Peu de signes d’amélioration

Julie Pariente, Insee (Rédaction achevée le 10 avril 2015)

Les indicateurs conjoncturels du quatrième trimestre 2014 en Franche-Comté montrent peu de signes d’amélioration dans un contexte national de légère progression de l’activité.

Le taux de chômage régional continue d’augmenter, s’établissant à 9,6 % de la population active. L’emploi salarié recule dans tous les secteurs d’activité, notamment dans l’industrie et la construction. L’accroissement de l’emploi intérimaire ne parvient pas à compenser cette baisse.

Les créations d’entreprises, tous types confondus, poursuivent leur progression. En parallèle, les défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois diminuent. La construction de logements ne se redresse pas et reste à un niveau bas. La fréquentation touristique, quant à elle, se porte mieux que lors du même trimestre de l’année dernière.

Insee Conjoncture Franche-Comté
No 4
Paru le : 15/04/2015

La diminution de l’emploi salarié s’atténue

Au quatrième trimestre 2014, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands diminue en Franche-Comté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent. Cette baisse est moins importante que celle enregistrée entre le deuxième et le troisième trimestre 2014 (– 0,9 %). L’emploi salarié reste stable dans le Doubs et le Territoire de Belfort. En revanche, il diminue de 0,4 % dans le Jura et la Haute-Saône (cf données détaillées sur l’emploi). Sur un an, l’emploi salarié marchand franc-comtois diminue de 1,9 %, soit une perte de 4 600 emplois salariés.

En moyenne en France métropolitaine, l’emploi salarié reste stable par rapport au trimestre précédent alors qu’il diminue de 0,5 % sur un an (figure 1).

Dans la région, le nombre de frontaliers reste stable par rapport au trimestre précédent. Sur un an, il poursuit sa progression (+ 2,8 %). Ainsi, au quatrième trimestre 2014, 30 840 Francs-Comtois occupent un emploi en Suisse soit 840 personnes de plus qu’un an plus tôt.

L’intérim limite les pertes d’emplois dans les secteurs d’activité

Au quatrième trimestre 2014, hors intérim, tous les secteurs d’activités perdent des emplois salariés par rapport au trimestre précédent (figure 2). De nouveau, les secteurs de l’industrie et de la construction sont les plus touchés par ces pertes. L’emploi salarié dans ces secteurs recule respectivement de 0,9 % et de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. La Franche-Comté est la région où l’emploi industriel a le plus reculé.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,79 100,06
T3 2005 99,58 100,19
T4 2005 99,42 100,33
T1 2006 98,85 100,43
T2 2006 99,03 101
T3 2006 99,38 101,39
T4 2006 99,11 101,45
T1 2007 99,94 102,24
T2 2007 99,63 102,49
T3 2007 99,55 102,86
T4 2007 99,5 103,07
T1 2008 100,02 103,31
T2 2008 99,28 102,89
T3 2008 98,8 102,56
T4 2008 97,29 101,85
T1 2009 95,68 100,78
T2 2009 95,22 100,29
T3 2009 95,02 100,01
T4 2009 94,99 100,09
T1 2010 94,46 100,03
T2 2010 94,56 100,08
T3 2010 94,69 100,29
T4 2010 95,32 100,49
T1 2011 95,67 100,78
T2 2011 95,62 101,06
T3 2011 95,43 100,95
T4 2011 95,23 100,94
T1 2012 95,21 100,98
T2 2012 94,38 100,85
T3 2012 93,64 100,59
T4 2012 92,71 100,33
T1 2013 92,52 100,28
T2 2013 92,25 99,92
T3 2013 92,04 99,94
T4 2013 91,73 100,03
T1 2014 91,1 99,91
T2 2014 90,95 99,95
T3 2014 90,14 99,56
T4 2014 90 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Avec une baisse de 0,2 %, l’emploi régional dans le commerce suit la même tendance observée en moyenne, au niveau national. Dans les services marchands hors intérim, l’emploi se replie de 0,2 % dans la région alors qu’il augmente de 0,1 % en Métropole.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Franche-Comté

