Un début d’année 2015 hésitant

Alain Batifoulier, Insee

En Auvergne, au 1er trimestre 2015, une partie des indicateurs de la conjoncture sont mal orientés. Après sa remontée du trimestre précédent, l’emploi salarié marchand est à nouveau en recul (– 0,2 %), alors qu’il se stabilise sur l’ensemble de la France métropolitaine. La baisse des effectifs touche particulièrement la construction (– 1,1 % contre – 0,8 % en moyenne métropolitaine). Les difficultés persistantes de ce secteur se manifestent également par le ralentissement du nombre de mises en chantier et une stagnation des autorisations dans le logement neuf. Tous secteurs confondus, les entreprises en difficulté sont en augmentation de 4,1 %. Malgré tout, le taux de chômage reste stable à 8,9 %. Les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs se portent bien ; leur nombre augmente de plus de 17 %, atteignant un niveau inégalé ces cinq dernières années. Les hôtels auvergnats affichent une fréquentation nettement plus élevée qu’au 1er trimestre de l’année précédente.

Insee Conjoncture Auvergne
No 6
Paru le : 21/07/2015

L’emploi salarié marchand régional décroît à nouveau

En Auvergne, au 1er trimestre 2015, les effectifs salariés des secteurs marchands non agricoles amorcent un nouveau recul après leur remontée de la fin d’année 2014 (– 0,2 % par rapport au 4e trimestre 2014). En revanche, à l’échelon métropolitain, les effectifs se stabilisent (Figure 1).

Ce repli régional s’explique essentiellement par les difficultés dans la construction. En effet, la plongée des effectifs salariés du secteur s’accentue. Elle se traduit par une baisse de 1,1 % par rapport au trimestre précédent (– 0,8 % en France métropolitaine). Sur un an, 3,6 % des emplois auvergnats ont été détruits dans ce secteur (– 3,5 % en France) (Figure 2).

Dans la région, la progression dans les services marchands marque également le pas. Après deux hausses successives en 2014, les effectifs salariés baissent de 0,1 % par rapport au trimestre précédent. Le commerce régional subit la même diminution. Ces tendances sont inverses de celles observées au niveau national. En France métropolitaine, l’emploi augmente de 0,2 % dans les services et de 0,1 % dans le commerce.

En revanche, les effectifs industriels augmentent de 0,1 % en Auvergne alors qu’ils baissent de 0,3 % à l’échelon métropolitain.

Trois des quatre départements auvergnats contribuent au recul de l’emploi salarié marchand. La baisse globale des effectifs est la plus marquée en Haute-Loire. Elle atteint 0,3 % par rapport au 4e trimestre 2014. Dans ce département, le secteur de la construction souffre particulièrement avec une chute proche de 3 % des effectifs salariés. Le Puy-de-Dôme et l’Allier s’alignent sur la moyenne régionale (– 0,2 %). Dans ces deux départements, le recul des effectifs du secteur de la construction constitue également l’élément principal de la baisse d’ensemble (respectivement – 1,0 % et – 0,8 %).

