La reprise se fait toujours attendre

Corinne Challand, Marie-José Durr, Michaël Karleskind, Marie-Laure Kayali, Philippe Marchet, Insee

Comme au niveau national, la conjoncture économique en Alsace ne montre toujours pas de signes nets d’amélioration fin 2014. La région n’a pas encore profité de la légère accélération de l’activité dans la zone euro, en particulier chez son voisin allemand.

L’emploi salarié progresse peu, la hausse se limitant pour le moment au secteur de l’intérim. Le chômage continue d’augmenter pour le deuxième trimestre consécutif même s’il reste toujours inférieur à celui de la France métropolitaine. Le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse malgré des offres plus nombreuses. Les créations d’entreprises, mais aussi les défaillances, sont en augmentation. Le dernier trimestre 2014 présente néanmoins des points positifs : la construction rebondit dans le Bas-Rhin et l’année s’est terminée sur une bonne note pour la fréquentation hôtelière, tirée par le marché de Noël, plus que jamais attractif pour la clientèle française et étrangère.

Insee Conjoncture Alsace
No 4
Paru le : 27/04/2015

Léger mieux pour l'emploi salarié marchand

L'emploi salarié marchand non agricole progresse de 0,1 % au quatrième trimestre 2014 en Alsace, soit un gain de 410 emplois. Sur un an, il recule cependant de 0,7 %, perdant 3 400 emplois. La hausse de ce trimestre ne concerne que le Bas-Rhin (+ 0,1 %), l'emploi restant stable dans le Haut-Rhin. En France métropolitaine, l'emploi n'évolue pas ce trimestre mais se dégrade moins fortement que dans la région sur un an (- 0,5 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Alsace France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,96 100,06
T3 2005 99,96 100,19
T4 2005 99,78 100,33
T1 2006 99,68 100,43
T2 2006 99,76 101
T3 2006 100,03 101,39
T4 2006 99,76 101,45
T1 2007 100,13 102,24
T2 2007 101,47 102,49
T3 2007 101,03 102,86
T4 2007 100,65 103,07
T1 2008 100,53 103,31
T2 2008 100,01 102,89
T3 2008 99,49 102,56
T4 2008 98,37 101,85
T1 2009 96,71 100,78
T2 2009 95,96 100,29
T3 2009 95,74 100,01
T4 2009 95,83 100,09
T1 2010 95,8 100,03
T2 2010 95,42 100,08
T3 2010 95,66 100,29
T4 2010 96,03 100,49
T1 2011 96,39 100,78
T2 2011 96,52 101,06
T3 2011 96,29 100,95
T4 2011 96,2 100,94
T1 2012 96,04 100,98
T2 2012 95,88 100,85
T3 2012 95,67 100,59
T4 2012 95,23 100,33
T1 2013 95,22 100,28
T2 2013 95,01 99,92
T3 2013 94,83 99,94
T4 2013 94,87 100,03
T1 2014 94,67 99,91
T2 2014 94,49 99,95
T3 2014 94,09 99,56
T4 2014 94,17 99,55
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Seul l'intérim progresse

