Des signes d’accalmie sur l’économie régionale

Eric Rubiloni, Philippe Winnicki, Insee Provence-Alpes-Côte d’Azur

L’année 2015 a débuté par un coup de froid inattendu hors de la zone euro : l’activité s’est de nouveau repliée aux États-Unis et la croissance britannique a déçu. L’économie japonaise a accéléré, sans toutefois effacer la forte contraction passée. Le ralentissement des économies émergentes a quant à lui persisté. Dans la zone euro, le PIB a conservé son rythme de croissance (+ 0,4 %). L’activité a particulièrement accéléré en France et en Italie. La croissance a été de nouveau très forte en Espagne, tandis que l’économie allemande a ralenti.

En France, la nette accélération de l’activité a été portée par le dynamisme de la production manufacturière et, dans une moindre mesure, par le rebond attendu de la production d’énergie-eau-déchets. La production s’est en revanche nettement repliée dans la construction. La consommation des ménages a vivement accéléré, tandis que le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance. Sur le marché du travail, l’emploi salarié marchand est resté stable et le taux de chômage a légèrement baissé, du fait notamment de la baisse du nombre de chômeurs âgés.

En Paca, l’emploi salarié marchand est également resté stable, mais les secteurs d’activité de la construction et de l’industrie ont de nouveau été affectés. Dans le même temps, le taux de chômage régional a légèrement baissé et la hausse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a légèrement accéléré.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 6
Paru le : 17/07/2015

L’emploi tertiaire redémarre

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié dans les secteurs concurrentiels hors agriculture et particuliers employeurs (55 % de l’emploi total) s’est maintenu au 1er trimestre 2015 (figure 1), marquant ainsi un 2e trimestre consécutif de stabilité. Sur un an, l’évolution de l’emploi régional baisse de 0,2 % après – 0,3 % à la fin du trimestre précédent. Fin mars 2015, Paca comptait 1 101 900 salariés dans les secteurs concurrentiels, soit 1 900 de moins qu’un an auparavant.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,14 100,06
T3 2005 100,75 100,19
T4 2005 101,28 100,33
T1 2006 101,42 100,43
T2 2006 101,91 101
T3 2006 102,74 101,39
T4 2006 102,52 101,45
T1 2007 103,44 102,24
T2 2007 103,98 102,49
T3 2007 104,23 102,86
T4 2007 104,24 103,07
T1 2008 104,59 103,31
T2 2008 104,08 102,89
T3 2008 103,71 102,56
T4 2008 103,57 101,85
T1 2009 102,76 100,76
T2 2009 102,29 100,29
T3 2009 102,27 100,01
T4 2009 102,81 100,11
T1 2010 102,84 100,02
T2 2010 102,64 100,1
T3 2010 102,88 100,3
T4 2010 102,81 100,51
T1 2011 103,04 100,77
T2 2011 103,39 101,05
T3 2011 102,98 100,95
T4 2011 103,1 100,92
T1 2012 103,1 100,94
T2 2012 103,07 100,83
T3 2012 103,02 100,59
T4 2012 102,74 100,32
T1 2013 102,88 100,24
T2 2013 102,92 99,91
T3 2013 103,03 99,97
T4 2013 103,11 100,03
T1 2014 102,99 99,85
T2 2014 103,23 99,93
T3 2014 102,83 99,61
T4 2014 102,81 99,73
T1 2015 102,81 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’emploi salarié a évolué différemment selon le secteur d’activité (figure 2). Dans le tertiaire marchand hors intérim, les effectifs ont renoué avec la hausse (+ 0,3 %), après deux trimestres consécutifs de baisse. Dans le commerce, après une forte contraction aux 3e et 4e trimestres 2014 (– 0,4 % chaque trimestre), les effectifs ont légèrement progressé début 2015 (+ 0,1 % soit + 160 emplois). Dans le même temps, les effectifs des services marchands (+ 0,4 %, après 0,0 %) ont augmenté dans tous les sous-secteurs. Un fort rebond a notamment été enregistré dans l’« hébergement-restauration » (+ 1,1 % soit 1 100 emplois supplémentaires), après deux replis consécutifs aux 3e et 4e trimestres 2014 (respectivement – 0,8 % et – 0,5 %). Après une légère contraction fin 2014, l’emploi a également largement progressé dans le sous-secteur des « activités financières et d’assurance » (+ 0,7 % soit + 360 emplois).

