Des signaux contrastés en début d’année 2015

Caroline Métois (Insee Centre-Val de Loire), Nadia Boudou (Direccte Centre-Val de Loire)

Au premier trimestre 2015, l’emploi salarié recule de nouveau en Centre-Val de Loire, avec toutefois une légère croissance dans le secteur des services marchands. En France métropolitaine, l'emploi est stable. Les offres d’emploi sont en hausse du fait de celles d’emploi non durable. Bien que le nombre de demandeurs d’emploi augmente, le taux de chômage est en léger recul, dans tous les départements. Si dans la construction l’emploi se détériore toujours, les autorisations de construction repartent à la hausse ce trimestre. Par ailleurs, les créations d’entreprises se contractent de nouveau alors que les défaillances sont plus nombreuses. En matière d’échanges extérieurs, la poursuite de l’accroissement des importations entraîne une détérioration du solde commercial qui devient déficitaire pour la première fois depuis plus de deux ans.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 6
Paru le : 16/07/2015

Une poursuite de la dégradation de l’emploi

Le Centre-Val de Loire compte moins de 558 000 emplois salariés au premier trimestre 2015, soit un recul de 0,1%, comparable au trimestre précédent. En France métropolitaine, l'emploi se stabilise. Sur un an, le repli de la région est plus marqué qu’au niveau national, avec respectivement - 0,8 et - 0,1 % (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,74 100,06
T3 2005 99,72 100,19
T4 2005 99,5 100,33
T1 2006 100,64 100,43
T2 2006 100,82 101
T3 2006 100,89 101,39
T4 2006 100,39 101,45
T1 2007 101 102,24
T2 2007 100,76 102,49
T3 2007 101,52 102,86
T4 2007 101,22 103,07
T1 2008 101,45 103,31
T2 2008 101,04 102,89
T3 2008 100,1 102,56
T4 2008 99,38 101,85
T1 2009 98,08 100,76
T2 2009 97,37 100,29
T3 2009 97,19 100,01
T4 2009 97,1 100,11
T1 2010 96,74 100,02
T2 2010 96,84 100,1
T3 2010 97,05 100,3
T4 2010 97 100,51
T1 2011 97,05 100,77
T2 2011 96,84 101,05
T3 2011 96,48 100,95
T4 2011 96,27 100,92
T1 2012 96,1 100,94
T2 2012 95,85 100,83
T3 2012 95,53 100,59
T4 2012 95,18 100,32
T1 2013 94,99 100,24
T2 2013 94,56 99,91
T3 2013 94,67 99,97
T4 2013 94,59 100,03
T1 2014 94,32 99,85
T2 2014 94,19 99,93
T3 2014 93,71 99,61
T4 2014 93,66 99,73
T1 2015 93,61 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’emploi régional augmente légèrement dans les services marchands hors intérim (+ 0,2 %) alors qu’il stagne dans l’industrie (figure 2). Si l’emploi se dégrade dans le commerce, la construction subit encore les plus fortes pertes (- 1,1 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Centre-Val de Loire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Centre-Val de Loire
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,41 99,27 99,96 99,95
T3 2005 100,93 98,81 99,77 99,53
T4 2005 102,04 98 99,4 99,74
T1 2006 103,05 97,48 101,71 99,4
T2 2006 104,12 97,28 101,37 99
T3 2006 104,76 97 101,21 99,18
T4 2006 105,93 96,97 100,62 98,55
T1 2007 106,83 96,23 101,22 99,5
T2 2007 107,95 95,87 101,31 99,68
T3 2007 109,63 95,39 102,59 100,33
T4 2007 110,18 94,53 102,68 99,79
T1 2008 110,62 94,41 102,74 99,79
T2 2008 111,11 93,7 103,04 100,02
T3 2008 111,19 92,99 102,64 99,75
T4 2008 110,63 92,24 103,14 99,95
T1 2009 109,74 90,75 102,89 99,46
T2 2009 108,97 89,21 102,34 99,02
T3 2009 107,95 88,1 102,43 98,87
T4 2009 107,98 86,94 102,34 99,03
T1 2010 107,71 85,86 102,04 98,64
T2 2010 107,62 85,2 102,23 98,92
T3 2010 107,62 84,8 102,37 98,87
T4 2010 107,31 84,18 102,41 99,18
T1 2011 106,65 83,98 102,59 99,28
T2 2011 105,94 83,7 102,43 99,45
T3 2011 105,81 83,55 102,23 99,54
T4 2011 105,73 83,15 102,27 99,7
T1 2012 105,55 83,16 102,25 99,75
T2 2012 105,18 82,86 102,31 99,62
T3 2012 104,52 82,69 102,19 99,52
T4 2012 103,74 82,41 101,8 98,77
T1 2013 102,47 81,9 101,69 98,41
T2 2013 102,13 81,4 101,59 97,78
T3 2013 101,14 81,12 101,75 97,92
T4 2013 100,39 80,96 101,69 98,01
T1 2014 99,47 80,74 101,65 97,58
T2 2014 98,32 80,6 101,63 97,42
T3 2014 97,07 80,27 101,56 96,85
T4 2014 95,88 79,98 101,51 97,04
T1 2015 94,85 79,97 101,63 96,98
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Centre-Val de Loire