Au quatrième trimestre 2014, le seul secteur d'activité en hausse est celui de l'intérim, qui gagne 1 100 emplois (+ 6,0 %). Les secteurs déjà très touchés de la construction et de l'industrie continuent à se contracter. Dans la construction, l'emploi régresse de 1,0 % ce trimestre et de 3,7 % sur un an. Dans l'industrie, il fléchit de 0,2 % ce trimestre et de 1,1 % sur un an. Les secteurs du tertiaire marchand (hors intérim) et du commerce restent stables.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,43 99,36 100,38 100,16
T3 2005 100,99 99,14 100,36 100,13
T4 2005 101,25 98,34 100,45 100,57
T1 2006 101,33 98,02 100,47 100,55
T2 2006 103,15 97,36 100,42 100,21
T3 2006 104,21 96,84 100,96 100,47
T4 2006 105,48 96,23 100,97 100,82
T1 2007 105,84 96,29 100,69 99,44
T2 2007 106,37 95,97 103,47 106,12
T3 2007 106,95 95,51 103,59 104,84
T4 2007 107,51 94,97 102,95 102,89
T1 2008 108,49 93,43 103,24 103,5
T2 2008 107,99 92,95 102,95 102,85
T3 2008 108,28 92,08 102,89 102,97
T4 2008 107,52 90,65 102,95 103,17
T1 2009 106,37 89,52 101,86 102,32
T2 2009 105,3 88,05 101,54 101,92
T3 2009 104,64 86,72 101,51 101,55
T4 2009 103,62 85,94 101,73 101,64
T1 2010 103,34 85,03 101,61 101,46
T2 2010 103,2 84,3 101,52 101,05
T3 2010 102,96 83,71 101,6 100,58
T4 2010 102,79 83,26 101,89 100,58
T1 2011 102,76 83,23 102,4 100,97
T2 2011 102,04 83,26 102,87 100,98
T3 2011 101,36 83,31 102,75 101,13
T4 2011 101,31 83,26 103,1 101,28
T1 2012 101,18 83,16 102,98 101,23
T2 2012 101,14 83,14 102,9 101,35
T3 2012 100,7 83,21 103,06 101,88
T4 2012 100,22 82,84 102,81 101,35
T1 2013 99,7 82,41 103,1 101,41
T2 2013 99,53 81,9 102,92 100,85
T3 2013 99,81 81,21 102,75 100,1
T4 2013 99,53 80,9 102,78 100,39
T1 2014 99,14 80,63 102,6 99,99
T2 2014 98,32 80,33 102,5 100,01
T3 2014 96,81 80,11 102,51 99,82
T4 2014 95,85 79,99 102,49 99,82
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Alsace France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 98,29 99,88
T3 2005 98,9 101,92
T4 2005 99,14 102,65
T1 2006 98,75 101,71
T2 2006 102,73 107,4
T3 2006 103,75 107,33
T4 2006 99,22 105,39
T1 2007 110,47 114,96
T2 2007 107,73 112,52
T3 2007 97,98 110,89
T4 2007 100,34 109,84
T1 2008 103,48 114,39
T2 2008 99,63 106,36
T3 2008 94,17 99,98
T4 2008 79,54 87,02
T1 2009 65,3 74,44
T2 2009 65,32 75,74
T3 2009 71,93 79,46
T4 2009 79,57 84,02
T1 2010 87,74 88,96
T2 2010 85,77 92,99
T3 2010 95,49 97,12
T4 2010 104,24 100,59
T1 2011 106,54 101,19
T2 2011 104,71 101,78
T3 2011 101,74 100,93
T4 2011 95,81 96,96
T1 2012 94,59 95,66
T2 2012 91,99 92,32
T3 2012 85,4 88,41
T4 2012 81,85 86,38
T1 2013 82,36 88,5
T2 2013 83,98 87,55
T3 2013 86,66 88,99
T4 2013 89,98 91,91
T1 2014 90,68 89,65
T2 2014 91,64 91,62
T3 2014 86,81 87,87
T4 2014 92,01 91,96
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

La hausse du chômage se poursuit

Le chômage poursuit sa progression en Alsace pour le deuxième trimestre consécutif, après plusieurs trimestres de stabilité, pour atteindre 9,3 %. L’augmentation est identique dans les deux départements alsaciens (+ 0,1 point), maintenant un écart de 1,0 point entre eux.

L’accroissement sur un an est de 0,4 point en Alsace, dans le Bas-Rhin et en France métropolitaine, un peu moins dans le Haut-Rhin (+ 0,3 point). Le taux de chômage haut-rhinois (9,9 %) reste proche du taux métropolitain (10,0 %).

À l’exception des zones d’emploi de Wissembourg, de Molsheim-Obernai et de Saverne, où le chômage baisse très légèrement ou stagne ce trimestre, les six autres zones sont concernées par une hausse, jusqu’à 0,3 point dans celle de Mulhouse et 0,2 point dans celle de Strasbourg.

À la fin du mois de décembre 2014, les demandeurs d’emploi sont plus nombreux, qu’ils aient exercé une activité réduite (+ 1,9 %) ou non (+ 1,6 %). On recense ainsi 143 210 demandeurs d’emploi dont 97 000 n’ont exercé aucune activité au cours du dernier mois. Le chômage des seniors augmente à un rythme deux fois plus élevé (+ 2,2 %) que celui des jeunes (+ 1,1 %).

Cette persistance de la progression du chômage depuis cinq ans s’accompagne de l’augmentation de sa durée. Alors qu’ils n’étaient que 32 460 fin 2009 à rechercher un emploi depuis plus d’un an, ils sont 61 060 à la fin du mois de décembre 2014, en hausse de 88 %. Ils représentent 42,6 % des demandeurs d’emploi en Alsace, un peu moins qu’en France métropolitaine (43,2 %).

18 350 offres d’emploi ont été proposées au cours du 4e trimestre, soit 1,1 % de plus qu’au trimestre précédent ; en France métropolitaine, le nombre d’offres est en baisse. La tendance annuelle est la même, les offres augmentant de 3,9 % en Alsace et diminuant de 5,9 % en France métropolitaine.

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Alsace France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,8 8,6
T4 2005 7,9 8,7
T1 2006 8,1 8,8
T2 2006 8,0 8,6
T3 2006 7,9 8,5
T4 2006 7,3 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,1 7,8
T3 2007 7,0 7,6
T4 2007 6,6 7,1
T1 2008 6,2 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,4 7,1
T4 2008 6,6 7,4
T1 2009 7,7 8,2
T2 2009 8,4 8,8
T3 2009 8,4 8,8
T4 2009 8,8 9,1
T1 2010 8,6 9,0
T2 2010 8,4 8,9
T3 2010 8,3 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,0 8,7
T2 2011 7,9 8,6
T3 2011 8,0 8,8
T4 2011 8,2 8,9
T1 2012 8,3 9,1
T2 2012 8,6 9,3
T3 2012 8,6 9,4
T4 2012 9,0 9,7
T1 2013 9,2 9,9
T2 2013 9,2 10,0
T3 2013 9,2 9,9
T4 2013 8,9 9,6
T1 2014 9,0 9,7
T2 2014 8,9 9,7
T3 2014 9,2 9,9
T4 2014 9,3 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Reprise de la construction de logements dans le Bas-Rhin

