98,41 118,39 108,8
T4 2010 95,3 97,31 115,54 114,41
T1 2011 96,13 96,16 115,47 108,68
T2 2011 93,04 94,43 109,86 105,33
T3 2011 95,36 96,22 108,6 100,01
T4 2011 93,23 96,68 101,86 105,79
T1 2012 95,49 91,85 113,98 112,65
T2 2012 91,04 88,64 106,41 105,39
T3 2012 93,62 89,68 108,57 100,34
T4 2012 83,89 90,65 98,11 102,58
T1 2013 101,93 96,89 120,52 107,43
T2 2013 101,74 98,05 106,97 103,12
T3 2013 105,09 99,07 109,79 98,83
T4 2013 112,63 101,87 110,69 104,93
T1 2014 101,22 99,75 111,79 109,34
T2 2014 104,9 100,89 109,4 105,1
T3 2014 97,1 99,98 103,25 103,42
T4 2014 99,48 101,01 104,02 106,93
T1 2015 102,06 106,98 95,82 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Légère baisse des défaillances d'entreprises

En Alsace, 1 762 défaillances d'entreprises ont été enregistrées entre avril 2014 et mars 2015, soit un recul de 1,5 % par rapport au cumul annuel pris trois mois plus tôt. Cette évolution n'est observée que dans le Bas-Rhin (- 3,8 % sur un trimestre et + 9,7 % sur un an) tandis que le nombre de défaillances d'entreprises augmente dans le Haut-Rhin (+ 3,2 % sur le trimestre et + 6,1 % sur un an). Par rapport au cumul annuel pris un an plus tôt, le nombre de défaillances augmente de 8,4 %. En France métropolitaine, la hausse se limite à 1,3 % sur la même période.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,88 100,52
mars 2005 97,92 100,57
avril 2005 99,04 101,22
mai 2005 99,36 102,01
juin 2005 98,64 102,31
juil. 2005 97,36 102,08
août 2005 98 101,95
sept. 2005 99,12 102,18
oct. 2005 98,48 101,8
nov. 2005 99,6 101,61
déc. 2005 97,44 101,36
janv. 2006 94,56 100,49
févr. 2006 94,48 99,45
mars 2006 95,52 98,95
avril 2006 92,63 97,81
mai 2006 95,92 97,16
juin 2006 95,12 96,75
juil. 2006 95,36 96,78
août 2006 97,36 97
sept. 2006 97,68 97,05
oct. 2006 98,16 97,57
nov. 2006 98,32 98,29
déc. 2006 99,76 98,95
janv. 2007 101,12 99,82
févr. 2007 102,8 101,14
mars 2007 101,92 102
avril 2007 104,32 102,72
mai 2007 101,2 103,16
juin 2007 101,12 103,95
juil. 2007 100,72 105,07
août 2007 100,32 104,94
sept. 2007 103,2 104,96
oct. 2007 106,16 105,76
nov. 2007 106,16 105,6
déc. 2007 106,97 105,6
janv. 2008 105,44 105,64
févr. 2008 103,2 106,13
mars 2008 104,32 105,69
avril 2008 105,68 107,12
mai 2008 106 106,87
juin 2008 107,77 106,86
juil. 2008 108,89 107,4
août 2008 108,97 107,64
sept. 2008 109,85 109,11
oct. 2008 108,25 110,52
nov. 2008 110,09 111,76
déc. 2008 111,93 114,05
janv. 2009 113,77 115,7
févr. 2009 120,5 117,52
mars 2009 124,18 121,05
avril 2009 125,38 122,8
mai 2009 131,39 124,71
juin 2009 132,11 126,52
juil. 2009 134,43 128
août 2009 136,43 128,98
sept. 2009 136,91 130,67
oct. 2009 139,31 130,38
nov. 2009 143,31 130,96
déc. 2009 144,36 130,57
janv. 2010 143,63 130,72
févr. 2010 141,55 130,53
mars 2010 141,23 130,65
avril 2010 140,27 129,35
mai 2010 137,71 129,3
juin 2010 139,55 129,4
juil. 2010 138,11 128,48
août 2010 137,15 128,63
sept. 2010 134,03 127,41
oct. 2010 131,63 126,45
nov. 2010 127,54 125,86
déc. 2010 123,3 124,77
janv. 2011 125,78 124,84
févr. 2011 121,54 124,8
mars 2011 120,98 123,95
avril 2011 119,54 123,42
mai 2011 122,66 125,01
juin 2011 121,3 123,63
juil. 2011 121,3 122,91
août 2011 120,82 122,95
sept. 2011 121,94 122,44
oct. 2011 121,78 122,53
nov. 2011 122,74 122,76
déc. 2011 122,9 122,57
janv. 2012 123,14 123,52
févr. 2012 125,94 123,51
mars 2012 124,1 122,56
avril 2012 126,58 122,9
mai 2012 120,1 121,24
juin 2012 117,77 121,36
juil. 2012 118,82 122,97
août 2012 118,41 122,83
sept. 2012 117,77 122,24
oct. 2012 120,18 124,24
nov. 2012 119,78 124,54
déc. 2012 123,94 125,94
janv. 2013 123,38 125,66
févr. 2013 122,9 125,49
mars 2013 123,46 125,31
avril 2013 121,62 126,73
mai 2013 122,58 127
juin 2013 122,98 127,46
juil. 2013 124,66 128,46
août 2013 122,82 128,29
sept. 2013 125,78 129,31
oct. 2013 123,86 129,31
nov. 2013 122,26 129,02
déc. 2013 123,62 129,09
janv. 2014 126,74 129,24
févr. 2014 130,5 130,42
mars 2014 130,1 130,43
avril 2014 132,11 130,73
mai 2014 134,67 130,11
juin 2014 135,47 130,36
juil. 2014 133,39 130,41
août 2014 133,47 130,46
sept. 2014 133,87 130,9
oct. 2014 137,31 130,78
nov. 2014 142,03 131,01
déc. 2014 143,23 129,31
janv. 2015 140,03 130,01
févr. 2015 140,43 129,82
mars 2015 141,07 132,17
avril 2015 141,79 131,92
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Ralentissement de la croissance en Allemagne et repli en Suisse

