Fin 2014, le contexte économique reste dégradé en Picardie

Sophie Mille, Virginie, Tapin, Cédric Tassart, Jean-Marc Mierlot, Insee Picardie

Au 4e trimestre 2014, l'activité reste en retrait en Picardie, quand elle connaît une faible progression

au niveau national (0,1 %). Dans la région, l’emploi salarié marchand continue de se réduire (-0,2 %), le taux de chômage augmente (+0,1 point) et le nombre de demandeurs d’emploi est toujours plus élevé (+1 700). La dégradation de ces indicateurs se fait toutefois à un rythme moins rapide.

De même, l’activité dans la construction reste à un niveau faible mais ne diminue plus. Les créations d’entreprises se ralentissent, mais à cause des seuls micro-entrepreneurs, tandis que le nombre de défaillances baisse. La saison hôtelière est restée difficile.

Insee Conjoncture Picardie
No 4
Paru le : 23/04/2015

Le repli de l’emploi salarié marchand picard s’atténue

En Picardie, l'année 2014 se termine par un ralentissement de la baisse de l'emploi salarié marchand. La dégradation des effectifs est en effet moindre qu'au troisième trimestre, avec 900 emplois disparus (-0,2%) au lieu de 1700 (-0,5%). Au niveau national, la tendance est un peu plus favorable avec une stabilisation des effectifs (0,0% après -0,4 %).

Sur l'année 2014, le recul de l’emploi salarié marchand picard est trois fois plus important que celui observé au plan métropolitain : -1,4 % contre -0,5 % (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Picardie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,78 100,06
T3 2005 99,73 100,19
T4 2005 99,48 100,33
T1 2006 99,46 100,43
T2 2006 99,59 101
T3 2006 99,75 101,39
T4 2006 99,45 101,45
T1 2007 100,3 102,24
T2 2007 100,68 102,49
T3 2007 100,74 102,86
T4 2007 100,91 103,07
T1 2008 101,49 103,31
T2 2008 101,15 102,89
T3 2008 100,62 102,56
T4 2008 99,62 101,85
T1 2009 97,61 100,78
T2 2009 96,42 100,29
T3 2009 96,34 100,01
T4 2009 95,69 100,09
T1 2010 95,21 100,03
T2 2010 95,48 100,08
T3 2010 95,8 100,29
T4 2010 95,89 100,49
T1 2011 96,16 100,78
T2 2011 96,16 101,06
T3 2011 95,23 100,95
T4 2011 95,07 100,94
T1 2012 94,86 100,98
T2 2012 94,39 100,85
T3 2012 94,02 100,59
T4 2012 93,47 100,33
T1 2013 93,21 100,28
T2 2013 92,51 99,92
T3 2013 92,25 99,94
T4 2013 92,24 100,03
T1 2014 91,86 99,91
T2 2014 91,64 99,95
T3 2014 91,21 99,56
T4 2014 90,99 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

En Picardie, les deux secteurs qui sont le plus impactés par la diminution de l’emploi ce trimestre sont ceux de la construction et de l'industrie.

En effet, la région n'échappe pas aux difficultés qui frappent le secteur de la construction au niveau national : les effectifs régressent de -1,7 % en Picardie, soit 600 emplois perdus. Cette baisse est la plus forte enregistrée depuis début 2014.

L’industrie continue, elle aussi, à perdre des effectifs salariés en Picardie. La dégradation se poursuit au même rythme depuis trois trimestres (-0,6%), soit une diminution de 600 emplois par trimestre.

Dans les services hors intérim, la stabilité des deux trimestres précédents ne se prolonge pas; en fin d'année, les effectifs régionaux diminuent à nouveau légèrement (-0,2%) contrairement au niveau national (+0,2%). Cette contraction (-250 emplois) est toutefois deux fois moindre que celle du 1er trimestre.

Le commerce picard est resté proche de la tendance nationale tout au long de l'année 2014. Il se maintient à l'équilibre en fin d'année (0,0%), après de légères baisses aux 1er et 3e trimestres (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Picardie

