Un  frémissement de l’emploi au quatrième trimestre

Alain COËNON, Anne-Solange GONY, Matthieu BOIVIN, Insee Basse-Normandie

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée peu dynamique en Basse-Normandie. On observe toutefois un léger redressement de l’emploi  : le renforcement de l’intérim a compensé l’érosion de l’emploi permanent dans l’industrie et la construction. Ce dernier secteur reste pénalisé par la faiblesse de la demande de logements neufs, tant du secteur privé que public. Dans l’industrie, la légère progression de la demande étrangère est restée insuffisante pour relancer l’activité et l’emploi. En revanche, le tertiaire marchand gagne des emplois dans le commerce et la logistique. Par ailleurs, après une baisse au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises repart à la hausse. Fin décembre, le taux de chômage reste stable à 9,3 % de la population active bas-normande. Il reste inférieur de 0,7 point au taux de chômage métropolitain. Un redémarrage de l’activité est anticipé par la plupart des acteurs économiques au premier semestre 2015, excepté pour le secteur de la construction.

Insee Conjoncture Basse-Normandie
No 4
Paru le : 20/05/2015

Rédaction achevée le 27 avril 2015

Stabilité de l’emploi salarié

Après une baisse le trimestre précédent, l’emploi salarié non agricole bas-normand se redresse très légèrement pour atteindre 309 900 emplois fin décembre 2014. Cela représente 160 postes supplémentaires par rapport au troisième trimestre, soit une hausse de 0,1 %. Cette amélioration concerne le secteur tertiaire marchand et en particulier l’intérim. L’industrie et la construction continuent quant à eux de perdre des emplois permanents. Au niveau national, on observe une tendance comparable, la stabilité de l’emploi étant due à une meilleure orientation de l’intérim.

Le secteur de la construction, pénalisé par des mises en chantier de logements neufs qui peinent à redémarrer, perd de nouveau des emplois permanents (- 0,9 %). Au niveau national, l’emploi permanent dans la construction continue, lui aussi, de se contracter (- 1,3 %). Depuis la fin 2008, la région a perdu plus d’emplois permanents dans ce secteur (- 13,3 %) que la France métropolitaine (- 10,4 %). Cela explique en partie le décrochage sensible de l’emploi bas-normand par rapport au niveau national depuis 2009.

Dans l’industrie, une centaine d’emplois permanents sont détruits (- 0,1 %). Les nouvelles pertes d’emplois dans la fabrication de matériels de transport (- 1,1 %) ne sont pas compensées par les embauches dans le secteur « énergie, eau, gestion des déchets et dépollution » (+ 0,4 %). Cette situation baissière de l’emploi industriel est comparable en France métropolitaine (- 0,3 %).

Hors intérim, le tertiaire marchand gagne en Basse-Normandie 160 emplois (+ 0,1 %), alors qu’il est stable au niveau national. Ont principalement créé des emplois, le commerce, la réparation automobile, les transports et l’entreposage, et les activités financières et d’assurance. Inversement, l’hébergement et restauration, l’information et communication, les activités immobilières, les services administratifs, perdent des emplois.

L’emploi marchand ne connaît pas une évolution similaire dans les trois départements bas-normands. S’il progresse dans la Manche (+ 0,7 %) et l’Orne (+ 0,3 %), le Calvados perd lui des emplois (- 0,4 %). Cependant, l’intérim progresse dans les trois départements.

Après une détérioration le trimestre précédent, l’emploi salarié en Basse-Normandie s’est stabilisé. On est cependant toujours loin de retrouver le niveau d’emploi d’avant la crise. Depuis le pic du quatrième trimestre 2007, près de 20 000 emplois ont été détruits, principalement dans l’industrie et la construction. Cette crise a été l’occasion d’un accroissement des inégalités entre les marchés de l’emploi régionaux et en premier lieu entre celui d’Île-de-France, resté solide, et ceux de régions plus rurales. Ainsi, depuis six ans, le marché de l’emploi bas-normand s’est contracté dans des proportions plus importantes que le marché de l’emploi national.

