Populations légales : 1 641 130 Bourguignons au 1er janvier 2012

Insee
Insee Flash Bourgogne
No 10
Paru le : 29/12/2014

Avec 1 641 130 habitants au 1er janvier 2012 la Bourgogne se classe au seizième rang des 22 régions françaises. Elle abrite ainsi 2,6 % de la population de France métropolitaine. Parmi les régions voisines, elle est plus peuplée que la Franche-Comté, l’Auvergne et Champagne-Ardenne, mais elle compte moins d’habitants que la région Centre. La Bourgogne est aussi encadrée par deux grandes régions, Rhône-Alpes et l’Île-de-France, qui rassemblent à elles deux 30 % de la population française.

Depuis 2007, la région a gagné près de 7 250 habitants. La croissance démographique régionale, de 0,1 % en moyenne annuelle, reste très modeste comparée à celle de la France métropolitaine (+ 0,5 %). La Bourgogne figure parmi les régions à l’évolution démographique la plus faible, juste après Champagne-Ardenne, le Limousin et la Lorraine.

Les territoires à l’est et au nord de la région bénéficient d’une évolution démographique plus soutenue. À l’est, cette dynamique se dessine en prolongement du couloir rhodanien et balisé par quatre grandes aires urbaines, Dijon, Beaune, Châlon-sur-Saône et Mâcon. Le nord de la région, autour de Sens, profite quant à lui du desserrement francilien.

En Bourgogne, le solde migratoire est le seul moteur de la croissance régionale alors que le solde naturel est quasi nul.

En 2012, un quart de la population bourguignonne est concentrée dans les quinze grandes communes de 10 000 habitants et plus. Leurs aires urbaines rassemblent 63 % des Bourguignons. Celles qui gagnent des habitants sont toutes situées à l'est et au nord de la région, sur les territoires à la croissance démographique la plus soutenue. Le dynamisme démographique opère surtout en périphérie des pôles urbains. Seules les communes de Dijon et Chevigny-Saint-Sauveur gagnent des habitants entre 2007 et 2012.

Figure 1 – Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2007 et 2012

Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2007 et 2012
Code région evol_ann_moyenne_corrigée
42 0,354528
72 0,843073
83 0,220893
25 0,215026
26 0,088454
53 0,737741
24 0,288541
21 -0,00324
94 1,114421
43 0,291954
01 0,135931
03 2,382611
23 0,315401
11 0,511407
04 0,983768
91 1,065703
74 0,044248
41 0,084775
02 -0,47547
73 0,814625
31 0,1442
52 0,847069
22 0,230346
54 0,503148
93 0,29253
82 0,89133
  • Sources : Insee - Recensements de la population 2007 et 2012.

Figure 1 – Évolution annuelle moyenne de la population des régions françaises entre 2007 et 2012

Figure 2 – Une faible croissance démographique en Bourgogne

Une faible croissance démographique en Bourgogne
Départements Population municipale 2012 Population municipale 2007 Variation 2007 - 2012
Nombre Moyenne annuelle (%)
Totale Due au solde naturel Due au solde migratoire
Côte-d'Or 527 403 519 143 + 8 260 + 0,3 + 0,3 0,0
Nièvre 216 786 221 488 – 4 702 - 0,4 - 0,4 0,0
Saône-et-Loire 555 039 551 842 + 3 197 + 0,1 0,0 + 0,1
Yonne 341 902 341 418 + 484 0,0 0,0 0,0
Bourgogne 1 641 130 1 633 891 + 7 239 + 0,1 0,0 + 0,1
  • Sources : Insee - Recensements de la population 2007 et 2012.

Figure 3 – Évolution de la population des grandes communes de Bourgogne

Évolution de la population des grandes communes de Bourgogne
Communes Population municipale 2012 Population municipale 2007 Variation 2007 - 2012
Nombre Moyenne annuelle (%)
Dijon 152 071 151 543 + 528 + 0,1
Beaune 21 806 22 012 - 206 - 0,2
Chenôve 13 959 14 841 - 882 - 1,2
Talant 11 204 11 778 - 574 - 1,0
Chevigny-Saint-Sauveur 10 330 9 392 + 938 + 1,9
Nevers 35 327 38 007 - 2 680 - 1,5
Cosne-Cours-sur-Loire 10 551 11 166 - 615 - 1,1
Chalon-sur-Saône 44 564 46 676 - 2 112 - 0,9
Mâcon 32 917 33 865 - 948 - 0,6
Le Creusot 22 574 23 793 - 1 219 - 1,0
Montceau-les-Mines 18 956 19 548 - 592 - 0,6
Autun 14 124 15 069 - 945 - 1,3
Auxerre 35 096 37 218 - 2 122 - 1,2
Sens 25 106 25 844 - 738 - 0,6
Joigny 9 800 10 605 - 805 - 1,6
  • Sources : Insee - Recensements de la population 2007 et 2012.