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Picardie
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,69 99,44 100,04 100,3
T3 2005 101,48 98,45 100,14 100,5
T4 2005 102,64 97,5 100,2 100,54
T1 2006 103,74 96,81 100,5 100,48
T2 2006 104,86 95,97 100,64 100,27
T3 2006 106,1 94,93 101,08 100,47
T4 2006 107,08 94,29 100,72 100,07
T1 2007 108,03 93,72 101,5 100,74
T2 2007 109,71 93,09 102,28 100,58
T3 2007 111,51 92,59 102,95 101,07
T4 2007 112,8 92,72 103,54 101,54
T1 2008 114,1 92,52 104,03 101,89
T2 2008 114,38 92,08 104,55 101,73
T3 2008 114,21 91,5 105,01 101,66
T4 2008 113,65 90,39 105,13 101,43
T1 2009 113,06 88,46 104,63 100,92
T2 2009 111,73 86,65 104,03 100,07
T3 2009 111,33 84,87 104,3 100,01
T4 2009 110,76 83,64 103,56 99,26
T1 2010 109,84 82,39 103,01 99,12
T2 2010 110,55 81,74 103,36 99,7
T3 2010 110,48 81,27 103,7 99,57
T4 2010 109,99 80,85 103,69 100,06
T1 2011 110,01 80,96 103,97 100,09
T2 2011 109,69 80,81 104,19 100,91
T3 2011 108,69 79,93 103,54 100,85
T4 2011 108,87 79,5 103,87 100,81
T1 2012 108,18 78,79 104,07 100,76
T2 2012 107,42 78,74 103,68 100,03
T3 2012 106,48 78,66 103,63 100,1
T4 2012 105,97 78,35 103,29 99,5
T1 2013 104,58 77,85 102,94 99,37
T2 2013 103,69 76,93 102,41 98,81
T3 2013 102,52 76,43 102,53 98,57
T4 2013 101,72 76,12 102,47 98,66
T1 2014 101,17 75,88 102,11 98,44
T2 2014 99,79 75,51 102,11 98,35
T3 2014 98,6 75,04 102,1 98,03
T4 2014 96,91 74,63 101,96 98,02
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Picardie

Seul le secteur de l'intérim renoue avec la croissance d'effectifs ce trimestre, en Picardie comme en France (+3,1 % et +4,7%). Ce secteur, variable d'ajustement en période de ralentissement ou de reprise de l'emploi, est fluctuant depuis 2011. Ainsi, malgré le solde positif de 500 emplois picards ce trimestre, l’évolution sur l’ensemble de l’année est légèrement négative (-1,0 %) (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Picardie France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 98,07 99,88
T3 2005 101,34 101,92
T4 2005 100,4 102,65
T1 2006 99,84 101,71
T2 2006 104,71 107,4
T3 2006 108,35 107,33
T4 2006 108,92 105,39
T1 2007 119,62 114,96
T2 2007 120,68 112,52
T3 2007 115,78 110,89
T4 2007 110,25 109,84
T1 2008 115,81 114,39
T2 2008 106,7 106,36
T3 2008 96,42 99,98
T4 2008 84,46 87,02
T1 2009 65,18 74,44
T2 2009 62,51 75,74
T3 2009 70,88 79,46
T4 2009 74,76 84,02
T1 2010 80,9 88,96
T2 2010 85,63 92,99
T3 2010 91,67 97,12
T4 2010 97,04 100,59
T1 2011 98,53 101,19
T2 2011 98,08 101,78
T3 2011 94,3 100,93
T4 2011 90,63 96,96
T1 2012 90,47 95,66
T2 2012 86,95 92,32
T3 2012 82,52 88,41
T4 2012 78,18 86,38
T1 2013 82,33 88,5
T2 2013 81,66 87,55
T3 2013 80,84 88,99
T4 2013 84,44 91,91
T1 2014 83,29 89,65
T2 2014 83,99 91,62
T3 2014 81,02 87,87
T4 2014 83,57 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Des trois départements, la Somme est celui qui perd le plus d'effectifs (-500 salariés). Les pertes sont circonscrites aux secteurs de l’industrie, des services hors intérim et de la construction. Dans l'Oise, la réduction des effectifs (-200) est concentrée dans la construction. Dans ces deux départements, les pertes sont partiellement compensées par le solde positif de l'emploi intérimaire (+150 et +350 respectivement). Le repli des effectifs axonnais (-200) concerne principalement les services hors intérim et l'industrie.