L’intérim, principale variable d’ajustement de l’emploi aux variations conjoncturelles, rebondit ce trimestre (+ 3,2 %), mais dans des proportions moindres qu’au niveau national (+ 4,7 %). Cela représente 400 postes supplémentaires sur le trimestre. Ces salariés intérimaires sont comptabilisés dans le tertiaire, alors que la majorité des missions sont effectuées dans l’industrie ou la construction, qui, dans le même temps, détruisent des emplois permanents.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,93 100,06
T3 2005 100,09 100,19
T4 2005 100,11 100,33
T1 2006 100,05 100,43
T2 2006 100,63 101
T3 2006 100,8 101,39
T4 2006 100,7 101,45
T1 2007 101,85 102,24
T2 2007 101,69 102,49
T3 2007 102,07 102,86
T4 2007 102,83 103,07
T1 2008 102,65 103,31
T2 2008 102,21 102,89
T3 2008 101,33 102,56
T4 2008 100,49 101,85
T1 2009 99,37 100,78
T2 2009 99,09 100,29
T3 2009 99,15 100,01
T4 2009 99,13 100,09
T1 2010 99,03 100,03
T2 2010 99,13 100,08
T3 2010 99,27 100,29
T4 2010 99,19 100,49
T1 2011 99,22 100,78
T2 2011 99,44 101,06
T3 2011 99,46 100,95
T4 2011 99,52 100,94
T1 2012 99,61 100,98
T2 2012 99,18 100,85
T3 2012 98,68 100,59
T4 2012 98,41 100,33
T1 2013 98,18 100,28
T2 2013 97,53 99,92
T3 2013 97,33 99,94
T4 2013 97,37 100,03
T1 2014 96,96 99,91
T2 2014 97,13 99,95
T3 2014 96,56 99,56
T4 2014 96,62 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101 99,53 99,97 101,06
T3 2005 102,06 98,95 100,12 101,13
T4 2005 103,23 98,2 100,1 101,47
T1 2006 104,29 98,12 99,91 101,74
T2 2006 104,95 97,78 100,26 101,69
T3 2006 106,02 97,68 100,78 101,87
T4 2006 106,73 97,6 101,06 101,78
T1 2007 108,67 97,6 101,66 103,44
T2 2007 109,06 97,76 101,74 102,55
T3 2007 109,96 97,77 102,24 103,1
T4 2007 111,2 98,09 102,55 102,74
T1 2008 111,05 98,31 102,06 102,06
T2 2008 111,42 98,05 102,21 102,41
T3 2008 111,97 96,99 101,72 102,39
T4 2008 112,02 96,04 102,04 101,94
T1 2009 111,63 95,02 101,81 102,23
T2 2009 111,9 93,85 101,52 101,62
T3 2009 110,99 93,41 101,52 101,21
T4 2009 110,44 92,62 101,94 101,71
T1 2010 109,85 91,36 101,81 101,58
T2 2010 109,02 91,18 102,17 101,49
T3 2010 109,17 90,94 102,19 101,54
T4 2010 107,96 90,65 102,4 101,5
T1 2011 107,15 90,67 102,42 101,53
T2 2011 105,7 90,6 103,03 101,84
T3 2011 105,55 90,68 103,33 102,34
T4 2011 106,1 90,6 103,62 102,36
T1 2012 105,85 90,72 103,93 102,43
T2 2012 105,44 90,7 103,58 102,19
T3 2012 105,16 90,34 103,31 102,3
T4 2012 104,04 89,96 103,11 102,04
T1 2013 102,75 89,02 103,42 102,55
T2 2013 101,89 88,36 102,79 101,98
T3 2013 101,01 87,7 102,58 101,52
T4 2013 100,29 87,16 102,94 101,9
T1 2014 100,31 87,05 102,56 101,31
T2 2014 99,69 86,79 103,12 101,67
T3 2014 97,97 86,38 102,85 100,77
T4 2014 97,09 86,28 102,95 101,21
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Basse-Normandie