Le département du Cantal est le seul à conserver ses effectifs salariés à la hausse (+ 0,3 % par rapport au 4e trimestre 2014). Tous les secteurs d’activité contribuent à ce résultat, hormis les services marchands hors intérim (– 0,1 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Auvergne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,96 100,06
T3 2005 100,07 100,19
T4 2005 99,64 100,33
T1 2006 99,84 100,43
T2 2006 100 101
T3 2006 100,17 101,39
T4 2006 100,13 101,45
T1 2007 100,51 102,24
T2 2007 100,64 102,49
T3 2007 100,92 102,86
T4 2007 100,61 103,07
T1 2008 100,72 103,31
T2 2008 100,15 102,89
T3 2008 99,43 102,56
T4 2008 98,48 101,85
T1 2009 97,2 100,76
T2 2009 96,89 100,29
T3 2009 96,5 100,01
T4 2009 96,18 100,11
T1 2010 96,21 100,02
T2 2010 95,93 100,1
T3 2010 96,09 100,3
T4 2010 96,33 100,51
T1 2011 96,13 100,77
T2 2011 96,26 101,05
T3 2011 96,15 100,95
T4 2011 96,23 100,92
T1 2012 95,9 100,94
T2 2012 96,14 100,83
T3 2012 96,2 100,59
T4 2012 95,72 100,32
T1 2013 95,87 100,24
T2 2013 95,52 99,91
T3 2013 95,9 99,97
T4 2013 95,89 100,03
T1 2014 95,84 99,85
T2 2014 95,65 99,93
T3 2014 95,54 99,61
T4 2014 95,77 99,73
T1 2015 95,63 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Auvergne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Auvergne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,88 99,24 100,04 100,23
T3 2005 101,53 98,81 100,38 100,44
T4 2005 102,3 98,2 100,05 100,81
T1 2006 102,92 97,86 100,61 101,44
T2 2006 103,99 97,3 100,74 101,46
T3 2006 105,52 96,89 101,09 101,84
T4 2006 106,38 96,68 101 101,24
T1 2007 107,2 96,19 101,24 101,77
T2 2007 108,34 95,5 101,63 102,08
T3 2007 109,65 95,07 102,27 102,24
T4 2007 110,68 94,58 101,93 102,23
T1 2008 111,77 93,66 102,31 101,39
T2 2008 111,68 93,25 102,45 102,05
T3 2008 111,9 92,77 102,01 102,45
T4 2008 111,82 91,24 102,12 101,97
T1 2009 109,62 90,31 101,43 101,74
T2 2009 110,98 89,19 101,47 101,56
T3 2009 109,51 88,09 101,39 100,68
T4 2009 108,72 87 101,53 100,94
T1 2010 108,93 86,24 101,7 101,12
T2 2010 107,87 85,73 101,26 100,31
T3 2010 107,36 85,14 101,69 100,13
T4 2010 107,58 85,01 101,72 100,01
T1 2011 106,63 84,82 101,84 99,87
T2 2011 106,05 85,18 101,86 99,87
T3 2011 105,36 85,34 101,93 99,97
T4 2011 105,25 85,49 102,19 99,81
T1 2012 104,59 85,46 101,96 99,2
T2 2012 104,85 85,37 102,64 99,75
T3 2012 104,55 85,41 103,08 100,53
T4 2012 103,45 84,96 102,75 99,51
T1 2013 103,44 84,92 102,79 99,48
T2 2013 102,89 84,34 102,56 98,86
T3 2013 103,04 84,3 103 98,71
T4 2013 102,14 84,2 103,08 99,49
T1 2014 101,6 84,08 103,2 99,31
T2 2014 100,67 83,91 103,01 99,36
T3 2014 99,41 83,53 103,46 99,31
T4 2014 99,07 83,45 103,95 99,29
T1 2015 97,99 83,53 103,83 99,18
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Auvergne

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Auvergne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 102,74 99,86
T3 2005 102,9 101,93
T4 2005 99,47 102,6
T1 2006 98,13 101,7
T2 2006 102,66 107,36
T3 2006 101,82 107,31
T4 2006 101,36 105,31
T1 2007 110,27 114,93
T2 2007 111,13 112,47
T3 2007 109,68 110,87
T4 2007 108,01 109,72
T1 2008 110,79 114,33
T2 2008 97,8 106,28
T3 2008 88,83 99,93
T4 2008 76,12 86,9
T1 2009 65,85 73,86
T2 2009 63,29 75,59
T3 2009 67,54 79,59
T4 2009 68,82 84,26
T1 2010 73,1 88,79
T2 2010 78,86 93,35
T3 2010 83,55 97,1
T4 2010 89,83 100,8
T1 2011 87,09 101,29
T2 2011 88,4 101,56
T3 2011 85,13 100,44
T4 2011 82,72 96,47
T1 2012 79,25 95,23
T2 2012 76,22 91,82
T3 2012 72,14 87,96
T4 2012 70,95 85,94
T1 2013 74,57 88,55
T2 2013 74,89 87,14
T3 2013 78,84 88,77
T4 2013 80,48 91,54
T1 2014 80,06 89,36
T2 2014 81,41 91,21
T3 2014 78,9 87,36
T4 2014 79,9 91,59
T1 2015 79,75 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Stabilisation du chômage auvergnat à un niveau élevé

Au 1er trimestre 2015, le chômage touche 8,9 % des actifs auvergnats (données corrigées des variations saisonnières). Ce niveau, inchangé par rapport au trimestre précédent et égal à celui du début de 2013, est le plus élevé de ces dix dernières années. Au niveau national, le chômage diminue de 0,1 point pour atteindre 10,0 % des actifs (Figure 4). L’écart entre l’Auvergne et la moyenne nationale se réduit donc légèrement.

Le chômage demeure également stable dans trois départements auvergnats. Il reste ainsi fixé à 10,7 % dans l’Allier, à 6,4 % dans le Cantal et à 8,8 % dans le Puy-de-Dôme. En revanche une baisse s’opère dans le Cantal où le taux de chômage passe de 8,5 % à 8,3 %, retrouvant ainsi son niveau de la première moitié de l’année 2014.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Auvergne France métropolitaine
T1 2005 7,1 8,3
T2 2005 7,3 8,4
T3 2005 7,4 8,6
T4 2005 7,6 8,7
T1 2006 7,7 8,7
T2 2006 7,5 8,6
T3 2006 7,5 8,5
T4 2006 7,2 8,0
T1 2007 7,3 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,5 7,2
T1 2008 6,1 6,8
T2 2008 6,4 7,0
T3 2008 6,5 7,1
T4 2008 7,0 7,4
T1 2009 7,6 8,2
T2 2009 8,1 8,8
T3 2009 8,0 8,8
T4 2009 8,3 9,2
T1 2010 8,1 9,0
T2 2010 8,0 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,7
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 8,0 8,8
T4 2011 8,1 9,0
T1 2012 8,2 9,1
T2 2012 8,4 9,3
T3 2012 8,5 9,4
T4 2012 8,8 9,7
T1 2013 8,9 10,0
T2 2013 8,9 10,0
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,6 9,7
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 8,9 10,1
T1 2015 8,9 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Les difficultés persistent dans la construction

Le secteur de la construction reste en proie à un contexte difficile. En Auvergne, 5 200 logements ont été mis en chantier entre avril 2014 et mars 2015, soit une baisse de 5,5 % par rapport au nombre enregistré entre janvier et décembre 2014 (Figure 5). Une nouvelle fois, le recul incombe principalement au secteur du logement collectif (– 9,1 %). Au niveau national, les mises en chantier baissent plus modérément (– 1,2 % dans leur ensemble).

Le nombre d’autorisations de nouveaux logements est équivalent en Auvergne à celui de la période précédente, alors qu’il baisse de 3 % en France (Figure 6).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Auvergne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,25 101,6
avril 2005 106,25 102,22
mai 2005 107,5 104,47
juin 2005 111,25 105,53
juil. 2005 115 105,85
août 2005 113,75 106,49
sept. 2005 120 108,07
oct. 2005 126,25 109,18
nov. 2005 130 109,28
déc. 2005 130 110,64
janv. 2006 130 110,86
févr. 2006 132,5 111,53
mars 2006 132,5 112,31
avril 2006 136,25 113,43
mai 2006 138,75 113,77
juin 2006 137,5 114,96
juil. 2006 131,25 115,35
août 2006 133,75 115,94
sept. 2006 130 115,72
oct. 2006 125 116,46
nov. 2006 123,75 117,45
déc. 2006 127,5 117,08
janv. 2007 123,75 117,08
févr. 2007 122,5 117,08
mars 2007 123,75 116,81
avril 2007 120 116,51
mai 2007 120 116,07
juin 2007 121,25 115,77
juil. 2007 126,25 117,32
août 2007 126,25 116,58
sept. 2007 126,25 116,51
oct. 2007 126,25 117,03
nov. 2007 125 116,36
déc. 2007 120 116,16
janv. 2008 121,25 115,87
févr. 2008 121,25 115,82
mars 2008 120 114,41
avril 2008 116,25 113,13
mai 2008 113,75 111,33
juin 2008 111,25 109,18
juil. 2008 106,25 106,27
août 2008 106,25 105,36
sept. 2008 102,5 103,31
oct. 2008 101,25 100,2
nov. 2008 97,5 96,99
déc. 2008 96,25 94,57
janv. 2009 93,75 91,34
févr. 2009 91,25 88,03
mars 2009 90 85,86
avril 2009 85 84,03
mai 2009 82,5 82,03
juin 2009 81,25 80,6
juil. 2009 80 80,58
août 2009 78,75 80,7
sept. 2009 77,5 79,44
oct. 2009 75 78,83
nov. 2009 77,5 80,23
déc. 2009 78,75 82,45
janv. 2010 78,75 82,58
févr. 2010 80 83,05
mars 2010 81,25 84,33
avril 2010 82,5 84,95
mai 2010 83,75 86,33
juin 2010 82,5 87,51
juil. 2010 86,25 88,13
août 2010 87,5 88,97
sept. 2010 88,75 91,39
oct. 2010 88,75 94,27
nov. 2010 90 96,84
déc. 2010 91,25 98,45
janv. 2011 92,5 99,8
févr. 2011 93,75 100,86
mars 2011 92,5 101,75
avril 2011 92,5 102,05
mai 2011 91,25 102,89
juin 2011 91,25 101,83
juil. 2011 86,25 101,36
août 2011 85 100,84
sept. 2011 85 99,9
oct. 2011 85 98,77
nov. 2011 81,25 99,61
déc. 2011 82,5 100
janv. 2012 85 99,56
févr. 2012 81,25 99,68
mars 2012 83,75 99,56
avril 2012 82,5 99,16
mai 2012 82,5 98,1
juin 2012 85 98,62
juil. 2012 83,75 98,37
août 2012 85 98,05
sept. 2012 82,5 97,46
oct. 2012 83,75 96,99
nov. 2012 82,5 94,4
déc. 2012 80 94,27
janv. 2013 78,75 95,04
févr. 2013 80 95,71
mars 2013 78,75 96,2
avril 2013 82,5 97,14
mai 2013 86,25 98,05
juin 2013 83,75 98,3
juil. 2013 83,75 98,3
août 2013 82,5 97,95
sept. 2013 82,5 97,8
oct. 2013 80 96,84
nov. 2013 80 95,98
déc. 2013 80 93,63
janv. 2014 78,75 92,77
févr. 2014 78,75 91,29
mars 2014 76,25 89,71
avril 2014 72,5 88,72
mai 2014 71,25 87,31
juin 2014 70 86,62
juil. 2014 67,5 86,06
août 2014 67,5 85,88
sept. 2014 67,5 85
oct. 2014 70 84,7
nov. 2014 70 84,18
déc. 2014 68,75 84,21
janv. 2015 67,5 83,71
févr. 2015 66,25 83,69
mars 2015 65 83,29
avril 2015 63,75 82,58
mai 2015 62,5 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements commencés