Un léger repli de l’intérim

Après une hausse significative le trimestre précédent, l’emploi intérimaire se contracte de 0,3 %. Cependant, cette détérioration est beaucoup moins marquée qu’en France métropolitaine (- 1,6 %) (figure 3).

Par contre, sur un an, les effectifs intérimaires diminuent dans la région alors qu’ils progressent au niveau national (respectivement - 0,4 et + 0,8 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 98,98 99,86
T3 2005 102,51 101,93
T4 2005 105,15 102,6
T1 2006 104,36 101,7
T2 2006 110,95 107,36
T3 2006 114,49 107,31
T4 2006 108,9 105,31
T1 2007 117,55 114,93
T2 2007 111,84 112,47
T3 2007 113,01 110,87
T4 2007 110,43 109,72
T1 2008 114,42 114,33
T2 2008 106,39 106,28
T3 2008 96,23 99,93
T4 2008 82,17 86,9
T1 2009 69,86 73,86
T2 2009 72,76 75,59
T3 2009 77,01 79,59
T4 2009 83,54 84,26
T1 2010 86,84 88,79
T2 2010 91,13 93,35
T3 2010 96,41 97,1
T4 2010 99,53 100,8
T1 2011 101,07 101,29
T2 2011 101,72 101,56
T3 2011 97,82 100,44
T4 2011 95,91 96,47
T1 2012 93,01 95,23
T2 2012 89,98 91,82
T3 2012 87,15 87,96
T4 2012 87,61 85,94
T1 2013 90,73 88,55
T2 2013 86,79 87,14
T3 2013 91,02 88,77
T4 2013 92,6 91,54
T1 2014 90,64 89,36
T2 2014 91,42 91,21
T3 2014 87,05 87,36
T4 2014 90,57 91,59
T1 2015 90,28 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Une hausse de l’emploi dans le Loiret et l’Eure-et-Loir

Début 2015, l’emploi évolue différemment selon les départements de la région. Il poursuit sa hausse dans le Loiret (+ 0,1 %) mais l’augmentation est plus forte dans l’Eure-et-Loir (+ 0,5 %). La tendance est à la baisse dans les autres départements, particulièrement dans l’Indre (- 1,0 %) et le Loir-et-Cher (- 0,3 %) (figure 4).

Sur un an, tous les départements affichent un recul de l’emploi, notamment l’Indre et le Cher avec respectivement - 2,3 et - 1,5 %. L’Indre-et-Loire (- 0,3 %) et le Loiret (- 0,1 %) sont moins touchés que le reste de la région.

Figure 4 – Évolution de l’emploi salarié départemental

%, CVS*
Évolution de l’emploi salarié départemental
Évolution 4T2014/3T2014 Évolution 1T2015/4T2014
Cher -0,1 -0,8
Eure-et-Loir 0,5 -0,7
Indre -1,0 -0,3
Indre-et-Loire -0,1 0,3
Loir-et-Cher -0,3 0,2
Loiret 0,1 0,2
Centre-Val de Loire -0,1 -0,1
  • *CVS : corrigées des variations saisonnières
  • Champ : emploi salarié du secteur privé marchand non agricole
  • Source : Insee, Estimations d'emploi

Figure 4 – Évolution de l’emploi salarié départemental

Un recul limité du chômage

En Centre-Val de Loire, le taux de chômage diminue légèrement, comme en France métropolitaine, pour atteindre 9,6 %. L’écart est stable avec le taux national de 10,0 % (figure 5).