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,46 99,88
T3 2005 102,66 101,92
T4 2005 105,68 102,65
T1 2006 104,66 101,71
T2 2006 113,58 107,4
T3 2006 109,43 107,33
T4 2006 102,83 105,39
T1 2007 116,28 114,96
T2 2007 109,87 112,52
T3 2007 110,02 110,89
T4 2007 117,95 109,84
T1 2008 118,54 114,39
T2 2008 108,38 106,36
T3 2008 100,67 99,98
T4 2008 84,93 87,02
T1 2009 71,12 74,44
T2 2009 75,43 75,74
T3 2009 81,79 79,46
T4 2009 82,67 84,02
T1 2010 91,59 88,96
T2 2010 92,65 92,99
T3 2010 96,74 97,12
T4 2010 97,21 100,59
T1 2011 99,3 101,19
T2 2011 100,83 101,78
T3 2011 97,27 100,93
T4 2011 94,53 96,96
T1 2012 92,66 95,66
T2 2012 88,62 92,32
T3 2012 84,09 88,41
T4 2012 85,39 86,38
T1 2013 85,99 88,5
T2 2013 85,7 87,55
T3 2013 90,23 88,99
T4 2013 92,01 91,91
T1 2014 88,36 89,65
T2 2014 88,4 91,62
T3 2014 85,97 87,87
T4 2014 88,68 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Stabilité du chômage  

Au quatrième trimestre 2014, en Basse-Normandie, le taux de chômage reste stable à 9,3 % de la population active. Il reste inférieur de 0,7 point au taux de chômage métropolitain (10 %). Sur un an, de décembre 2013 à décembre 2014, le taux de chômage augmente de 0,4 point en Basse-Normandie, comme en France métropolitaine.

Au quatrième trimestre, le Calvados a le taux de chômage le plus élevé de la région (9,8 %), devant l’Orne (9,4 %), et la Manche (8,4 %). Sur les douze derniers mois, le taux de chômage augmente plus fortement dans le Calvados (+ 0,5 point) que dans l’Orne (+ 0,4 point) et la Manche (+ 0,2 point).

L’atonie du marché de l’emploi régional au quatrième trimestre est confirmée par une hausse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (+ 1,2 %). Cette dégradation du marché de l’emploi touche toutes les catégories, mais avec une intensité différente. Ainsi, les demandes d’emplois progressent plus fortement chez les plus de 50 ans et chez les chômeurs de longue durée. Au total, fin décembre 2014, près de 111 000 demandeurs inscrits en Basse-Normandie étaient immédiatement disponibles pour occuper un emploi.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Basse-Normandie France métropolitaine
T1 2005 8,0 8,3
T2 2005 8,1 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,4 8,8
T2 2006 8,3 8,6
T3 2006 8,2 8,5
T4 2006 7,8 8,0
T1 2007 7,8 8,1
T2 2007 7,5 7,8
T3 2007 7,3 7,6
T4 2007 6,7 7,1
T1 2008 6,4 6,8
T2 2008 6,6 7,0
T3 2008 6,9 7,1
T4 2008 7,4 7,4
T1 2009 8,3 8,2
T2 2009 8,8 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,7 9,1
T1 2010 8,5 9,0
T2 2010 8,5 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,3 8,8
T1 2011 8,3 8,7
T2 2011 8,3 8,6
T3 2011 8,4 8,8
T4 2011 8,4 8,9
T1 2012 8,6 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,2 9,9
T2 2013 9,3 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 8,9 9,6
T1 2014 9,0 9,7
T2 2014 9,0 9,7
T3 2014 9,3 9,9
T4 2014 9,3 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

