Le chômage continue de progresser

Yannig Pons, Insee

Les indicateurs conjoncturels du 4e trimestre 2014 en Corse ne montrent toujours pas de signes convaincants d’amélioration dans un contexte national également morose. Le chômage progresse plus fortement qu’au niveau national. Il s’établit à 10,6 %, de 0,6 point supérieur à la moyenne nationale. La Corse se situe au 8e rang des régions où le chômage est le plus élevé de métropole. La Haute-Corse a un taux de chômage supérieur (11,6 %) de 2 points à celui de la Corse-du-Sud (9,6 %).

L’emploi salarié résiste mieux qu’au niveau national. En glissement annuel, il est stable alors qu’il diminue en France métropolitaine. Malgré une plus forte baisse dans la construction, l’emploi progresse légèrement en Haute-Corse alors qu’il est stable en Corse-du-Sud. Les créations d’entreprises hors auto-entrepreneurs marquent le pas mais restent à un niveau élevé. Les défaillances d’entreprises diminuent légèrement après une longue période de hausse.

Par ailleurs, le rebond des autorisations de construction se confirme ce trimestre après avoir atteint un bas historique fin 2013.

Enfin, le transport de passagers progresse, à la faveur du mois d’octobre, malgré un recul dans le transport maritime. Le transport de fret enregistre une légère baisse.

Parallèlement, la fréquentation des hôtels diminue par rapport au 4e trimestre 2013.

Insee Conjoncture Corse
No 4
Paru le : 14/04/2015

L’emploi régional résiste davantage qu’au niveau national

Au 4e trimestre 2014, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands est stable par rapport à l’an dernier (+ 0,1 % soit + 60 emplois) contre – 0,5 % au niveau de la métropole  (figure 1).

En glissement annuel, l’emploi baisse dans la construction (– 3,5 %). Le repli se poursuit pour le 8e trimestre consécutif (– 760 emplois depuis le 4e trimestre 2012). Il augmente en revanche dans le tertiaire marchand hors intérim (+ 0,8 %) et dans l’industrie (+ 0,3 %) (figure 2). Dans l’hébergement et restauration, il progresse également légèrement (+ 0,3 %).

Au niveau départemental, en glissement annuel, l’emploi croît légèrement en Haute-Corse (+ 0,2 %) alors qu’il est stable en Corse-du-Sud.