Dans les autres sous-secteurs, la hausse a été plus modérée. Les effectifs ont rebondi dans les « autres services » (+ 0,4 % après – 0,5 % au trimestre précédent) et ont continué de progresser dans les « activités immobilières » (+ 0,3 % après + 0,2 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,3 99,49 100,3 100,58
T3 2005 102,32 99,29 100,92 100,79
T4 2005 103,59 99,16 101,46 101,2
T1 2006 105,61 98,84 101,37 100,97
T2 2006 106,72 99,01 101,78 100,86
T3 2006 107,87 98,71 102,74 101,19
T4 2006 108,92 98,44 102,47 100,78
T1 2007 110,18 98,94 103,23 101,74
T2 2007 111,27 98,64 103,87 101,66
T3 2007 112,2 98,73 104,29 102,08
T4 2007 113,01 98,32 104,31 102,02
T1 2008 112,66 98,45 104,58 101,87
T2 2008 113,36 98,08 104,16 101,72
T3 2008 113,94 98,02 103,57 101,62
T4 2008 112,8 97,13 104,06 101,56
T1 2009 111,75 96,11 103,71 101,02
T2 2009 110,43 95,27 103,24 100,79
T3 2009 109,44 94,17 103,52 100,59
T4 2009 108,96 93,83 104,38 100,92
T1 2010 108,23 92,63 104,57 101,13
T2 2010 107,56 91,91 104,31 100,85
T3 2010 107,28 91,71 104,7 100,73
T4 2010 106,85 91,74 104,5 100,75
T1 2011 106,46 92,21 104,79 101,18
T2 2011 106,72 92,57 105,38 101,44
T3 2011 105,23 92,16 105 101,1
T4 2011 105,35 92,64 105,14 101,3
T1 2012 104,8 92,57 105,33 101,16
T2 2012 103,81 92,7 105,44 101,25
T3 2012 102,8 92,74 105,56 101,17
T4 2012 102,53 92,57 105,35 100,91
T1 2013 101,45 92,79 105,56 100,81
T2 2013 101,45 92,51 105,64 100,52
T3 2013 101,45 92,53 105,91 100,82
T4 2013 101,1 92,51 105,94 101,3
T1 2014 100,94 92,29 105,9 100,98
T2 2014 100,01 92,29 106,36 101,77
T3 2014 99,28 91,91 106,18 101,4
T4 2014 98,23 91,86 106,04 100,98
T1 2015 97,69 91,52 106,33 101,05
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dans les « services aux entreprises » et le « transport-entreposage », l’emploi a augmenté au même rythme qu’en 2014 (+ 0,1 % par trimestre pour chacun d’entre eux). Enfin, l’emploi a également continué de progresser dans l’« information-communication » (+ 0,1 %, après + 1,0 % au trimestre précédent). À l’inverse, les effectifs intérimaires (classés dans les services marchands au niveau régional) se sont repliés (– 3,3 % soit 1 080 emplois en moins), effaçant en partie les gains enregistrés au trimestre précédent (+ 6,2 %) (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 96,16 99,86
T3 2005 99,39 101,93
T4 2005 100,74 102,6
T1 2006 102,83 101,7
T2 2006 104,79 107,36
T3 2006 107,16 107,31
T4 2006 104,54 105,31
T1 2007 110,07 114,93
T2 2007 110,72 112,47
T3 2007 105,92 110,87
T4 2007 105,48 109,72
T1 2008 110,67 114,33
T2 2008 103,96 106,28
T3 2008 104,01 99,93
T4 2008 96,35 86,9
T1 2009 87,08 73,86
T2 2009 90,81 75,59
T3 2009 92,33 79,59
T4 2009 92,98 84,26
T1 2010 97,81 88,79
T2 2010 103,12 93,35
T3 2010 103,72 97,1
T4 2010 107 100,8
T1 2011 106,62 101,29
T2 2011 101,99 101,56
T3 2011 104,11 100,44
T4 2011 101,8 96,47
T1 2012 99,46 95,23
T2 2012 98,43 91,82
T3 2012 97,02 87,96
T4 2012 94,51 85,94
T1 2013 96,38 88,55
T2 2013 97,28 87,14
T3 2013 94,67 88,77
T4 2013 97,53 91,54
T1 2014 96,31 89,36
T2 2014 96,42 91,21
T3 2014 91,95 87,36
T4 2014 97,66 91,59
T1 2015 94,48 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