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

En %, CVS
Évolution du taux de chômage
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,5 8,4
T3 2005 7,6 8,6
T4 2005 7,8 8,7
T1 2006 7,8 8,7
T2 2006 7,6 8,6
T3 2006 7,5 8,5
T4 2006 7,1 8,0
T1 2007 7,0 8,1
T2 2007 6,7 7,8
T3 2007 6,6 7,6
T4 2007 6,2 7,2
T1 2008 5,9 6,8
T2 2008 6,1 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,6 7,4
T1 2009 7,4 8,2
T2 2009 8,1 8,8
T3 2009 8,0 8,8
T4 2009 8,4 9,2
T1 2010 8,3 9,0
T2 2010 8,2 8,9
T3 2010 8,2 8,8
T4 2010 8,1 8,8
T1 2011 8,0 8,7
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,2 8,8
T4 2011 8,4 9,0
T1 2012 8,5 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,4 10,0
T2 2013 9,5 10,0
T3 2013 9,4 9,9
T4 2013 9,2 9,7
T1 2014 9,3 9,8
T2 2014 9,3 9,7
T3 2014 9,6 10,0
T4 2014 9,7 10,1
T1 2015 9,6 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5 – Évolution du taux de chômage

Le taux de chômage recule dans tous les départements de la région, de - 0,1 à - 0,2 point. Le Cher, avec un taux de 10,3 %, reste le département le plus touché (figure 6).

Figure 6 – Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
1er trimestre 2015 * (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 10,3 - 0,1 0,2
Eure-et-Loir 9,6 - 0,1 0,1
Indre 9,3 - 0,2 0,1
Indre-et-Loire 9,1 - 0,2 0,3
Loir-et-Cher 8,9 - 0,2 0,1
Loiret 10 - 0,1 0,4
Centre-Val de Loire 9,6 - 0,1 0,3
France métropolitaine 10,0 - 0,1 0,2
  • * Estimations provisoires au 1er trimestre 2015
  • Source : Insee, Taux de chômage localisés

Toujours plus de demandeurs d’emploi

Fin mars 2015, plus de 206 000 demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C sont inscrits à Pôle emploi dans la région. L’augmentation au cours du trimestre est un peu plus élevée qu’en France métropolitaine : + 1,7 contre + 1,4 %. Les sorties de Pôle emploi diminuent de 1,2 % ce début d’année et les entrées progressent dans la même proportion, ces dernières restant plus importantes en volume.

Poursuivant la tendance des trimestres précédents, toutes les catégories de chômeurs sont touchées (figure 7). La hausse est particulièrement forte pour les demandeurs d’emploi de longue durée et pour les personnes de 50 ans et plus (+ 3,0 et + 2,3 %). Le nombre de jeunes chômeurs progresse aussi, mais dans une moindre mesure (+ 0,9 %).

Figure 7 – Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
1er trimestre 2015 (CVS*) Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 206 415 1,7 7,6
Moins de 25 ans 34 992 0,9 5,3
50 ans et plus 46 916 2,3 9,5
Inscrits depuis un plus d'un an 91 770 3,0 12,0
France métropolitaine 5 290 500 1,4 6,7
  • * Calcul des CVS : DIRECCTE du Centre-Val de Loire / ESE, Pôle emploi
  • Sources : Statistiques mensuelles du marché du travail; Pôle emploi, Dares.

Une faible reprise des offres d’emploi

Après un trimestre de recul, les offres collectées par Pôle emploi en Centre-Val de Loire repartent à la hausse en début d’année (+ 0,8 %). Cependant, le rebond est nettement moins marqué qu’en France métropolitaine (+ 3,8 %). Si sur un an les offres d’emploi sont en net repli dans la région, elles augmentent au niveau national.

La reprise de ce premier trimestre est imputable aux offres d’emploi non durable qui croissent de 5,1 %, celles d’emploi durable baissant de 2,9 %.

Cette évolution contraste avec la tendance de l’année au cours de laquelle les offres d’emploi de moins de six mois ont diminué fortement (- 8,3 %) alors que celles de plus de six mois se stabilisaient (+ 0,1 %).