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
France métropolitaine Corse-du-Sud Haute-Corse Corse
T1 2005 100 100 100 100
100,06 99,51 99,64 99,58
100,19 100,45 100,89 100,67
100,33 102,65 102,70 102,67
T1 2006 100,43 103,22 102,64 102,93
101,00 103,77 103,03 103,40
101,39 104,48 103,96 104,22
101,45 106,00 105,36 105,68
T1 2007 102,24 107,68 106,62 107,15
102,49 108,46 106,82 107,64
102,86 108,87 107,15 108,01
103,07 109,27 107,94 108,61
T1 2008 103,31 111,19 109,02 110,11
102,89 111,67 108,38 110,03
102,56 112,07 107,90 109,99
101,85 113,46 109,25 111,36
T1 2009 100,78 113,48 110,23 111,86
100,29 113,80 110,91 112,36
100,01 113,52 110,39 111,96
100,09 114,21 110,71 112,46
T1 2010 100,03 116,03 112,48 114,26
100,08 116,89 113,74 115,32
100,29 116,51 112,64 114,58
100,49 117,24 113,20 115,22
T1 2011 100,78 118,18 112,93 115,56
101,06 119,94 114,12 117,04
100,95 118,93 114,55 116,74
100,94 119,36 114,18 116,78
T1 2012 100,98 119,87 115,26 117,57
100,85 120,58 114,47 117,53
100,59 120,04 114,72 117,38
100,33 120,44 114,84 117,65
T1 2013 100,28 120,17 114,31 117,25
99,92 120,54 114,55 117,55
99,94 120,99 114,15 117,57
100,03 121,09 114,85 117,97
T1 2014 99,91 121,49 114,66 118,08
99,95 122,29 116,16 119,23
99,56 121,88 115,78 118,83
99,55 121,08 115,07 118,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,6 100,61 99,15 99,76
T3 2005 102,81 101,8 100,01 100,52
T4 2005 105,56 101,22 102,19 101,6
T1 2006 107,56 100,74 102,16 101,11
T2 2006 107,92 100,36 102,8 101,65
T3 2006 110,31 100,45 103,34 101,57
T4 2006 112,21 100,38 104,89 102,34
T1 2007 113,64 101,49 106,41 102,71
T2 2007 114,36 101,21 106,96 102,92
T3 2007 116,19 101,6 106,95 103,75
T4 2007 117,24 103,01 107,31 103,65
T1 2008 119,56 104,29 108,61 104,5
T2 2008 122,38 104,61 107,86 103,6
T3 2008 122,62 106,2 107,46 104,15
T4 2008 123,99 107,1 108,71 105,08
T1 2009 124,24 108,05 109,14 104,67
T2 2009 125,29 108,23 109,36 104,9
T3 2009 125,36 108,25 109,08 104,92
T4 2009 125,5 109,91 109,54 105,5
T1 2010 126,07 110,12 111,6 107,33
T2 2010 124,77 110,54 113,07 107,86
T3 2010 125,85 111,06 111,77 106,51
T4 2010 127,02 111,15 112,52 106,44
T1 2011 127,32 112,97 112,98 106,8
T2 2011 128,34 114,64 114,51 107,9
T3 2011 128,52 114,86 113,82 107,78
T4 2011 128,68 115,47 113,62 107,74
T1 2012 130 115,8 114,27 108
T2 2012 130,08 116,52 114,34 107,98
T3 2012 129,33 115,72 114,33 108,62
T4 2012 129,84 115,11 114,72 109,02
T1 2013 127,98 115,17 114,61 108,47
T2 2013 127,34 116,21 115 108,57
T3 2013 127,56 116,66 114,97 109,11
T4 2013 126,04 116,97 115,84 109,33
T1 2014 125,72 117,09 115,89 109,7
T2 2014 124,58 116,84 117,68 110,6
T3 2014 122,58 117 117,64 110,06
T4 2014 121,59 117,31 116,71 109,69
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Par rapport au 4e trimestre 2013, l’emploi dans la construction cède 5,6 % en Haute-Corse et 1,7 % en Corse-du-Sud. En revanche, L’emploi industriel progresse en Haute-Corse (+ 0,8 %) alors qu’il est stable en Corse-du-Sud (–  0,1 %). De même, l’emploi dans le tertiaire marchand augmente plus vite en Haute-Corse (+ 1,5 %) qu’en Corse-du-Sud (+ 0,4 %).

3 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Corse Corse-du-Sud Haute-Corse France métropolitaine
T1 2005 8,9 8,4 9,4 8,3
T2 2005 9,4 8,8 9,9 8,4
T3 2005 9,4 8,7 10 8,6
T4 2005 9,2 8,5 10,0 8,7
T1 2006 9,2 8,3 10,1 8,8
T2 2006 9,2 8,3 10,1 8,6
T3 2006 9,3 8,3 10,1 8,5
T4 2006 8,8 8,0 9,6 8,0
T1 2007 8,8 8,0 9,6 8,1
T2 2007 8,5 7,7 9,3 7,8
T3 2007 8,3 7,4 9,2 7,7
T4 2007 7,8 7,2 8,5 7,1
T1 2008 7,6 7,0 8,2 6,8
T2 2008 7,6 7,0 8,2 7,0
T3 2008 7,7 7,0 8,4 7,1
T4 2008 7,6 7,1 8,3 7,4
T1 2009 7,9 7,3 8,5 8,2
T2 2009 8,2 7,5 8,8 8,8
T3 2009 8,3 7,7 8,9 8,8
T4 2009 8,6 8,0 9,3 9,1
T1 2010 8,6 7,9 9,3 9,0
T2 2010 8,6 7,9 9,2 8,9
T3 2010 8,6 8,0 9,3 8,8
T4 2010 8,7 8,1 9,4 8,8
T1 2011 8,8 8,1 9,4 8,7
T2 2011 8,7 8,1 9,3 8,6
T3 2011 8,8 8,2 9,5 8,8
T4 2011 8,9 8,3 9,6 8,9
T1 2012 9,0 8,4 9,6 9,1
T2 2012 9,2 8,6 9,7 9,3
T3 2012 9,1 8,6 9,7 9,4
T4 2012 9,6 9,1 10,3 9,7
T1 2013 9,8 9,2 10,6 9,9
T2 2013 9,9 9,2 10,6 10,0
T3 2013 9,9 9,1 10,6 9,9
T4 2013 9,9 9,1 10,7 9,7
T1 2014 10,0 9,1 10,8 9,7
T2 2014 10,0 9,2 10,9 9,7
T3 2014 10,3 9,4 11,1 9,9
T4 2014 10,6 9,6 11,6 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

3 – Taux de chômage

Le taux de chômage insulaire progresse de 0,3 point et s’établit à 10,6 % ce trimestre. Il est supérieur au taux de la métropole de 0,6 point (figure 3). La Corse a le 8e taux de chômage le plus haut des 22 régions métropolitaines. Ce classement se dégrade d’une place ce trimestre. Au niveau départemental, le taux de chômage augmente beaucoup plus fortement en Haute-Corse : + 0,5 point, contre + 0,2 point en Corse-du-Sud. Il est de 11,6 % en Haute-Corse et de 9,6 % en Corse-du-Sud.