En Alsace, le nombre de logements autorisés à la construction en 2014 atteint 13 700, soit 3,7 % de plus par rapport au cumul annuel observé trois mois plus tôt. Cette troisième hausse consécutive est majoritairement due à celle de l'habitat collectif (+ 4,2 %), les autorisations dans l'habitat individuel reculant légèrement (- 0,6 %). Sur un an, la hausse atteint 36,2 % grâce aux bons résultats dans l'habitat collectif (+ 58,7 %), les autorisations dans l'habitat individuel ne progressant que de 1,1 %. Elle ne concerne que le Bas-Rhin qui gagne 73,5 %, tandis que le Haut-Rhin est toujours en repli de 19,1 %, malgré un sursaut de 7,3 % ce trimestre. En France métropolitaine, la reprise se fait attendre, le nombre de permis de construire perdant 2,6 % ce trimestre et 12,5 % sur un an.

En 2014, 8 720 logements ont été mis en chantier en Alsace, soit 4,4 % de plus par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt. Par rapport au cumul annuel mesuré il y a un an, les nouveaux chantiers sont également en augmentation (+ 16,0 %), pour la première fois après onze trimestres consécutifs de baisse. Ce trimestre, les mises en chantier sont plus nombreuses dans le Bas-Rhin (+ 12,3 %), alors qu’elles reculent dans le Haut-Rhin (- 10,2 %). En France métropolitaine, le nombre de mises en chantier perd 1,4 % sur un trimestre et 10,3 % sur un an.