La construction : un secteur toujours en berne

Au quatrième trimestre 2014, l’activité dans le secteur de la construction reste à un niveau très bas. La demande privée reste insuffisante et la demande publique enregistre une nouvelle contraction du fait des contraintes budgétaires.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, 5 800 logements, dont 31 % de logements collectifs ont été mis en chantier. Par rapport à 2013, la dégradation est plus profonde dans la région qu’en moyenne nationale (- 18 % en Basse-Normandie contre - 10,3 % en France métropolitaine). Cependant, par rapport au troisième trimestre, les mises en chantier progressent de 1,9 % dans la région alors qu’elles poursuivent leur repli au niveau national (- 1,4 %). Cette reprise ne concerne que les logements collectifs (+ 16,6 %) fortement impactés par la crise depuis plusieurs trimestres. La construction individuelle est, elle, toujours en baisse (- 0,7 % pour les logements individuels purs et - 4,1 % dans l’individuel groupé) et la construction de locaux professionnels est en net repli ce trimestre (- 10,5 % contre - 3 % en France métropolitaine).

Dans ce contexte, le niveau d’activité des entreprises de gros œuvre est toujours orienté à la baisse. Plus de la moitié des chefs d’entreprises juge être en capacité d’augmenter leur production avec leurs moyens actuels. Emploi et investissement sont donc toujours en berne dans le secteur.

Les prix demeurent bas et l’allongement des délais de paiement clients impacte directement les trésoreries.

Pour les prochains mois, les chefs d’entreprises restent pessimistes sur les perspectives d’activité du secteur. Pourtant, les permis de construire (en date de prise en compte) repartent à la hausse ce trimestre dans la région (+ 5,9 %) à l’inverse de la tendance nationale (- 2,6 %).