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Auvergne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 100,91 101,51
avril 2005 99,09 102,27
mai 2005 101,82 102,8
juin 2005 100,91 104,19
juil. 2005 104,55 105,05
août 2005 102,73 105,52
sept. 2005 102,73 106,38
oct. 2005 103,64 106,5
nov. 2005 106,36 106,97
déc. 2005 100,91 108,38
janv. 2006 102,73 109,42
févr. 2006 107,27 110,69
mars 2006 104,55 112,44
avril 2006 105,45 113,42
mai 2006 103,64 114,81
juin 2006 106,36 115,55
juil. 2006 106,36 116,39
août 2006 107,27 117,06
sept. 2006 107,27 116,57
oct. 2006 110 118
nov. 2006 109,09 118,96
déc. 2006 110 118,49
janv. 2007 109,09 117,9
févr. 2007 107,27 117,92
mars 2007 110,91 118,39
avril 2007 108,18 117,86
mai 2007 108,18 117,55
juin 2007 106,36 116,78
juil. 2007 107,27 117
août 2007 105,45 116,82
sept. 2007 107,27 116,53
oct. 2007 105,45 115,79
nov. 2007 103,64 113,69
déc. 2007 103,64 112,44
janv. 2008 100 112,22
févr. 2008 98,18 111,87
mars 2008 95,45 110,26
avril 2008 95,45 109,48
mai 2008 95,45 108,28
juin 2008 92,73 106,09
juil. 2008 88,18 103,62
août 2008 87,27 101,16
sept. 2008 85,45 99,61
oct. 2008 81,82 97,43
nov. 2008 79,09 95,57
déc. 2008 79,09 92,75
janv. 2009 77,27 89,99
févr. 2009 76,36 86,39
mars 2009 73,64 83,49
avril 2009 72,73 81,24
mai 2009 69,09 78,55
juin 2009 70,91 76,64
juil. 2009 70 75,52
août 2009 69,09 74,66
sept. 2009 65,45 74,03
oct. 2009 64,55 73,13
nov. 2009 66,36 73,29
déc. 2009 64,55 74,01
janv. 2010 65,45 74,66
févr. 2010 64,55 76,4
mars 2010 65,45 78,91
avril 2010 64,55 80,83
mai 2010 65,45 82,92
juin 2010 61,82 85,27
juil. 2010 65,45 87,47
août 2010 67,27 88,8
sept. 2010 67,27 90,34
oct. 2010 68,18 90,99
nov. 2010 69,09 91,5
déc. 2010 72,73 92,68
janv. 2011 71,82 93,99
févr. 2011 70,91 94,2
mars 2011 70 93,69
avril 2011 70 93,62
mai 2011 71,82 95,1
juin 2011 71,82 95,46
juil. 2011 70,91 96
août 2011 70,91 97,26
sept. 2011 71,82 98,98
oct. 2011 70,91 99,65
nov. 2011 70,91 100,76
déc. 2011 67,27 101,8
janv. 2012 70 101,82
févr. 2012 71,82 101,98
mars 2012 70,91 101,66
avril 2012 71,82 101,96
mai 2012 69,09 100,57
juin 2012 69,09 100,16
juil. 2012 66,36 99,33
août 2012 63,64 99,18
sept. 2012 62,73 97,16
oct. 2012 65,45 96,63
nov. 2012 67,27 95,57
déc. 2012 66,36 93,83
janv. 2013 66,36 93,99
févr. 2013 67,27 95,5
mars 2013 68,18 96,02
avril 2013 66,36 94,48
mai 2013 64,55 92,44
juin 2013 64,55 90,76
juil. 2013 63,64 88,72
août 2013 61,82 86,02
sept. 2013 60,91 84,45
oct. 2013 60,91 83,94
nov. 2013 58,18 83,08
déc. 2013 59,09 82,3
janv. 2014 56,36 80,24
févr. 2014 54,55 77,2
mars 2014 54,55 76,13
avril 2014 53,64 74,99
mai 2014 53,64 75,15
juin 2014 52,73 74,97
juil. 2014 51,82 75,17
août 2014 52,73 75,09
sept. 2014 52,73 75,26
oct. 2014 49,09 74,23
nov. 2014 49,09 73,44
déc. 2014 48,18 73,05
janv. 2015 48,18 72,44
févr. 2015 46,36 71,7
mars 2015 48,18 70,68
avril 2015 50 71,17
mai 2015 50,91 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Une fréquentation hôtelière des plus favorables

En Auvergne, la fréquentation hôtelière du 1er trimestre 2015 atteint 637 900 nuitées soit une hausse de 9,4 % par rapport au 1er  trimestre 2014 (+ 2,4 % au niveau national). Il se situe ainsi près de 6 % au-dessus de la moyenne des quatre années précédentes pour le même trimestre. Le bilan positif du trimestre s’explique principalement par une activité plus soutenue en début de trimestre (Figure 7).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Évolution de la fréquentation dans les hôtels
2014 2015 Moyenne des années 2011 à 2014
Janvier 152,8 173,5 158.1
Février 195,8 235,2 210.6
Mars 234,7 229,2 234.1
Avril 240,3 246,6
Mai 306,8 314.2
Juin 340,4 358
Juillet 417,8 453.8
Août 527,2 534.7
Septembre 323,9 339.9
Octobre 263,3 262.5
Novembre 176,0 185.4
Décembre 180,1 172.7
  • Source : Insee ; DGCIS, partenaires régionaux.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtelsÉvolution mensuelle du nombre de nuitées dans les hôtels auvergnats

Bonne tenue des créations hors micro-entrepreneurs au 1er trimestre 2015

En Auvergne, le 1er trimestre 2015 est marqué par la création de 1 158 entreprises (hors micro-entrepreneurs). Ce nombre dépasse de 17,4 % celui du trimestre précédent en données corrigées des variations saisonnières et jours ouvrables (Figure 8). Il se situe également très au dessus du niveau moyen de création enregistré depuis la crise de 2008 (+ 18,9 %). À l’échelon national, l’augmentation se révèle moindre : + 7,6 % par rapport au 4e trimestre 2014.