Les autorisations de construction en hausse

Début 2015, le secteur de la construction connaît une légère amélioration. En effet, après avoir fortement chuté le trimestre précédent, le nombre de logements autorisés repart à la hausse dans la région (+ 5,2 %), alors que la diminution se poursuit en France métropolitaine. À l’inverse, le nombre de logements commencés est en recul (- 1,9 %).

Sur les douze derniers mois, les autorisations de construction et le nombre de logements mis en chantier en Centre-Val de Loire diminuent respectivement de 6,4 et 9,7 %, tendances plus marquées qu’au niveau métropolitain (figure 8).

Sur un an, la construction d’habitat collectif stagne ; celle de l’habitat individuel est en nette baisse (- 16,3 %).

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Centre-Val de Loire France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,09 100,44
mars 2005 100 101,6
avril 2005 98,73 102,22
mai 2005 98,09 104,47
juin 2005 97,45 105,53
juil. 2005 97,45 105,85
août 2005 96,82 106,49
sept. 2005 96,18 108,07
oct. 2005 95,54 109,18
nov. 2005 96,18 109,28
déc. 2005 97,45 110,64
janv. 2006 97,45 110,86
févr. 2006 98,09 111,53
mars 2006 98,09 112,31
avril 2006 98,09 113,43
mai 2006 100,64 113,77
juin 2006 100,64 114,96
juil. 2006 101,91 115,35
août 2006 100,64 115,94
sept. 2006 101,91 115,72
oct. 2006 102,55 116,46
nov. 2006 104,46 117,45
déc. 2006 103,18 117,08
janv. 2007 104,46 117,08
févr. 2007 103,82 117,08
mars 2007 103,18 116,81
avril 2007 106,37 116,51
mai 2007 104,46 116,07
juin 2007 105,1 115,77
juil. 2007 105,73 117,32
août 2007 105,1 116,58
sept. 2007 105,1 116,51
oct. 2007 102,55 117,03
nov. 2007 101,27 116,36
déc. 2007 100,64 116,16
janv. 2008 96,18 115,87
févr. 2008 97,45 115,82
mars 2008 98,09 114,41
avril 2008 96,18 113,13
mai 2008 98,09 111,33
juin 2008 96,18 109,18
juil. 2008 92,99 106,27
août 2008 96,18 105,36
sept. 2008 93,63 103,31
oct. 2008 92,99 100,2
nov. 2008 92,36 96,99
déc. 2008 92,36 94,57
janv. 2009 89,17 91,34
févr. 2009 87,26 88,03
mars 2009 85,99 85,86
avril 2009 82,17 84,03
mai 2009 78,34 82,03
juin 2009 78,34 80,6
juil. 2009 80,25 80,58
août 2009 78,98 80,7
sept. 2009 76,43 79,44
oct. 2009 78,34 78,83
nov. 2009 79,62 80,23
déc. 2009 80,89 82,45
janv. 2010 81,53 82,58
févr. 2010 80,25 83,05
mars 2010 80,89 84,33
avril 2010 83,44 84,95
mai 2010 85,35 86,33
juin 2010 84,71 87,51
juil. 2010 85,35 88,13
août 2010 84,08 88,97
sept. 2010 85,99 91,39
oct. 2010 87,26 94,27
nov. 2010 89,17 96,84
déc. 2010 89,81 98,45
janv. 2011 92,36 99,8
févr. 2011 93,63 100,86
mars 2011 92,99 101,75
avril 2011 91,08 102,05
mai 2011 92,99 102,89
juin 2011 91,08 101,83
juil. 2011 89,17 101,36
août 2011 89,81 100,84
sept. 2011 89,81 99,9
oct. 2011 88,54 98,77
nov. 2011 87,26 99,61
déc. 2011 86,62 100
janv. 2012 85,99 99,56
févr. 2012 87,26 99,68
mars 2012 87,26 99,56
avril 2012 87,9 99,16
mai 2012 85,99 98,1
juin 2012 87,26 98,62
juil. 2012 87,26 98,37
août 2012 85,99 98,05
sept. 2012 85,99 97,46
oct. 2012 86,62 96,99
nov. 2012 83,44 94,4
déc. 2012 83,44 94,27
janv. 2013 83,44 95,04
févr. 2013 81,53 95,71
mars 2013 83,44 96,2
avril 2013 84,71 97,14
mai 2013 86,62 98,05
juin 2013 84,08 98,3
juil. 2013 84,08 98,3
août 2013 84,08 97,95
sept. 2013 81,53 97,8
oct. 2013 79,62 96,84
nov. 2013 79,62 95,98
déc. 2013 79,62 93,63
janv. 2014 77,07 92,77
févr. 2014 75,16 91,29
mars 2014 71,97 89,71
avril 2014 70,06 88,72
mai 2014 68,15 87,31
juin 2014 67,52 86,62
juil. 2014 66,88 86,06
août 2014 67,52 85,88
sept. 2014 66,88 85
oct. 2014 66,88 84,7
nov. 2014 68,15 84,18
déc. 2014 66,24 84,21
janv. 2015 65,61 83,71
févr. 2015 65,61 83,69
mars 2015 64,97 83,29
avril 2015 64,97 82,58
mai 2015 63,69 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 8 – Évolution du nombre de logements commencés