Avertissement

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d’améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs . Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d’événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu’à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 100,83 101,51
avril 2005 103,31 102,27
mai 2005 102,48 102,8
juin 2005 98,35 104,19
juil. 2005 100,83 105,05
août 2005 100,83 105,52
sept. 2005 100 106,38
oct. 2005 100,83 106,5
nov. 2005 103,31 106,97
déc. 2005 104,13 108,38
janv. 2006 104,13 109,42
févr. 2006 106,61 110,69
mars 2006 106,61 112,42
avril 2006 109,92 113,42
mai 2006 114,05 114,81
juin 2006 117,36 115,53
juil. 2006 119,01 116,39
août 2006 123,14 117,06
sept. 2006 126,45 116,57
oct. 2006 129,75 118
nov. 2006 129,75 118,96
déc. 2006 133,88 118,47
janv. 2007 133,06 117,9
févr. 2007 136,36 117,9
mars 2007 138,02 118,39
avril 2007 135,54 117,84
mai 2007 133,06 117,53
juin 2007 131,4 116,78
juil. 2007 130,58 116,98
août 2007 126,45 116,8
sept. 2007 125,62 116,51
oct. 2007 123,97 115,77
nov. 2007 119,83 113,69
déc. 2007 115,7 112,44
janv. 2008 114,88 112,22
févr. 2008 111,57 111,87
mars 2008 111,57 110,26
avril 2008 108,26 109,48
mai 2008 106,61 108,28
juin 2008 103,31 106,09
juil. 2008 100,83 103,6
août 2008 99,17 101,16
sept. 2008 93,39 99,61
oct. 2008 90,08 97,4
nov. 2008 89,26 95,55
déc. 2008 86,78 92,75
janv. 2009 83,47 89,97
févr. 2009 82,64 86,37
mars 2009 76,86 83,49
avril 2009 77,69 81,24
mai 2009 76,03 78,55
juin 2009 75,21 76,62
juil. 2009 74,38 75,5
août 2009 73,55 74,66
sept. 2009 71,9 74,01
oct. 2009 72,73 73,11
nov. 2009 74,38 73,27
déc. 2009 74,38 73,99
janv. 2010 74,38 74,64
févr. 2010 77,69 76,38
mars 2010 80,17 78,87
avril 2010 80,99 80,83
mai 2010 80,99 82,94
juin 2010 83,47 85,27
juil. 2010 85,12 87,49
août 2010 85,95 88,8
sept. 2010 85,95 90,36
oct. 2010 85,12 90,99
nov. 2010 84,3 91,52
déc. 2010 84,3 92,71
janv. 2011 85,95 94,01
févr. 2011 82,64 94,22
mars 2011 84,3 93,73
avril 2011 84,3 93,62
mai 2011 88,43 95,08
juin 2011 86,78 95,44
juil. 2011 86,78 95,97
août 2011 85,12 97,22
sept. 2011 89,26 98,96
oct. 2011 87,6 99,63
nov. 2011 90,08 100,74
déc. 2011 90,91 101,76
janv. 2012 89,26 101,78
févr. 2012 90,08 101,92
mars 2012 86,78 101,57
avril 2012 85,12 101,86
mai 2012 80,17 100,45
juin 2012 80,17 100,06
juil. 2012 80,17 99,2
août 2012 79,34 99,08
sept. 2012 78,51 97,04
oct. 2012 79,34 96,55
nov. 2012 76,86 95,48
déc. 2012 75,21 93,75
janv. 2013 76,03 93,91
févr. 2013 76,86 95,42
mars 2013 76,86 95,95
avril 2013 76,86 94,42
mai 2013 78,51 92,38
juin 2013 75,21 90,66
juil. 2013 75,21 88,56
août 2013 74,38 85,88
sept. 2013 75,21 84,27
oct. 2013 71,9 83,61
nov. 2013 71,07 82,75
déc. 2013 70,25 81,98
janv. 2014 66,94 79,89
févr. 2014 64,46 76,83