Une légère hausse du taux de chômage au sens du BIT

Après une légère amélioration observée en début d’année, le taux de chômage picard augmente fin 2014 pour le deuxième trimestre consécutif. Cette hausse reste cependant modérée (+0,1 point) et s’effectue au même rythme qu’en France métropolitaine. Fin 2014, le taux de chômage s’établi à 11,7 % en Picardie contre 10,0 % au niveau national (figure 4).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Picardie France métropolitaine
T1 2005 9,2 8,3
T2 2005 9,4 8,4
T3 2005 9,7 8,6
T4 2005 9,8 8,7
T1 2006 9,9 8,8
T2 2006 9,8 8,6
T3 2006 9,7 8,5
T4 2006 9,1 8,0
T1 2007 9,2 8,1
T2 2007 8,8 7,8
T3 2007 8,6 7,6
T4 2007 8,2 7,1
T1 2008 8,0 6,8
T2 2008 8,1 7,0
T3 2008 8,3 7,1
T4 2008 8,6 7,4
T1 2009 9,6 8,2
T2 2009 10,5 8,8
T3 2009 10,6 8,8
T4 2009 10,8 9,1
T1 2010 10,6 9,0
T2 2010 10,5 8,9
T3 2010 10,6 8,8
T4 2010 10,4 8,8
T1 2011 10,4 8,7
T2 2011 10,3 8,6
T3 2011 10,3 8,8
T4 2011 10,7 8,9
T1 2012 10,9 9,1
T2 2012 11,2 9,3
T3 2012 11,3 9,4
T4 2012 11,7 9,7
T1 2013 11,8 9,9
T2 2013 11,9 10,0
T3 2013 11,9 9,9
T4 2013 11,5 9,6
T1 2014 11,5 9,7
T2 2014 11,3 9,7
T3 2014 11,6 9,9
T4 2014 11,7 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Avec un taux qui s’élève à 14,1 % de sa population active, le département de l’Aisne reste fortement marqué par le chômage. Il se classe au quatrième rang national des départements les plus touchés. Néanmoins, ce taux est resté stable ce trimestre. Le département de la Somme enregistre, lui aussi une stabilité de son taux de chômage (11,7 %). L’Oise est finalement le seul département picard où cet indicateur est en hausse (+0,1 point) mais reste le moins élevé de la région(10,1 %).

Sur un an, en raison d’une baisse au premier semestre plus marquée en région qu’au niveau national, la hausse du chômage est moins défavorable en Picardie qu’en France métropolitaine (+0,2 point contre +0,4).

La demande d’emploi s’accroît moins rapidement

Au quatrième trimestre 2014, le nombre de demandeurs d'emplois, qu'ils aient exercé une activité réduite ou non, est à nouveau en hausse en Picardie. Fin 2014, ils sont 172 600 à être inscrits à Pôle Emploi, toutes catégories confondues (A, B, C), soit 1 700 de plus que fin septembre. Cette augmentation est toutefois moins marquée ce trimestre qu'au précédent (+1,0 % après +1,6 %). La région se démarque ainsi de la France, où le nombre de demandeurs d'emploi continue de progresser au même rythme qu'au 3e trimestre ( +1,8 % contre +1,7 %). Cet accroissement plus faible concerne tous les types de demandeurs d’emploi, les moins de 25 ans, les 50 ans et plus ou ceux de longue durée. Cela se répercute sur l’évolution annuelle : en 2014, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté plus modérément en Picardie (+3,7 %) qu'au niveau national (+6,4%).

Après la hausse du trimestre précédent, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans se stabilise (+0,2 %) pour atteindre 31 000 personnes.

Ceux âgés de 50 ans ou plus continuent de progresser ce trimestre, mais à un rythme plus faible (+1,8 %) qu'aux trois trimestres précédents. Cette catégorie reste cependant la plus impactée par les difficultés sur le marché du travail avec un accroissement de près de 10 % sur un an.

Enfin, l'augmentation du nombre de personnes à la recherche d'un emploi depuis un an ou plus est également moins marquée (+1,4 %) que celle des deux trimestres précédents (+1,8 %).