La surface de locaux non résidentiels autorisés à la construction est en baisse. En 2014, le cumul de permis de construire régresse de 10,9 % par rapport au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt. Sur un an, ce cumul progresse tout de même de 0,5 %. Sur la même période, la surface de locaux commencés augmente de 1,4 % sur un trimestre et de 5,2 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,07 100,47
mars 2005 105,52 101,51
avril 2005 100,69 102,27
mai 2005 101,38 102,8
juin 2005 101,38 104,19
juil. 2005 100 105,05
août 2005 97,93 105,52
sept. 2005 104,83 106,38
oct. 2005 104,83 106,5
nov. 2005 106,9 106,97
déc. 2005 107,59 108,38
janv. 2006 108,97 109,42
févr. 2006 112,41 110,69
mars 2006 110,34 112,42
avril 2006 113,79 113,42
mai 2006 115,17 114,81
juin 2006 119,31 115,53
juil. 2006 120,69 116,39
août 2006 121,38 117,06
sept. 2006 117,93 116,57
oct. 2006 119,31 118
nov. 2006 116,55 118,96
déc. 2006 113,79 118,47
janv. 2007 111,72 117,9
févr. 2007 106,9 117,9
mars 2007 107,59 118,39
avril 2007 108,28 117,84
mai 2007 108,28 117,53
juin 2007 104,83 116,78
juil. 2007 108,28 116,98
août 2007 106,9 116,8
sept. 2007 106,9 116,51
oct. 2007 107,59 115,77
nov. 2007 106,9 113,69
déc. 2007 104,14 112,44
janv. 2008 104,14 112,22
févr. 2008 102,07 111,87
mars 2008 104,14 110,26
avril 2008 104,14 109,48
mai 2008 101,38 108,28
juin 2008 98,62 106,09
juil. 2008 95,17 103,6
août 2008 93,79 101,16
sept. 2008 89,66 99,61
oct. 2008 87,59 97,4
nov. 2008 87,59 95,55
déc. 2008 84,83 92,75
janv. 2009 82,76 89,97
févr. 2009 81,38 86,37
mars 2009 78,62 83,49
avril 2009 74,48 81,24
mai 2009 72,41 78,55
juin 2009 71,72 76,62
juil. 2009 73,79 75,5
août 2009 73,1 74,66
sept. 2009 73,1 74,01
oct. 2009 71,03 73,11
nov. 2009 69,66 73,27
déc. 2009 76,55 73,99
janv. 2010 75,86 74,64
févr. 2010 76,55 76,38
mars 2010 77,24 78,87
avril 2010 79,31 80,83
mai 2010 82,07 82,94
juin 2010 82,76 85,27
juil. 2010 79,31 87,49
août 2010 79,31 88,8
sept. 2010 80 90,36
oct. 2010 80 90,99
nov. 2010 80 91,52
déc. 2010 74,48 92,71
janv. 2011 76,55 94,01
févr. 2011 76,55 94,22
mars 2011 79,31 93,73
avril 2011 82,07 93,62
mai 2011 86,21 95,08
juin 2011 85,52 95,44
juil. 2011 88,28 95,97
août 2011 90,34 97,22
sept. 2011 91,72 98,96
oct. 2011 93,79 99,63
nov. 2011 93,79 100,74
déc. 2011 100 101,76
janv. 2012 102,07 101,78
févr. 2012 105,52 101,92
mars 2012 102,07 101,57
avril 2012 99,31 101,86
mai 2012 93,79 100,45
juin 2012 95,86 100,06
juil. 2012 93,79 99,2
août 2012 94,48 99,08
sept. 2012 95,17 97,04
oct. 2012 93,79 96,55
nov. 2012 94,48 95,48
déc. 2012 88,97 93,75
janv. 2013 90,34 93,91
févr. 2013 88,28 95,42
mars 2013 91,72 95,95
avril 2013 91,03 94,42
mai 2013 89,66 92,38
juin 2013 86,21 90,66
juil. 2013 82,76 88,56
août 2013 78,62 85,88
sept. 2013 75,86 84,27
oct. 2013 73,79 83,61
nov. 2013 73,1 82,75
déc. 2013 73,1 81,98
janv. 2014 68,28 79,89
févr. 2014 66,21 76,83
mars 2014 67,59 75,75
avril 2014 66,21 74,58
mai 2014 72,41 74,7
juin 2014 73,1 74,56
juil. 2014 82,07 74,79
août 2014 85,52 74,74
sept. 2014 89,66 74,99
oct. 2014 91,72 74,03
nov. 2014 91,03 73,23
déc. 2014 93,79 72,91
janv. 2015 93,79 72,48
févr. 2015 93,1 71,88
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 104,42 101,6
avril 2005 104,42 102,22
mai 2005 107,08 104,47
juin 2005 107,96 105,53
juil. 2005 110,62 105,85
août 2005 112,39 106,49
sept. 2005 114,16 108,07
oct. 2005 114,16 109,18
nov. 2005 113,27 109,3
déc. 2005 111,5 110,64
janv. 2006 112,39 110,86
févr. 2006 115,04 111,55
mars 2006 115,04 112,31
avril 2006 119,47 113,45
mai 2006 123,89 113,8
juin 2006 125,66 114,96
juil. 2006 128,32 115,35
août 2006 128,32 115,94
sept. 2006 126,55 115,72
oct. 2006 127,43 116,46
nov. 2006 126,55 117,45
déc. 2006 124,78 117,08
janv. 2007 122,12 117,08
févr. 2007 123,01 117,08
mars 2007 119,47 116,81
avril 2007 119,47 116,51
mai 2007 117,7 116,07
juin 2007 117,7 115,77
juil. 2007 116,81 117,32
août 2007 115,93 116,58
sept. 2007 115,93 116,51
oct. 2007 114,16 117,05
nov. 2007 114,16 116,36
déc. 2007 117,7 116,16
janv. 2008 119,47 115,89
févr. 2008 120,35 115,84
mars 2008 119,47 114,44
avril 2008 118,58 113,13
mai 2008 115,93 111,35
juin 2008 112,39 109,21
juil. 2008 111,5 106,27
août 2008 111,5 105,36
sept. 2008 109,73 103,33
oct. 2008 108,85 100,2
nov. 2008 104,42 97,01
déc. 2008 99,12 94,6
janv. 2009 94,69 91,36
févr. 2009 89,38 88,06
mars 2009 86,73 85,86
avril 2009 82,3 84,03
mai 2009 77,88 82,06
juin 2009 78,76 80,6
juil. 2009 77,88 80,6
août 2009 78,76 80,75
sept. 2009 79,65 79,47
oct. 2009 77,88 78,87
nov. 2009 79,65 80,28
déc. 2009 83,19 82,48
janv. 2010 83,19 82,58
févr. 2010 85,84 83,05
mars 2010 86,73 84,3
avril 2010 86,73 84,92
mai 2010 89,38 86,3
juin 2010 85,84 87,49
juil. 2010 90,27 88,1
août 2010 90,27 88,94
sept. 2010 92,04 91,36
oct. 2010 95,58 94,25
nov. 2010 97,35 96,79
déc. 2010 97,35 98,47
janv. 2011 98,23 99,8
févr. 2011 96,46 100,89
mars 2011 97,35 101,8
avril 2011 98,23 102,15
mai 2011 100 103,04
juin 2011 101,77 102
juil. 2011 95,58 101,58
août 2011 93,81 101,06
sept. 2011 91,15 100,12
oct. 2011 95,58 98,99
nov. 2011 96,46 99,83
déc. 2011 99,12 100,15
janv. 2012 98,23 99,7
févr. 2012 100 99,93
mars 2012 101,77 99,78
avril 2012 100 99,33
mai 2012 96,46 98,22
juin 2012 96,46 98,59
juil. 2012 97,35 98,3
août 2012 98,23 98
sept. 2012 98,23 97,43
oct. 2012 92,92 97,01
nov. 2012 92,92 94,55
déc. 2012 94,69 94,47
janv. 2013 96,46 95,29
févr. 2013 95,58 95,95
mars 2013 93,81 96,54
avril 2013 97,35 97,63
mai 2013 97,35 98,72
juin 2013 98,23 99,21
juil. 2013 96,46 99,33
août 2013 95,58 99,04
sept. 2013 98,23 98,99
oct. 2013 94,69 98,08
nov. 2013 91,15 97,24
déc. 2013 85,84 94,89
janv. 2014 84,07 94,15
févr. 2014 84,07 92,72
mars 2014 85,84 91,14
avril 2014 83,19 90,1
mai 2014 84,07 88,6
juin 2014 88,5 87,86
juil. 2014 88,5 87,19
août 2014 89,38 86,94
sept. 2014 87,61 85,91
oct. 2014 89,38 85,41
nov. 2014 90,27 84,85
déc. 2014 93,81 84,5
janv. 2015 99,12 83,79
févr. 2015 99,12 83,27
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Meilleure fréquentation hôtelière grâce au marché de Noël