mars 2014 64,46 75,75
avril 2014 60,33 74,58
mai 2014 57,85 74,7
juin 2014 57,02 74,56
juil. 2014 54,55 74,79
août 2014 56,2 74,74
sept. 2014 54,55 74,99
oct. 2014 57,85 74,03
nov. 2014 55,37 73,23
déc. 2014 57,02 72,91
janv. 2015 56,2 72,48
févr. 2015 55,37 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99 100,44
mars 2005 103 101,6
avril 2005 106 102,22
mai 2005 110 104,47
juin 2005 107 105,53
juil. 2005 106 105,85
août 2005 108 106,49
sept. 2005 111 108,07
oct. 2005 110 109,18
nov. 2005 110 109,3
déc. 2005 113 110,64
janv. 2006 114 110,86
févr. 2006 114 111,55
mars 2006 113 112,31
avril 2006 112 113,45
mai 2006 110 113,8
juin 2006 114 114,96
juil. 2006 114 115,35
août 2006 114 115,94
sept. 2006 113 115,72
oct. 2006 113 116,46
nov. 2006 114 117,45
déc. 2006 110 117,08
janv. 2007 110 117,08
févr. 2007 111 117,08
mars 2007 114 116,81
avril 2007 114 116,51
mai 2007 115 116,07
juin 2007 112 115,77
juil. 2007 111 117,32
août 2007 111 116,58
sept. 2007 111 116,51
oct. 2007 118 117,05
nov. 2007 121 116,36
déc. 2007 122 116,16
janv. 2008 124 115,89
févr. 2008 122 115,84
mars 2008 115 114,44
avril 2008 117 113,13
mai 2008 117 111,35
juin 2008 116 109,21
juil. 2008 115 106,27
août 2008 114 105,36
sept. 2008 113 103,33
oct. 2008 104 100,2
nov. 2008 99 97,01
déc. 2008 95 94,6
janv. 2009 89 91,36
févr. 2009 87 88,06
mars 2009 87 85,86
avril 2009 81 84,03
mai 2009 80 82,06
juin 2009 78 80,6
juil. 2009 77 80,6
août 2009 76 80,75
sept. 2009 75 79,47
oct. 2009 75 78,87
nov. 2009 77 80,28
déc. 2009 79 82,48
janv. 2010 78 82,58
févr. 2010 79 83,05
mars 2010 80 84,3
avril 2010 80 84,92
mai 2010 79 86,3
juin 2010 78 87,49
juil. 2010 79 88,1
août 2010 79 88,94
sept. 2010 79 91,36
oct. 2010 82 94,25
nov. 2010 82 96,79
déc. 2010 83 98,47
janv. 2011 85 99,8
févr. 2011 86 100,89
mars 2011 87 101,8
avril 2011 89 102,15
mai 2011 91 103,04
juin 2011 91 102
juil. 2011 91 101,58
août 2011 90 101,06
sept. 2011 89 100,12
oct. 2011 89 98,99
nov. 2011 90 99,83
déc. 2011 90 100,15
janv. 2012 86 99,7
févr. 2012 85 99,93
mars 2012 83 99,78
avril 2012 78 99,33
mai 2012 78 98,22
juin 2012 79 98,59
juil. 2012 81 98,3
août 2012 82 98
sept. 2012 81 97,43
oct. 2012 79 97,01
nov. 2012 78 94,55
déc. 2012 74 94,47
janv. 2013 75 95,29
févr. 2013 77 95,95
mars 2013 77 96,54
avril 2013 79 97,63
mai 2013 78 98,72
juin 2013 79 99,21
juil. 2013 79 99,33
août 2013 78 99,04
sept. 2013 78 98,99
oct. 2013 75 98,08
nov. 2013 73 97,24
déc. 2013 75 94,89
janv. 2014 75 94,15
févr. 2014 74 92,72
mars 2014 75 91,14
avril 2014 73 90,1
mai 2014 71 88,6
juin 2014 67 87,86
juil. 2014 65 87,19
août 2014 66 86,94
sept. 2014 65 85,91
oct. 2014 64 85,41
nov. 2014 64 84,85
déc. 2014 61 84,5
janv. 2015 60 83,79
févr. 2015 59 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