Plus de 21 300 demandeurs d’emploi

Le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois catégories A, B et C, en données corrigées des variations saisonnières, continue à augmenter au 4e trimestre 2014, pour atteindre 21 300, fin décembre. L’évolution trimestrielle (+ 2,0 %) est toutefois inférieure à celle des trois précédents trimestres (+ 2,3 % au 3e trimestre 2014, + 5,5 % au 2e trimestre et + 3,3 % au 1er trimestre).

Ces augmentations sont supérieures à celles observées en France métropolitaine ce trimestre (+ 1,8 %) et au trimestre précédent (+ 1,7 %). Sur un an, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi en catégories A, B et C a progresse de 13,5 % en Corse et de 6,4 % en France métropolitaine.

L’augmentation trimestrielle du nombre de demandeurs d’emploi insulaires concerne toutes les classes d’âge mais les personnes de 50 ans ou plus sont les plus touchées avec une hausse de 2,6 % par rapport au trimestre précédent. En évolution annuelle, le nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus augmente de 20,7 %, et celui des moins de 25 ans progresse de 6,3 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an continue aussi à croître fortement ce trimestre, tant en variation trimestrielle (+ 5,9 %), qu’annuelle (+ 32,4 %).

Au niveau des départements, la situation des demandeurs d’emploi est moins favorable en Haute-Corse qu’en Corse-Sud, avec une hausse respective de 15,1 % et 11,6 % sur un an.

Les autorisations de construire ont atteint un point bas

En un an 3 700 autorisations ont été accordées, soit une baisse de 14 % par rapport à l’année précédente contre une diminution de 11,1 % au niveau national. Toutefois, le cumul annuel s’arrêtant au 4e trimestre 2014, progresse de 2,8 % par rapport à celui s’arrêtant au 3e trimestre (figure 4) alors qu’il baisse au niveau national.

4 – Autorisations de construction de logements

Indice base 100 en janvier 2005
Autorisations de construction de logements
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 106,98 101,51
avril 2005 109,3 102,27
mai 2005 100 102,8
juin 2005 109,3 104,19
juil. 2005 111,63 105,05
août 2005 109,3 105,52
sept. 2005 111,63 106,38
oct. 2005 109,3 106,5
nov. 2005 109,3 106,97
déc. 2005 116,28 108,38
janv. 2006 118,6 109,42
févr. 2006 118,6 110,69
mars 2006 118,6 112,42
avril 2006 120,93 113,42
mai 2006 123,26 114,81
juin 2006 125,58 115,53
juil. 2006 125,58 116,39
août 2006 127,91 117,06
sept. 2006 123,26 116,57
oct. 2006 125,58 118
nov. 2006 125,58 118,96
déc. 2006 116,28 118,47
janv. 2007 111,63 117,9
févr. 2007 113,95 117,9
mars 2007 113,95 118,39
avril 2007 116,28 117,84
mai 2007 116,28 117,53
juin 2007 109,3 116,78
juil. 2007 111,63 116,98
août 2007 113,95 116,8
sept. 2007 127,91 116,51
oct. 2007 130,23 115,77
nov. 2007 134,88 113,69
déc. 2007 127,91 112,44
janv. 2008 141,86 112,22
févr. 2008 141,86 111,87
mars 2008 139,53 110,26
avril 2008 148,84 109,48
mai 2008 146,51 108,28
juin 2008 151,16 106,09
juil. 2008 148,84 103,6
août 2008 162,79 101,16
sept. 2008 153,49 99,61
oct. 2008 158,14 97,4
nov. 2008 155,81 95,55
déc. 2008 155,81 92,75
janv. 2009 148,84 89,97
févr. 2009 148,84 86,37
mars 2009 146,51 83,49
avril 2009 132,56 81,24
mai 2009 137,21 78,55
juin 2009 132,56 76,62
juil. 2009 134,88 75,5
août 2009 111,63 74,66
sept. 2009 109,3 74,01
oct. 2009 106,98 73,11
nov. 2009 104,65 73,27
déc. 2009 106,98 73,99
janv. 2010 111,63 74,64
févr. 2010 130,23 76,38
mars 2010 130,23 78,87
avril 2010 130,23 80,83
mai 2010 132,56 82,94
juin 2010 132,56 85,27
juil. 2010 137,21 87,49
août 2010 144,19 88,8
sept. 2010 151,16 90,36
oct. 2010 151,16 90,99
nov. 2010 153,49 91,52
déc. 2010 155,81 92,71
janv. 2011 153,49 94,01
févr. 2011 137,21 94,22
mars 2011 141,86 93,73
avril 2011 141,86 93,62
mai 2011 141,86 95,08
juin 2011 146,51 95,44
juil. 2011 139,53 95,97
août 2011 134,88 97,22
sept. 2011 144,19 98,96
oct. 2011 144,19 99,63
nov. 2011 141,86 100,74
déc. 2011 139,53 101,76
janv. 2012 139,53 101,78
févr. 2012 137,21 101,92
mars 2012 141,86 101,57
avril 2012 141,86 101,86
mai 2012 139,53 100,45
juin 2012 132,56 100,06
juil. 2012 139,53 99,2
août 2012 141,86 99,08
sept. 2012 137,21 97,04
oct. 2012 144,19 96,55
nov. 2012 141,86 95,48
déc. 2012 141,86 93,75
janv. 2013 144,19 93,91
févr. 2013 148,84 95,42
mars 2013 151,16 95,95
avril 2013 148,84 94,42
mai 2013 148,84 92,38
juin 2013 146,51 90,66
juil. 2013 139,53 88,56
août 2013 134,88 85,88
sept. 2013 125,58 84,27
oct. 2013 111,63 83,61
nov. 2013 104,65 82,75
déc. 2013 100 81,98
janv. 2014 97,67 79,89
févr. 2014 90,7 76,83
mars 2014 76,74 75,75
avril 2014 76,74 74,58
mai 2014 74,42 74,7
juin 2014 76,74 74,56
juil. 2014 79,07 74,79
août 2014 83,72 74,74
sept. 2014 83,72 74,99
oct. 2014 83,72 74,03
nov. 2014 86,05 73,23
déc. 2014 86,05 72,91
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

4 – Autorisations de construction de logements

Les créations d’entreprises marquent le pas

5 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Corse hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Corse y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 80,32 95,24 116,1 117,71
T3 2009 85,06 93,55 100,3 108,08
T4 2009 91,74 99,43 109,1 119,9
T1 2010 81,37 96,21 122,6 134,23
T2 2010 80,84 99,71 106,7 118,82
T3 2010 75,04 98,29 91,3 108,73
T4 2010 78,73 97,15 99 114,33
T1 2011 78,56 96,14 98,6 108,66
T2 2011 78,73 94,38 105,4 105,3
T3 2011 81,72 96,14 89,9 99,96
T4 2011 77,5 96,48 92,4 105,69
T1 2012 73,99 91,8 104,1 112,62
T2 2012 75,57 88,6 104,7 105,36
T3 2012 66,78 89,58 85,3 100,28
T4 2012 81,02 90,35 93,3 102,42
T1 2013 88,05 97,08 97 107,52
T2 2013 86,47 98,1 97,9 103,14
T3 2013 87,87 98,91 87,2 98,76
T4 2013 92,09 101,48 90,6 104,73
T1 2014 84,89 100,06 96,4 109,49
T2 2014 91,04 100,95 106,6 105,13
T3 2014 91,39 99,81 88,4 103,33
T4 2014 84,18 100,47 90,6 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

5 – Créations d'entreprises

En glissement annuel, le nombre de créations y compris auto-entrepreneurs est stable en Corse alors qu’il progresse au niveau national (+ 1,8 %). Les créations sous le régime de l’auto-entrepreneur augmentent de 11,8 % en Corse et de 4,6 % au niveau national. Cette hausse est compensée par une baisse des créations « classiques ».

Au 4e trimestre 2014, 480 entreprises hors auto-entrepreneurs ont été créées (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables) contre 520 au trimestre précédent soit une baisse trimestrielle de 7,9 % contre une progression de  0,7 % au niveau national (figure 5). Le nombre de créations diminue ce trimestre après avoir atteint au trimestre précédent son niveau le plus haut depuis la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur. Sur l’ensemble de l’année 2014, les créations d’entreprises hors auto-entrepreneurs reculent de 0,8 % par rapport à 2013 en Corse alors qu’elles progressent de 1,4 % au niveau national.