En baisse constante depuis mi-2008, les effectifs salariés du secteur de la construction ont une nouvelle fois reculé au 1er trimestre 2015 (– 0,5 % soit 550 emplois en moins). Ce repli est d’une intensité comparable à ceux observés en moyenne depuis 6 ans. Les indicateurs conjoncturels d’activité du BTP restent dégradés, quel que soit le secteur considéré.

Enfin, dans l’industrie, les effectifs ont à nouveau diminué (– 0,4 % après 0,0 % au trimestre précédent). Le sous-secteur de la « fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; fabrication de machines » (– 1,7 % soit 290 emplois en moins) explique la moitié de cette baisse. Les effectifs des « industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, raffinage » et de la « fabrication d’autres produits industriels » (40 % des effectifs industriels) ont également reculé (respectivement – 0,3 % soit – 160 emplois et – 0,4 % soit – 130 emplois). Après la forte baisse enregistrée fin 2014 (– 0,5 %), l’emploi dans la « fabrication de matériels de transport » n’a que faiblement rebondi (+ 0,1 % soit + 10 emplois), tandis que celui du sous-secteur de l’« agroalimentaire » est resté stable.

Comme au niveau régional, les effectifs salariés hors agriculture et particuliers employeurs en France métropolitaine sont restés stables au 1er trimestre 2015 (0,0 % après + 0,1 %, au trimestre précédent). Après la légère hausse enregistrée au 4e trimestre 2014 (+ 0,1 %), l’emploi tertiaire marchand hors intérim a accéléré (+ 0,3 %). Les effectifs du commerce ont augmenté de 0,1 % et ceux des services marchands de 0,3 %. Par ailleurs, l’emploi salarié des secteurs de la construction et de l’industrie se sont de nouveau contractés (respectivement – 0,8 % et – 0,3 %). Enfin, les effectifs intérimaires ont reculé (– 1,6 % soit – 8 900 postes), annulant en partie la hausse observée au trimestre précédent. Selon les prévisions, d’ici fin 2015 l’emploi marchand se redresserait dès le 2e trimestre puis accélérerait au 2nd semestre, porté par une activité mieux orientée et l’enrichissement de la croissance en emplois apporté par le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et le Pacte de responsabilité et de solidarité.

Léger recul du taux de chômage

Le taux de chômage localisé a légèrement baissé en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er trimestre 2015 (– 0,1 point). Il s’établit désormais à 11,6 % de la population active (figure 4). Sur un an, il a augmenté de 0,2 point. Au sein de la région, le taux de chômage a baissé de 0,1 point par rapport au trimestre précédent dans le Var (11,4 %), les Bouches-du-Rhône (12,0 %) et le Vaucluse (12,8 %). Dans les départements alpins, il est resté stable et atteint 9,4 % dans les Hautes-Alpes, 10,8 % dans les Alpes-Maritimes et 12,1 % dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2005 9,7 8,3
T2 2005 9,9 8,4
T3 2005 10,1 8,6
T4 2005 10,1 8,7
T1 2006 10,2 8,7
T2 2006 10,0 8,6
T3 2006 10,0 8,5
T4 2006 9,4 8,0
T1 2007 9,7 8,1
T2 2007 9,4 7,8
T3 2007 9,2 7,6
T4 2007 8,6 7,2
T1 2008 8,2 6,8
T2 2008 8,3 7,0
T3 2008 8,4 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,4 8,2
T2 2009 10,0 8,8
T3 2009 10,0 8,8
T4 2009 10,4 9,2
T1 2010 10,2 9,0
T2 2010 10,1 8,9
T3 2010 10,2 8,8
T4 2010 10,2 8,8
T1 2011 10,3 8,7
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,6 9,0
T1 2012 10,7 9,1
T2 2012 10,9 9,3
T3 2012 10,9 9,4
T4 2012 11,2 9,7
T1 2013 11,5 10,0
T2 2013 11,5 10,0
T3 2013 11,5 9,9
T4 2013 11,2 9,7
T1 2014 11,4 9,8
T2 2014 11,3 9,7
T3 2014 11,6 10,0
T4 2014 11,7 10,1
T1 2015 11,6 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi (cat. A, B et C) inscrits à Pôle emploi a accéléré entre mars 2014 et mars 2015. Elle s’établit à + 7,3 %, après + 6,7 % entre décembre 2013 et décembre 2014. Cette accélération concerne uniquement les demandeurs d’emploi en activité réduite (cat. B et C) dont la hausse a progressé de 3,0 point ; à l’inverse, la progression du nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (cat. A) a légèrement ralenti (– 0,4 point). Fin mars 2015, 458 400 personnes sont à la recherche d’un emploi en Paca, soit 30 900 de plus qu’un an auparavant. La hausse du chômage reste plus soutenue chez les hommes (+ 7,8 % sur un an), que chez les femmes (+ 6,8 %).