Avertissement : à compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del 2 sont diffusés afin d’améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d’événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu’à présent. Ces indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur douze mois.

Une poursuite du repli des créations d’entreprises

Le recul de la création d’entreprises amorcé au trimestre précédent s’accentue en ce début d’année 2015. En baisse de 4,3 %, le nombre de créations atteint 3 700 unités au cours du trimestre. Cette tendance est plus forte qu’au niveau national, en repli de 3,0 %.

Ce recul est uniquement lié à la forte baisse des créations par des micro-entrepreneurs (- 19,2 %), alors que, contrairement à la période précédente, les créations classiques augmentent fortement ce trimestre (+ 12,9 %). Ces évolutions sont similaires mais d’ampleur moins importante au niveau national (figure 9).

L’industrie, les services et, dans une moindre mesure, la construction sont fortement impactés par ce repli des créations dans la région, le commerce étant plus dynamique.

Figure 9 – Évolution de la créations d'entreprise

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Évolution de la créations d'entreprise
Centre-Val de Loire hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Centre-Val de Loire y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 92,69 95,23 110,06 117,72
T3 2009 94,7 93,74 105,15 108,18
T4 2009 96,65 99,57 108,22 119,98
T1 2010 94,92 96,21 127,13 134,25
T2 2010 98,32 99,78 106,35 118,86
T3 2010 93,13 98,41 101,08 108,8
T4 2010 94,25 97,31 102,9 114,41
T1 2011 96,71 96,16 98,59 108,68
T2 2011 99,27 94,43 99,14 105,33
T3 2011 97,1 96,22 90,77 100,01
T4 2011 98,32 96,68 98,01 105,79
T1 2012 93,08 91,85 102,54 112,65
T2 2012 91,79 88,64 95,23 105,39
T3 2012 91,29 89,68 86,6 100,34
T4 2012 91,96 90,65 94,56 102,58
T1 2013 97,82 96,89 95,26 107,43
T2 2013 99,39 98,05 88,31 103,12
T3 2013 100,39 99,07 87,51 98,83
T4 2013 108,82 101,87 93,6 104,93
T1 2014 102,23 99,75 96,84 109,34
T2 2014 101,34 100,89 92,31 105,1
T3 2014 104,8 99,98 92,91 103,42
T4 2014 100,39 101,01 92,72 106,93
T1 2015 113,34 106,98 88,76 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 9 – Évolution de la créations d'entreprise

Une hausse des défaillances d’entreprises

Après plusieurs trimestres de recul, le nombre de défaillances augmente au premier trimestre 2015 en Centre-Val de Loire. Avec une hausse de 5,0 %, l’accroissement est plus marqué qu’au niveau national (+ 2,2 %) (figure 10).

Les secteurs de la construction et du commerce sont particulièrement touchés. Toutefois, sur un an, le nombre de défaillances reste en net repli dans la région alors qu’il augmente en France métropolitaine (respectivement - 4,1 et + 1,3 %).