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Franche-Comté
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,13 99,07 100,19 99,96
T3 2005 102,39 98,04 100,18 100,14
T4 2005 103,32 96,95 100,79 100,52
T1 2006 104,51 96,21 100,32 100,13
T2 2006 105,56 95,47 100,66 100,47
T3 2006 106,76 95 101,4 101,42
T4 2006 107,77 94,43 101,19 100,61
T1 2007 108,3 93,96 101,66 101,47
T2 2007 108,49 93,29 102,09 101,43
T3 2007 109,76 92,8 102,52 101,52
T4 2007 110,87 92,04 102,4 101,47
T1 2008 112,06 91,69 103,49 102,16
T2 2008 112,24 90,89 104,01 102,25
T3 2008 112,31 90,83 103,99 101,84
T4 2008 110,89 90,2 104,57 101,37
T1 2009 109,92 88,74 103,98 100,77
T2 2009 109,49 87,07 103,96 100,69
T3 2009 108,35 85,73 103,87 100,63
T4 2009 107,05 84,49 104,05 100,49
T1 2010 106,39 83,49 103,27 100,58
T2 2010 105,73 83,1 103,38 100,77
T3 2010 105,46 82,76 103,32 101,08
T4 2010 105,41 82,81 103,38 101,03
T1 2011 105,04 83,23 103,68 101,36
T2 2011 103,84 83,34 103,87 101,32
T3 2011 103,68 83,03 104,14 101,08
T4 2011 103,18 83,03 104,51 101,55
T1 2012 102,59 82,8 104,85 101,71
T2 2012 101,6 82,46 104,65 101,91
T3 2012 100,74 81,92 104,13 101,34
T4 2012 99,79 81,46 103,57 101,14
T1 2013 98,9 80,52 103,33 100,73
T2 2013 98,92 79,65 103,29 100,32
T3 2013 98,31 79,15 103,3 100,6
T4 2013 97,01 78,88 102,97 100,34
T1 2014 96,65 78,34 102,48 99,83
T2 2014 95 77,92 102,38 99,56
T3 2014 93,76 77,41 102,06 99,42
T4 2014 93,23 76,71 101,83 99,21
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Franche-Comté

La baisse de l’emploi salarié est atténuée ce trimestre par l’augmentation de l’emploi intérimaire. Après avoir reculé fortement lors du trimestre précédent (– 7,6 %), l’interim progresse très nettement, même davantage qu’en moyenne en France métropolitaine (+ 7,1 % contre + 4,7 %). L’emploi intérimaire poursuit son évolution en dents de scie, traduisant son rôle de variable d’ajustement de l’emploi aux fluctuations à très court terme de la production (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,86 99,88
T3 2005 101,99 101,92
T4 2005 100,79 102,65
T1 2006 97,72 101,71
T2 2006 102,41 107,4
T3 2006 104,54 107,33
T4 2006 104,05 105,39
T1 2007 118,61 114,96
T2 2007 113,85 112,52
T3 2007 110,42 110,89
T4 2007 114,77 109,84
T1 2008 116,18 114,39
T2 2008 103,44 106,36
T3 2008 94,86 99,98
T4 2008 68,27 87,02
T1 2009 55,47 74,44
T2 2009 60,77 75,74
T3 2009 70,06 79,46
T4 2009 79,57 84,02
T1 2010 85,1 88,96
T2 2010 90,12 92,99
T3 2010 96,17 97,12
T4 2010 107,49 100,59
T1 2011 108,7 101,19
T2 2011 107,29 101,78
T3 2011 103,91 100,93
T4 2011 97,8 96,96
T1 2012 97,08 95,66
T2 2012 87,17 92,32
T3 2012 83,25 88,41
T4 2012 75,45 86,38
T1 2013 82,7 88,5
T2 2013 84,73 87,55
T3 2013 85,51 88,99
T4 2013 86,58 91,91
T1 2014 83,63 89,65
T2 2014 87,4 91,62
T3 2014 80,79 87,87
T4 2014 86,49 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le chômage en hausse sur l’ensemble du territoire

Le taux de chômage régional continue de progresser au quatrième trimestre 2014. Il s’établit à 9,6 % contre 10,0 % au niveau métropolitain. Sur un trimestre, la progression du chômage est légèrement plus forte qu’en Métropole : + 0,2 point contre + 0,1 point (figure 4).

