Recensement de la population : populations légales 2012834 000 habitants au 1er janvier 2012

Sébastien Ajir

Au 1er janvier 2012, 833 944 personnes vivent à La Réunion. La population augmente de 1,0 % par an depuis 2007, soit nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 0,5 %). Ce dynamisme démographique s’explique par une fécondité élevée qui contribue à un excédent des naissances sur les décès. Il est atténué par un solde migratoire négatif, les départs étant plus nombreux que les arrivées sur l’île. Dans un contexte de transition démographique, la population réunionnaise croît de moins en moins vite. Certaines communes comme Saint-Leu, Saint-Benoît ou Trois-Bassins sont toutefois plus dynamiques sur la période récente.

Avec 833 944 habitants au 1er janvier 2012, La Réunion abrite 1,3 % de la population française (encadré). L’île se place au 25e rang des départements français les plus peuplés.

Depuis 2007, la population de l’île s’est accrue de 39 838 personnes, soit 8 000 habitants supplémentaires en moyenne chaque année.

La croissance démographique ralentit

Entre 2007 et 2012, la population augmente de 1,0 % par an en moyenne, soit deux fois plus vite qu’en France métropolitaine (+ 0,5 %). Cependant, la croissance de la population ralentit progressivement. Elle augmentait de 1,5 % par an entre 1999 et 2007 et de 1,9 % par an entre 1990 et 1999.

La Réunion se place ainsi en 4e position des régions françaises (hors Mayotte) où la population croît le plus vite, derrière la Guyane (+ 2,4 % par an), la Corse et le Languedoc-Roussillon (+ 1,1 % par an). Aux Antilles, la Martinique perd des habitants (– 0,5 % par an) et la population progresse légèrement en Guadeloupe (+ 0,7 % par an).

Par départements (hors Mayotte), La Réunion occupe le 16e rang en terme de dynamisme démographique derrière des départements situés le long du littoral atlantique et méditerranéen, dans les Alpes et plus généralement dans l’aire d’influence de grandes métropoles.

Un solde naturel élevé

À La Réunion, l’augmentation de la population est portée par le solde naturel avec des naissances plus nombreuses que les décès, contrairement aux départements métropolitains, où la croissance s’explique en partie par les mouvements migratoires.

L’excédent des naissances sur les décès fait croître la population de 10 300 habitants par an en moyenne entre 2007 et 2012 (soit + 1,3 % par an). Cette croissance est atténuée par un solde migratoire apparent négatif (– 0,3 % par an). Entre 2007 et 2012, les départs ont été plus nombreux que les arrivées (déficit apparent de 12 000 habitants sur la période).

Figure_1 – Une croissance de 1,0 % par an depuis 2007

  • Source : Recensements de la population

Une croissance inégale des communes

Entre 2007 et 2012, le rythme de croissance de la population est très variable d’une commune à l’autre (figure 1 et figure 2).

Quatre communes perdent des habitants : Cilaos et Le Port, dont la population en 2012 est même inférieure à celle de 1999, ainsi que Petite-Île et Saint-Philippe dans une moindre mesure. Ces ralentissements s’expliquent partout par une diminution de la taille des ménages que ne compense pas toujours la construction de logements. Parfois, comme à Cilaos, de plus en plus de logements sont vacants.

À l’opposé, la population augmente fortement à La Plaine-des-Palmistes, La Possession, Saint-Leu et Les Avirons. Avec plus de 2 % par an, ces communes se placent parmi les plus dynamiques de France.

Entre 2007 et 2012, la population augmente moins rapidement dans une majorité de communes par rapport à la période 1999-2007. Ce ralentissement est particulièrement marqué aux Avirons, ainsi qu’à Petite-Île et dans trois communes du Nord-Est : Sainte-Suzanne, Sainte-Marie et Saint-André.

À l’opposé, certaines communes comme Saint-Leu, Saint-Benoît ou Trois-Bassins sont plus dynamiques sur la période récente. À Salazie, la population augmente de nouveau légèrement (+ 0,4 % par an) alors qu’elle diminuait entre 1999 et 2007 (– 0,4 % par an).

Par microrégion, la population croît moins vite dans le Nord (+ 0,6 % par an) et dans l’Ouest (+ 0,9 %) que dans le Sud (+ 1,2 %) ou l’Est (+ 1,3 %). 