Figure 10 – Évolution des défaillances d’entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution des défaillances d’entreprises
Centre-Val de Loire France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,87 100,52
mars 2005 99,75 100,57
avril 2005 101,19 101,22
mai 2005 103,5 102,01
juin 2005 104,13 102,31
juil. 2005 105,69 102,08
août 2005 104,82 101,95
sept. 2005 105,88 102,18
oct. 2005 103,88 101,8
nov. 2005 103,81 101,61
déc. 2005 102,56 101,36
janv. 2006 102,56 100,49
févr. 2006 102,44 99,45
mars 2006 102,06 98,95
avril 2006 101,38 97,81
mai 2006 98,31 97,16
juin 2006 97,12 96,75
juil. 2006 97,06 96,78
août 2006 96,87 97
sept. 2006 95,56 97,05
oct. 2006 99,06 97,57
nov. 2006 98,31 98,29
déc. 2006 99,25 98,95
janv. 2007 99,56 99,82
févr. 2007 100,56 101,14
mars 2007 102,56 102
avril 2007 103,81 102,72
mai 2007 104,63 103,16
juin 2007 107,44 103,95
juil. 2007 106,94 105,07
août 2007 106,44 104,94
sept. 2007 107,19 104,96
oct. 2007 108,32 105,76
nov. 2007 110,38 105,6
déc. 2007 111,19 105,6
janv. 2008 113,2 105,64
févr. 2008 114,76 106,13
mars 2008 114,45 105,69
avril 2008 117,57 107,12
mai 2008 117,89 106,87
juin 2008 117,26 106,86
juil. 2008 117,57 107,4
août 2008 118,51 107,64
sept. 2008 118,95 109,11
oct. 2008 119,7 110,52
nov. 2008 120,08 111,76
déc. 2008 120,45 114,05
janv. 2009 120,7 115,7
févr. 2009 122,76 117,52
mars 2009 125,58 121,05
avril 2009 125,2 122,8
mai 2009 125,95 124,71
juin 2009 128,58 126,52
juil. 2009 131,52 128
août 2009 134,02 128,98
sept. 2009 136,71 130,67
oct. 2009 135,08 130,38
nov. 2009 135,52 130,96
déc. 2009 136,09 130,57
janv. 2010 135,02 130,72
févr. 2010 136,02 130,53
mars 2010 137,27 130,65
avril 2010 136,77 129,35
mai 2010 138,27 129,3
juin 2010 136,65 129,4
juil. 2010 133,65 128,48
août 2010 134,02 128,63
sept. 2010 130,58 127,41
oct. 2010 131,39 126,45
nov. 2010 131,77 125,86
déc. 2010 131,39 124,77
janv. 2011 131,14 124,84
févr. 2011 130,52 124,8
mars 2011 130,71 123,95
avril 2011 131,08 123,42
mai 2011 134,21 125,01
juin 2011 134,08 123,63
juil. 2011 134,96 122,91
août 2011 133,83 122,95
sept. 2011 135,27 122,44
oct. 2011 133,46 122,53
nov. 2011 137,65 122,76
déc. 2011 137,96 122,57
janv. 2012 140,9 123,52
févr. 2012 139,27 123,51
mars 2012 139,09 122,56
avril 2012 138,02 122,9
mai 2012 136,21 121,24
juin 2012 137,46 121,36
juil. 2012 139,46 122,97
août 2012 138,27 122,83
sept. 2012 138,4 122,24
oct. 2012 144,84 124,24
nov. 2012 141,28 124,54
déc. 2012 143,15 125,94
janv. 2013 142,59 125,66
févr. 2013 141,96 125,49
mars 2013 138,52 125,31
avril 2013 141,46 126,73
mai 2013 140,84 127
juin 2013 139,46 127,46
juil. 2013 139,65 128,46
août 2013 140,71 128,29
sept. 2013 143,09 129,31
oct. 2013 143,28 129,31
nov. 2013 146,53 129,02
déc. 2013 147,84 129,09
janv. 2014 147,22 129,24
févr. 2014 149,53 130,42
mars 2014 149,66 130,43
avril 2014 148,09 130,73
mai 2014 147,97 130,11
juin 2014 148,41 130,36
juil. 2014 149,78 130,41
août 2014 149,91 130,46
sept. 2014 147,65 130,9
oct. 2014 144,59 130,78
nov. 2014 139,84 131,01
déc. 2014 136,71 129,31
janv. 2015 137,4 130,01
févr. 2015 139,84 129,82
mars 2015 143,59 132,17
avril 2015 143,59 131,92
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 10 – Évolution des défaillances d’entreprises

Un rebond de la fréquentation hôtelière

Contrairement aux deux trimestres précédents, la fréquentation hôtelière est en hausse au premier trimestre 2015 par rapport au même trimestre de l’année précédente. En effet, le nombre de nuitées augmente de 4,4 %, soit une croissance supérieure à celle de la France métropolitaine (+ 2,4 %). Cette hausse est due à la clientèle française. Le mois de février enregistre la progression de fréquentation la plus importante (figure 11).