La fréquentation hôtelière baisse en fin d’année

Au quatrième trimestre, la fréquentation hôtelière a baissé de 0,5 % par rapport au quatrième trimestre de 2013. La clientèle étrangère (+ 11 %) n’a pas suffi à compenser la baisse de la fréquentation française (- 3 %). S’inscrivant dans une tendance forte de l’année 2014, c’est l’accélération de la fréquentation des Non-Européens qui est marquante : + 28 % par rapport au même trimestre de 2013.

La baisse de la fréquentation totale est le seul fait du département de la Manche (- 4,5 %) alors que le Calvados (+ 0,8 %)  et l’Orne (+ 1,6 %) ont poursuivi la tendance à la hausse observée au trimestre précédent.

Cette baisse de la fréquentation dans les hôtels bas-normands est moins marquée que dans la moyenne des régions métropolitaines françaises (- 0,7 %) où la déperdition concerne, comme en Basse-Normandie, uniquement la clientèle française.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2011 4,739467849223937 4,424019382904125
févr. 2011 12,415021801303398 0,36097644042834726
mars 2011 5,188628642946558 2,148949283008103
avril 2011 6,245088522165206 5,322684494053097
mai 2011 -6,727962638645647 -2,467137150972245
juin 2011 8,731634550544582 6,6012349846041145
juil. 2011 -4,182922278386534 3,9576372170374206
août 2011 -5,4550585160102205 2,467101476159852
sept. 2011 -2,5406939934236052 2,6138625423175768
oct. 2011 9,908194669031351 5,67580433069595
nov. 2011 6,084897823558733 4,577863062227188
déc. 2011 11,900662597172223 3,365746075866981
janv. 2012 4,5779306694892865 1,5636851009601658
févr. 2012 -0,8424740376193894 3,344955813017788
mars 2012 7,138971988033722 2,1839121345781316
avril 2012 -11,534110685694392 -1,0845563250879955
mai 2012 6,797505420569097 2,0573673003937665
juin 2012 -9,629768840443527 -3,007868593564784
juil. 2012 -2,196926780909214 -1,6718177200844444
août 2012 -0,47126093718091705 -0,23462673405013118
sept. 2012 3,2775204845030252 -0,3143203476575215
oct. 2012 -11,777129161624083 -3,1209699282033494
nov. 2012 12,40750166399124 4,789776819596585
déc. 2012 4,853599403207756 0,5088372681696561
janv. 2013 -6,670040485829963 -2,9090953144510707
févr. 2013 -9,282860147213455 -2,155273662128322
mars 2013 1,7610102804924337 3,0064975317947984
avril 2013 -9,037033393990065 -6,510579624972343
mai 2013 3,286031227761741 4,007725525605806
juin 2013 -1,9964230753233836 -0,25765285558572026
juil. 2013 3,364888591235708 -1,9135801113465902
août 2013 7,236540980760431 3,3033361013060936
sept. 2013 -6,45050017247326 -1,4378344163935313
oct. 2013 2,7085911022647937 0,9296933092553522
nov. 2013 -5,280390107976324 -2,4928515626503365
déc. 2013 -3,8952376717506296 -0,5302800643611637
janv. 2014 -1,0844810758052272 0,6666672608442707
févr. 2014 1,3399480712166107 -0,9281334159596047
mars 2014 -9,164042281188609 -6,923791308168087
avril 2014 7,761347354761964 4,640253279404566
mai 2014 -6,182621382832129 -4,133256257271774
juin 2014 10,745660569536982 -1,8971796306940227
juil. 2014 -3,2991279375196862 -3,03446898472041
août 2014 -0,06181561285765818 -0,34481950044367315
sept. 2014 9,341922609751864 -1,5430920994801391
oct. 2014 3,5851774256907154 0,4336814933895332
nov. 2014 -5,710818562918281 -5,235280977102994
déc. 2014 -1,0502938046545975 2,193225117764919
janv. 2015 6,167086942221248 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Net rebond des créations d’entreprises