La croissance allemande a ralenti au premier trimestre 2015 (+ 0,3 % après + 0,7 % au quatrième trimestre 2014), et se situe en dessous de celle de la zone euro (ZE à 19) et de l’Union européenne (UE à 28) qui sont en hausse de 0,4 %. Ce sont avant tout la demande intérieure et les investissements, très dynamiques, qui ont tiré l’activité économique allemande. Comparé au trimestre précédent, la consommation des ménages a augmenté de 0,6 % et celle de l’État de 0,7 %, soit une contribution à la croissance du PIB de 0,5 point en tout. Les investissements en biens d’équipements (+ 1,5 %) et dans la construction (+ 1,7 %) ont accéléré. En revanche, la contribution des échanges extérieurs à la croissance a été négative (- 0,2 point de PIB). Les importations, dopées par la hausse de la consommation intérieure, augmentent de 1,5 %, presque deux fois plus que les exportations (+ 0,8 %).

Au premier trimestre 2015, 42,4 millions d’actifs occupent un emploi en Allemagne, soit 275 000 personnes de plus ou + 0,7 %, comparés au même trimestre de 2014, mais ces effectifs sont en recul de 1,3 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, ils progressent surtout dans le tertiaire, en particulier les services aux entreprises (+ 2,0 %), les services de la santé et de l’éducation (+ 1,1 %) et le commerce (+ 0,4 %). Dans l’industrie, la hausse des effectifs est toutefois plus modérée (+ 0,6 %). Pour la première fois depuis 2010, l’emploi dans le BTP recule de 0,3 %. En moyenne sur un an, le revenu salarial a augmenté : de 2,5 % pour le revenu brut et de 1,9 % pour le salaire net.

