L'emploi, un facteur de mobilité résidentielle

JC Gidrol

L'attractivité démographique du Languedoc-Roussillon est l'une des plus fortes parmi les régions de France métropolitaine. Les mobilités résidentielles concernent chaque année 47 000 arrivants et 30 000 partants, soit un supplément de + 17 000 personnes par an, en provenance des autres régions de France métropolitaine. Ces mobilités génèrent un fort brassage de la population languedocienne et modifient son profil sociodémographique. La région accueille de nombreux habitants de tous âges et de toutes situations : actifs, étudiants et retraités. Les retraités s'y installent durablement, contrairement aux étudiants. Les mobilités résidentielles des actifs sont très nombreuses, à l'arrivée comme au départ de la région. Les migrations ont une incidence sur la structure de la population et sur le marché du travail. La région reçoit des étudiants puis voit partir des jeunes adultes autour de 25 ans ; un peu plus tard, elle attire de nombreux couples d'actifs. Mais pour ceux-ci, la mobilité s'accompagne souvent de chômage et de précarité de l'emploi pour l'un des conjoints. L'importance des flux et les caractéristiques des migrants s'accompagnent d'enjeux en terme d'aménagement du territoire et de services à la population et notamment dans le domaine formation-emploi.

Synthèse - Repères pour l'économie du Languedoc-Roussillon
No 06
Paru le : 27/09/2011