Sur l’ensemble du quatrième trimestre 2014, le nombre de nuitées augmente de 3,1 % par rapport au quatrième trimestre 2013 en Alsace alors qu’il diminue en France métropolitaine (- 0,7 %). La majorité des nuitées sont françaises (62,4 % des 1,8 million de nuitées), mais elles sont en recul de 2,0 % alors que les nuitées étrangères progressent de 7,3 %.

Le nombre de nuitées total du mois d’octobre s’est accru de 2,1 %, s’établissant à 611 000. Octobre attire davantage d’étrangers, les nuitées françaises représentant seulement 54 % des nuitées totales malgré les vacances de la Toussaint, en baisse de 2,0 %. Les Allemands sont les étrangers les plus nombreux et leurs nuitées sont en progression de 10,0 %. Novembre, en recul de 4,0 %, a eu moins de succès que l’année dernière. Le tourisme d’affaires représente la moitié de la clientèle et les nuitées françaises les deux tiers des 447 000 nuitées.

En décembre, mois du marché de Noël, les nuitées ont progressé de 8,0 % par rapport à l’an passé. Plus des deux tiers des 763 000 nuitées sont françaises, mais les nuitées étrangères progressent de 17,1 % (+ 4,2 % pour les nuitées françaises). Les nationalités les plus présentes restent les mêmes, mais les Belges sont plus nombreux. Les nuitées de la clientèle d’Espagne, d’Italie, de Suisse, du Royaume-Uni et du Proche et Moyen-Orient augmentent de 23 à 38 %, alors que celles de Russie sont en retrait (9,0 %). Les nuitées se développent dans les zones touristiques les plus importantes : Strasbourg, Vignoble et Colmar.

Le taux d’occupation des chambres est plus élevé en décembre : 71,1 % contre 62,8 % en octobre et 61,3 % en novembre. La durée moyenne de séjour, en revanche, évolue peu : elle reste de 1,7 jour, quel que soit le mois.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Alsace France métropolitaine
janv. 2011 4,236563139297 4,424019382904125
févr. 2011 2,607925915838202 0,36097644042834726
mars 2011 10,62597108471808 2,148949283008103
avril 2011 12,689658132497799 5,322684494053097
mai 2011 -5,470583046661372 -2,467137150972245
juin 2011 14,559023552151196 6,6012349846041145
juil. 2011 8,653294161348057 3,9576372170374206
août 2011 7,508581235697941 2,467101476159852
sept. 2011 2,78010595398117 2,6138625423175768
oct. 2011 4,477104292721347 5,67580433069595
nov. 2011 8,162649086608626 4,577863062227188
déc. 2011 8,783090179487962 3,365746075866981
janv. 2012 1,9518983728232837 1,5636851009601658
févr. 2012 7,518747096688575 3,344955813017788
mars 2012 -3,739763854503899 2,1839121345781316
avril 2012 -2,6737764235383774 -1,0845563250879955
mai 2012 6,796805016422804 2,0573673003937665
juin 2012 -8,882848260455237 -3,007868593564784
juil. 2012 -2,8189150129757095 -1,6718177200844444
août 2012 -2,180243300371011 -0,23462673405013118
sept. 2012 -1,0678073023248567 -0,3143203476575215
oct. 2012 -0,6134023268166545 -3,1209699282033494
nov. 2012 9,82180244730842 4,789776819596585
déc. 2012 -1,592771049884901 0,5088372681696561
janv. 2013 0,7945119176787787 -2,9090953144510707
févr. 2013 -2,4873472410813484 -2,155273662128322
mars 2013 5,447980809654518 3,0064975317947984
avril 2013 -2,7570148319179695 -6,510579624972343
mai 2013 8,539824555272078 4,007725525605806
juin 2013 1,147021003000438 -0,25765285558572026
juil. 2013 3,936869373330989 -1,9135801113465902
août 2013 7,881773399014791 3,3033361013060936
sept. 2013 0,3701457254389641 -1,4378344163935313
oct. 2013 3,2273079906904627 0,9296933092553522
nov. 2013 -2,436027791899678 -2,4928515626503365
déc. 2013 2,68208697168263 -0,5302800643611637
janv. 2014 13,355094103757198 0,6666672608442707
févr. 2014 4,196468130894357 -0,9281334159596047
mars 2014 -4,7631332082551605 -6,923791308168087
avril 2014 4,028412177797449 4,640253279404566
mai 2014 -3,409914188656151 -4,133256257271774
juin 2014 4,60555310709563 -1,8971796306940227
juil. 2014 0,029231218941820777 -3,03446898472041
août 2014 5,237134773230241 -0,34481950044367315
sept. 2014 2,6759843190727772 -1,5430920994801391
oct. 2014 2,1009736626751576 0,4336814933895332
nov. 2014 -3,0483303660601773 -5,235280977102994
déc. 2014 8,04550535565209 2,193225117764919
janv. 2015 -1,1334395294694244 2,975531196241806
  • Notes : données mensuelles brutes. Évolution du nombre de nuitées du mois de l'année n par rapport au mois de l'année n-1.
  • Suite au changement de méthode intervenu début 2013, les données 2011 et 2012 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Les créations d'entreprises plus nombreuses…