Le nombre de défaillances demeure à un niveau élevé

6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,64 100,52
mars 2005 95,25 100,57
avril 2005 95,59 101,22
mai 2005 91,19 102,01
juin 2005 88,81 102,31
juil. 2005 86,44 102,08
août 2005 87,46 101,95
sept. 2005 87,8 102,18
oct. 2005 84,41 101,8
nov. 2005 85,08 101,61
déc. 2005 81,02 101,36
janv. 2006 80 100,49
févr. 2006 82,71 99,45
mars 2006 83,39 98,95
avril 2006 81,02 97,81
mai 2006 82,37 97,16
juin 2006 82,71 96,75
juil. 2006 86,78 96,78
août 2006 84,75 97
sept. 2006 83,39 97,05
oct. 2006 84,41 97,57
nov. 2006 81,69 98,29
déc. 2006 82,03 98,95
janv. 2007 83,05 99,82
févr. 2007 82,03 101,14
mars 2007 83,39 102
avril 2007 80,68 102,72
mai 2007 78,64 103,16
juin 2007 81,36 103,95
juil. 2007 79,32 105,07
août 2007 79,66 104,94
sept. 2007 80,68 104,96
oct. 2007 88,81 105,76
nov. 2007 90,85 105,6
déc. 2007 94,92 105,6
janv. 2008 97,29 105,64
févr. 2008 101,02 106,13
mars 2008 103,05 105,69
avril 2008 109,15 107,12
mai 2008 110,51 106,87
juin 2008 111,86 106,86
juil. 2008 112,88 107,4
août 2008 113,22 107,64
sept. 2008 113,22 109,11
oct. 2008 106,44 110,52
nov. 2008 107,12 111,76
déc. 2008 106,78 114,05
janv. 2009 103,73 115,7
févr. 2009 106,44 117,52
mars 2009 111,19 121,05
avril 2009 106,78 122,8
mai 2009 111,53 124,71
juin 2009 110,17 126,52
juil. 2009 108,81 128
août 2009 112,54 128,98
sept. 2009 112,88 130,67
oct. 2009 117,97 130,38
nov. 2009 120,34 130,96
déc. 2009 119,32 130,57
janv. 2010 124,41 130,72
févr. 2010 120 130,53
mars 2010 118,98 130,65
avril 2010 120,34 129,35
mai 2010 117,63 129,3
juin 2010 120,34 129,4
juil. 2010 122,03 128,48
août 2010 119,66 128,63
sept. 2010 118,31 127,41
oct. 2010 114,92 126,45
nov. 2010 113,9 125,86
déc. 2010 111,53 124,77
janv. 2011 110,17 124,84
févr. 2011 108,81 124,8
mars 2011 106,1 123,95
avril 2011 108,47 123,42
mai 2011 107,8 125,01
juin 2011 100 123,63
juil. 2011 99,66 122,91
août 2011 97,29 122,95
sept. 2011 94,58 122,44
oct. 2011 95,59 122,53
nov. 2011 95,93 122,76
déc. 2011 98,64 122,57
janv. 2012 96,27 123,52
févr. 2012 98,64 123,51
mars 2012 99,66 122,56
avril 2012 100,34 122,9
mai 2012 99,32 121,24
juin 2012 104,07 121,36
juil. 2012 105,76 122,97
août 2012 107,12 122,83
sept. 2012 108,47 122,24
oct. 2012 109,49 124,24
nov. 2012 106,78 124,54
déc. 2012 109,15 125,94
janv. 2013 115,93 125,65
févr. 2013 111,19 125,5
mars 2013 108,14 125,32
avril 2013 106,78 126,76
mai 2013 108,81 127,04
juin 2013 112,2 127,51
juil. 2013 113,22 128,53
août 2013 114,58 128,36
sept. 2013 122,37 129,4
oct. 2013 118,98 129,41
nov. 2013 118,64 129,11
déc. 2013 120,34 129,19
janv. 2014 116,61 129,34
févr. 2014 121,36 130,52
mars 2014 124,75 130,5
avril 2014 125,42 130,78
mai 2014 127,12 130,15
juin 2014 132,2 130,38
juil. 2014 130,85 130,43
août 2014 130,51 130,47
sept. 2014 128,81 130,88
oct. 2014 129,49 130,72
nov. 2014 128,81 130,81
déc. 2014 123,73 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

6 – Défaillances d'entreprises

La tendance à la hausse des défaillances d’entreprise depuis fin 2011 semble s’inverser : les défaillances ont atteint un niveau record au 2e trimestre 2014. En cumul sur un an, elles baissent de 3,9 % par rapport au trimestre précédent (figure 6).

Recul du fret, progression du transport de passagers

Dans le transport de fret, le trafic total en tonnes diminue de 2,0 % par rapport au 4e trimestre 2013 pour atteindre 526 000 tonnes. Cette baisse résulte principalement du recul des entrées d’hydrocarbures et de gaz (– 11,7 %). Le trafic de « Roll » recule légèrement (– 0,4 %). En revanche, contrairement aux trimestres précédents, l’entrée de ciment progresse (figure 7).

7 – Trafic par type de fret ( en tonnes )

en tonnes
Trafic par type de fret ( en tonnes )
Ciment Gaz et Hydrocarbure Roll
2009T1 40748 138648 349543
2009T2 41032 111374 397094
2009T3 26622 179112 366191
2009T4 44034 127063 365937
2010T1 37380 119585 356194
2010T2 45038 119513 418333
2010T3 26907 164946 395326
2010T4 43403 126674 383130
2011T1 39018 137106 397295
2011T2 42186 136958 477216
2011T3 17478 182756 406336
2011T4 32224 125551 414536
2012T1 35332 135738 416846
2012T2 35919 132043 439630
2012T3 19910 164612 397241
2012T4 30672 106390 401747
2013T1 28286 105281 376173
2013T2 29384 108212 429629
2013T3 15198 182903 376944
2013T4 29888 120235 387022
2014T1 23983 91451 360545
2014T2 25468 95900 432152
2014T3 15196 169779 367827
2014T4 34549 106187 385561
  • Source : Observatoire Régional des Transports de la Corse.

7 – Trafic par type de fret ( en tonnes )

L’activité dans les transports de passagers est en hausse de 1,0 % au 4e trimestre par rapport à l’an dernier. Le trafic de passagers augmente en octobre (+ 3,3 %) mais baisse en novembre (– 2,3 %) et décembre (– 0,1 %). Par rapport à l’année précédente, l’aérien progresse de 3,1 % tandis que le maritime diminue de 1,6 % (figure 8). Par ailleurs, les passagers en croisière sont moins nombreux (– 26,5 %) qu’au dernier trimestre 2013.

8 – Évolution du trafic de passagers

en nombre de passagers
Évolution du trafic de passagers
AIR 2013 MER 2013 AIR 2014 MER 2014
Janvier 117948 82980 119867 78697
Février 110875 81662 111654 74382
Mars 141213 94463 133833 98220
Avril 219364 221875 236443 205932
Mai 317786 353364 332084 351708
Juin 383238 455526 394306 460169
Juillet 493087 838793 519884 762497
Aoùt 576739 1226246 620322 1172646
Septembre 369751 487301 372877 460082
Octobre 227850 209848 239721 212604
Novembre 131472 93281 132968 86661
Décembre 141220 109298 143510 106671
  • Source : Observatoire Régional des Transports de la Corse.

8 – Évolution du trafic de passagers

La fréquentation des hôtels diminue par rapport à l’an dernier

Le nombre de nuitées dans l'hôtellerie diminue de 9,2 % en glissement annuel (figure 9). Cette baisse est bien plus marquée qu’au niveau national (– 0,7 %).

Cette nette diminution est liée à une forte baisse des nuitées des touristes français (– 9,9 %). Le nombre de nuitées des touristes étrangers, qui ne représentent qu’un quart des nuitées, diminue moins fortement (– 5,2 %).

9 – Nombre de nuitées dans les hôtels et campings

en milliers
Nombre de nuitées dans les hôtels et campings
Hôtel 2013 Hôtel 2014 Camping 2013 Camping 2014
Janvier 27 31
Février 33 30
Mars 56 48
Avril 158 158
Mai 397 365 198 168
Juin 457 450 416 489
Juillet 508 457 1383 1201
Aoùt 649 612 1876 1615
Septembre 490 484 465 473
Octobre 186 179
Novembre 46 36
Décembre 39 31
  • Source : Insee ; DGE, partenaires régionaux.

9 – Nombre de nuitées dans les hôtels et campings

Le recul de la fréquentation est surtout marqué en novembre et décembre, même si elle baisse également en octobre (– 4,0 %).

Encadrés

Contexte national – Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+0,1%). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à +0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait +1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015.

Contexte international – Accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.