En Auvergne, cette forte croissance s’explique essentiellement par le dynamisme du secteur du commerce, des transports et de l’hébergement-restauration, qui enregistre 35,4 % de créations supplémentaires par rapport au 4e trimestre 2014 (+ 21,4 % au niveau national). Le secteur se rapproche ainsi d’un niveau de création équivalent à celui de la date de mise en application du statut de micro-entrepreneur. La hausse est de 11,2 % dans le secteur des services (+ 0,9 % au niveau national) et de 9,5 % dans la construction (+ 0,2 % au niveau national). En revanche, dans l’industrie, le nombre de créations demeure semblable à celui des deux trimestres précédents (+ 1,3 % contre + 18,2 % au niveau national).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Auvergne hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Auvergne y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 105,08 95,23 124,99 117,72
T3 2009 105,41 93,74 112,82 108,18
T4 2009 118,05 99,57 122,92 119,98
T1 2010 105,73 96,21 127,81 134,25
T2 2010 106,81 99,78 123,88 118,86
T3 2010 100,43 98,41 102,68 108,8
T4 2010 106,16 97,31 116,41 114,41
T1 2011 102,38 96,16 103,84 108,68
T2 2011 101,3 94,43 106,92 105,33
T3 2011 103,57 96,22 97,07 100,01
T4 2011 101,19 96,68 99,24 105,79
T1 2012 94,81 91,85 110,55 112,65
T2 2012 87,57 88,64 102,52 105,39
T3 2012 89,41 89,68 92,28 100,34
T4 2012 98,27 90,65 101,11 102,58
T1 2013 115,35 96,89 104,8 107,43
T2 2013 113,3 98,05 107,12 103,12
T3 2013 114,16 99,07 97,93 98,83
T4 2013 117,95 101,87 106,87 104,93
T1 2014 107,35 99,75 101,62 109,34
T2 2014 113,73 100,89 107,27 105,1
T3 2014 112,65 99,98 101,72 103,42
T4 2014 106,59 101,01 100,86 106,93
T1 2015 125,19 106,98 96,42 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Au 1er trimestre 2015, les créations des micro-entrepreneurs baissent conjointement en Auvergne (– 26,3 % par rapport au 1er trimestre 2014) et sur l’ensemble de la France (– 15,9 %).

En Auvergne, le secteur du commerce, des transports et de l’hébergement-restauration est le plus touché par le recul des créations effectuées sous ce statut (– 54,0 % ). Dans la construction, la différence avec le 1er  trimestre 2014 est également très nette (– 43,7 %). L’industrie et les services sont moins concernés (respectivement – 16,0 % et – 7,3 %).

La chute des créations par les micro-entrepreneurs affecte tous les départements auvergnats. Elle atteint son maximum dans l’Allier (– 31,2 % par rapport au 1er trimestre 2014). Elle est également très marquée dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire, (respectivement – 26,6 % et – 22,8 %). Le Cantal ferme la marche avec une baisse de 10,2 %. Dans les quatre départements, la désaffection pour le statut de micro-entrepreneur semble avoir pour partie favorisé les autres formes de création. Les créations en société additionnées aux créations d’entreprises individuelles pures augmentent ainsi de près de 30 % sur un an dans l’Allier et la Haute-Loire. Dans le Puy-de-Dôme et dans le Cantal, la progression est cinq fois plus modérée.