Au niveau départemental, le Doubs enregistre la plus forte hausse : + 0,3 point. Dans le même temps, le taux de chômage progresse de 0,2 point en Haute-Saône et de 0,1 point dans le Jura et le Territoire de Belfort. Pour autant, la hiérarchie des territoires reste inchangée, avec des taux de chômage de 7,7 % pour le Jura, 9,6 % pour le Doubs, 10,4 % pour la Haute-Saône et 11,8 % pour le Territoire de Belfort (cf données détaillées sur le chômage).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,8 8,6
T4 2005 8,0 8,7
T1 2006 8,2 8,8
T2 2006 8,2 8,6
T3 2006 8,2 8,5
T4 2006 7,7 8,0
T1 2007 7,7 8,1
T2 2007 7,3 7,8
T3 2007 7,1 7,6
T4 2007 6,6 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,6 7,0
T3 2008 6,7 7,1
T4 2008 7,2 7,4
T1 2009 8,5 8,2
T2 2009 9,2 8,8
T3 2009 9,1 8,8
T4 2009 9,4 9,1
T1 2010 9,2 9,0
T2 2010 8,9 8,9
T3 2010 8,6 8,8
T4 2010 8,3 8,8
T1 2011 8,1 8,7
T2 2011 7,9 8,6
T3 2011 8,0 8,8
T4 2011 8,1 8,9
T1 2012 8,3 9,1
T2 2012 8,6 9,3
T3 2012 8,9 9,4
T4 2012 9,3 9,7
T1 2013 9,5 9,9
T2 2013 9,5 10,0
T3 2013 9,4 9,9
T4 2013 9,1 9,6
T1 2014 9,2 9,7
T2 2014 9,1 9,7
T3 2014 9,4 9,9
T4 2014 9,6 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi progresse toujours

Fin décembre 2014 en Franche-Comté, 88 350 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle Emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Parmi eux, 59 760 n’ont aucun emploi (catégorie A) soit une progression de 3,3 %. En un trimestre, les DEFM de catégories A, B et C augmentent de 1,8 % dans la région comme en France métropolitaine.

Ce trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi appartenant aux catégories les plus exposées au chômage progressent plus lentement : + 1,5 % pour les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans et + 1,2 % pour les demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus. L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, ininterrompue depuis le début de l’année 2009, se poursuit au quatrième trimestre 2014 (+ 1,1 %).

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C progresse de 5,9 % en Franche-Comté et de 6,4 % en France métropolitaine.

Des autorisations de construire et des mises en chantier à des niveaux toujours très faibles