Le taux de chômage allemand au sens du Bureau International du Travail continue de baisser et atteint 4,7 % fin mars 2015, contre 5,1 % un an plus tôt.

La croissance dans le Bade-Wurtemberg reste robuste malgré un ralentissement au premier trimestre 2015 : + 1,7 % après + 2,5 % au quatrième trimestre 2014. Elle est non seulement soutenue par la vigueur de la demande mondiale adressée au Bade-Wurtemberg, mais aussi par la consommation des ménages. La demande intérieure est surtout tournée vers l’industrie, dont le volume des commandes augmente de 2,4 % et le chiffre d’affaires de 0,5 % en un an. Dans le même temps, les exportations ont accéléré avec + 5,6 %, notamment de véhicules (+ 2,8 %), alors que les importations stagnent. Près de 6 millions d’actifs travaillent dans le Land au premier trimestre 2015 (soit + 0,9 % par rapport au premier trimestre 2014), dont 31,2 % dans l’industrie. Pour la première fois depuis deux ans, la progression du nombre des actifs dans l’industrie dépasse celle observée dans les services (respectivement + 1,1 % et + 0,8 %). Fin mars 2015, le

chômage a légèrement reculé et concerne 4,0 % de la population active contre 4,1 % fin mars 2014. L’emploi progresse également en Rhénanie-Palatinat (+ 0,6 %), davantage dans le tertiaire (+ 0,8 %) que dans l’industrie (+ 0,2 %). Cette dernière réalise un chiffre d’affaires de 21,6 milliards d’euros, (soit + 1 % comparé au premier trimestre 2014), dont 57 % du fait des exportations qui continuent de croître (+ 3,4 %), alors que le chiffre d’affaires sur le marché intérieur recule de 2,1 %. Le taux de chômage est de 5,5 %, soit - 0,2 point sur un an.

En Suisse, le PIB a reculé de 0,2 % par rapport au trimestre précédent en raison d’une balance commerciale négative. En effet, les exportations de biens se sont contractées de 2,3 % au premier trimestre 2015 comparées au trimestre précédent. Pratiquement tous les secteurs ont contribué à ce recul. À l’inverse, les importations ont progressé de 0,4 %. Les dépenses des ménages (+ 0,5 %) et des administrations publiques (+ 0,1 %) ont limité la baisse de la croissance. La hausse des investissements en biens d’équipement (+ 0,5 %) et dans la construction (+ 0,3 %) y ont également contribué positivement. La Suisse compte 4,972 millions d’actifs occupés au premier trimestre 2015, soit une hausse de 2,8 % sur un an. L’emploi progresse aussi bien dans le secteur industriel (+ 1,8 %) que dans le tertiaire (+ 3,3 %). Dans la Suisse du Nord-Ouest, avec 683 000 actifs occupés en moyenne au premier trimestre 2015, l’augmentation dépasse celle du pays avec + 3,5 %. Le nombre de frontaliers de nationalité étrangère travaillant en Suisse et résidant en France augmentent de 2,6 %, comme ceux d’Alsace, entre les premiers trimestres 2014 et 2015. Sur les 33 000 frontaliers d’Alsace vers la Suisse, 84,4 % se rendent dans les cantons de Bâle. L’appréciation du franc suisse de 11 % face à l’euro en janvier 2015 a pour conséquence une réévaluation des salaires convertis en euros des frontaliers. Le taux de chômage suisse au sens du Bureau International du Travail (BIT) a baissé, et atteint 4,4 % au premier trimestre 2015 contre 4,8 % un an auparavant. Celui de la Suisse du Nord-Ouest est de 3,5 % pour 4,3 % un an plus tôt.

Encadrés

« Avertissement - Construction de logements en date réelle »

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Contexte national : La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au second semestre, l’investissement des entreprises accélèrerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international : Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale de juin 2015 « La reprise se diffuse dans la zone euro »