Après une baisse au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises bas-normandes repart à la hausse. Ce sont un peu plus de 2 200 nouvelles entreprises qui ont vu le jour au quatrième trimestre (+ 8,8 % contre + 3,2 % en France métropolitaine). Cette augmentation concerne à la fois les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs (+ 7,6 % contre + 0,7 % en France métropolitaine) que des créations d’entreprises sous le régime de micro-entrepreneur ( + 9,9 % contre + 5,7 % en France métropolitaine). Comme sur l’ensemble du territoire national, les micro-entrepreneurs représentent la moitié des créations en Basse-Normandie.

Les défaillances d’entreprises (en données brutes à la date de jugement) sont en augmentation au quatrième trimestre en Basse-Normandie (+ 1,1 %) alors qu’elles régressent en France métropolitaine (- 2 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Basse-Normandie hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Basse-Normandie y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 98,12 95,24 125,19 117,71
T3 2009 91,87 93,55 102,06 108,08
T4 2009 101,09 99,43 115 119,9
T1 2010 93,15 96,21 124,66 134,23
T2 2010 99,01 99,71 110,71 118,82
T3 2010 102,18 98,29 104,37 108,73
T4 2010 97,82 97,15 103,32 114,33
T1 2011 99,21 96,14 99,34 108,66
T2 2011 100,1 94,38 98,51 105,3
T3 2011 96,63 96,14 93,09 99,96
T4 2011 98,41 96,48 93,53 105,69
T1 2012 93,45 91,8 101,4 112,62
T2 2012 81,05 88,6 94,88 105,36
T3 2012 87,1 89,58 92,22 100,28
T4 2012 91,27 90,35 92,48 102,42
T1 2013 96,23 97,08 90,16 107,52
T2 2013 97,42 98,1 90,77 103,14
T3 2013 103,27 98,91 91,04 98,76
T4 2013 98,21 101,48 89,68 104,73
T1 2014 101,49 100,06 90,86 109,49
T2 2014 104,56 100,95 93 105,13
T3 2014 99,21 99,81 88,76 103,33
T4 2014 106,75 100,47 96,55 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Basse-Normandie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,25 100,52
mars 2005 100 100,57
avril 2005 98,5 101,22
mai 2005 100,13 102,01
juin 2005 103 102,31
juil. 2005 100,75 102,08
août 2005 100,5 101,95
sept. 2005 100,63 102,18
oct. 2005 100,75 101,8
nov. 2005 101,75 101,61
déc. 2005 103,38 101,36
janv. 2006 103,88 100,49
févr. 2006 104,88 99,45
mars 2006 103,5 98,95
avril 2006 101,13 97,81
mai 2006 99,25 97,16
juin 2006 97 96,75
juil. 2006 100 96,78
août 2006 100,25 97
sept. 2006 101,63 97,05
oct. 2006 101,25 97,57
nov. 2006 103,5 98,29
déc. 2006 103 98,95
janv. 2007 103,63 99,82
févr. 2007 103,25 101,14
mars 2007 105,51 102
avril 2007 103,75 102,72
mai 2007 104,38 103,16
juin 2007 104,26 103,95
juil. 2007 105,88 105,07
août 2007 107,63 104,94
sept. 2007 106,13 104,96
oct. 2007 108,89 105,76
nov. 2007 109,64 105,6
déc. 2007 108,89 105,6
janv. 2008 108,64 105,64
févr. 2008 111,14 106,13
mars 2008 108,51 105,69
avril 2008 111,39 107,12
mai 2008 115,02 106,87
juin 2008 117,02 106,86
juil. 2008 115,02 107,4
août 2008 112,39 107,64
sept. 2008 115,77 109,11
oct. 2008 115,52 110,52
nov. 2008 116,4 111,76
déc. 2008 121,4 114,05
janv. 2009 128,54 115,7
févr. 2009 129,54 117,52
mars 2009 136,8 121,05
avril 2009 144,18 122,8
mai 2009 140,93 124,71
juin 2009 144,68 126,52
juil. 2009 147,93 128
août 2009 148,69 128,98
sept. 2009 151,81 130,67
oct. 2009 152,07 130,38
nov. 2009 152,69 130,96
déc. 2009 151,19 130,57
janv. 2010 147,18 130,72
févr. 2010 147,43 130,53
mars 2010 144,56 130,65
avril 2010 139,8 129,35
mai 2010 140,3 129,3
juin 2010 143,68 129,4
juil. 2010 144,93 128,48
août 2010 146,18 128,63
sept. 2010 144,81 127,41
oct. 2010 144,81 126,45
nov. 2010 143,43 125,86
déc. 2010 142,55 124,77
janv. 2011 143,68 124,84
févr. 2011 146,18 124,8
mars 2011 148,81 123,95
avril 2011 150,69 123,42
mai 2011 155,19 125,01
juin 2011 149,69 123,63
juil. 2011 147,56 122,91
août 2011 147,81 122,95
sept. 2011 147,06 122,44
oct. 2011 146,43 122,53
nov. 2011 147,68 122,76
déc. 2011 148,81 122,57
janv. 2012 152,44 123,52
févr. 2012 151,31 123,51
mars 2012 147,43 122,56
avril 2012 145,93 122,9
mai 2012 144,93 121,24
juin 2012 145,81 121,36
juil. 2012 148,69 122,97
août 2012 147,68 122,83
sept. 2012 146,56 122,24
oct. 2012 148,19 124,24
nov. 2012 147,81 124,54
déc. 2012 151,31 125,94
janv. 2013 146,93 125,65
févr. 2013 145,18 125,5
mars 2013 143,3 125,32
avril 2013 146,18 126,76
mai 2013 144,43 127,04
juin 2013 146,18 127,51
juil. 2013 144,68 128,53
août 2013 145,31 128,36
sept. 2013 146,31 129,4
oct. 2013 147,06 129,41
nov. 2013 148,56 129,11
déc. 2013 145,18 129,19
janv. 2014 146,93 129,34
févr. 2014 152,07 130,52
mars 2014 151,31 130,5
avril 2014 151,56 130,78
mai 2014 151,81 130,15
juin 2014 150,19 130,38
juil. 2014 150,19 130,43
août 2014 153,32 130,47
sept. 2014 153,44 130,88
oct. 2014 155,07 130,72
nov. 2014 154,57 130,81
déc. 2014 155,07 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national

Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait +1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international

Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

" Insee - Analyse de la conjoncture ", Note de conjoncture, Insee, mars 2015

Indicateurs clés de la région Basse-Normandie :www.insee.fr/basse-normandie - Tableau de bord de la conjoncture