En Alsace, 3 125 entreprises ont été créées au quatrième trimestre 2014, en données CVS, en hausse de 0,7 % par rapport au trimestre précédent. Cette augmentation ne concerne que les créations dites « classiques » (+ 2,3 %), le nombre de nouveaux auto-entrepreneurs reculant de 0,9 %. Sur un an cependant, le nombre de créations d'entreprises diminue de 6,3 %, et même de 12,2 % pour les auto-entreprises. En données brutes, les immatriculations d'entreprises progressent ce trimestre dans le Haut-Rhin (+ 11,5 %), mais sont en repli dans le Bas-Rhin (- 2,6 %). Dans la région, le secteur qui contribue le plus à la hausse des créations est celui du commerce, avec 93 nouvelles immatriculations par rapport au trimestre précédent (+ 15,5 %). Les créations dans les activités financières et d'assurance augmentent aussi fortement (+ 27,4 %), mais sur un volume de créations plus faible. En France métropolitaine, la progression des créations d'entreprises est plus importante que dans la région (+ 3,2 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Alsace hors auto-entrepreneurs France métro. hors auto-entrepreneurs Alsace y/c auto-entrepreneurs France métro. y/c auto-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 99,55 95,24 117,25 117,71
T3 2009 98,85 93,55 120,43 108,08
T4 2009 110,51 99,43 130,2 119,9
T1 2010 97,56 96,21 139,5 134,23
T2 2010 102,76 99,71 123,97 118,82
T3 2010 99,42 98,29 118,01 108,73
T4 2010 95,13 97,15 115,4 114,33
T1 2011 95,32 96,14 115 108,66
T2 2011 92,37 94,38 109,47 105,3
T3 2011 94,81 96,14 108,28 99,96
T4 2011 92,88 96,48 101,66 105,69
T1 2012 94,68 91,8 113,51 112,62
T2 2012 90,32 88,6 105,99 105,36
T3 2012 93,21 89,58 108,31 100,28
T4 2012 83,59 90,35 97,91 102,42
T1 2013 101,41 97,08 120,2 107,52
T2 2013 101,92 98,1 107,05 103,14
T3 2013 104,55 98,91 109,5 98,76
T4 2013 112,12 101,48 110,43 104,73
T1 2014 101,41 100,06 111,85 109,49
T2 2014 104,68 100,95 109,27 105,13
T3 2014 96,22 99,81 102,78 103,33
T4 2014 98,46 100,47 103,48 106,66
  • Note : les créations d'entreprises hors auto-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de auto-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