L’activité dans la construction ne diminue plus mais reste à un niveau faible

Au quatrième trimestre 2014, un peu plus de 2 100 logements ont été autorisés à la construction en Picardie. Ce chiffre, en hausse certes légère par rapport au trimestre précédent (+7 %), est nettement supérieur à celui enregistré fin 2013 (+45 %). Dans la continuité du troisième trimestre, cette amélioration est essentiellement portée par le logement en résidence. Néanmoins, même s’il est en progression, ce nombre d’autorisations reste à un niveau parmi les plus bas enregistrés ces dix dernières années dans la région. Sur un an, le nombre de permis de construire est en recul de -17 %, soit un peu plus qu’en France métropolitaine (-12 %) (figure 5).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Picardie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 97,27 100,47
mars 2005 99,09 101,51
avril 2005 99,09 102,27
mai 2005 103,64 102,8
juin 2005 106,36 104,19
juil. 2005 110 105,05
août 2005 112,73 105,52
sept. 2005 119,09 106,38
oct. 2005 112,73 106,5
nov. 2005 111,82 106,97
déc. 2005 111,82 108,38
janv. 2006 113,64 109,42
févr. 2006 116,36 110,69
mars 2006 120 112,42
avril 2006 120,91 113,42
mai 2006 120 114,81
juin 2006 120,91 115,53
juil. 2006 124,55 116,39
août 2006 130 117,06
sept. 2006 124,55 116,57
oct. 2006 125,45 118
nov. 2006 129,09 118,96
déc. 2006 131,82 118,47
janv. 2007 133,64 117,9
févr. 2007 132,73 117,9
mars 2007 129,09 118,39
avril 2007 129,09 117,84
mai 2007 127,27 117,53
juin 2007 125,45 116,78
juil. 2007 120,91 116,98
août 2007 116,36 116,8
sept. 2007 118,18 116,51
oct. 2007 116,36 115,77
nov. 2007 110,91 113,69
déc. 2007 106,36 112,44
janv. 2008 102,73 112,22
févr. 2008 103,64 111,87
mars 2008 104,55 110,26
avril 2008 105,45 109,48
mai 2008 107,27 108,28
juin 2008 103,64 106,09
juil. 2008 104,55 103,6
août 2008 99,09 101,16
sept. 2008 97,27 99,61
oct. 2008 94,55 97,4
nov. 2008 92,73 95,55
déc. 2008 90 92,75
janv. 2009 87,27 89,97
févr. 2009 84,55 86,37
mars 2009 80,91 83,49
avril 2009 78,18 81,24
mai 2009 76,36 78,55
juin 2009 76,36 76,62
juil. 2009 73,64 75,5
août 2009 73,64 74,66
sept. 2009 72,73 74,01
oct. 2009 75,45 73,11
nov. 2009 75,45 73,27
déc. 2009 75,45 73,99
janv. 2010 77,27 74,64
févr. 2010 76,36 76,38
mars 2010 80 78,87
avril 2010 79,09 80,83
mai 2010 80,91 82,94
juin 2010 82,73 85,27
juil. 2010 88,18 87,49
août 2010 89,09 88,8
sept. 2010 90,91 90,36
oct. 2010 88,18 90,99
nov. 2010 91,82 91,52
déc. 2010 91,82 92,71
janv. 2011 91,82 94,01
févr. 2011 91,82 94,22
mars 2011 90 93,73
avril 2011 97,27 93,62
mai 2011 100 95,08
juin 2011 98,18 95,44
juil. 2011 93,64 95,97
août 2011 92,73 97,22
sept. 2011 94,55 98,96
oct. 2011 99,09 99,63
nov. 2011 96,36 100,74
déc. 2011 96,36 101,76
janv. 2012 96,36 101,78
févr. 2012 96,36 101,92
mars 2012 97,27 101,57
avril 2012 92,73 101,86
mai 2012 87,27 100,45
juin 2012 89,09 100,06
juil. 2012 87,27 99,2
août 2012 87,27 99,08
sept. 2012 85,45 97,04
oct. 2012 85,45 96,55
nov. 2012 85,45 95,48
déc. 2012 86,36 93,75
janv. 2013 89,09 93,91
févr. 2013 93,64 95,42
mars 2013 95,45 95,95
avril 2013 96,36 94,42
mai 2013 96,36 92,38
juin 2013 91,82 90,66
juil. 2013 91,82 88,56
août 2013 90 85,88
sept. 2013 87,27 84,27
oct. 2013 83,64 83,61
nov. 2013 80 82,75
déc. 2013 78,18 81,98
janv. 2014 75,45 79,89
févr. 2014 69,09 76,83
mars 2014 63,64 75,75
avril 2014 60,91 74,58
mai 2014 57,27 74,7
juin 2014 59,09 74,56
juil. 2014 57,27 74,79
août 2014 61,82 74,74
sept. 2014 60,91 74,99
oct. 2014 60 74,03
nov. 2014 62,73 73,23
déc. 2014 64,55 72,91
janv. 2015 62,73 72,48
févr. 2015 62,73 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Au cours du quatrième trimestre, 1 400 mises en chantier ont été enregistrées en Picardie. Même si ce nombre est en hausse par rapport à fin 2013 (+19 %) il reste, comme pour les autorisations, à un niveau inférieur à la moyenne de la dernière décennie. D’ailleurs, sur un an, seuls 5 900 chantiers ont été commencés, soit -12 % de moins qu’en 2013. Cette baisse est comparable à celle observée en France métropolitaine (-10 %) (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Picardie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,2 100,44
mars 2005 100 101,6
avril 2005 103,61 102,22
mai 2005 103,61 104,47
juin 2005 100 105,53
juil. 2005 113,25 105,85
août 2005 115,66 106,49
sept. 2005 118,07 108,07
oct. 2005 118,07 109,18
nov. 2005 118,07 109,3
déc. 2005 119,28 110,64
janv. 2006 124,1 110,86
févr. 2006 125,3 111,55
mars 2006 127,71 112,31
avril 2006 126,51 113,45
mai 2006 128,92 113,8
juin 2006 133,73 114,96
juil. 2006 128,92 115,35
août 2006 126,51 115,94
sept. 2006 127,71 115,72
oct. 2006 133,73 116,46
nov. 2006 137,35 117,45
déc. 2006 139,76 117,08
janv. 2007 134,94 117,08
févr. 2007 138,55 117,08
mars 2007 140,96 116,81
avril 2007 140,96 116,51
mai 2007 139,76 116,07
juin 2007 138,55 115,77
juil. 2007 132,53 117,32
août 2007 132,53 116,58
sept. 2007 137,35 116,51
oct. 2007 132,53 117,05
nov. 2007 126,51 116,36
déc. 2007 127,71 116,16
janv. 2008 126,51 115,89
févr. 2008 126,51 115,84
mars 2008 120,48 114,44
avril 2008 119,28 113,13
mai 2008 118,07 111,35
juin 2008 116,87 109,21
juil. 2008 114,46 106,27
août 2008 114,46 105,36
sept. 2008 106,02 103,33
oct. 2008 101,2 100,2
nov. 2008 103,61 97,01
déc. 2008 97,59 94,6
janv. 2009 93,98 91,36
févr. 2009 89,16 88,06
mars 2009 87,95 85,86
avril 2009 87,95 84,03
mai 2009 86,75 82,06
juin 2009 83,13 80,6
juil. 2009 85,54 80,6
août 2009 87,95 80,75
sept. 2009 90,36 79,47
oct. 2009 92,77 78,87
nov. 2009 90,36 80,28
déc. 2009 91,57 82,48
janv. 2010 93,98 82,58
févr. 2010 93,98 83,05
mars 2010 95,18 84,3
avril 2010 93,98 84,92
mai 2010 95,18 86,3
juin 2010 98,8 87,49
juil. 2010 96,39 88,1
août 2010 95,18 88,94
sept. 2010 93,98 91,36
oct. 2010 93,98 94,25
nov. 2010 95,18 96,79
déc. 2010 96,39 98,47
janv. 2011 95,18 99,8
févr. 2011 97,59 100,89
mars 2011 100 101,8
avril 2011 102,41 102,15
mai 2011 102,41 103,04
juin 2011 100 102
juil. 2011 106,02 101,58
août 2011 106,02 101,06
sept. 2011 107,23 100,12
oct. 2011 108,43 98,99
nov. 2011 110,84 99,83
déc. 2011 109,64 100,15
janv. 2012 110,84 99,7
févr. 2012 110,84 99,93
mars 2012 108,43 99,78
avril 2012 107,23 99,33
mai 2012 106,02 98,22
juin 2012 109,64 98,59
juil. 2012 103,61 98,3
août 2012 103,61 98
sept. 2012 103,61 97,43
oct. 2012 100 97,01
nov. 2012 98,8 94,55
déc. 2012 104,82 94,47
janv. 2013 103,61 95,29
févr. 2013 102,41 95,95
mars 2013 103,61 96,54
avril 2013 104,82 97,63
mai 2013 107,23 98,72
juin 2013 103,61 99,21
juil. 2013 104,82 99,33
août 2013 104,82 99,04
sept. 2013 102,41 98,99
oct. 2013 102,41 98,08
nov. 2013 98,8 97,24
déc. 2013 93,98 94,89
janv. 2014 93,98 94,15
févr. 2014 91,57 92,72
mars 2014 87,95 91,14
avril 2014 85,54 90,1
mai 2014 81,93 88,6
juin 2014 80,72 87,86
juil. 2014 78,31 87,19
août 2014 77,11 86,94
sept. 2014 79,52 85,91
oct. 2014 78,31 85,41
nov. 2014 78,31 84,85
déc. 2014 77,11 84,5
janv. 2015 75,9 83,79
févr. 2015 79,52 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Une fin d’année difficile dans l’hôtellerie

Comme les trimestres précédents, cette fin d’année 2014 enregistre une baisse de fréquentation dans l’hôtellerie. Cette diminution trimestrielle est la plus importante de l’année : le nombre de nuitées s’est réduit de -1,7 % par rapport à la même période de l’année précédente alors qu’ en France métropolitaine, la fréquentation touristique a diminué de seulement -0,7 %. Pour la première fois cette année, la baisse y est moins sensible qu’en Picardie.

Une fois encore, ce recul est limité par l’afflux de touristes étrangers (+3,8 % en Picardie, +1,1 % en France). La fréquentation française continue de décroitre en Picardie comme sur l’ensemble du territoire (-2,7 % en Picardie, -1,6 % en France).

Pourtant, la météo clémente du mois d’octobre a favorisé le tourisme picard. Le nombre de nuitées touristiques a progressé de +4,1 % (+0,4 % au niveau national). Les vacances de la Toussaint ont d’ailleurs particulièrement réussi à la Côte Picarde où les touristes français comme étrangers sont venus nombreux : +19,3 % par rapport à la même période en 2013.

À l’opposé, novembre connaît une fréquentation décevante avec une diminution de -10,9 % en Picardie, plus marquée que sur l’ensemble du territoire (-5,2 %). La clientèle française et étrangère s’est réduite par rapport à novembre 2013 avec respectivement -11,8 % et -4,3 % des nuitées. En France, la tendance est la même, avec -6,2 % du nombre de nuitées françaises et -2,9 % des nuitées étrangères. Cette baisse touche les trois départements picards. La fréquentation touristique de l’Oise diminue fortement de -15,6 % en raison de la défection des touristes français (-17,4 %). Celle de la Somme diminue moins (-8 %) grâce à la présence accrue des touristes en Picardie Maritime. Enfin, le nombre de nuitées de l’Aisne diminue peu (-3,1 %).

En décembre, l’année 2014 se clôt par une légère hausse de l’activité touristique, +1,6 % pour la Picardie et +2,2 % au niveau national. La fréquentation étrangère progresse de +4,5 % tandis que la clientèle française affiche une hausse plus limitée de +1,2 % des nuitées. En France, l’évolution de la fréquentation touristique française et étrangère est comparable avec une hausse respective de 2,0 % et 2,6 % (figure 7).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Picardie France métropolitaine
janv. 2011 4,921143904194758 4,424019382904125
févr. 2011 6,699108892119082 0,36097644042834726
mars 2011 -2,343825199730486 2,148949283008103
avril 2011 0,2673685090027933 5,322684494053097
mai 2011 -3,071477506279981 -2,467137150972245
juin 2011 3,5778175313059197 6,6012349846041145
juil. 2011 -2,626347180077421 3,9576372170374206
août 2011 1,3754201599505476 2,467101476159852
sept. 2011 -4,450750504069893 2,6138625423175768
oct. 2011 -1,864192323913955 5,67580433069595
nov. 2011 -3,0058108821975686 4,577863062227188
déc. 2011 -3,237666034155586 3,365746075866981
janv. 2012 0,2494854362876425 1,5636851009601658
févr. 2012 -4,0336433098382996 3,344955813017788
mars 2012 -2,0255285594598518 2,1839121345781316
avril 2012 -1,087454689387936 -1,0845563250879955
mai 2012 -3,573251659009697 2,0573673003937665
juin 2012 -10,034203664194518 -3,007868593564784
juil. 2012 -3,3956587148076576 -1,6718177200844444
août 2012 -4,390411219939778 -0,23462673405013118
sept. 2012 1,414615084017185 -0,3143203476575215
oct. 2012 -1,2592401581571286 -3,1209699282033494
nov. 2012 2,5543271063667543 4,789776819596585
déc. 2012 0,7353842382644862 0,5088372681696561
janv. 2013 -6,588689105954088 -2,9090953144510707
févr. 2013 -5,937538575484511 -2,155273662128322
mars 2013 -3,314889336016098 3,0064975317947984
avril 2013 -7,085088458298228 -6,510579624972343
mai 2013 1,9994298977888165 4,007725525605806
juin 2013 1,8670481066024163 -0,25765285558572026
juil. 2013 1,6907675194660743 -1,9135801113465902
août 2013 1,5904651811695336 3,3033361013060936
sept. 2013 -3,8763871763255144 -1,4378344163935313
oct. 2013 -2,480957562568004 0,9296933092553522
nov. 2013 3,4838024429102505 -2,4928515626503365
déc. 2013 -5,018858741939408 -0,5302800643611637
janv. 2014 -3,5433595311042985 0,6666672608442707
févr. 2014 2,860892388451434 -0,9281334159596047
mars 2014 -3,0903699079132187 -6,923791308168087
avril 2014 1,972073624081963 4,640253279404566
mai 2014 -2,0720217183008613 -4,133256257271774
juin 2014 -2,2060453772818076 -1,8971796306940227
juil. 2014 -5,4729089185444435 -3,03446898472041
août 2014 1,5106332888644611 -0,34481950044367315
sept. 2014 1,4230738394932987 -1,5430920994801391
oct. 2014 4,083909841553214 0,4336814933895332
nov. 2014 -10,874473981319936 -5,235280977102994
déc. 2014 1,5884199064881945 2,193225117764919
janv. 2015 5,572434746581959 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Baisse des créations sous régime du micro-entrepreneur

Au 4e trimestre, 2 432 nouvelles entreprises ont vu le jour en Picardie soit, par rapport au trimestre précédent, une baisse de -3,4% (+3,2 % en France). Cette dernière s’explique par un plus fort recul du micro-entrepreneuriat (-11 % contre +5,7 % en métropole) qui n’est pas compensé par le dynamisme des autres formes de créations (+4,4 % contre +0,7 %). La conjonction de ces deux facteurs fait que, pour la deuxième fois seulement en près de six ans d’existence, les micro-entrepreneurs représentent moins de la moitié des créations du trimestre. En une année, toutes catégories juridiques confondues, la création d’entreprises a diminué de -5,6 % (+1,8 % en France). Toutefois, hors régime du micro-entrepreneur, la Picardie enregistre une hausse annuelle de ses créations (+1 %) à contre courant de la tendance nationale (-1 %) >(figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Picardie hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Picardie y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,8 95,24 117,34 117,71
T3 2009 90,7 93,55 99,81 108,08
T4 2009 101,22 99,43 117,11 119,9
T1 2010 97,72 96,21 137,46 134,23
T2 2010 113,95 99,71 119,89 118,82
T3 2010 107,01 98,29 108,55 108,73
T4 2010 109,87 97,15 111,84 114,33
T1 2011 110,85 96,14 111,34 108,66
T2 2011 101,14 94,38 104,95 105,3
T3 2011 105,55 96,14 103,6 99,96
T4 2011 105,38 96,48 106,81 105,69
T1 2012 94,45 91,8 111,22 112,62
T2 2012 92,17 88,6 109,44 105,36
T3 2012 98,53 89,58 100,97 100,28
T4 2012 94,54 90,35 101,59 102,42
T1 2013 99,84 97,08 108,63 107,52
T2 2013 102,37 98,1 103,21 103,14
T3 2013 111,58 98,91 102,36 98,76
T4 2013 104,32 101,48 99,65 104,73
T1 2014 111,17 100,06 114,01 109,49
T2 2014 107,67 100,95 105,88 105,13
T3 2014 100,9 99,81 97,45 103,33
T4 2014 105,38 100,47 94,12 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

En 2014, le département de l'Aisne enregistre une baisse des créations par des micro-entrepreneurs (-3,1 %) conjuguée à celle des sociétés (-0,8 %). Le micro-entrepreneuriat recule également dans l’Oise (-2,2 %) et la Somme (-3,7 %) mais est compensé par le regain des créations sous formes sociétaires (respectivement +0,6 % et +1,1 %).

La baisse des créations concerne la plupart des secteurs d’activité économique. L’industrie enregistre une quatrième baisse consécutive (-1 % contre 0 % en France). L'hébergement-restauration peine également, en recul en Picardie (-1,1 %) alors qu’il enregistre un nombre croissant de nouvelles entreprises (+2,1 %) en France. En revanche, la construction tend à se stabiliser (-0,4 %) alors qu’elle reste en difficulté en France (-2,1 %).

En 2014, 1 509 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire en Picardie, dont 374 au cours du dernier trimestre 2014. Lors de ce trimestre comme en cumul annuel, les défaillances sont en repli dans la région (-1,9 % et -1,4 % respectivement) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Picardie France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,73 100,52
mars 2005 100,36 100,57
avril 2005 98,74 101,22
mai 2005 98,47 102,01
juin 2005 98,74 102,31
juil. 2005 96,12 102,08
août 2005 95,94 101,95
sept. 2005 95,94 102,18
oct. 2005 96,12 101,8
nov. 2005 92,79 101,61
déc. 2005 94,68 101,36
janv. 2006 95,22 100,49
févr. 2006 94,05 99,45
mars 2006 94,41 98,95
avril 2006 93,87 97,81
mai 2006 93,15 97,16
juin 2006 93,15 96,75
juil. 2006 92,7 96,78
août 2006 92,61 97
sept. 2006 93,78 97,05
oct. 2006 92,06 97,57
nov. 2006 93,78 98,29
déc. 2006 90,89 98,95
janv. 2007 89,72 99,82
févr. 2007 91,79 101,14
mars 2007 92,97 102
avril 2007 93,06 102,72
mai 2007 92,06 103,16
juin 2007 91,61 103,95
juil. 2007 91,34 105,07
août 2007 91,79 104,94
sept. 2007 91,79 104,96
oct. 2007 91,79 105,76
nov. 2007 93,24 105,6
déc. 2007 97,75 105,6
janv. 2008 96,03 105,64
févr. 2008 96,84 106,13
mars 2008 96,03 105,69
avril 2008 97,2 107,12
mai 2008 100,27 106,87
juin 2008 98,2 106,86
juil. 2008 99,55 107,4
août 2008 101,26 107,64
sept. 2008 103,52 109,11
oct. 2008 104,51 110,52
nov. 2008 109,92 111,76
déc. 2008 107,48 114,05
janv. 2009 113,17 115,7
févr. 2009 114,88 117,52
mars 2009 114,25 121,05
avril 2009 117,04 122,8
mai 2009 118,76 124,71
juin 2009 120,29 126,52
juil. 2009 121,01 128
août 2009 122 128,98
sept. 2009 123,26 130,67
oct. 2009 127,32 130,38
nov. 2009 122,54 130,96
déc. 2009 124,08 130,57
janv. 2010 122,99 130,72
févr. 2010 123,26 130,53
mars 2010 125,61 130,65
avril 2010 125,7 129,35
mai 2010 125,97 129,3
juin 2010 129,4 129,4
juil. 2010 129,94 128,48
août 2010 128,58 128,63
sept. 2010 129,4 127,41
oct. 2010 129,58 126,45
nov. 2010 129,22 125,86
déc. 2010 128,94 124,77
janv. 2011 131,47 124,84
févr. 2011 133,54 124,8
mars 2011 132,91 123,95
avril 2011 131,92 123,42
mai 2011 136,7 125,01
juin 2011 137,51 123,63
juil. 2011 136,88 122,91
août 2011 138,59 122,95
sept. 2011 140,4 122,44
oct. 2011 139,95 122,53
nov. 2011 142,65 122,76
déc. 2011 142,92 122,57
janv. 2012 145 123,52
févr. 2012 145,36 123,51
mars 2012 147,25 122,56
avril 2012 147,52 122,9
mai 2012 141,48 121,24
juin 2012 143,37 121,36
juil. 2012 148,06 122,97
août 2012 147,07 122,83
sept. 2012 147,16 122,24
oct. 2012 147,25 124,24
nov. 2012 146,89 124,54
déc. 2012 160,05 125,94
janv. 2013 158,43 125,65
févr. 2013 156,27 125,5
mars 2013 155,09 125,32
avril 2013 154,01 126,76
mai 2013 155,64 127,04
juin 2013 153,74 127,51
juil. 2013 153,02 128,53
août 2013 151,67 128,36
sept. 2013 150,32 129,4
oct. 2013 149,14 129,41
nov. 2013 150,23 129,11
déc. 2013 138,05 129,19
janv. 2014 135,89 129,34
févr. 2014 138,5 130,52
mars 2014 140,4 130,5
avril 2014 142,2 130,78
mai 2014 141,66 130,15
juin 2014 140,94 130,38
juil. 2014 139,95 130,43
août 2014 140,85 130,47
sept. 2014 138,68 130,88
oct. 2014 137,24 130,72
nov. 2014 138,23 130,81
déc. 2014 136,07 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Les seuls secteurs de l'industrie et de la construction concentrent, en 2014, près de quatre défaillances picardes sur dix. Dans l’industrie, les défaillances continuent d’augmenter (+0,7% ce trimestre et +14,1% sur un an) alors qu’elles diminuent en métropole (respectivement -3,4% et -2,6%). Dans le bâtiment, l’évolution est aussi plus défavorable en région qu’en métropole (+1,9% contre -0,4% ce trimestre).

Avertissement : À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Encadrés

Contexte national

Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+0,1%). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à +0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait +1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international

Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Point de conjoncture nationale Mars 2015 : Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges, www.insee.fr/fr, rubrique Thèmes/conjoncture/analyse de la conjoncture