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Centre-Val de Loire France métropolitaine
T1 2011 4,636749558483166 2,2455296988236904
T2 2011 0,1539766268292347 3,118357539041192
T3 2011 -0,5131038052295752 3,0256743767917547
T4 2011 3,4623571435097085 4,643769783473398
T1 2012 4,045497431596594 2,3624045764267207
T2 2012 0,5146683481968553 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,4677118402425022 -0,7592137658719297
T4 2012 -1,0754681995179192 0,30393408277045164
T1 2013 -4,781912160324037 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,6284444232010142 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,193588838852814 0,09029170044515399
T4 2013 0,11603516758157557 -0,5644496415199138
T1 2014 -4,38716231230755 -2,85235793715239
T2 2014 0,9845070335215892 -0,7980936572239198
T3 2014 -1,5527854566381334 -1,6063850425588522
T4 2014 -3,54032006419115 -0,7375650233675307
T1 2015 4,36933497128059 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 11 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Un solde commercial devenu déficitaire

Les échanges extérieurs de la région progressent de nouveau au premier trimestre 2015. Si les importations augmentent fortement, les exportations également, bien qu’à un degré moindre. Elles s’établissent respectivement à 4,7 et 4,6 milliards d’euros (figure 12). Après plus de deux années d’excédent commercial, le solde devient déficitaire, de 116 millions d’euros.

En volume annuel, exportations et importations se contractent respectivement de - 2,1 et - 1,7 %. Si dans la région les échanges de produits pharmaceutiques continuent de diminuer sur l’année, ceux du textile et de l’habillement sont assez dynamiques.

Le principal partenaire commercial du Centre-Val de Loire reste l’Union européenne, avec laquelle s’effectuent plus de 70 % des échanges. Toutefois, sur un an, les volumes diminuent tant pour les exportations (- 4,3 %) que pour les importations (- 2,2 %). Viennent ensuite l’Asie, l’Amérique et l’Afrique, avec laquelle les échanges augmentent le plus sur l’année.

Figure 12 – Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire

millions d'euros, CAF-FAB
Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire
Exportations Importations
T1 2005 3 929 3 513
T2 2005 3 867 3 565
T3 2005 3 741 3 127
T4 2005 4 230 3 720
T1 2006 4 163 3 545
T2 2006 4191 3606
T3 2006 3757 3293
T4 2006 4259 3772
T1 2007 4288 3920
T2 2007 3789 3788
T3 2007 3813 3630
T4 2007 4161 3843
T1 2008 4177 3818
T2 2008 4243 3888
T3 2008 3879 3682
T4 2008 3897 3709
T1 2009 3447 3494
T2 2009 3357 3367
T3 2009 3275 3135
T4 2009 3523 3352
T1 2010 3705 3478
T2 2010 3826 3768
T3 2010 3828 3629
T4 2010 4005 3616
T1 2011 4347 4331
T2 2011 4222 4278
T3 2011 4133 3974
T4 2011 4299 3992
T1 2012 4803 4608
T2 2012 4856 4475
T3 2012 4539 4328
T4 2012 4841 4853
T1 2013 4867 4832
T2 2013 4684 4508
T3 2013 4461 4268
T4 2013 4611 4313
T1 2014 4426 4385
T2 2014 4355 4174
T3 2014 4361 3922
T4 2014 4497 4374
T1 2015 4584 4700
  • Source : Direction générale des Douanes du Centre

Figure 12 – Évolution du commerce extérieur du Centre-Val de Loire

Encadrés

Contexte national - La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au second semestre, l’investissement des entreprises accélérerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international - Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale, juin 2015 « La reprise se diffuse dans la zone euro »