Figure 4 – Évolution de la population dans les aires urbaines comprenant au moins une commune de plus de 10 000 habitants en Bourgogne

Évolution de la population dans les aires urbaines comprenant au moins une commune de plus de 10 000 habitants en Bourgogne
Aires Urbaines (définition 2010) Nombre de communes Population municipale 2012 Population municipale 2007 Variation 2007 - 2012
Nombre Moyenne annuelle (%)
Dijon (1) 295 377 590 370 074 + 7 516 + 0,4
Beaune 25 35 537 34 466 + 1 071 + 0,6
Nevers (1) 58 101 586 103 490 - 1 904 - 0,4
Cosne-Cours-sur-Loire 6 14 112 14 547 - 435 - 0,6
Chalon-sur-Saône 91 133 557 132 283 + 1 274 + 0,2
Mâcon (1) 68 99 873 97 087 + 2 786 + 0,6
Montceau-les-Mines 11 45 109 46 104 - 995 - 0,4
Le Creusot 11 38 117 38 926 - 809 - 0,4
Autun 22 24 321 25 320 - 999 - 0,8
Auxerre 73 92 307 92 408 - 101 0,0
Sens 46 62 177 61 751 + 426 + 0,1
Joigny 1 9 800 10 605 - 805 - 1,6
  • (1) Y compris les communes situées en dehors de la Bourgogne
  • Sources : Insee - Recensements de la population 2007 et 2012.

Figure 5 – Évolution de la population en Bourgogne selon la taille des communes

Évolution de la population en Bourgogne selon la taille des communes
Taille * (en nombre d'habitants) Nombre de communes Population municipale 2012 Population municipale 2007 Variation 2007 - 2012
Nombre Moyenne annuelle (%)
Moins de 50 68 2 518 2 453 + 65 + 0,5
de 50 à 999 1 699 544 344 529 476 + 14 868 + 0,6
de 1 000 à 1 999 172 244 624 239 792 + 4 832 + 0,4
de 2 000 à 3 499 45 117 255 116 199 + 1 056 + 0,2
de 3 500 à 4 999 16 65 443 65 127 + 316 + 0,1
de 5 000 à 9 999 32 218 891 218 879 + 12 0,0
de 10 000 à 19 999 6 78 594 83 007 - 4 413 - 1,1
de 20 000 à 49 999 7 217 390 227 415 - 10 025 - 0,9
100 000 et plus 1 152 071 151 543 + 528 + 0,1
Total 2 046 1 641 130 1 633 891 + 7 239 + 0,1
  • * Les communes sont classées selon leur taille au 1er janvier 2007
  • Sources : Insee - Recensements de la population 2007 et 2012.

Encadré

Méthodologie

Les populations légales de toutes les collectivités territoriales et circonscriptions administratives françaises sont publiées par décret au Journal Officiel. Elles prennent effet au 1er janvier 2015.

Établies chaque année, - loi du 27 février 2002 - les populations légales sont prises en compte pour l’application de dispositions législatives, réglementaires et financières relatives à l’organisation des communes et à la vie quotidienne de celles-ci.

Les données de population légale au 1er janvier 2012 utilisent les résultats issus des cinq enquêtes annuelles de recensement réalisées de 2010 à 2014.

La nouvelle méthode de recensement substitue au comptage traditionnel organisé tous les neuf ans, une technique d’enquêtes annuelles. Celle-ci distingue les communes de moins de 10 000 habitants, enquêtées exhaustivement désormais une fois tous les cinq ans par roulement, et les communes de 10 000 habitants ou plus, dans lesquelles un échantillon de 40 % des logements sont enquêtés au cours d’un cycle quinquennal (8 % par an dans chaque commune).

Pour assurer une égalité de traitement entre les communes, mais aussi pour garantir la qualité des données de population sur des zonages géographiques plus larges (départements, régions), ces chiffres sont relatifs à une même année pour toutes les communes.

Définitions

Population légale : terme générique qui regroupe pour chaque commune, la population municipale, la population comptée à part et la population totale.

La population municipalecomprend les personnes :

- les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune,

- les personnes vivant en communautés sur le territoire de la commune,

- les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune,

- les personnes résidant habituellement dans des habitations mobiles recensées sur le territoire de la commune.

La population comptée à partcomprend : les personnes dont la résidence habituelle se trouve dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur la commune.

Par exemple, les étudiants majeurs de moins de 25 ans qui, pour leurs études, habitent une commune autre que celle de leur résidence familiale, sont comptés dans la population municipale de la commune où ils résident pour leurs études et dans la population comptée à part de la commune de leur résidence familiale. La population comptée à part représente une faible part de la population totale des communes.

La population totale est la somme de la population municipale et de la population comptée à part.

Aire urbaine : une aire urbaine est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain (unité urbaine) et par des communes rurales ou unités urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.

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