Figure 2 – 833 944 habitants à La Réunion au 1er janvier 2012 - Les populations légales par commune

833 944 habitants à La Réunion au 1er janvier 2012 - Les populations légales par commune
Population municipale au recensement 2012 Population municipale au recensement 2007 Taux de croissance annuel moyen entre 2007 et 2012 (%)
Nord 199 222 193 732 0,6
Saint-Denis 145 238 140 733 0,6
Sainte-Marie 31 596 31 143 0,3
Sainte-Suzanne 22 388 21 856 0,5
Ouest 212 561 202 862 0,9
Le Port 36 952 38 313 -0,7
La Possession 30 653 27 175 2,4
Saint-Leu 32 971 29 422 2,3
Saint-Paul 104 646 101 023 0,7
Trois-Bassins 7 339 6 929 1,2
Sud 299 446 282 274 1,2
Les Avirons 11 181 10 093 2,1
Entre-Deux 6 405 5 868 1,8
L'Étang-Salé 13 647 13 179 0,7
Petite-Île 11 564 11 672 -0,2
Saint-Joseph 37 069 34 602 1,4
Saint-Louis 52 614 50 131 1,0
Saint-Pierre 80 823 75 265 1,4
Saint-Philippe 5 072 5 129 -0,2
Le Tampon 75 631 70 539 1,4
Cilaos 5 440 5 796 -1,3
Est 122 715 115 239 1,3
Bras-Panon 12 298 11 216 1,9
La Plaine-des-Palmistes 5 574 4 713 3,4
Saint-André 54 721 51 964 1,0
Saint-Benoît 36 025 33 485 1,5
Sainte-Rose 6 777 6 680 0,3
Salazie 7 320 7 181 0,4
La Réunion 833 944 794 107 1,0
Guadeloupe* 403 314 400 584 0,1
Martinique 388 364 397 730 -0,5
Guyane 239 648 213 031 2,4
DOM 1 865 270 1 805 452 0,7
Métropole 63 375 971 61 795 238 0,5
France 65 241 241 63 600 690 0,5
  • * hors Saint-Barthélémy et Saint-Martin.
  • ** hors Mayotte.
  • Source : Insee, recensements de la population.

Encadré

65 241 241 habitants en France au 1er janvier 2012

Au 1er janvier 2012, la France métropolitaine compte 63 375 971 habitants. En y ajoutant les départements de La Réunion, de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane, la population française atteint un total de 65 241 241 habitants. Mayotte, qui selon les termes de l’article 157 de la loi n°2002-276 est soumis à un recensement quinquennal exhaustif, n’est pas concernée par le décret (méthodologie).

La population de la France a augmenté de 1,64 million d’habitants en cinq ans, soit + 328 000 personnes par an. La France occupe en 2012 la deuxième place en Europe par sa population, derrière l’Allemagne (80,3 millions d’habitants) et devant le Royaume-Uni (63,5 millions d’habitants).

Sources

Les chiffres de population, pour chaque commune, canton, arrondissement, département et région sont entrés en vigueur au 1er janvier 2015 et font référence dans plus de 350 dispositions législatives ou réglementaires qui organisent la vie locale (finances locales, vie municipale, fonction publique territoriale, etc.). Ces populations, dites « légales », sont authentifiées par décret en décembre 2014 et remplacent les populations publiées fin décembre 2013.

Comment lire les populations légales ?

Le terme générique de « populations légales » regroupe pour chaque commune sa population municipale, sa population comptée à part et sa population dite « totale ». La population municipale est la seule qui évite qu’une même personne soit comptée deux fois. C’est pourquoi elle est privilégiée dans les descriptions statistiques. Les chiffres de cette publication ne portent que sur la population municipale.

La population totale est égale à la somme de la population municipale et de la population comptée à part de la commune. La population comptée à part comprend les personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune (étudiants, militaires, etc.). Les populations totales des communes ne s’ajoutent pas.

Les populations légales sont actualisées tous les ans. Néanmoins, les tendances et les véritables évolutions ne s’observent que sur plusieurs années. Depuis 2011, il est possible de comparer les évolutions sur 5 ans (2012 / 2007) ce qui permet de mettre en lumière les inflexions récentes.