Le nombre d’autorisations de construire diminue encore une fois. En cumul annuel entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2014, 4 900 permis de construire ont été délivrés soit une baisse de 9,3 % sur un an (– 11,1 % en France métropolitaine) (figure 5).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,16 100,47
mars 2005 103,49 101,51
avril 2005 102,33 102,27
mai 2005 103,49 102,8
juin 2005 106,98 104,19
juil. 2005 109,3 105,05
août 2005 111,63 105,52
sept. 2005 112,79 106,38
oct. 2005 109,3 106,5
nov. 2005 108,14 106,97
déc. 2005 111,63 108,38
janv. 2006 112,79 109,42
févr. 2006 113,95 110,69
mars 2006 112,79 112,42
avril 2006 112,79 113,42
mai 2006 113,95 114,81
juin 2006 112,79 115,53
juil. 2006 110,47 116,39
août 2006 109,3 117,06
sept. 2006 109,3 116,57
oct. 2006 112,79 118
nov. 2006 117,44 118,96
déc. 2006 113,95 118,47
janv. 2007 116,28 117,9
févr. 2007 115,12 117,9
mars 2007 117,44 118,39
avril 2007 116,28 117,84
mai 2007 116,28 117,53
juin 2007 117,44 116,78
juil. 2007 118,6 116,98
août 2007 119,77 116,8
sept. 2007 117,44 116,51
oct. 2007 116,28 115,77
nov. 2007 108,14 113,69
déc. 2007 108,14 112,44
janv. 2008 104,65 112,22
févr. 2008 103,49 111,87
mars 2008 101,16 110,26
avril 2008 100 109,48
mai 2008 98,84 108,28
juin 2008 95,35 106,09
juil. 2008 93,02 103,6
août 2008 89,53 101,16
sept. 2008 87,21 99,61
oct. 2008 84,88 97,4
nov. 2008 84,88 95,55
déc. 2008 86,05 92,75
janv. 2009 82,56 89,97
févr. 2009 80,23 86,37
mars 2009 79,07 83,49
avril 2009 79,07 81,24
mai 2009 73,26 78,55
juin 2009 72,09 76,62
juil. 2009 73,26 75,5
août 2009 72,09 74,66
sept. 2009 70,93 74,01
oct. 2009 70,93 73,11
nov. 2009 72,09 73,27
déc. 2009 70,93 73,99
janv. 2010 70,93 74,64
févr. 2010 72,09 76,38
mars 2010 74,42 78,87
avril 2010 74,42 80,83
mai 2010 77,91 82,94
juin 2010 80,23 85,27
juil. 2010 80,23 87,49
août 2010 81,4 88,8
sept. 2010 80,23 90,36
oct. 2010 80,23 90,99
nov. 2010 77,91 91,52
déc. 2010 77,91 92,71
janv. 2011 76,74 94,01
févr. 2011 76,74 94,22
mars 2011 74,42 93,73
avril 2011 74,42 93,62
mai 2011 74,42 95,08
juin 2011 73,26 95,44
juil. 2011 73,26 95,97
août 2011 75,58 97,22
sept. 2011 79,07 98,96
oct. 2011 79,07 99,63
nov. 2011 79,07 100,74
déc. 2011 80,23 101,76
janv. 2012 80,23 101,78
févr. 2012 80,23 101,92
mars 2012 80,23 101,57
avril 2012 79,07 101,86
mai 2012 79,07 100,45
juin 2012 77,91 100,06
juil. 2012 76,74 99,2
août 2012 75,58 99,08
sept. 2012 72,09 97,04
oct. 2012 72,09 96,55
nov. 2012 70,93 95,48
déc. 2012 69,77 93,75
janv. 2013 73,26 93,91
févr. 2013 74,42 95,42
mars 2013 75,58 95,95
avril 2013 75,58 94,42
mai 2013 74,42 92,38
juin 2013 73,26 90,66
juil. 2013 70,93 88,56
août 2013 68,6 85,88
sept. 2013 67,44 84,27
oct. 2013 66,28 83,61
nov. 2013 63,95 82,75
déc. 2013 62,79 81,98
janv. 2014 60,47 79,89
févr. 2014 60,47 76,83
mars 2014 59,3 75,75
avril 2014 58,14 74,58
mai 2014 55,81 74,7
juin 2014 56,98 74,56
juil. 2014 55,81 74,79
août 2014 55,81 74,74
sept. 2014 56,98 74,99
oct. 2014 55,81 74,03
nov. 2014 56,98 73,23
déc. 2014 56,98 72,91
janv. 2015 53,49 72,48
févr. 2015 52,33 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

En cumul annuel entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2014, 4 100 mises en chantier de logements (logements commencés) ont été enregistrées dans la région, soit une baisse de 22,6 % sur un an (– 10,9 % en France métropolitaine) (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,67 100,44
mars 2005 101,33 101,6
avril 2005 104 102,22
mai 2005 108 104,47
juin 2005 109,33 105,53
juil. 2005 108 105,85
août 2005 109,33 106,49
sept. 2005 112 108,07
oct. 2005 112 109,18
nov. 2005 114,67 109,3
déc. 2005 116 110,64
janv. 2006 113,33 110,86
févr. 2006 113,33 111,55
mars 2006 110,67 112,31
avril 2006 108 113,45
mai 2006 106,67 113,8
juin 2006 106,67 114,96
juil. 2006 106,67 115,35
août 2006 108 115,94
sept. 2006 108 115,72
oct. 2006 109,33 116,46
nov. 2006 106,67 117,45
déc. 2006 106,67 117,08
janv. 2007 106,67 117,08
févr. 2007 106,67 117,08
mars 2007 108 116,81
avril 2007 110,67 116,51
mai 2007 110,67 116,07
juin 2007 110,67 115,77
juil. 2007 113,33 117,32
août 2007 114,67 116,58
sept. 2007 110,67 116,51
oct. 2007 112 117,05
nov. 2007 113,33 116,36
déc. 2007 112 116,16
janv. 2008 112 115,89
févr. 2008 112 115,84
mars 2008 109,33 114,44
avril 2008 108 113,13
mai 2008 105,33 111,35
juin 2008 105,33 109,21
juil. 2008 101,33 106,27
août 2008 100 105,36
sept. 2008 100 103,33
oct. 2008 96 100,2
nov. 2008 93,33 97,01
déc. 2008 92 94,6
janv. 2009 89,33 91,36
févr. 2009 86,67 88,06
mars 2009 85,33 85,86
avril 2009 81,33 84,03
mai 2009 80 82,06
juin 2009 77,33 80,6
juil. 2009 77,33 80,6
août 2009 76 80,75
sept. 2009 72 79,47
oct. 2009 70,67 78,87
nov. 2009 72 80,28
déc. 2009 72 82,48
janv. 2010 73,33 82,58
févr. 2010 73,33 83,05
mars 2010 73,33 84,3
avril 2010 74,67 84,92
mai 2010 76 86,3
juin 2010 76 87,49
juil. 2010 77,33 88,1
août 2010 77,33 88,94
sept. 2010 82,67 91,36
oct. 2010 85,33 94,25
nov. 2010 85,33 96,79
déc. 2010 88 98,47
janv. 2011 88 99,8
févr. 2011 89,33 100,89
mars 2011 89,33 101,8
avril 2011 86,67 102,15
mai 2011 90,67 103,04
juin 2011 89,33 102
juil. 2011 86,67 101,58
août 2011 84 101,06
sept. 2011 80 100,12
oct. 2011 76 98,99
nov. 2011 76 99,83
déc. 2011 76 100,15
janv. 2012 76 99,7
févr. 2012 77,33 99,93
mars 2012 76 99,78
avril 2012 77,33 99,33
mai 2012 74,67 98,22
juin 2012 73,33 98,59
juil. 2012 74,67 98,3
août 2012 74,67 98
sept. 2012 74,67 97,43
oct. 2012 74,67 97,01
nov. 2012 73,33 94,55
déc. 2012 73,33 94,47
janv. 2013 73,33 95,29
févr. 2013 73,33 95,95
mars 2013 73,33 96,54
avril 2013 73,33 97,63
mai 2013 73,33 98,72
juin 2013 73,33 99,21
juil. 2013 73,33 99,33
août 2013 73,33 99,04
sept. 2013 73,33 98,99
oct. 2013 72 98,08
nov. 2013 70,67 97,24
déc. 2013 70,67 94,89
janv. 2014 69,33 94,15
févr. 2014 69,33 92,72
mars 2014 68 91,14
avril 2014 65,33 90,1
mai 2014 64 88,6
juin 2014 61,33 87,86
juil. 2014 60 87,19
août 2014 60 86,94
sept. 2014 57,33 85,91
oct. 2014 58,67 85,41
nov. 2014 56 84,85
déc. 2014 54,67 84,5
janv. 2015 53,33 83,79
févr. 2015 52 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Progression de la fréquentation touristique

Avec 395 570 nuitées enregistrées durant ce trimestre, la fréquentation des hôtels francs-comtois augmente de 3,6 % par rapport à celle du quatrième trimestre 2013. Dans le même temps, en France métropolitaine, la fréquentation des hôtels diminue de 1,0 % (figure 7).

Cette amélioration de la fréquentation touristique s’explique autant par l’augmentation des nuitées d’agrément que par celle des nuitées d’affaires dont la part reste stable par rapport au quatrième trimestre 2013 (64 % des nuitées totales).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2011 1,646617182834235 4,424019382904125
févr. 2011 -12,663648599045649 0,36097644042834726
mars 2011 -0,982784776729773 2,148949283008103
avril 2011 0,4680187207488292 5,322684494053097
mai 2011 -8,484132524297902 -2,467137150972245
juin 2011 5,4211035818005895 6,6012349846041145
juil. 2011 -2,8972287377291233 3,9576372170374206
août 2011 -5,103364760833843 2,467101476159852
sept. 2011 0,8903116090631726 2,6138625423175768
oct. 2011 -1,7319461444308522 5,67580433069595
nov. 2011 3,2919503404085013 4,577863062227188
déc. 2011 4,831683168316827 3,365746075866981
janv. 2012 0,8897095853617611 1,5636851009601658
févr. 2012 1,2398430933034537 3,344955813017788
mars 2012 -2,877697841726614 2,1839121345781316
avril 2012 -8,106884057971014 -1,0845563250879955
mai 2012 3,086311095464408 2,0573673003937665
juin 2012 -10,52341597796144 -3,007868593564784
juil. 2012 -5,506598076492955 -1,6718177200844444
août 2012 -3,2039011940570603 -0,23462673405013118
sept. 2012 -7,178622775271438 -0,3143203476575215
oct. 2012 -5,773183035436247 -3,1209699282033494
nov. 2012 -4,606079404466509 4,789776819596585
déc. 2012 -10,887797506611255 0,5088372681696561
janv. 2013 -5,8735440931780385 -2,9090953144510707
févr. 2013 -7,500172974468971 -2,155273662128322
mars 2013 -1,7901234567901327 3,0064975317947984
avril 2013 -0,1408153207068849 -6,510579624972343
mai 2013 4,058284478342532 4,007725525605806
juin 2013 -3,23788998357964 -0,25765285558572026
juil. 2013 2,0403332702139756 -1,9135801113465902
août 2013 1,0452469513630713 3,3033361013060936
sept. 2013 0,11216151257811674 -1,4378344163935313
oct. 2013 0,6873760740251104 0,9296933092553522
nov. 2013 -9,673223866038036 -2,4928515626503365
déc. 2013 0,3985077157876877 -0,5302800643611637
janv. 2014 3,668021919745453 0,6666672608442707
févr. 2014 -0,6731991921609737 -0,9281334159596047
mars 2014 -2,213841748725461 -6,923791308168087
avril 2014 6,211661848692077 4,640253279404566
mai 2014 -10,266929219997802 -4,133256257271774
juin 2014 -3,330328260062577 -1,8971796306940227
juil. 2014 -8,768267223382047 -3,03446898472041
août 2014 -2,9029402171380725 -0,34481950044367315
sept. 2014 -1,7552283397353778 -1,5430920994801391
oct. 2014 2,4878561113299145 0,4336814933895332
nov. 2014 5,147588192944563 -5,235280977102994
déc. 2014 2,8038172451651104 2,193225117764919
janv. 2015 1,3641401654019902 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

La création d’entreprises toujours dynamique

Au quatrième trimestre 2014, avec 1 870 nouvelles entreprises, la création d’entreprises reste dynamique en Franche-Comté. La progression trimestrielle de 8,0 % est portée à la fois par les créations selon le statut d’auto-entreprenariat (+ 13,0 %) et par celles créées de manière classique (+ 7,6 %). Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises progresse également (+ 3,2 %) (figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Franche-Comté hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Franche-Comté y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 100,27 95,24 126,43 117,71
T3 2009 102,16 93,55 117,44 108,08
T4 2009 108,23 99,43 140,7 119,9
T1 2010 105,4 96,21 161,6 134,23
T2 2010 106,75 99,71 125,94 118,82
T3 2010 108,37 98,29 119,5 108,73
T4 2010 103,24 97,15 121,32 114,33
T1 2011 101,21 96,14 108,87 108,66
T2 2011 102,43 94,38 108,32 105,3
T3 2011 103,1 96,14 102,67 99,96
T4 2011 104,72 96,48 104,25 105,69
T1 2012 93,93 91,8 117,25 112,62
T2 2012 92,44 88,6 112,15 105,36
T3 2012 90,28 89,58 102,55 100,28
T4 2012 104,18 90,35 119,68 102,42
T1 2013 111,47 97,08 112,82 107,52
T2 2013 117,27 98,1 116,1 103,14
T3 2013 122,27 98,91 106,62 98,76
T4 2013 118,35 101,48 106,14 104,73
T1 2014 110,39 100,06 108,44 109,49
T2 2014 105,94 100,95 98,12 105,13
T3 2014 111,74 99,81 105,41 103,33
T4 2014 120,24 100,47 113,85 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

En cumul sur douze mois, les défaillances d’entreprises sont en baisse au quatrième trimestre 2014 (– 5,9 %). Le recul est plus modéré en France métropolitaine (– 2,0 %) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,23 100,52
mars 2005 96,39 100,57
avril 2005 97,29 101,22
mai 2005 100 102,01
juin 2005 100,52 102,31
juil. 2005 101,68 102,08
août 2005 100,77 101,95
sept. 2005 99,48 102,18
oct. 2005 97,04 101,8
nov. 2005 99,61 101,61
déc. 2005 100,9 101,36
janv. 2006 100,77 100,49
févr. 2006 100,77 99,45
mars 2006 101,29 98,95
avril 2006 98,71 97,81
mai 2006 97,81 97,16
juin 2006 100,26 96,75
juil. 2006 98,32 96,78
août 2006 99,87 97
sept. 2006 102,96 97,05
oct. 2006 106,19 97,57
nov. 2006 109,15 98,29
déc. 2006 110,31 98,95
janv. 2007 115,46 99,82
févr. 2007 119,07 101,14
mars 2007 119,46 102
avril 2007 123,71 102,72
mai 2007 121,39 103,16
juin 2007 120,1 103,95
juil. 2007 124,74 105,07
août 2007 123,84 104,94
sept. 2007 124,1 104,96
oct. 2007 125 105,76
nov. 2007 122,29 105,6
déc. 2007 124,23 105,6
janv. 2008 121,01 105,64
févr. 2008 119,33 106,13
mars 2008 122,04 105,69
avril 2008 120,88 107,12
mai 2008 121,78 106,87
juin 2008 124,61 106,86
juil. 2008 124,87 107,4
août 2008 127,19 107,64
sept. 2008 128,61 109,11
oct. 2008 128,48 110,52
nov. 2008 127,19 111,76
déc. 2008 124,87 114,05
janv. 2009 130,8 115,7
févr. 2009 132,47 117,52
mars 2009 134,15 121,05
avril 2009 136,73 122,8
mai 2009 140,59 124,71
juin 2009 142,27 126,52
juil. 2009 141,62 128
août 2009 142,91 128,98
sept. 2009 139,56 130,67
oct. 2009 140,08 130,38
nov. 2009 144,07 130,96
déc. 2009 144,85 130,57
janv. 2010 140,72 130,72
févr. 2010 136,86 130,53
mars 2010 136,34 130,65
avril 2010 134,02 129,35
mai 2010 132,47 129,3
juin 2010 126,93 129,4
juil. 2010 125,13 128,48
août 2010 125,39 128,63
sept. 2010 126,93 127,41
oct. 2010 126,42 126,45
nov. 2010 125,13 125,86
déc. 2010 123,45 124,77
janv. 2011 124,48 124,84
févr. 2011 127,58 124,8
mars 2011 125,13 123,95
avril 2011 126,29 123,42
mai 2011 128,87 125,01
juin 2011 130,93 123,63
juil. 2011 131,44 122,91
août 2011 132,47 122,95
sept. 2011 134,66 122,44
oct. 2011 132,99 122,53
nov. 2011 130,15 122,76
déc. 2011 131,19 122,57
janv. 2012 132,47 123,52
févr. 2012 135,82 123,51
mars 2012 136,86 122,56
avril 2012 136,08 122,9
mai 2012 132,22 121,24
juin 2012 130,93 121,36
juil. 2012 133,51 122,97
août 2012 132,47 122,83
sept. 2012 129,25 122,24
oct. 2012 130,8 124,24
nov. 2012 132,47 124,54
déc. 2012 132,6 125,94
janv. 2013 130,93 125,65
févr. 2013 127,32 125,5
mars 2013 129,9 125,32
avril 2013 129,9 126,76
mai 2013 131,06 127,04
juin 2013 132,35 127,51
juil. 2013 130,67 128,53
août 2013 130,03 128,36
sept. 2013 130,41 129,4
oct. 2013 134,54 129,41
nov. 2013 134,41 129,11
déc. 2013 137,24 129,19
janv. 2014 138,79 129,34
févr. 2014 137,37 130,52
mars 2014 131,44 130,5
avril 2014 134,28 130,78
mai 2014 134,41 130,15
juin 2014 134,02 130,38
juil. 2014 132,99 130,43
août 2014 136,34 130,47
sept. 2014 137,63 130,88
oct. 2014 137,24 130,72
nov. 2014 134,54 130,81
déc. 2014 129,51 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

« Avertissement - Construction de logements en date réelle »

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Contexte national – Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut niveau depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international – Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges, note de conjoncture nationale de mars 2015.