Le nombre de défaillances d’entreprises revient à la hausse

Du mois d’avril 2014 au mois de mars 2015, le nombre de défaillances d’entreprises prononcées en Auvergne augmente de 4,1 % par rapport à la période de janvier à décembre 2014, soit une évolution presque deux fois plus élevée qu’au niveau national (+ 2,2 %) (Figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Auvergne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,15 100,52
mars 2005 99,76 100,57
avril 2005 102,17 101,22
mai 2005 103,02 102,01
juin 2005 103,99 102,31
juil. 2005 101,69 102,08
août 2005 101,81 101,95
sept. 2005 100,6 102,18
oct. 2005 98,79 101,8
nov. 2005 99,52 101,61
déc. 2005 98,31 101,36
janv. 2006 95,29 100,49
févr. 2006 96,86 99,45
mars 2006 97,34 98,95
avril 2006 95,17 97,81
mai 2006 92,51 97,16
juin 2006 92,51 96,75
juil. 2006 91,06 96,78
août 2006 91,67 97
sept. 2006 89,37 97,05
oct. 2006 87,56 97,57
nov. 2006 84,9 98,29
déc. 2006 85,51 98,95
janv. 2007 87,44 99,82
févr. 2007 85,14 101,14
mars 2007 84,54 102
avril 2007 85,27 102,72
mai 2007 85,99 103,16
juin 2007 86,35 103,95
juil. 2007 88,29 105,07
août 2007 88,04 104,94
sept. 2007 89,49 104,96
oct. 2007 89,98 105,76
nov. 2007 92,51 105,6
déc. 2007 90,7 105,6
janv. 2008 90,46 105,64
févr. 2008 92,03 106,13
mars 2008 94,57 105,69
avril 2008 95,17 107,12
mai 2008 95,65 106,87
juin 2008 95,41 106,86
juil. 2008 98,67 107,4
août 2008 99,4 107,64
sept. 2008 98,43 109,11
oct. 2008 100 110,52
nov. 2008 101,09 111,76
déc. 2008 102,78 114,05
janv. 2009 104,47 115,7
févr. 2009 108,33 117,52
mars 2009 110,39 121,05
avril 2009 112,92 122,8
mai 2009 112,92 124,71
juin 2009 112,44 126,52
juil. 2009 111,23 128
août 2009 112,56 128,98
sept. 2009 115,7 130,67
oct. 2009 114,61 130,38
nov. 2009 114,61 130,96
déc. 2009 116,18 130,57
janv. 2010 116,3 130,72
févr. 2010 113,41 130,53
mars 2010 113,53 130,65
avril 2010 112,92 129,35
mai 2010 113,41 129,3
juin 2010 116,55 129,4
juil. 2010 113,16 128,48
août 2010 111,23 128,63
sept. 2010 108,7 127,41
oct. 2010 107,49 126,45
nov. 2010 107 125,86
déc. 2010 105,19 124,77
janv. 2011 107,85 124,84
févr. 2011 108,94 124,8
mars 2011 107 123,95
avril 2011 103,38 123,42
mai 2011 107,73 125,01
juin 2011 103,38 123,63
juil. 2011 103,5 122,91
août 2011 102,17 122,95
sept. 2011 104,11 122,44
oct. 2011 104,59 122,53
nov. 2011 100,12 122,76
déc. 2011 102,42 122,57
janv. 2012 99,52 123,52
févr. 2012 96,38 123,51
mars 2012 97,83 122,56
avril 2012 100,97 122,9
mai 2012 97,95 121,24
juin 2012 101,57 121,36
juil. 2012 105,31 122,97
août 2012 107,25 122,83
sept. 2012 108,7 122,24
oct. 2012 110,02 124,24
nov. 2012 116,18 124,54
déc. 2012 116,55 125,94
janv. 2013 114,61 125,66
févr. 2013 119,08 125,49
mars 2013 119,57 125,31
avril 2013 121,14 126,73
mai 2013 122,46 127
juin 2013 124,03 127,46
juil. 2013 123,07 128,46
août 2013 124,15 128,29
sept. 2013 121,98 129,31
oct. 2013 128,26 129,31
nov. 2013 126,09 129,02
déc. 2013 125,12 129,09
janv. 2014 126,93 129,24
févr. 2014 127,42 130,42
mars 2014 124,03 130,43
avril 2014 125 130,73
mai 2014 122,1 130,11
juin 2014 120,17 130,36
juil. 2014 121,5 130,41
août 2014 120,65 130,46
sept. 2014 121,14 130,9
oct. 2014 117,27 130,78
nov. 2014 119,44 131,01
déc. 2014 118,96 129,31
janv. 2015 118,96 130,01
févr. 2015 117,87 129,82
mars 2015 123,79 132,17
avril 2015 122,71 131,92
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national : La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat. Au second semestre, l’investissement des entreprises accélérerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015

Contexte international : Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.