Ce sont toujours les demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus qui sont les plus touchés. Leur nombre a progressé de 11,5 % sur un an fin mars 2015, contre + 12,0 % fin décembre 2014. Après la baisse enregistrée au 1er semestre 2014, la demande d’emploi des jeunes de moins de 25 ans a renoué avec la hausse au 2nd semestre. Elle a encore accéléré début 2015 et s’établit à + 3,6 %, après + 2,2 % au trimestre précédent. Enfin, le chômage de longue durée a également accéléré (+ 10,9 % sur un an contre + 10,1 % au trimestre précédent).

En France métropolitaine, le taux de chômage au sens du BIT a baissé de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. Il s’établit à 10,0 % de la population active au 1er trimestre 2015. Sur un an, il augmente de 0,2 point. Au niveau national, la hausse annuelle du nombre de demandeurs d’emploi enregistrés par Pôle emploi s’est intensifiée au 1er trimestre 2015 (+ 6,7 % fin mars contre + 6,3 % fin décembre 2014). Comme en Paca, celle des demandeurs d’emploi de catégorie A a légèrement ralenti, tandis que celle des catégories B et C s’accentuait fortement. Selon les prévisions, l’accélération de l’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois stimuleraient l’emploi d’ici fin 2015. Cette hausse permettrait une stabilisation du taux de chômage sur cette période.

Des signes d’amélioration pour le logement neuf

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de logements autorisés à la construction au cours des 12 derniers mois s’établit à 34 200 fin mars 2015. Il recule de 0,6 % par rapport à fin décembre 2014, après – 1,7 % au trimestre précédent (figure 5). Ce repli est bien moins important que celui observé en France métropolitaine (– 3,0 %). Sur un an, le recul des permis de construire atteint – 1,4 % en Paca, contre – 6,6 % au niveau national.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,72 101,51
avril 2005 101,72 102,27
mai 2005 101,43 102,8
juin 2005 104,87 104,19
juil. 2005 110,03 105,05
août 2005 109,46 105,52
sept. 2005 110,32 106,38
oct. 2005 111,17 106,5
nov. 2005 111,17 106,97
déc. 2005 116,62 108,38
janv. 2006 117,48 109,42
févr. 2006 121,78 110,69
mars 2006 126,93 112,44
avril 2006 130,95 113,42
mai 2006 132,95 114,81
juin 2006 133,24 115,55
juil. 2006 131,52 116,39
août 2006 135,82 117,06
sept. 2006 137,25 116,57
oct. 2006 138,11 118
nov. 2006 140,4 118,96
déc. 2006 138,11 118,49
janv. 2007 138,4 117,9
févr. 2007 134,67 117,92
mars 2007 131,52 118,39
avril 2007 129,51 117,86
mai 2007 127,79 117,55
juin 2007 123,78 116,78
juil. 2007 123,21 117
août 2007 122,92 116,82
sept. 2007 122,06 116,53
oct. 2007 122,06 115,79
nov. 2007 120,06 113,69
déc. 2007 116,62 112,44
janv. 2008 115,47 112,22
févr. 2008 116,91 111,87
mars 2008 116,62 110,26
avril 2008 114,61 109,48
mai 2008 113,18 108,28
juin 2008 110,89 106,09
juil. 2008 107,16 103,62
août 2008 101,43 101,16
sept. 2008 100,57 99,61
oct. 2008 100,57 97,43
nov. 2008 98,57 95,57
déc. 2008 97,42 92,75
janv. 2009 94,27 89,99
févr. 2009 90,26 86,39
mars 2009 86,25 83,49
avril 2009 85,96 81,24
mai 2009 85,1 78,55
juin 2009 85,1 76,64
juil. 2009 86,82 75,52
août 2009 87,68 74,66
sept. 2009 87,39 74,03
oct. 2009 83,67 73,13
nov. 2009 83,67 73,29
déc. 2009 85,1 74,01
janv. 2010 85,1 74,66
févr. 2010 85,39 76,4
mars 2010 90,26 78,91
avril 2010 90,54 80,83
mai 2010 93,98 82,92
juin 2010 97,99 85,27
juil. 2010 100,29 87,47
août 2010 99,71 88,8
sept. 2010 101,72 90,34
oct. 2010 102,58 90,99
nov. 2010 104,58 91,5
déc. 2010 108,88 92,68
janv. 2011 112,32 93,99
févr. 2011 113,18 94,2
mars 2011 111,46 93,69
avril 2011 113,75 93,62
mai 2011 114,33 95,1
juin 2011 114,61 95,46
juil. 2011 112,32 96
août 2011 114,04 97,26
sept. 2011 116,62 98,98
oct. 2011 116,91 99,65
nov. 2011 117,77 100,76
déc. 2011 115,76 101,8
janv. 2012 116,05 101,82
févr. 2012 119,48 101,98
mars 2012 118,62 101,66
avril 2012 117,77 101,96
mai 2012 116,91 100,57
juin 2012 118,91 100,16
juil. 2012 124,36 99,33
août 2012 126,07 99,18
sept. 2012 120,63 97,16
oct. 2012 124,36 96,63
nov. 2012 122,64 95,57
déc. 2012 122,06 93,83
janv. 2013 119,77 93,99
févr. 2013 116,62 95,5
mars 2013 119,48 96,02
avril 2013 118,91 94,48
mai 2013 116,33 92,44
juin 2013 114,61 90,76
juil. 2013 109,17 88,72
août 2013 104,87 86,02
sept. 2013 102,87 84,45
oct. 2013 101,72 83,94
nov. 2013 102,58 83,08
déc. 2013 101,15 82,3
janv. 2014 100,86 80,24
févr. 2014 102,01 77,2
mars 2014 98,85 76,13
avril 2014 96,56 74,99
mai 2014 97,71 75,15
juin 2014 94,27 74,97
juil. 2014 95,99 75,17
août 2014 96,85 75,09
sept. 2014 99,71 75,26
oct. 2014 98,85 74,23
nov. 2014 96,28 73,44
déc. 2014 97,13 73,05
janv. 2015 97,13 72,44
févr. 2015 95,42 71,7
mars 2015 97,13 70,68
avril 2015 98,57 71,17
mai 2015 97,99 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Le nombre de logements mis en chantier au cours des 12 derniers mois en Paca a légèrement baissé au 1er trimestre 2015 (– 0,9 %). Il s’établit à 32 400 fin mars 2015. Ce recul est toutefois moins prononcé que celui observé en France métropolitaine (– 2,1 %). Sur un an, le nombre de logements commencés recule également moins fortement dans la région (– 3,6 %) qu’au niveau national (– 8,8 %).

Au cours du 1er trimestre 2015, les ventes de logements neufs ont continué à se redresser en Paca. 2 975 logements ont été vendus, soit une hausse de 12,4 % sur un an. Cette hausse tend à confirmer la reprise des ventes engagée au trimestre précédent (+ 9,3 %). Le niveau des ventes se rapproche ainsi de sa moyenne de long terme (3 150 logements vendus par trimestre). Dans le même temps, le nombre de logements mis en vente a été contenu à 2 650 logements. Ce chiffre, inférieur à celui des réservations, permet aux promoteurs de résorber l’encours des logements proposés à la vente. Il baisse de 6,8 % sur un an mais reste à un niveau élevé (10 800 unités).