…mais les défaillances aussi

Le nombre de défaillances d'entreprises atteint 1 716 en 2014. Par rapport au cumul annuel observé trois mois auparavant, il progresse de 2,6 %. Sur un an, l'augmentation atteint 11,1 %. En France métropolitaine en revanche, le nombre de défaillances d'entreprises recule de 2,0 % sur un trimestre et de 0,7 % sur un an. La hausse régionale est due exclusivement à celle observée dans le Bas-Rhin (+ 6,4 % sur un trimestre et + 18,5 % sur un an), le nombre de défaillances d'entreprises reculant dans le Haut-Rhin (- 4,0 % sur le trimestre et - 1,0 % sur un an).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Alsace France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,88 100,52
mars 2005 97,92 100,57
avril 2005 99,04 101,22
mai 2005 99,36 102,01
juin 2005 98,64 102,31
juil. 2005 97,36 102,08
août 2005 98 101,95
sept. 2005 99,12 102,18
oct. 2005 98,48 101,8
nov. 2005 99,6 101,61
déc. 2005 97,44 101,36
janv. 2006 94,56 100,49
févr. 2006 94,48 99,45
mars 2006 95,52 98,95
avril 2006 92,63 97,81
mai 2006 95,92 97,16
juin 2006 95,12 96,75
juil. 2006 95,36 96,78
août 2006 97,36 97
sept. 2006 97,68 97,05
oct. 2006 98,16 97,57
nov. 2006 98,32 98,29
déc. 2006 99,76 98,95
janv. 2007 101,12 99,82
févr. 2007 102,8 101,14
mars 2007 101,92 102
avril 2007 104,32 102,72
mai 2007 101,2 103,16
juin 2007 101,12 103,95
juil. 2007 100,72 105,07
août 2007 100,32 104,94
sept. 2007 103,2 104,96
oct. 2007 106,16 105,76
nov. 2007 106,16 105,6
déc. 2007 106,97 105,6
janv. 2008 105,44 105,64
févr. 2008 103,2 106,13
mars 2008 104,32 105,69
avril 2008 105,68 107,12
mai 2008 106 106,87
juin 2008 107,77 106,86
juil. 2008 108,89 107,4
août 2008 108,97 107,64
sept. 2008 109,85 109,11
oct. 2008 108,25 110,52
nov. 2008 110,09 111,76
déc. 2008 111,93 114,05
janv. 2009 113,77 115,7
févr. 2009 120,5 117,52
mars 2009 124,18 121,05
avril 2009 125,38 122,8
mai 2009 131,39 124,71
juin 2009 132,11 126,52
juil. 2009 134,43 128
août 2009 136,43 128,98
sept. 2009 136,91 130,67
oct. 2009 139,31 130,38
nov. 2009 143,31 130,96
déc. 2009 144,36 130,57
janv. 2010 143,63 130,72
févr. 2010 141,55 130,53
mars 2010 141,23 130,65
avril 2010 140,27 129,35
mai 2010 137,71 129,3
juin 2010 139,55 129,4
juil. 2010 138,11 128,48
août 2010 137,15 128,63
sept. 2010 134,03 127,41
oct. 2010 131,63 126,45
nov. 2010 127,54 125,86
déc. 2010 123,3 124,77
janv. 2011 125,78 124,84
févr. 2011 121,54 124,8
mars 2011 120,98 123,95
avril 2011 119,54 123,42
mai 2011 122,66 125,01
juin 2011 121,3 123,63
juil. 2011 121,3 122,91
août 2011 120,82 122,95
sept. 2011 121,94 122,44
oct. 2011 121,78 122,53
nov. 2011 122,74 122,76
déc. 2011 122,9 122,57
janv. 2012 123,14 123,52
févr. 2012 125,94 123,51
mars 2012 124,1 122,56
avril 2012 126,58 122,9
mai 2012 120,1 121,24
juin 2012 117,77 121,36
juil. 2012 118,82 122,97
août 2012 118,41 122,83
sept. 2012 117,77 122,24
oct. 2012 120,18 124,24
nov. 2012 119,78 124,54
déc. 2012 123,94 125,94
janv. 2013 123,38 125,65
févr. 2013 122,9 125,5
mars 2013 123,46 125,32
avril 2013 121,62 126,76
mai 2013 122,58 127,04
juin 2013 123,06 127,51
juil. 2013 124,74 128,53
août 2013 122,9 128,36
sept. 2013 125,78 129,4
oct. 2013 123,86 129,41
nov. 2013 122,26 129,11
déc. 2013 123,62 129,19
janv. 2014 126,74 129,34
févr. 2014 130,58 130,52
mars 2014 130,26 130,5
avril 2014 132,27 130,78
mai 2014 134,83 130,15
juin 2014 135,55 130,38
juil. 2014 133,47 130,43
août 2014 133,47 130,47
sept. 2014 133,87 130,88
oct. 2014 137,23 130,72
nov. 2014 141,47 130,81
déc. 2014 137,39 128,27
  • Note : données mensuelles brutes au 09 février 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Retour de la croissance en Allemagne

L’économie allemande renoue avec la croissance, avec + 0,7 % au quatrième trimestre 2014 par rapport au trimestre précédent et retrouve ainsi le niveau du début de l’année 2014. Après deux trimestres de stabilité (- 0,1 % au deuxième trimestre et + 0,1 % au troisième), la situation conjoncturelle s’améliore en fin d’année. L’activité est principalement portée par le dynamisme de la demande intérieure et des investissements, qui contribuent pour 0,5 point à la croissance du PIB. À la hausse de la consommation des ménages (+ 0,8 %) et des dépenses de la consommation publique (+ 0,2 %) s’ajoute celle des investissements. Ces derniers repartent à la hausse après le net ralentissement du troisième trimestre 2014 : les investissements augmentent de 0,4 % dans l’équipement et de 2,1 % dans la construction. Par rapport au trimestre précédent, les exportations progressent de 1,3 % sur un trimestre et de 4,7 % sur un an. Dans le même temps, les importations ont elles aussi augmenté de 1,0 % et de 3,7 %. Le commerce extérieur soutient la croissance, quoique faiblement (pour 0,2 point).

La hausse de l’emploi se poursuit et, pour la première fois depuis la réunification, les effectifs en emploi atteignent 43 millions, soit un accroissement de 1,0 % par rapport au 4e trimestre 2013 et de 0,4 % comparé au trimestre précédent. Sur un an, la progression est la plus forte dans les services aux entreprises (+ 1,8 %), dans les services de la santé et de l’éducation (+ 1,1 %) et dans le commerce, le transport et l’hôtellerie (+ 1,1 %). Dans le BTP, la hausse atteint 0,8 % et dans l’industrie 0,5 %.

Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) continue de baisser et atteint 4,8 % en décembre 2014 contre 5,1 % un an auparavant. Il est de 5,1 % pour les hommes et de 4,4 % pour les femmes (respectivement - 0,3 point et - 0,4 point sur un an). Le chômage des jeunes de 15 à moins de 25 ans est également orienté à la baisse (7,2 % contre 7,9 % fin 2013).

Après deux trimestres moins dynamiques (+ 1,4 % au deuxième trimestre et + 1,2 % au troisième), l’économie du Bade-Wurtemberg a retrouvé de l’élan avec une croissance de 2,1 % par rapport au quatrième trimestre 2013. Cette progression du PIB est tirée par le commerce extérieur, principal moteur de la croissance. Le solde commercial est de 9 milliards d’euros, grâce aux exportations (+ 5,4 %). Elles reposent sur la bonne performance industrielle, en hausse de 4,9 % en volume, comparée au dernier trimestre 2013, en particulier pour les véhicules automobiles (+ 11,0 %) et les biens d’équipement (+ 6,2 %). La hausse du chiffre d’affaires dans l’industrie (+ 2,2 %) est accompagnée de celle des commandes (+ 4,0 %). Le chômage concerne 3,8 % de la population active fin décembre 2014 contre 3,9 % fin décembre 2013.

En Rhénanie-Palatinat, les commandes industrielles ont également progressé (+ 10,0 %) en décembre 2014 comparées à décembre 2013, grâce à l’export (+ 14,9 %). En décembre 2014, le taux de chômage est de 5,1 %, soit - 0,2 point sur un an.

Le PIB de la Suisse a augmenté de 0,6 % au quatrième trimestre 2014 par rapport au trimestre précédent. La consommation des ménages (+ 0,3 %) et les dépenses publiques (+ 1,9 %), ainsi que les investissements en biens d’équipement (+ 1,0 %), ont contribué à la croissance. En revanche, les investissements dans la construction se sont contractés (- 1,4 %). Les exportations de marchandises ont reculé de 1,0 % comme les importations (- 1,8 %), après une forte croissance au troisième trimestre. Avec 4,231 millions, le nombre d’emplois en Suisse augmente de 1,0 % entre les quatrième trimestres 2013 et 2014, hausse imputable principalement au tertiaire (+ 1,3 %). Les trois cantons de la Suisse du Nord-Ouest enregistrent également une hausse des emplois : 575 000 soit + 0,8 % sur un an. Le nombre de frontaliers de nationalité étrangère travaillant en Suisse a augmenté de 3,1 % et ceux qui se rendent en Suisse du Nord-Ouest de 2,7 %. Le taux de chômage suisse au sens du BIT reste constant à 4,1 %.■

Encadrés

« Avertissement - Construction de logements en date réelle »

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Contexte national : un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Comme attendu, l’activité a peu progressé en France au quatrième trimestre 2014 (+ 0,1 %). Au premier semestre 2015, la consommation des ménages serait dynamique, soutenue par le regain de pouvoir d’achat offert notamment par la forte baisse des prix du pétrole. En revanche, le climat des affaires, qui n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste inférieur à sa moyenne de long terme, fait état d’un attentisme persistant des entreprises. Leur investissement stagnerait donc, malgré les conditions de financement favorables et la nette remontée de leur taux de marge, qui atteindrait son plus haut niveau depuis début 2011. Par ailleurs, l’investissement des ménages continuerait de reculer. Au total, le PIB accélérerait à + 0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d’un rebond ponctuel de la production d’énergie après un automne doux, puis progresserait de 0,3 % au deuxième trimestre. Mi-2015, la hausse de l’activité atteindrait + 1,1 % sur un an, le rythme le plus haut depuis fin 2011. Le regain d’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois ne suffiraient pas à enrayer la baisse de l’emploi marchand sur le semestre et, malgré le soutien des emplois aidés, le chômage continuerait d’augmenter, à 10,6 % mi-2015

Contexte international : accélération progressive en zone euro, croissance robuste dans les pays anglo-saxons

Au quatrième trimestre 2014, l’activité est restée solide dans les pays avancés. Le dynamisme de la consommation a permis une croissance robuste aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis que l’activité a légèrement accéléré dans la zone euro. Dans les pays émergents, en revanche, l’activité a tourné au ralenti, notamment en Chine. Au premier semestre 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans cette dernière, sous l’effet des baisses récentes du prix du pétrole et du cours de l’euro, la consommation et le commerce extérieur seraient dynamiques. L’activité resterait soutenue en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement, et en Allemagne, qui bénéficierait de l’instauration du salaire minimum, mais elle redémarrerait très lentement en Italie. Aux États-Unis comme au Royaume-Uni, la vigueur de la consommation des ménages continuerait de générer une croissance soutenue, mais l’appréciation de leurs monnaies pèserait sur le commerce extérieur. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient peu dynamiques.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale de mars 2015 « Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges »