Depuis dix ans, les taux d'activité des hommes et des femmes se rapprochent, mais des différences de salaires persistent

Magalie DINAUCOURT, Roger RABIER - Insee

Jusqu'à la fin des années 1990, les taux d'activité féminine progressaient davantage dans la région qu'au niveau national, rattrapant ainsi leur retard. Depuis 1999, l'évolution des taux d'activité féminine de la région suit la tendance nationale, conservant l'écart entre la région et la métropole autour de 4 points. Si la part des hommes en emploi est restée stable en 10 ans, celle des femmes a continué sa progression. Plus souvent employées et à temps partiel, les femmes occupent davantage des postes dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale et beaucoup moins dans l'industrie. Ces différences de postes et de conditions d'emploi n'expliquent qu'une partie de l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes. L'estimation de l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes, similaire dans les autres régions de France métropolitaine, est sensiblement la même depuis le début des années 2000. Ces différences, au-delà des caractéristiques observées, alimentent l'hypothèse de la persistance de discriminations salariales entre femmes et hommes.

Chiffres - Repères pour l'économie du Languedoc-Roussillon
No 3
Paru le : 08/03/2013