La fréquentation hôtelière repart à la hausse

Après trois trimestres consécutifs de baisse, le nombre de nuitées dans les hôtels de Provence-Alpes-Côte d’Azur a légèrement augmenté au 1er trimestre 2015 (+ 0,2 % sur un an, soit 6 200 nuitées supplémentaires) (figure 6). Dans toutes les autres régions touristiques, l’augmentation du nombre de nuitées est plus marquée qu’en Paca, hormis la Corse (– 7,6 %). La fréquentation hôtelière a notamment fortement progressé en Bretagne (+ 9,5 %), Aquitaine (+ 6,7 %) et Rhône-Alpes (+ 6,3 %). En Ile-de-France (36 % de l’ensemble des nuitées) et en Languedoc-Roussillon, la hausse a été moins soutenue (respectivement + 0,2 % et + 1,1 %). Au total, en France métropolitaine, le nombre de nuitées hôtelières a sensiblement augmenté au 1er trimestre 2015 (+ 2,4 %, après – 0,7 %).

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Provence-Alpes-Côte d'Azur France métropolitaine
T1 2011 -1,7995970173400022 2,2455296988236904
T2 2011 3,043126281858647 3,118357539041192
T3 2011 5,585817839201926 3,0256743767917547
T4 2011 10,585643362658256 4,643769783473398
T1 2012 4,893559025541623 2,3624045764267207
T2 2012 1,141812653483374 -0,7817130068028603
T3 2012 0,5054779732003644 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,03657005621964264 0,30393408277045164
T1 2013 -4,674399744134501 -0,39239682185379654
T2 2013 -0,7917425584077544 -0,7465023691316598
T3 2013 -1,517061222304537 0,09029170044515399
T4 2013 -0,8182130903173844 -0,5644496415199138
T1 2014 1,1197819151326365 -2,85235793715239
T2 2014 1,3721887204181307 -0,7980936572239198
T3 2014 -4,729906505008851 -1,6063850425588522
T4 2014 -2,962930339206536 -0,7375650233675307
T1 2015 0,1827861106255793 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En Paca, le maintien de la clientèle étrangère (+ 0,1 %, soit 1 300 nuitées supplémentaires, après + 2,9 % au trimestre précédent) et le retour de la clientèle française (+ 0,2 %, soit 4 900 nuitées, après – 5,9 % au trimestre précédent) expliquent la légère hausse de fréquentation hôtelière.

La clientèle européenne (y compris la Turquie) a légèrement progressé au 1er trimestre 2015 (+ 0,5 %, soit 3 370 nuitées de plus). Les touristes en provenance des pays de la zone euro sont notamment venus un peu plus nombreux (+ 1,9 %, soit 7 265 nuitées en plus). Cette hausse s’explique principalement par un afflux de la clientèle espagnole (+ 23,4 % soit 8 090 nuitées de plus), et le retour des clientèles hollandaise (+ 9,5 % soit 1 850 nuitées) et irlandaise (+ 43,2 % soit 1 730 nuitées). À l’inverse, la fréquentation de la clientèle portugaise a fortement chuté (– 47,0 % soit 5 030 nuitées de moins), de même que la clientèle allemande. Les Italiens sont venus presque aussi nombreux qu’au trimestre précédent (– 0,1 %).

À l’inverse, la fréquentation hôtelière des touristes européens hors zone euro a chuté (– 1,4 % après + 6,5 % au trimestre précédent). Ce sont les touristes en provenance de l’Europe de l’Est (– 24,7 % soit 11 790 nuitées de moins) qui ont le plus fortement contribué à cette baisse. La légère hausse de fréquentation de la clientèle suisse (+ 7,3 % soit 3 455 nuitées de plus) n’a pas compensé cette baisse. Dans le même temps, la clientèle en provenance du Royaume-Uni s’est maintenue (+ 0,4 % soit 580 nuitées).

La clientèle lointaine (hors Europe) a fortement chuté au 1er trimestre 2015 (– 2,0 % soit 5 000 nuitées de moins). Les Russes et les Japonais sont de nouveau venus moins nombreux (respectivement – 26,1 % et – 31,3 %, soit 12 240 et 10 250 nuitées). À l’inverse, les Américains, qui représentent 26 % de la clientèle lointaine, ont été plus présents (+ 2,5 % soit + 1 570 nuitées de plus). Il en va de même pour les touristes chinois (+ 11,8 % soit 2 220 nuitées). Avec une hausse de fréquentation de 27,7 % (2 420 nuitées de plus), les Australiens sont de retour. Les clientèles en provenance des pays du Maghreb et d’Amérique Centrale et du Sud ont également été bien plus nombreuses (respectivement + 29,7 % et + 23,4 %, soit 3 220 et 4 050 nuitées de plus).

La baisse de création d’entreprises s’accentue, les défaillances augmentent fortement

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de créations d’entreprises a de nouveau baissé au 1er trimestre 2015, plus fortement qu’au trimestre précédent (– 5,8 % sur un an, après – 2,4 % au 4e trimestre 2014) (figure 7). 14 310 nouvelles entreprises ont été créées, soit 890 de moins qu’un an auparavant. Au niveau national, les créations d’entreprises ont également diminué (– 5,1 %, après + 1,9 %).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 95,09 95,23 114,47 117,72
T3 2009 93,37 93,74 109,93 108,18
T4 2009 95,51 99,57 117,44 119,98
T1 2010 92,35 96,21 128,93 134,25
T2 2010 94,13 99,78 114,21 118,86
T3 2010 92,68 98,41 103,76 108,8
T4 2010 89,78 97,31 104,75 114,41
T1 2011 89,06 96,16 102,55 108,68
T2 2011 86,81 94,43 101,83 105,33
T3 2011 87,23 96,22 93,08 100,01
T4 2011 89,49 96,68 100,01 105,79
T1 2012 84,32 91,85 105,78 112,65
T2 2012 80,54 88,64 101,83 105,39
T3 2012 82 89,68 96,74 100,34
T4 2012 83,45 90,65 94,06 102,58
T1 2013 89,46 96,89 100,64 107,43
T2 2013 90,32 98,05 95,65 103,12
T3 2013 90,29 99,07 90,18 98,83
T4 2013 91,23 101,87 93,06 104,93
T1 2014 86,67 99,75 98,41 109,34
T2 2014 91,19 100,89 95,96 105,1
T3 2014 86,86 99,98 89,9 103,42
T4 2014 89,63 101,01 90,83 106,93
T1 2015 93,2 106,98 92,65 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

En Paca, les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs sont reparties à la hausse dans la région (+ 7,5 % sur un an, après – 2,3 % au trimestre précédent, soit 500 créations de plus sur un an). À l’inverse, la baisse des créations de micro-entreprises, déjà observée fin 2014 (– 3,0 %), est encore plus marquée en ce début d’année 2015 (– 16,3 % sur un an, soit – 1 390 créations). Pour la première fois depuis la mise en place de ce régime, le nombre de créations de micro-entreprises représente moins de la moitié de l’ensemble des créations d’entreprises.

À l’issue du 1er trimestre 2015, 6 384 défaillances ont été enregistrées depuis un an dans la région. Sur un an, le nombre de défaillances a ainsi augmenté plus fortement ce trimestre qu’au trimestre précédent (+ 2,0 % après + 0,9 %). Au niveau national, les défaillances accélèrent également (+ 1,1 % après + 0,2 % au trimestre précédent).

En Paca, des différences marquées sont observées selon le secteur d’activité. C’est dans les secteurs de l’hébergement-restauration (+ 18,0 % soit + 149 entreprises) et du soutien aux entreprises (+ 8,5 % soit + 56 entreprises) que le nombre de défaillances a le plus fortement augmenté. À l’opposé, il a diminué principalement dans les secteurs du commerce-réparation automobile (– 3,9 % soit – 58 entreprises) et de l’industrie (– 4,9 % soit – 21 entreprises). Dans la construction (– 0,1 %) et l’agriculture (+ 0,0 %), le nombre de défaillance est resté stable.

Encadrés

Contexte national - La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au 1er trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au 2trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au 2nd semestre, l’investissement des entreprises accélérerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au 3trimestre, puis de 0,4 % au 4trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international - Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au 1er trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale de juin 2015 « La reprise se diffuse dans la zone euro ».